Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

1492 résultats 

facteur de réplication l.m.

Protéine ou ensemble de protéines qui permettent d’amorcer la réplication de l’ADN pendant la phase de synthèse du cycle cellulaire, mais sont détruites ou inactivées au cours de cette phase, ce qui évite une nouvelle réplication.
La dégradation réglée des protéines se fait par l’intermédiaire du système « ubiquitine-protéasome » qui joue un rôle essentiel dans le contrôle de la progression du cycle cellulaire.

replication licensing factor (R.L.F.)

→ cycle cellulaire, système « ubiquitine-protéasome »

[Q1]

Édit. 2018

faisceau atrio-ventriculaire l.m.

fasciculus atrioventricularis (TA)

atrioventricular bundle

Lame mince et aplatie de myocarde différencié participant au système de conduction du cœur.
Longue de 10 à 12mm, large de 3mm, épaisse de 1 à 2mm, elle prolonge sans ligne de démarcation nette le nœud atrio-ventriculaire à travers le septum atrio-ventriculaire jusque dans les ventricules. Elle s’y divise en deux branches (une branche droite destinée au ventricule droit et une branche gauche destinée au ventricule gauche) contre le bord postéro-supérieur de la pars musculosa du septum interventriculaire. Les deux branches s’épanouissent ensuite dans le myocarde des deux ventricules sous forme de rameaux subendocardiaux. Le faisceau atrio-ventriculaire, ses deux branches et les rameaux subendocardiaux permettent la diffusion ultra rapide du stimulus d’activation du nœud atrio-ventriculaire jusqu’aux parois des ventricules. Le faisceau atrio-ventriculaire est, comme le nœud atrio-ventriculaire, irrigué par la première des artères perforantes ou septales postérieures qui se détache d’ordinaire de la partie auriculo-ventriculaire de l’artère coronaire droite, rarement de la partie terminale de la branche auriculo-ventriculaire de l’artère coronaire gauche ; plus rarement encore il est irrigué par deux rameaux provenant de l’un et l’autre de ces artères coronaires. La branche droite du faisceau atrio-ventriculaire reçoit un rameau de la deuxième artère perforante antérieure, branche de l’artère coronaire gauche ; la branche gauche du faisceau atrio-ventriculaire est vascularisée par les artères perforantes antérieures branches de l’artère coronaire gauche et les artères perforantes postérieures branches de l’artère coronaire droite.

W. His Jr, anatomiste suisse (1863-1934)

Syn. anc.  faisceau de His

→ système de conduction du coeur

[A1,K2]

Édit. 2018

fascias des muscles du bulbe de l'œil l.m.

fasciae musculares bulbi oculi (TA)

muscular fascia of eyeball

Système des fascias annexés aux organes contenus dans l’orbite.
Il est formé de trois parties : la gaine du bulbe, les gaines musculaires qui en sont le prolongement, et les expansions aponévrotiques antérieures qui relient la gaine du bulbe et les gaines musculaires à la conjonctive, aux paupières et au rebord orbitaire.

J. Tenon, chirurgien et anatomiste français (1724-1816)

Syn. anc. aponévrose de Tenon, aponévrose orbitaire

[A1,P2]

Édit. 2018

ferroptose n.f.

Forme particulière de nécroptose, ferrique dépendante, observée au cours des cristallopathies.
Les cristaux formés lors des cristallopathies entrent dans la cellule par un mécanisme encore inconnu. Une fois dans le cytosol, les cristaux induisent l’oligomérisation et l’auto-activation de la kinase RIPK3 (receptor interacting protein kinase 3) qui va entraîner la phosphorylation de MLKL (mixed lineage kinase domain-like), protéine capable de s’attacher à la membrane plasmique et de favoriser la libération du contenu intra-cellulaire. Une fois la voie nécroptotique engagée, la libération du contenu cellulaire (TNF-alpha) enclenche la voie de TNFR-1 qui, à son tour, amplifie la réponse aux cristaux.
Les cristaux inhibent la glutathion peroxydase GPX4 soit directement soit par l’intermédiaire de la synthèse de glutathion et induisent ainsi une augmentation des peroxydations lipidiques ainsi qu’une diminution du NADPH. Le pool intracellulaire de fer libre joue un rôle essentiel dans les mécanismes redox de la ferroptose : il permet la transformation des espèces oxydantes faiblement actives (telles que le peroxyde d’hydrogène H2O2) en des oxydants beaucoup plus puissants, comme le radical hydoxyle (OH.) capable d’oxyder la plupart des constituants cellulaires.
Contrairement à l’apoptose, la ferroptose se déroule sans induction de la perméabilisation de la membrane externe des mitochondries. Il n’est donc pas observé  de libération cytosolique du cytochrome C ou d’activation des caspases.
L’enzyme GPx4 (glutathion peroxydase 4), réduisant les peroxydes membranaires à l’aide du glutathion réduit (GSH), est un régulateur essentiel de la ferroptose. La ferroptose peut être induite par l’érastine (un inhibiteur du système xc- impliqué dans l’import de la cystine nécessaire à la biosynthèse du GSH) ou par RSL3 (un inhibiteur de GPx4), et inhibée par des agents antioxydants ou des chélateurs des ions fer. Des molécules anti-oxydantes à tropisme membranaire, comme le-carotène ou le-tocophérol (vitamine E), protègent les cellules cancéreuses de la ferroptose induite par l’érastine. La déplétion des stocks intracellulaires en fer protège aussi efficacement les cellules de la mort induite par l’érastine.

Étym. lat. ferrum fer ; gr. ptỗsis chute

→ cristallopahie, nécroptose, nécrose, RIPK, MLKL TNF, TNFR, glutathion peroxydase, NADPH, caspases, érastine, RSL3

[C2]

Édit. 2018

fiabilité n.f.

reliability

1) Probabilité qu'a un dispositif «à accomplir une fonction requise pendant une durée donnée».
La fiabilité est la probabilité de ne pas tomber en panne pendant la durée d'utilisation.
Pour la prévention des accidents, on parle alors de sécurité et de probabilité de risque mais la prévention des pannes ou accidents est la même.
On mesure la fiabilité d'un dispositif ou d'un système par la moyenne de ses temps de bon fonctionnement, MTBF (cet indicateur pourrait être utilisé pour préciser la bonne marche des systèmes comportant une participation humaine).
La probabilité de dysfonctionnement, varie au cours de la vie d'un dispositif du fait des :
- pannes, dues à des malfaçons à la construction (ou après réparation). Elles apparaissent dès le début d'utilisation ou de la réutilisation et deviennent de plus en plus rares avec le temps,
- pannes de la vie utile, dont la probabilité est stable, indépendante de l'âge de la machine,
- pannes d'usure survenant de plus en plus fréquemment au cours du temps.
Le maintien de la sécurité, en anesthésie et en réanimation notamment, impose :
- le contrôle technique à la réception de tout matériel pour éliminer toute malfaçon,
- la vérification du matériel avant toute utilisation,
- l'entretien périodique permettant la conservation d'une fiabilité convenable (entre deux révisions la fiabilité décroît exponentiellement au cours de la vie utile),
- la réforme du vieux matériel avant que les pannes d'usure soient trop fréquentes,
- tout appareil assurant une fonction vitale doit être muni d'un compteur horaire (ou équivalent) de manière à ce qu'une révision soit faite toutes les 2 000 h de marche (environ 3 mois de marche continue, soit environ 2,5 millions de cycles pour un ventilateur).
2) Par abus de langage on utilise trop souvent le mot «fiabilité» (qui ne risque pas de faire défaut) à la place de «fidélité» (qui ne risque pas de tromper, de mentir).
Cette distinction est nécessaire en langage scientifique : fiabilité, fidélité et exactitude sont trois notions différentes. Par ex., une balance est dite fidèle si elle donne toujours le même poids lors de la pesée du même objet, ce qui n'implique pas qu'elle soit fiable (indétraquable ou incassable), ni exacte ou juste (bien réglée).

Étym. vieux français tombé en désuétude, repris par l'Académie des sciences (9 avril 1962) pour traduire l'angl. reliability, déverbal de to rely : compter sur quelque chose ou quelqu'un

→ accident, exigences essentielles de sécurité et de performance en anesthésie, fiable, fidélité, fonction vitale (appareil assurant une), MTBF, qualité (contrôle de), risque (probabilité de), sécurité

[B1]

Édit. 2018

fiable adj.

reliable

Qualifie un appareil qui ne risque pas de tomber en panne dans les conditions d'utilisation prévues ou une personne qui ne risque pas de faillir à la mission qui lui est confiée.
Le mot fiable peut s'appliquer à un système mettant en jeu du personnel : par ex. un service d'urgence est fiable s'il répond toujours correctement à la demande, ce qui n'est vrai que si tout son personnel est compétent, vigilant (non surmené) et suffisamment nombreux.

Étym. vieux fr. dérivé de fiance : confiance ; lat. fido : avoir confiance, compter sur.

→ fiabilité, fidélité, mesure (appareil de)

[B1,H4]

Édit. 2018

fibres cristalliniennes l.f.p.

lens fibers

Système de fibres disposées d'une façon caractéristique, très régulière, en couches superposées, formant la substance principale du cristallin.

[A2,P2]

Édit. 2018 

fibrinogène n.m.

fibrinogen

Glycoprotéine plasmatique biosynthétisée par le foie et par le système des histiocytes-macrophages, ayant la propriété de se transformer en fibrine insoluble sous l'influence protéolytique de la thrombine et des ions calcium.
La molécule de fibrinogène a une masse moléculaire élevée de 340 kDa, et une longueur de 40 nm pour une largeur de 7 nm ; elle se présente comme une protéine fibrillaire constituée de 6 chaînes groupées par paires : 2 Aalpha, 2 Bbêta et 2 Agamma ; la thrombine détache 4 fibrinopeptides : 2 A de 18 acides aminés, 2 B de 20 acides aminés, laissant le monomère de fibrine alpha2bêta2gama2, qui se polymérise sous l'effet d'une transamidase (transglutaminase) transférant un résidu gamma-glutamyle sur un résidu de lysine.
La concentration du fibrinogène plasmatique dépend de :
1) facteurs physiologiques tels que race, sexe, âge, ménopause, etc., du style de vie et de facteurs environnementaux, comme tabagisme, masse corporelle, niveau socioéconomique, exercice, saison, alimentation, consommation d'alcool, etc. ;
2) facteurs génétiques qui interviennent pour 20 à 50% ;
3) facteurs pathologiques responsables des principales variations.
Le fibrinogène plasmatique joue un rôle primordial dans l'hémostase et la thrombose. Sous l'action de la thrombine, le fibrinogène se transforme en fibrine insoluble qui constitue l'armature du caillot. Certaines affections congénitales et acquises sont dues à des anomalies quantitatives et qualitatives du fibrinogène (hypofibrinogénémie, afibrinogénémie, dysfibrinogénémie).

Étym. lat. fibra : filament ; gr. gennan : engendrer

Syn. facteur I de la coagulation sanguine

→ dysfibrinogénémie, histiocytes-macrophages, fibrine, thrombine, hémostase, thrombose

[C1,C2,F1,F4]

Édit. 2018 

Fibromètre® n.m.

Test diagnostique non invasif permettant d’apprécier l’importance de la fibrose hépatique, adapté aux principales causes de maladies hépatiques, constitué de plusieurs examens biologiques, délivrant un score compris entre 0 et 1.
- Dans les maladies virales (V), le test estime le score de fibrose et d’activité (inflamètre hépatique ou Fibroscan®) nécessite les dosages suivants : taux de prothrombine, alanine-amino transférase (ALAT), aspartate-amino transférase (ASAT), gamma-glutamyl transférase (GGT), urée, acide hyaluronique, alpha2 macroglobuline, en tenant compte de l’âge et du sexe. L’aire de fibrose hépatique, test quantitatif mesurant le pourcentage de fibrose du foie nécessite la numération des plaquettes et les dosages de bilirubine, GGT, urée, acide hyaluronique, alpha2 macroglobuline.
Dans les hépatopathies métaboliques (S), le test estime le score de fibrose par la numération des plaquettes et les dosages suivants : ASAT, ALAT, ferritine, glycémie, en tenant compte du poids du patient. Une estimation quantitative du pourcentage de fibrose nécessite également de connaître le taux de prothrombine et la concentration d’acide hyaluronique.
- Dans les hépatopathies alcooliques (A), le test estime le score de fibrose (test qualitatif) par les dosages du taux de prothrombine, alpha2 macroglobuline, acide hyaluronique. L’aire de fibrose (test quantitatif mesurant le pourcentage de fibrose du foie) nécessite la numération des plaquettes et les dosages du taux de prothrombine, de l’acide hyaluronique, de l’alpha2 macroglobuline. Les résultats sont analysés par un système expert qui détecte les résultats erronés.
 

→ hépatite chronique virale C, classification Métavir®, marqueurs non invasifs de fibrose hépatique, ALAT, ASAT

[L1]

Édit. 2018 

fibroscan® n. angl.

Le fibroscan®, appelé aussi élastométrie impulsionnelle est un marqueur non invasif de la fibrose qui apprécie l’élasticité du foie et dont le résultat est exprimé en kiloPascal (kPa).
Pour mesurer cette élasticité, le fibroscan® utilise l’élastographie impulsionnelle à vibration contrôlée qui permet de mesurer la vitesse de propagation dans le foie d’une onde de choc. En pratique, un capteur à ultrasons monté sur un système vibrant, crée une onde sismique de basse fréquence (50 Hertz) entre les côtes, à la surface de la peau. Cette technique est en effet la seule qui mesure l’élasticité à une fréquence prédéterminée et contrôlée (50 Hertz) ce qui est primordial puisque l’élasticité augmente avec la fréquence. La vitesse de propagation de l’onde sismique est mesurée par ultrasons par le transducteur et dépend de la dureté de l’organe qu’elle traverse.
La mesure obtenue permet de quantifier la dureté du foie : plus il est dur, donc fibreux, plus la propagation de l’onde est rapide.
Trois sondes sont disponibles : S pour les enfants, M pour les adultes et XL pour les obèses.

Le Fibroscan® est réalisé sur un malade couché,  non à jeun, et le résultat est obtenu immédiatement. La sonde est positionnée par l'opérateur au niveau d'un espace intercostal en regard du lobe droit du foie (en pleine matité). Dix mesures valides sont nécessaires. Les résultats exprimés, compris entre 2,5 et 75 kPa, correspondent à la médiane de dix mesures valides. Lors de l'interprétation des résultats il faut prendre en compte deux éléments : l'interquartile range (IQR) qui apprécie la variabilité des mesures valides et qui doit être inférieur à 30 % de la médiane ; le taux de réussite (nombre de mesures valides par rapport au nombre de mesures effectuées) qui doit être supérieur à 60 %.
Initialement conçu pour l’appréciation de la fibrose du foie dans l’hépatite chronique C, ses indications se sont élargies aux autres maladies de foie (cause toxique comme l’intoxication alcoolique chronique, autres hépatopathies chroniques hépatite B, les stéatopathies non alcooliques etc…). L’interprétation du résultat doit être faite par un spécialiste hépatologue. L'analyse d'une population témoin a fourni des chiffres normaux autour de 5,5 kPa. Si un résultat supérieur à 8kPa permet de suspecter une fibrose avancée et un résultat supérieur à15 kPa est en faveur d’une cirrhose, les seuils varient en fonction de la cause de la maladie (différents entre une hépatite chronique virale C, B, une hépatopathie alcoolique, une maladie biliaire telle la cholangite biliaire primitive etc…) et une inflammation intrahépatique pouvant donner des résultats aberrants (ainsi il n’est pas recommandé de prescrire un fibroscan® en phase d’hépatite aigue lorsque les transaminases sont très élevées) 
Les échographes actuels sont pratiquement tous munis de divers systèmes de mesure de l’élasticité tissulaire qui concurrencent le fibroscan®. Il s'agit ici d'une élastographie ultrasonique dynamique avec impulsion ultrasonique, shear wave elastography (SWE). La SWE est utilisée pour l'étude des nodules mammaires, thyroidiens, l'appréciation de la fibrose rénale et l'étude d'autres organes. 

Syn. élastométrie impulsionnelle

→ marqueurs non invasifs de fibrose hépatique

[B3, L1]

Édit. 2019 

fibrose rénale l.f.

renal fibrosis

Dépôt de matrice extracellulaire dans un des composants des reins conduisant soit à la fibrose tubulo-interstitielle, soit à la fibrose glomérulaire, aboutissant progressivement à des lésions irréversibles et à l’insuffisance rénale.
La localisation de l’atteinte initiale rénale détermine le type de fibrose. Ainsi, la polykystose rénale, l’obstruction des voies excrétrices, les infections urinaires aboutissent à la fibrose tubulo-interstitielle, alors que les dépôts immuns (dépôt d’IgA, par exemple), le diabète et l’hypertension artérielle conduisent à la fibrose glomérulaire. Le mécanisme de la fibrose fait intervenir des cellules inflammatoires et des fibroblastes ainsi que des cascades moléculaires complexes incluant le TGF β (Facteur de croissance transformant ou « Transforming growth factor »), le PDGF (Facteur de croissance d’origine plaquettaire ou « Platelet-derived growth factor »), le CTGF (Facteur de croissance du tissu de connexion ou « Connective-tissue growth factor ») et des peptides vasoactifs (angiotensine II et endothéline-1) amenant à la synthèse et au dépôt des protéines de la matrice extracellulaire. Un processus de dégradation par les métalloprotéases s’y oppose. En fin de compte, l’activation continue des cellules effectrices prend le dessus et entraîne des lésions irréversibles. Les premiers traitements efficaces à titre préventif ou au début de la formation des lésions inhibent le système rénine-angiotensine (inhibiteurs de l’enzyme de conversion et antagonistes des récepteurs de l’angiotensine II). Des traitements plus récents ciblent la NADPH (nicotinamide adenine dinucléotide phosphate) oxydase, les voies de signalisation du TGF β (SMAD 3 et 4) et la BMP-7 (Protéine osseuse morphogénétique ou « Bone morphogenetic protein ») qui est un antagoniste endogène du TGF β bloquant la liaison à son récepteur.

→ TGF bêta, PDGF, CTGF, NADPH, protéine osseuse morphogénétique

[M1]

Édit. 2018

fieldmaster n.m.

fieldmaster

Appareil d’exploration du champ visuel composé d’une coupole de 30 cm de diamètre associé à un système informatique permettant une prise en compte automatique des réponses aux différents tests de stimulation.
Il permet l’étude du champ visuel central, périphérique ou total selon le programme utilisé.

[B3,P2]

Édit. 2018

filament intermédiaire l.m.

intermediate filament

Structure protéique fibreuse, stable, de 8 à 12 nanomètres, taille intermédiaire entre le microtubule et le microfilament, avec lesquels elle constitue le système des protéines fibreuses de la cellule ou cytosquelette.
Ses propriétés biochimiques et biophysiques expliquent ses fonctions sur la forme de la cellule, la distribution des organites intracellulaires, y compris le noyau, les contacts intercellulaires et les interactions entre la surface cellulaire, le cytoplasme et le noyau. Dans les cellules épithéliales, les filaments intermédiaires sont constitués de kératine et répondent aux tonofilaments ou tonofibrilles ; ceux-ci forment un réseau intracytoplasmique résistant au niveau des jonctions intercellulaires reliant les cellules épithéliales entre elles. Dans les cellules d’origine mésodermique, les filaments intermédiaires sont souvent constitués de vimentine.
Leur accumulation peut donner naissance à des entités histologiques : corps de Mallory, amas neurofibrillaires de la maladie d'Alzheimer. l'immunocytochimie, à l'aide d'anticorps monoclonaux permet de les identifier, et, par leur distribution, de mieux classer certaines tumeurs peu différenciées (par ex. présence de kératine dans les carcinomes et les mésothéliomes, de desmine dans les tumeurs musculaires lisses et striées, de vimentine dans les tumeurs mésenchymateuses, de filaments gliaux dans les tumeurs gliales, de neurofilaments dans les tumeurs neuronales.

F. B. Mallory, anatomopathologiste américain (1903-1904) ; A. Alzheimer, neuropathologiste allemand (1906)

→ kératine, vimentine, corps de Mallory,  maladie d'Alzheimer, desmine

[ C1, C3]

Édit. 2019

filtre coloré l.m.

colour filter

Système optique qui, recevant un flux coloré incident, restitue seulement une partie de ce flux.
Les filtres permettent de sélectionner les couleurs d'une lumière incidente. Ils sont qualifiés par leur bande passante (longueurs d’ondes) dont la position et la largeur conditionnent la lumière émergente. Les filtres interférentiels possèdent souvent une bande passante de plus faibles largeurs et sont volontiers utilisés pour l'expérimentation colorimétrique.

→ bande passante

[P2]

Édit. 2018

fistule lacrymale congénitale l.f.

congenital lacrimal fistula

Fistule lacrymale dont l'orifice est sur le haut du tarse palpébral de la paupière supérieure.
Anomalie de développement, rare, uni ou bilatérale, parfois familiale, à hérédité autosomique dominante, parfois associée à d'autres anomalies lacrymales (agénésie du canalicule supérieur ou inférieur), agénésie totale du système lacrymal, obstruction lacrymale).
Le diagnostic différentiel se fait avec la dacryocystite fistulisée. Le traitement est chirurgical (discision-excision).

Étym. lat. fistula : canal

→ dacryocystite

[A3,P1]

Édit. 2018

fixateur externe l.m.

external fixator

Instrumentation chirurgicale utilisée pour l’ostéosynthèse à l’aide de broches percutanées et transosseuses reliées entre elles par une barre de fixation.
Les applications sont multiples en traumatologie ou pour la fixation des ostéotomies. De nombreux modèles de fixateurs externes ont été mis au point au cours des ans : barre simple, à rotules, avec un système de compression, ou d’élongation permettant leur usage dans les allongements des membres.

→ ostéotaxis

[I2]

Édit. 2018

flavine n.f.

flavin

Pigment jaune et fluorescent dont la structure comprend un noyau tricyclique dérivé de l'isoalloxazine, qui comporte un cycle pyrimidique oxygéné en 2 et 4, attaché par ses C5 et 6 aux 2 azotes d'une orthophénylène-diamine (qui portent les numéros 9 et 10 dans la formule de la flavine) ; entre les azotes 1 et 10 se trouve un système de deux doubles liaisons conjuguées, qui peut fixer deux atomes d'hydrogène en donnant une dihydroflavine incolore, dite leucoflavine ; la fixation d'un seul hydrogène ou électron donne naissance à une ou à plusieurs formes d'oxydation intermédiaires radicalaires, permettant des transferts sur des accepteurs différents par les enzymes flaviniques.
L'azote 9 porte un reste qui caractérise chaque flavine.
La flavine la plus importante dans les organismes animaux est la riboflavine portant un reste ribitol, et deux restes méthyle sur le noyau benzénique.

Étym. lat. flavus : jaune

[C1]

Édit. 2018

flore intestinale l.f.

gut flora

Ensemble des populations microbiennes qui, dès la naissance, colonisent le tractus intestinal et se maintiennent en équilibre grâce aux interactions entre les différents composants biotiques et abiotiques du milieu.
Le tractus intestinal des mammifères est normalement stérile à la naissance ; les premières bactéries qui s'y multiplient sont des entérobactéries, des streptocoques, des lactobacilles puis des Bifidobacterium ; chez l'adulte, on trouve de nombreuses bactéries anaérobies strictes ainsi que diverses levures, des protozoaires et des virus. La flore dépend de l'espèce hôte; elle est influencée par l'alimentation, une antibiothérapie. Elle est responsable de modifications du bol alimentaire, de modifications anatomiques du tube digestif, de stimulation du système immunitaire de l'hôte et elle protège le tube digestif contre des agressions dues à des bactéries potentiellement pathogènes.

Syn. microbiome intestinal, microbiote intestinal

→ effet de barrière, microbiote, microbiome intestinal, microbiote intestinal, microbiome, flore bactérienne

[D1,L1]

Édit. 2018

flumazénil n.m.

flumazenil

Imidazo-benzodiazépine, antagoniste compétitif des benzodiazépines par liaison au récepteur GABAA du système nerveux central.
Dérivé 1,4-imidazo-benzodiazépine de structure proche à celle du midazolam utilisé en anesthésie-réanimation (après une anesthésie ou une intoxication volontaire) comme antagoniste des benzodiazépines, notamment pour atténuer leurs effets sur la vigilance et la conscience.

→ benzodiazépine

fluoroapatite n.f.

fluoroapatite

Forme minérale naturelle du phosphate de calcium associé au fluorure de calcium, constituant un sel mixte de formule 3(PO4)2Ca3.F2Ca.
Comme les autres apatites, ce sel cristallise dans le système hexagonal. C'est un constituant des os et de l'ivoire, de l'émail et du cément des dents.

[C1]

Édit. 2018

fluoroscanographe n.m.

CT-fluoroscopy

En scanographie, module récent qui permet, par reconstruction rapide 2D, d'obtenir environ 6 images par seconde, réalisant une sorte de radioscopie.
Très utile en radiologie interventionnelle, ce système permet par exemple de suivre, en temps réel, la progression d'une aiguille et d'en repérer la position sous plusieurs angles (multicoupe). Il s'utilise surtout pour des ponctions diagnostiques (nodules pulmonaires, adénopathies abdominales, etc.).

[B2,B3]

Édit. 2018

fluoroscopie numérique l.f.

digital fluoroscopy

Système de radioscopie télévisée dans lequel l'image, traitée par une chaine de numérisation, est ensuite exploitée ou stockée.
Le principe de la fluoroscopie numérique utilise la chaine "amplificateur de luminance-caméra vidéo", complétée par un convertisseur analogique-numérique qui numérise l'image sur une matrice 512 X 512 ou 1024 X 1024. L'image ainsi produite peut être visualisée et traitée sur un moniteur vidéo, transformée en cliché par reproducteur laser ou mémorisée (p. ex. PACS).
Les avantages résident dans la facilité d'emploi, la compatibilité avec les tables de radiodiagnostic existantes, et la réduction de dose RX qui peut aller de 25 à 70 %, suivant le type d'installation.
Différents appareillages sont proposés sur le même principe, comme le DSI (digital spot imaging).

→ fluoroscopie

[B2,B3]

Édit. 2018

focale n.f.

Point où dans l'œil les rayons parallèles émanant de la cible fixée se focalisent.
Sur l'œil emmétrope ce point est situé sur la rétine ; sur l'œil myope, il est situé en avant de la rétine, sur l'œil hypermétrope en arrière de la rétine. En cas d'astigmatisme cornéen régulier, le système optique est à deux focales, l'une correspondant au méridien le moins convergent, l'autre correspondant au méridien le plus convergent.

[P2]

Édit. 2018

fonctionnel adj.

functional

1) Caractère d’une fonction déterminée.
2) S’emploie aussi pour caractériser une symptomatologie ne répondant à aucune maladie définie.
Ce sont des plaintes portant sur le fonctionnement d'un ou de plusieurs organes (système digestif, cardiovasculaire, ORL, etc.) sans lésions anatomiques pouvant en rendre compte.
Les troubles fonctionnels sont le fait de personnalités anxieuses, histrioniques. Ils peuvent constituer le signe initial d'une autre affection psychique, notamment dépressive.

→ personnalité histrionique, trouble fonctionnel

[H3, N1]

Édit. 2018

forceps de Demelin l.m.

Demelin’s forceps

Type de forceps à branches parallèles convergentes réunies à leur extrémité postérieure par une barre à double articulation sur pivot.
Son système de traction est constitué par des lacs insérés à la partie moyenne des jumelles.

L.A. Demelin, accoucheur français (1892)

Étym. lat. forceps : tenaille, pince

→ forceps

[O3, B3]

Édit. 2018

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