Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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apex du nez l.m.

apex nasi (TA)

apex of nose ; tip of nose

Partie plus ou moins arrondie constituant l’extrémité du dos du nez.

Syn. anc. bout du nez ; pointe du nez

apex du poumon l.m.

apex pulmonis (TA)

apex of lung

Portion supérieure du poumon qui fait saillie au-dessus de l'orifice supérieur du thorax.
Il présente une face interne, une face antéro-externe et un bord antérosupérieur. Le bord antérosupérieur est arrondi, presque vertical, échancré par la gouttière de l'artère sousclavière. L'extrémité postérieure de ce bord répond au ganglion cervicothoracique. La face interne répond :
- à droite au tronc veineux brachiocéphalique droit, puis au tronc brachiocéphalique artériel et à l'artère sousclavière droite ;
- à gauche, ce sont les éléments vasculonerveux gauches, tronc veineux brachiocéphalique, carotide commune, nerf vague, artère subclavière, œsophage et canal thoracique.
La face externe est recouverte des deux côtés, d'avant en arrière, par la veine sousclavière, le muscle scalène antérieur, l'artère sousclavière, le tronc inférieur du plexus brachial.
Anc. dénom. sommet du poumon

apex du rocher  l.m.

→ apex de la partie pétreuse de l'os temporal

apex du sacrum l.m.

apex ossis sacri ; apex ossis sacralis  (TA)

apex of sacrum

Extrémité caudale du sacrum.

Syn. anc. sommet du sacrum

apex orbitaire l.m.

orbital apex

Sommet de l’orbite.

→ orbite

apex orbitaire (syndrome de l') l.m.

orbital apex syndrome

→ fente sphénoïdale (syndrome de la)

apex pétreux l.m.

apex partis petrosae
apex partis petrosae
Extrémité antérieure et médiane qui constitue le sommet du rocher, de volume tronqué et très inégal, délimitant avec la grande aile et la partie attenante du corps du sphénoïde le trou déchiré antérieur (foramen lacerum anterius), dont les bords sont déchiquetés.
Le trou déchiré antérieur est divisé en deux parties par la lingula de la grande aile :
- une partie interne, occupée par la carotide interne juste avant qu'elle ne pénètre le sinus caverneux ;
- une partie externe, comblée par du tissu fibreux que traversent les grands nerfs pétreux superficiel et profond.

Syn. apex du rocher, apex de la partie pétreuse, sommet du rocher

apex pétreux (syndrome de l') l.m.

apex of petrous bone Syndrome

Paralysie de la VIème paire crânienne (avec strabisme interne), associée à une atteinte de la branche ophtalmique de la Veème (douleur ou au contraire anesthésie), liée à une atteinte de la pointe du rocher. Des lésions infectieuses (pétrosite ou thrombophlébite du sinus pétreux supérieur, elles-mêmes secondaires à une otite), ainsi que des tumeurs (cholestéatome, chondrome, méningiome, neurinome du trijumeau, etc.) sont en cause. Conjointement avec le scanner et l'IRM, des clichés en incidence de Hirtz et des tomographies confirment le diagnostic.

G. Gradenigo,otologiste italien (1904) et M. Lannois, otologiste français, membre de l’Académie de médecine (1907)

Syn. Gradenigo-Lannois syndrome

apexien adj.

apical

Qui a rapport ou siège à l’extrémité d’un organe, le cœur en particulier.

Syn. apical

apexite n.f.

apicitis

Inflammation des cellules de la pointe du rocher.

→ pétrosite, Gradenigo (syndrome de)

apexoaxillaire adj.

axillaro-apical

Se dit d’un bruit d’auscultation cardiaque (souffle, roulement) entendu à la pointe du cœur et irradiant vers l’aisselle.

apexogramme n.m.

apexogram

Enregistrement graphique, à travers la paroi thoracique, des mouvements de la pointe du cœur, permettant d’étudier l’activité mécanique du ventricule gauche.
On constate une petite onde a, due à l’achèvement du remplissage du ventricule par le coup de pompe de la systole auriculaire, suivie par une grande onde ventriculaire commençant 0,02 secondes après le début du complexe électrocardiographique QRS. Cette onde s’élève rapidement (segment AB), se continue par un plateau avant une descente rapide (segment CD) jusqu’à un point O correspondant à l’ouverture de la valve mitrale. Pendant la diastole, le remplissage rapide est marqué par une petite onde e suivie par une faible remontée jusqu’à l’onde a suivante.
L’apexogramme n’est plus utilisé actuellement en raison de la précision des données de l’échocardiographie et doppler pour l’exploration cardiaque non sanglante.

A. Chauveau, médecin vétérinaire français, membre de l'Académie de médecine (1827-1917) ;  E. J. Marey, physiologiste français, membre de l’Académie de médecine (1878)

Syn. apexocardiogramme, cardiogramme apexien

aphasie transcorticale mixte l.f.

aphasia transcortical mixed

Aphasie empruntant des caractéristiques sémiologiques aux aphasies transcorticales motrice et sensorielle, et secondaire à des lésions le plus souvent bipolaires, recouvrant les territoires impliqués dans ces deux formes.

Étym. gr. aphasia : impuissance à parler

aphaso-apraxo-agnosique (syndrome) l.m.

aphaso-apracto-agnosic Syndrome

Association de troubles aphasiques, apraxiques et agnosiques dans le cadre d'une démence évoluée (obs.).

→ démence

aphtes buccaux de Sutton l.m.p.

Sutton’s buccal aphtous ulcers

R. L. Sutton Jr, dermatologiste américain (1941)

→ aphte, périadénite, periadenitis mucosa necrotica recurrens

[L1,J1]

Édit. 2017

apical adj.

apicalis (TA)

Se dit de l’apex, du sommet d’un organe et des structures anatomiques qui y sont situées, s’y rendent ou y prennent origine

Apicomplexa

Apicomplexa
Phylum de protozoaires, comprenant notamment la classe des sporozoaires avec Toxoplasma gondii, les Plasmodium, les Cryptosporidium et les coccidies.

apiol n.m.

apiol

Composé aromatique présent dans les racines et les semences du Persil Petroselinum.
A été utilisé comme emménagogue et abortif à forte dose, pouvant alors entraîner des troubles gastro-intestinaux et une hépatonéphrite.

Syn. diméthoxysafrol, camphre de persil

apixaban n.m.

 apixaban

Anticoagulant de la famille des nouveaux anticoagulants oraux (NAOC) inhibiteur du facteur Xa actif par voie orale.
L’apixaban est un inhibiteur direct, sélectif et réversible du facteur Xa libre et fixé au caillot. Son excrétion est partiellement rénale (27%) et hépatique ce qui implique une réduction des doses en cas d’altération de la fonction rénale et contrindique son emploi en cas de clearance de la créatinine < 15 ml/mn et en cas d’insuffisance hépatique grave. Utilisation prudente en cas de clearance entre 15 et 30 ml/mn et en cas d’insuffisance hépatique modérée. Son début d’action est rapide (pic plasmatique dans les trois à quatre heures et sa demi-vie est de douze heures. L’activité de cet anticoagulant n’est pas influencée par l’alimentation. Les interactions médicamenteuses sont peu nombreuses à l’exception des molécules interférant avec la glycoprotéine P et le cytochrome CYP3A4. Une surveillance biologique n’est pas requise en routine. Il n’existe pas encore d’antidote spécifique en cas d’hémorragie sévère.

→ nouveaux anticoagulants oraux

aplasie vermienne cérébelleuse l.f.

cerebellar vermis aplasia

Ataxie non progressive dès la naissance avec intelligence normale, ataxie tronculaire, dyssymétrie des membres et nystagmus vertical.
L’affection est autosomique dominante (MIM 117360).

G. M. Fenichel et J.A. Phillips, neurologues américains (1989)

Étym. gr. a privatif ; plassein : façonner

Syn. ACV, ataxie cérébelleuse d'apparition précoce non progressive

apnée (oxygénation sous) l.f.

apneic oxygenation, diffusion respiration

Technique d'oxygénation utilisée en anesthésie générale pour certaines interventions chirurgicales, notamment en ORL, consistant en l'insufflation d'un petit débit d'oxygène dans la trachée du patient maintenu en apnée, ce qui laisse le thorax immobile tout en assurant une oxygénation convenable pendant une vingtaine de minutes.
On peut ainsi maintenir une PaO2 satisfaisante, mais l'élimination du CO2 est insuffisante en l’absence de mouvement ventilatoire, aussi la PaCO2 s'élève progressivement. On préfère la «jet ventilation» à cette technique car elle assure une meilleure épuration du CO2.
L'expression anglaise «respiration par diffusion» est incorrecte car, en apnée, les échanges broncho-alvéolaires se font par l'action des pulsations cardiaques qui brassent activement l'air bronchique et bronchiolaire («petite respiration cardiaque») et non par diffusion (elle n’agit que dans les alvéoles).

Étym. gr. apnoia : absence de vent (à distinguer d'apneustia : arrêt volontaire de la respiration).

→ petite respiration cardiaque

aponévrose clavi-coraco-axillaire l.f.

→ fascia clavi-pectoro-axillaire

aponévrose du sous-épineux l.f.

→ fascia infraépineux

aponévrose du sus-épineux l.f.

→ fascia supra-épineux

aponévrose pectoro-axillaire l.f.

→ ligament suspenseur de l'aisselle

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