Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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site de branchement l.m.

branch site

Séquence de l’intron importante pour la réaction d’épissage.

→ ARN prémessager, intron

[Q1]

Édit. 2017

site donneur d'épissage l.m.

splice donor, splice donor site

Extrémité amont d’un intron impliquée dans sont excision.
Elle se trouve dans le contexte d’une séquence consensus qui assure la spécificité de la réaction d’épissage.

→ exon, intron, épissage, excision

[Q1]

Édit. 2017

sites privilégiés ou protégés l.m.p.

privileged sites

Sites anatomiques tels que le cerveau, la chambre antérieure de l'œil ou le testicule dans lesquels l'introduction de tissu allogénique n'entraîne pas de réaction de rejet.
Les mécanismes à l’origine de ce phénomène ne sont pas connus. On discute le rôle éventuel de la molécule CD95L (ligand de Fas) fortement exprimée dans les tissus oculaires et par les cellules de Sertoli.

SNURP sigle angl. pour Small Nuclear Uracile Ribonuclear Protein (particle)

Cénapse ribonucléoprotéinique, riche en uracile, impliquée dans la maturation des ARNm par excision-épissage éliminant les introns, dans les noyaux cellulaires.
Plusieurs snurps concourent à la réaction et forment un assemblage moléculaire appelé splicéosome. Les snurps se fixent spécifiquement sur les sites donneurs et receveurs des introns des ARN au cours de la formation des lassos.

soufflure de la corticale l.f.

cortical swelling

En radiologie, élargissement d'un os, soit circonférentiel plus ou moins régulier, soit localisé et excentré, accompagné d'un amincissement de la corticale, variété de réaction périostée traduisant un processus lentement évolutif.
Cet aspect correspond à une lésion qui a progressivement détruit la corticale par sa face endostée, le périoste reformant une néocorticale plus extérieure que le corticale primitive. Une lésion centrale (dysplasie fibreuse) entraîne une "soufflure" circonférentielle ; une lésion périphérique corticale donne une saillie recouverte par une écorce corticopériostée plus ou moins épaisse (fibrome non ossifiant, kyste anévrismal).

→ contrefort (image en)

souffrance n.f.

suffering

Action de supporter péniblement.
Il s’agit d’un malaise émotionnel, affectif et thymique, plus ou moins intense, personnel à chacun, qui se développe en face d’une douleur ressentie comme non tolérable avec laquelle il s’intrique généralement. Cela concerne une insuffisance organique qui peut entraîner des dommages plus ou moins graves et  peut produire de la douleur, celle-ci étant une réaction nerveuse plus ou moins perçue par la conscience. Il n’y a pas de douleur si l’organe ou l’être qui souffre n’a pas une structure nerveuse suffisamment développée : une plante peut souffrir mais on ne conçoit pas qu’elle puisse ressentir de la douleur comme un animal. L’anesthésie supprime seulement la douleur. Le traitement de la souffrance passe par des soins nutritionnels ou psychologiques. L’expression « douleur morale » est impropre : elle signifie plus exactement souffrance morale.

Étym. lat. sufferentia : action de supporter (déverbal de suffero : supporter)

→ douleur

souffrance fœtale aigüe l.f.

acute foetal distress

État correspondant à la suppression temporaire de l’apport d’oxygène au fœtus.
Elle peut survenir pendant la grossesse, lors d’un hématome rétro-placentaire ou d’une hypotension maternelle. Elle se produit le plus souvent pendant le travail, à cause d’une compression ou d’une procidence du cordon, d’une hypercinésie ou d’une contracture du myomètre, ou enfin de l’altération du placenta, p. ex. par une toxémie gravidique. Elle provoque une triple réaction fœtale : une réponse cardiovasculaire, qui s’exprime surtout par un ralentissement du rythme cardiaque fœtal, d’autant plus profond et durable que l’hypoxie est plus sévère ; une émission de méconium dans le liquide amniotique ; une acidose à dominance métabolique ou respiratoire selon les cas, avec une baisse de la PO2, du pH, une élévation de la PCO2 et des lactates dans le sang fœtal qui s’évaluent par un microprélèvement de sang sur le cuir chevelu du fœtus et, plus récemment, par un oxymètre de pouls fixé sur la face du fœtus. Le seul traitement en cas de souffrance fœtale aigüe confirmée est l’extraction fœtale.

spermatozoïde n.m.

spermatozoid, spermatozoon

Gamète mâle produit dans les tubes séminifères du testicule à partir des cellules souches, les spermatogonies, après divisions successives en spermatocytes de premier ordre, diploïdes, puis en spermatocytes de deuxième ordre, haploïdes, puis en spermatides.
Le spermatozoïde normal comporte deux parties, la tête et le flagelle. La tête, ovoïde, à partie antérieure aplatie, contient essentiellement le noyau très condensé, coiffé à sa partie antérieure par l’acrosome ; le flagelle, appareil moteur, comporte dans toute sa longueur une structure axonémale cylindrique faite d’un ensemble de neuf paires de doubles tubules à la périphérie (doublets) et de deux tubules centraux. Chaque doublet périphérique est longé extérieurement par une fibre dense qui s’effile progressivement pour disparaître dans la partie toute terminale du flagelle. Dans sa partie initiale, dite pièce intermédiaire, l’ensemble de l’axonème est entouré par un manchon de mitochondries qui épaississent cette partie, dénommée pièce intermédiaire parce qu’elle vient s’attacher solidement au noyau constituant la tête. Après la pièce intermédiaire, le segment dit pièce principale du flagelle n’est plus entouré que par une gaine fibreuse avec deux renforcements périphériques.
Le mouvement progressif du spermatozoïde est dû à une onde provoquée par le glissement des doublets : c’est l’onde flagellaire qui se forme à la partie proximale et qui progresse vers son extrémité distale.
La mobilité du spermatozoïde est progressivement acquise dans l’épididyme, qui constitue avec le canal déférent le segment de stockage des spermatozoïdes. Lors de l’éjaculation, les spermatozoïdes sont mélangés avec les sécrétions de la vésicule séminale et de la prostate, qui fournissent la majeure partie de l’éjaculat dans lequel on trouve normalement de 50 à 100 millions de spermatozoïdes par cm3.
Dans les voies génitales féminines, le spermatozoïde subit deux transformations : la capacitation et la réaction acrosomique, qui le rendent capable de franchir les membranes péri-ovocytaires.
La réussite des fécondations in vitro par ICSI (Intra Cytoplasmic Sperm Injection), qui consiste en une introduction directe du spermatozoïde dans le cytoplasme ovocytaire, a démontré que les modifications acquises normalement dans les voies génitales féminines n’ont d’utilité que pour franchir les obstacles péri-ovocytaires. Dès l’épididyme, à condition d’être artificiellement introduit dans l’ovocyte, le spermatozoïde est fécondant.

Étym. terme forgé au XIXème siècle pour remplacer l’expression « animal spermatique » : gr. sperma : semence ; zoon : animal ; eidos : forme

→ ICSI, axonème

spiradénome eccrine l.m.

eccrine spiradenoma

Tumeur cutanée bénigne rare, presque toujours unique, arrondie, de teinte rosée, plus ou moins ferme, douloureuse à la pression, apparaissant chez l'adolescent ou à l'âge adulte et siégeant électivement sur la face antérieure du corps.
Histologiquement, elle se compose d'amas cellulaires denses bien délimités, séparés par des cloisons conjonctives et formés de deux types différents de cellules : sécrétrices et myoépithéliales. Elles peuvent présenter une disposition glanduliforme. La réaction inflammatoire est le plus souvent absente ou minime. L'évolution est bénigne, souvent lentement extensive. L'exérèse chirurgicale est suivie de guérison définitive.

D. W. Kersting et E. B. Helwig, dermatologue et anatomopathologiste américains (1956)

Étym. gr. speira : spirale ; adên : glande

splénoclésis n.f.

splenocleisis

Opération consistant à envelopper la rate pendant quelques jours avec de la gaze iodoformée pour provoquer une réaction fibreuse dans le but de l'enserrer et de diminuer, de ce fait, son volume.
Préconisée jadis dans les splénomégalies avec anémie, elle est maintenant abandonnée.

Étym. gr. cleo : j'enferme

squirrhe n.m.

scirrhus

Forme de carcinome, particulièrement du sein, caractérisée par une abondante stroma réaction scléreuse, responsable d’une rétraction des tissus tumoraux et des tissus alentour.

Étym. gr. skirros : dur

stimulus n.m.

stimulus

Agent susceptible de provoquer une réaction d'un système excitable, dont la nature, en électrophysiologie, est variée : électrique, visuelle, sonore ou magnétique.
Le plus usuel est le stimulus électrique appliqué à un nerf pour mesurer la vitesse de conduction. Il est défini par sa durée (ms), sa forme (rectangulaire, exponentielle, etc.), sa force ou intensité, mesurées en voltage (V) ou ampérage (A).
Le stimulus seuil est celui qui est juste suffisant pour produire une réponse détectable (stimulus liminaire). Le stimulus maximum est celui au-delà duquel toute augmentation d'intensité n'entraîne pas d'augmentation de l'amplitude de la réponse évoquée. Pour toute intensité supérieure au stimulus maximum, le stimulus est appelé supramaximum. Par convention, celui-ci est de 20% supérieur au maximum. Les termes de stimulation liminaire, sous-liminaire (au-dessous du seuil), maximale ou supra-maximale sont également utilisés en pratique courante.

stœchiométrique adj.

stoichiometric

Qualifie une combinaison ou une réaction dans laquelle des éléments s'unissent à un nombre égal d'éléments, ou dans un rapport de nombres entiers.
P. ex., les molécules d'oxygène O2 s'unissent dans un rapport stœchiométrique aux atomes de fer de l'hémoglobine ; les molécules d'anticorps s'unissent aux immunoglobulines dans des rapports stœchiométriques.

Étym.  gr. stoïkeion : élément, principe d'une chose

→ stœchiométrie, proportion stœchiométrique

stœchiométrique (proportion) l.f.

stoichiometric ratio

Proportion des composants du mélange qui correspond à la composition atomique des corps chimiques participant à la réaction dans un mélange.
Par ex. le mélange détonant, composé en volumes d'1/3 d'oxygène et de 2/3 d'hydrogène, est un mélange en proportion stœchiométriques, car il correspond à la formule de formation de l'eau à partir de 3 molécules 2H2 + O2 = 2 H2 O.
La connaissance des formules chimiques permet de prévoir le risque maximum d'explosion d'un mélange anesthésique donné, mais la zone d'inflammabilité d'un tel mélange est très large autour de la proportion stœchiométrique (cette zone s'élargit avec la température) : pour les mélanges H2/O2 la zone dangereuse à 0°C va de 4,65 à 93,9%. La présence d'azote diluant l'oxygène dans l'air déplace le point stœchiométrique du mélange H2/air, la zone dangereuse à 0°C va de 14% à 67% parce qu'il n'y a que 21% d'O2 dans l'air. A 20°C la zone dangereuse va de 4 à 74,20%. Pour l'éther dans l'air, à 20°C, on va de 2,10 à 85,5 %.

Bescherelle, chimiste français (1846) 

Étym. gr. stoikeion : élément ; metron : qui concerne les mesures, métrique

Syn. stoichiométrique (anglicisme)

→ explosion, stœchiométrie, stœchiométrique

stress et psychiatrie l.m.

stress and psychiatry

Modèle complexe de réponse non spécifique à des circonstances vécues par la personne comme tellement critiques, voire urgentes (agression physique, émotion, déprivations diverses, etc.) qu'elle n'a pas pu les contrôler dans ses limites d'adaptation.
À des degrés divers, sont retenus classiquement deux versants :
- physiologique (H. Selye, 1936), avec le "syndrome général d'adaptation", la "réaction d'alarme" à un agent stressant, visant à un retour à l'homéostasie. Intervient toute une chaîne de réponses neuro-endocriniennes, allant du système limbique à l'hypothalamus en passant par l'axe hypophyso-cortico-surrénalien, pouvant aboutir à des lésions en cas de dépassement prolongé des capacités de l'organisme. Ainsi se sont développés certains concepts psychosomatiques, dans une perspective causaliste seulement linéaire ;
- psychologique, à la fois mobilisant la conscience sur la situation et affaiblissant le contrôle volontaire de l'action. Cependant, si elle privilégie la massivité du traumatisme psychique et son impact immédiat, cette notion est prise en défaut pour rendre compte notamment de la dimension subjective singulière de l'événement et de l'installation des troubles psychotraumatiques au long cours. Elle demeure essentiellement d'ordre physiologique et non psychologique.
Actuellement, sous l'influence de la psycho-neuro-endocrinologie et, plus récemment, de la psychoneuro-immunologie, la perspective psychobiologique met l'accent sur les interactions entre phénomènes somatiques et psychiques.
De toute façon, le "couteau" (la source du stress) ne doit pas être confondu avec la "plaie" (le stress).

J. H. Selye, physiologiste canadien (1936)

stroma tumoral l.m.

tumor stroma

Tissu conjonctif servant de soutien ou de tissu nourricier à la prolifération tumorale dans lequel celle-ci se développe.
Représentant la « réaction du stroma », il est fait de cellules inflammatoires, de cellules conjonctives (fibroblastes, myofibroblastes, histiocytes), de vaisseaux et d’une matrice extracellulaire (substances collagène et élastique, protéoglycanes, glycoprotéines, substance amyloïde, molécules d'adhésion cellulaire). Certaines tumeurs malignes épithéliales possèdent un abondant stroma collagène encore appelé stroma desmoplasique.

Syn. stromaréaction

→ tumeur stromale

succinyl-coenzyme A-synthétase n.f.

succinylcoenzyme A synthetase

Enzyme catalysant la réaction réversible de synthèse du succinyl-coenzyme A à partir de succinate de coenzyme A et d'un nucléoside-triphosphate, qui peut être le GTP, l'ITP ou l'ATP : succinate + HSCoA + ATP → ADP + phosphate + succinyl-CoA.
Il existe plusieurs enzymes de ce type : quelquefois liés à l'oxydation de l'a-cétoglutarate, comme l'enzyme qui permet la formation d'ATP à partir du succinyl-coenzyme A formé dans le cycle tricarboxylique, quelquefois destinés à activer des acides gras à chaîne courte et des diacides, comme l'acyl-CoA synthétase mitochondriale à GTP ; cet enzyme permet d'alimenter la biosynthèse de l'hème.

suicidant (prise en charge psychiatrique du) l.f.

psychiatric charge taking of a suicide

Prise en charge d'un sujet qui a fait une tentative de suicide n'ayant pas abouti à la mort.
Selon les données européennes, les conduites suicidaires, en majorité féminines, sont environ dix fois plus fréquentes que celles conduisant au décès. Plus d'un tiers concernent des sujets de moins de 25 ans. Elles sont surtout fréquentes en cas d'isolement social ou de familles dissociées : il s'agit essentiellement d'intoxications médicamenteuses, les phlébotomies étant beaucoup plus rares mais parfois associées. Le risque de récidive paraît élevé : de 10 à 14% des cas, dont 30 à 40% chez des adolescents. La rencontre du médecin d'urgence ou du psychiatre avec le suicidant s'effectue à domicile ou à l'hôpital, lieu neutre par rapport à l'institution psychiatrique. La période postsuicidaire constitue le moment le plus favorable à l'établissement d'une relation adaptée. La mise en évidence d'une affection mentale aigüe ou chronique caractérisée, avec ses indications thérapeutiques est rare, mais, sur place, l'entourage peut fournir au médecin d'urgence des informations utiles (état du logement, lettre ou médicaments découverts, dires de l'entourage, etc.) qui doivent être transmises au psychiatre.
A contrario, le concept réducteur d'une réaction à quelque circonstance particulière doit être déplacé par la notion de faits vécus par le patient en fonction de son histoire personnelle. D'où la nécessité, malgré ses difficultés, d'une écoute compréhensive globale, tout particulièrement de la souffrance du patient et des motivations plus ou moins conscientes de son comportement suicidaire.
Des réaménagements liés à la tentative de suicide sont inévitables de la part du patient et de son entourage. Il peut s'agir d'une accentuation du mode d'être et du type de relations pathologiques antérieures (surprotection, par ex.) ou, au contraire, de prises de conscience positives, porteuses de potentialités nouvelles, notamment de mises à distance par le patient de son mode de fonctionnement habituel, d'appui sur les étayages disponibles, d'appel à des associations bénévoles (S.O.S amitié, p. ex.). Une résistance familiale foncière avec banalisation systématique du geste constitue parfois un obstacle majeur. De toute façon, même assurée, autant que possible, par un thérapeute ayant l'habitude de ce type de relation, la prévention de la récidive suicidaire ne peut être absolue.

Étym. lat. sui caedere : de soi, abattre, couper

→ suicide

suicide (psychologie et) l.

psychological context and suicide

Le concept réducteur d'une réaction psychologique à quelque circonstance particulière, doit être dépassé par la notion de faits vécus par le sujet en fonction de son histoire personnelle.
D'où la nécessité, malgré ses difficultés, d'une approche compréhensive globale, qui s'attache à la dynamique vitale d'une personnalité, tout particulièrement aux motivations plus ou moins conscientes du comportement suicidaire.
Ainsi, la problématique sexuelle chez l'adolescent est souvent en cause sous forme de sentiment de culpabilité avec conduite autopunitive.
Le retournement de l'agressivité contre soi-même est souligné par S. Freud. À l'extrême, dans "Deuil et mélancolie" (1917) le sadisme, en se tournant vers l'intérieur, peut passer de l'objet perdu au moi, reliant ainsi impulsion criminelle et suicidaire.

Étym. lat. sui caedere : de soi, abattre, couper

→ suicide, suicide (fonctions du)

sulfhydril-transférase n.f.

sulphurtransferase

Enzyme catalysant le transfert d'un composé thiol d'une substance à une autre.
C'est ainsi que la coenzyme A-transférase catalyse la réaction réversible :
dans laquelle RCOOH peut être l'acide succinique, malonique ou glutarique, et R'COOH l'acide acétylacétique ou un autre β-cétoacide.

Syn. transsulfurase, thiophorase

→ R-CO-SCoA + R'COOH < RCOOH + R'-CO-SCoA,

surcompensation n.f.

overcompensation

En psychiatrie, processus par lequel un sujet tente d'effacer un vécu d'infériorité, de culpabilité, d'échec, en obtenant une satisfaction ou une revanche, notamment en s'efforçant de renverser la situation sur le terrain même.
Cette réaction n'est pas toujours pathologique. Certes, elle peut comporter des choix névrotiques avec recherche de bénéfices secondaires, mais elle est fréquente chez l'enfant, peu enclin à l'indifférence et à la résignation.

→ compensation

synapse immunitaire l.m.

immunological synapse

Région de contact entre cellule présentatrice d’antigène (CPA) et lymphocyte.
Cette région comprend des protéines membranaires appartenant les unes à la CPA, les autres au lymphocyte. Le cœur de la synapse immunologique est formé côté CPA par une molécule du complexe majeur d’histocompatibilité (CMH) porteuse d’un polypeptide antigénique, côté lymphocyte T par une molécule récepteur d’atigène ou TCR (T cell receptor) spécifique pour le polypeptide et capable de réagir avec lui, donc de le reconnaître (premier signal). Autour de ce site central sont groupées des molécules membranaires appartenant les unes au lymphocyte T (CD2, CD3, CD154, CD28, CD152, LFA1, CD40L…), les autres à la CPA et réagissant avec les premières (respectivement LFA3 avec CD2 et CD3, CD40 avec CD154, CD80 et CD86 avec CD28 et CD152, ICAM1 avec LFA1, CD40 avec CD40L …) ; la réaction spécifique entre ces molécules de co-stimulation complète le contact entre CPA et lymphocyte T et participe à la stimulation du lymphocyte T (second signal).

syndrome du babouin l.m.

baboon syndrome

Forme clinique particulière de dermite allergique d'origine endogène, l'allergène étant introduit par voie souscutanée, intramusculaire ou digestive chez un sujet déjà sensibilisé, et se traduisant par des lésions érythématovésiculeuses, principalement localisées à la région fessière, d'où son nom, mais pouvant aussi atteindre les aisselles et les plis des coudes.
Des manifestations générales accompagnent parfois les signes cutanés : malaise, céphalée, vomissements, diarée. Ce syndrome est considéré comme une réaction d'hypersensibilité de type IV dans la classification de Gell et Coombs.

K. Andersen et N. Hjorth, dermatologistes danois (1984)

syndrome inflammatoire aigu systémique l.m.

systemic inflammatory response syndrome

Réaction inflammatoire généralisée qui peut ou non être d'origine infectieuse (choc septique) et qui peut conduire à une défaillance multiviscérale.

→ choc septique

synovite n.f.

synovitis

Inflammation de la membrane synoviale qui tapisse la face interne des articulations périphériques, responsable d’un épanchement intra-articulaire de nature et d’abondance variables.
Une synovite se traduit cliniquement par une gêne fonctionnelle, une douleur articulaires, une tuméfaction de l’articulation associées à un érythème superficiel.
Cette inflammation peut-être secondaire à une infection, un traumatisme ou être la manifestation d’une maladie systèmique (lupus) d’une polyarthrite rhumatoïde, d’une maladie métabolique (goutte, pathologie micro-critalline). Elle peut aussi être le témoin d’une réaction inflammatoire au niveau d’une arthrose.
La ponction de l’articulation tuméfiée peut dans certains cas conduire au diagnostic étiologique. Les examens radiologiques et échographiques permettent d’observer les lésions osseuse, cartilagineuse et tendineuses.

→ synoviale, synovie, ténosynovite

[I1]

Édit. 2017

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