Delbet (éventail de sustentation de) l.m.
Système de travées de tissu spongieux du col du fémur implantées obliquement en éventail sur la lame osseuse sous-trochantinienne.
Son entrecroisement en ogive avec les autres travées osseuses implantées sur la paroi compacte du col à l’union du col et de la tête du fémur se termine sous la surface articulaire suivant la direction des rayons de la surface sphérique. Cette disposition offre une plus grande résistance aux pressions exercées sur le col qui est implanté en porte-à-faux sur la diaphyse.
P. Delbet, chirurgien français, membre de l’Académie de médecine (1861-1957)
Delbet (gaine allantoïdienne de) 1.f.
Delbet's allantoic sheath
P. Delbet, chirurgien français, membre de l’Académie de médecine (1861-1957)
Delbet (lame sacrorectogénitopubienne de) l.f.
Delbet’s sacrorectogénitopubienne blade
P. Delbet, chirurgien français, membre de l’Académie de médecine (1861-1957)
→ lame sacrorectogénitopubienne de Delbet
Delbet (manœuvre de) l.f.
Delbet’s manoeuvre
Méthode d'appréciation fonctionnelle des muscles releveurs de l'anus en cas de prolapsus.
Les doigts intravaginaux recherchent la saillie ferme des muscles alors que l'avant-bras de l'examinateur s'oppose à l'adduction forcée que réalise le rapprochement des genoux par la patiente.
P. Delbet, chirurgien français, membre de l’Académie de médecine (1861-1957)
Delbet (procédé de) l.m.
Delbet’s procedure
Technique d'hémostase au cours de l'hystérectomie extrafasciale qui consiste à ligaturer les artères utérines et cervicovaginales à l'aide d'une pince de J.L. Faure placée à 45° par rapport à l'axe de l'utérus.
P. Delbet, chirurgien français, membre de l’Académie de médecine (1861-1957)
De Lee (position de) l.f.
De Lee’s position
Position obstétricale prévenant les anomalies de la rotation de la tête fœtale pendant le travail dans laquelle la parturiente est mise en décubitus latéral du côté correspondant à l'occiput fœtal.
J. B. De Lee, obstétricien américain (1869-1942)
délétion n.f.
deletion
1) Remaniement chromosomique selon lequel un chromosome perd un segment intercalaire acentromérique.
2) Processus selon lequel un segment d'ADN double-brin pouvant affecter une ou plusieurs bases est perdu de façon irréversible ; par extension : mutation consécutive à cette perte.
Le plus souvent la délétion est sporadique et se produit aux dépens du chromosome d’origine paternel. Par exemples : la délétion du bras court du chromosome 4 (en 4p16.3) provoque la maladie de Wolf-Hirschhorn, celle du bras court du chromosome 5 la maladie du cri du chat.
Les microdélétions ne sont pas accessibles par l’exploration habituelle du caryotype mais leur détection nécessite des méthodes très fines comme les techniques FISH et MLPA. Par ex. une microdélétion en 22q11.2 est trouvée dans le syndrome de DiGeorge, en 7q11.23 dans le syndrome de Williams, en 8q22.3 dans le syndrome de Langer-Giedon, en11q23 dans le syndrome de Jacobsen, en 17p13.3 dans le syndrome de Miller-Dieker.
U. Wolf, généticien allemand (1965) ; K. Hirschhorn, généticien américain (1961) ; A. M. DiGeorge, pédiatre américain (1968) ; J. C. P. Williams, médecin cardiologue newzélandais (cfr H.M. Lenhoff 2011) ; A. Giedion, médecin radiologue suisse (1966) ; L. O. Langer Jr, médecin radiologue américain (1984) ; Petrea Jacobsen, généticienne danoise (1973) ; J.Q. Miller, neurologue américain (1963) ; H. Dieker, généticien allemand (1969)
→ monosomie, microdélétion, translocation, brèche, duplication, FISH, MLPA, centromére, syndrome de Wolf-Hirschhorn, maladie du cri du chat, FISH, MLPA, syndrome de DiGeorge, syndrome de Williams, syndrome de Langer-Giedon, syndrome de Jacobsen, syndrome de Miller-Dieker
[Q1]
Édit. 2019
délétion 1p36 l.f.
→ monosomie 1p36, syndrome de délétion 1p36
[A4,H1,H3,O1,O6,Q1,Q2]
Édit. 2017
délétion 4p (syndrome de la) l.f.
syndrome of 4p-deletion
U. Wolf, généticien allemand (1965) ; K. Hirschhorn, généticien américain (1961)
→ Wolf-Hirschhorn (syndrome de)
délétion 5q l.f.
5q deletion
Syndrome myélodysplasique acquis de l’adulte avec délétion interstitielle du bras long du chromosome 5 des cellules hématopoïétiques.
L’affection survient chez des adultes d’âge moyen, plus fréquemment chez la femme (7 :3 ratio F/H) ; elle est marquée par une anémie macrocytaire progressive, une leucopénie modérée et une thrombocytose fréquente. L’examen médullaire est remarquable par une hypoplasie érythroïde, une micromégacaryocytose hypolobulée et une blastose inférieure à 5%. L’anomalie cytogénétique s’identifie par une délétion interstitielle en 5(q13q33). L’évolution est chronique et marquée par des besoins transfusionnels répétés ; une transformation en leucémie aigüe est exceptionnelle. Le traitement immunomodulateur oral par lénalidomide conduit habituellement à la correction de l’hémogramme et à la normalisation du caryotype médullaire.
Syn. syndrome 5q-, syndrome myélodysplasique avec 5q-.
H. van den Berghe, cytogénéticien belge (1974) ; G. Sokal et J. L. Michaux, membre de l’Académie de médecine, hématologistes belges (1975)
délétion 9q34 l.f.
délétion 11q l.f.
11q terminal deletion disorder
Monosomie partielle du bras long du chromosome 11 par délétion terminale le plus souvent en 11q23.
Elle provoque des malformations craniofaciales, des anomalies oculaires, auriculaires, digitales, cardiaques, pulmonaires et hématologiques (thrombopénie). l’IRM peut montrer des anomalies des circonvolutions cérébrales. L’affection apparaît le plus souvent de novo ou à transmission dominante. Selon l’étendue ou le niveau de la délétion le phénotype est différent.
Petrea Jacobsen, médecin généticienne danoise (1973)
Syn. syndrome de Jacobsen
→ Jacobsen (syndrome de), thrombopénie de Paris Trousseau
délétion 18q (syndrome de la) l.m.
distal 18q deletion syndrome
Syndrome polymalformatif associant une petite taille (liée à un déficit en hormone de croissance), une hypotonie musculaire, une alopécie, des anomalies positionnelles des pieds (en externe ou en interne), des mouvements oculaires anormaux, une hypothyroïdie, des malformations cardiaques.
Des atteintes cérébrales sont plus rares et de gravité diverse : crises épileptiques, troubles caractériels, autisme, microcéphalie.
Ce syndrome conduit à une grande variété de symptômes de gravité variable.
L’anomalie génétique porte sur la délétion terminale du bras long du chromosome 18.
délétion 22q11 l.f.
Syn. microdélétion 22q11
[A4,O6,Q2,Q3]
Édit. 2020
délétion 22q13.3 l.f.
translocation entre les chromosomes 12 et 22 t(12.22)(q24.1,q13.3). Elle intéresse le gène SHANK3 codant pour une protéine intervenant dans le fonctionnement des synapses du cortex cérébral et du cervelet.
deletion 22q13.3
Suppression de la partie terminale d’un bras long du chromosome 22 provoquant des malformations congénitales multiples en particulier crâniofaciales et des troubles neurologiques.
Le visage est étroit, avec dolicocéphalie, micrognatie, nez proéminent, oreilles dysplasiques, paupières en ptosis et épicanthus. Les orteils 2 et 3 sont en syndactylie. Des malformations cardiaques et rénales peuvent être associées. L’hypotonie est précoce avec un retard de la
marche. Une épilepsie est notée dans un tiers des cas. L’acquisition du langage est retardée. Le comportement peut être comparable à celui de l’autisme. La croissance est normale,
L’anomalie qui touche autant les garçons que les filles apparaît de novo : l’examen chromosomique nécessite des examens fins tels que FISH. La délétion est située en 22qter; elle est parfois interstitielle en 22q13,33 respectant le télomère ou en anneau (22r). Ce peut être aussi une
M. C. Phelan, médecin généticien américain (2001) et H. E. McDermid, biologiste canadien (2002)
Syn. syndrome de Phelan-McDermid
→ Phelan-McDermid (syndrome de)
délétion clonale l.f.
clonal deletion.
Mort par apoptose des lymphocytes T ou B habituellement consécutive à l'interaction de leur antigène avec leur récepteur d'antigène, à un stade particulier de leur différenciation (exemple : sélection négative des thymocytes autoréactifs lors de la différenciation intrathymique).
Lors de l’activation des lymphocytes T et B périphériques par des antigènes ou des superantigènes il y a d’abord expansion des clones T et B spécifiques puis délétion de la majorité des cellules issues de ces divisions cellulaires, à l’exception des cellules à mémoire. Ce phénomène correspond à la mort induite par activation (activation induced cell death). Il joue un rôle essentiel dans le maintien de l’homéostasie des tissus lymphoïdes.
Étym. lat. deletio : destruction
délétion 1pter n.f.
[A4,H1,H3,O1,O6,Q1,Q2]
Édit. 2017/2
délétion subtélomérique 1p36 n.f.
[A4,H1,H3,O1,O6,Q1,Q2]
Édit. 2017
déleucocytation n.f.
blood leukocyte removal
Action de déleucocyter.
déleucocyter v. tr.
to remove blood leukocyte
Soustraire les leucocytes du sang, le plus souvent par filtration, ou encore épurer de ces éléments des produits sanguins séparés.
Étym. lat. dis qui indique l’éloignement, la séparation
délimitation de l'embryon l.f.
embryonic delimitation
Ensemble des phénomènes qui, entre la 4ème et la 8 ème semaine de la grossesse, modifient la forme de l'embryon, le disque embryonnaire devenant tubulaire, et le séparent de ses annexes, auxquelles il ne reste relié que par le cordon ombilical.
délimitation du placenta l.f.
placental delimitation
Modification du placenta qui se traduit, vers la fin du troisième mois, par la persistance et le développement des villosités de la région basale, le chorion villeux et le futur placenta, et par la dégénérescence des villosités situées sur la caduque réfléchie, le chorion lisse.
délinquant n.m.
delinquent, offender
Individu qui, ne se conformant pas aux dispositions de la loi, se rend coupable d'un délit.
La loi peut être considérée comme l'expression de l'intersubjectivité des valeurs du groupe. C'est dire que son seuil de transgression est relatif et variable d'un pays à l'autre et, dans un même pays, d'une époque à l'autre. Il reste cependant de nombreuses qualifications invariantes et pérennes.
Bien que le terme de crime puisse s'appliquer à "tout acte puni" (E. Durkheim), il est réservé, en justice pénale, aux infractions les plus graves (par opposition à contravention et à délit).
D. E. Durkheim, sociologue français (1858-1917)
→ criminalité psychiatrique, criminologie
délire n.m.
delusion
Désordre des facultés mentales avec désorientation dans l'espace et le temps, perte de la faculté de raisonnement, hallucinations, et conduite irrationnelle mais conservation, en général, des perceptions tactiles (douleur, chaud, froid).
Un délire est constitué par une ou plusieurs idées délirantes qui peuvent se maintenir ou s'enrichir. De nombreux états morbides avec hyperthermie ou des intoxications (ex. atropine, alcool) sont accompagnés de délire. Il en est de même de certaines atteintes cérébrales et lors de troubles psychiatriques.
L'idéation délirante comporte le plus souvent une conviction ou croyance absolue, inaccessible à la critique et aux preuves de la réalité. Cependant, cette adhésion délirante peut apparaître moins absolue, voire traitée avec un relatif détachement, comme on l'observe chez certains schizophrènes.
Étym. lat. delirium : délire
délire à deux ou à plusieurs l.m.
delusion shared
Délire le plus souvent à type de persécution, partagé par deux ou plusieurs individus : couple ou plutôt deux femmes vivant en commun dans un relatif isolement (mère-fille ou sœurs).
Initialement, était retenue la communication du délire par un élément inducteur à un élément passif influençable, la séparation permettant la guérison de ce dernier ("folie à deux", Ch. Lasègue et J. Falret, 1877). Par la suite, ce délire "communiqué" a été différencié du délire simultané, survenant en même temps chez deux individus prédisposés sous l'effet de causes occasionnelles ; la séparation n'aurait ici aucune influence sur l'évolution du délire et le pronostic reste donc réservé.
En fait, il y a induction réciproque dans l'élaboration du délire, bien plus souvent qu'induction à sens unique.
Ch. Lasègue, membre de l’Académie de médecine et J-P. Falret, aliénistes français (1877)
Étym. lat. delirium : délire