Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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état limite l.m.

borderline personality disorder

Concept toujours discuté, depuis A. Stern surtout (1938), selon que ces états se trouvent situés au carrefour des névroses et des psychoses, dans l'un des deux groupes ou indépendamment d'eux.
Troubles d'abord considérés comme des formes larvées de schizophrénie : latente (E. Bleuler), pseudonévrotique (P. Höch et P. Polatin, 1949), etc. Il est de fait que l'apparition, en cours de cure psychanalytique, de signes et de défenses psychotiques (clivage, déni, notamment) après une présentation névrotique initiale, a beaucoup contribué à leur reconnaissance.
Par contre, O.F. Kernberg les place plutôt parmi les personnalités névrotiques, selon un continuum avec les hypomaniaques, puis les cyclothymiques. S'il admet la possibilité d'épisodes psychotiques transitoires, c'est sur un fond de personnalité constant.
À côté du "type impulsif", la CIM 10 fait du "type borderline" un sous-groupe de la "personnalité émotionnellement labile", comportant : perturbations de l'image de soi, des objectifs et des préférences personnelles ; sentiments de vide ; intensité et instabilité des relations, source de crises émotionnelles, avec efforts démesurés pour éviter les abandons, voire menaces répétées ou gestes auto-agressifs (possibles également sans facteurs déclenchants manifestes). Il est de fait que les effondrements dépressifs sont fréquents. L'état limite représente la personnalité de base d'une partie des alcooliques et des toxicomanes
Les critères de cette entité, présentée comme autonome par le DSM IV, rejoignent assez bien ceux de la CIM.
La prise en soins est difficile et aléatoire.
personnalité "as if", personnalité émotionnellement labile

A. Stern, psychiatre et psychanalyste américain (1938) ; E. Bleuler, psychiatre suisse (1911) O. F. Kernberg, psychiatre américain (1979)

[H3]

Édit. 2018  

flux magnétique l.m.

magnetic flux

Grandeur qui caractérise le magnétisme traversant une surface S, et qui se définit comme le produit du champ magnétique par la surface S perpendiculaire à la direction de celui-ci.
Lorsque la surface est limitée par un conducteur électrique, la variation du flux entraîne l'apparition d'une différence de potentiel aux bornes du conduc­teur (phénomène d'induction électro­magnétique). En IRM, le signal enregistré a pour origine les variations de flux provoquées à travers l'antenne par la rotation de l'aimantation transversale, durant la précession libre de la relaxation. Ce signal IRM, dont l’intensité et la topographie peuvent être déterminés, est à l’origine de l’image IRM matricielle.
L'unité de flux magnétique est le weber (Wb).

→ précession, signal RM, weber

[B1,B2,B3]

Édit. 2018

érythème prémycosique l.m.

premycotic eruption

Phase initiale des lymphomes T cutanés épidermotropes, caractérisée par des nappes érythémateuses ou érythémato-squameuses très peu infiltrées, à bordure nette parfois arciforme, et pouvant durer plusieurs années.
Le diagnostic est le plus souvent difficile car l'examen histologique peut ne montrer qu'une infiltration lymphocytaire modérée avec des données immunophénotypiques sans spécificité : la répétition des biopsies est alors nécessaire pour pouvoir mettre en évidence une image évocatrice de lymphome cutané.

Étym. gr. éruthêma : rougeur de la peau

Syn. stade I de mycosis fongoïde, prémycosis

→ lymphome T

[J1,F2]

Édit. 2018

Caldeyro-Barcia (classification de) l.f.

Caldeyro-Barcia’s classification

Classification des ralentissements du rythme cardiaque fœtal pendant le travail en deux groupes ou « dip » :
- le dip 1 définit un ralentissement strictement contemporain, et image en miroir, d’une contraction utérine ;
- le dip 2 définit un ralentissement dont le nadir est retardé par rapport au zénith de la contraction utérine et qui persiste après la fin de la contraction.

R. Caldeyro-Barcia, gynécologue uruguayen, membre de l’Académie de médecine (1964)

→ ralentissement du rythme cardiaque fœtal ralentissement irrégulier du rythme cardiaque fœtal ralentissement précoce du rythme cardiaque fœtal

[O2,K2]

caméra à scintillations l.f.

scintillation camera, Anger camera

Dispositif destiné à effectuer l'image de la fixation dans les tissus d'un élément radioactif préalablement introduit dans l'organisme ; il enregistre, sans déplacement mécanique, les photons α issus des différentes parties du champ exploré.
Pour effectuer des images médicales in vivo à partir de radioéléments administrés, une caméra se compose :
1) d'un collimateur constitué par une grille ou un sténopé ;
2) d'un cristal à scintillations (c'est-à-dire transparent à son propre rayonnement de fluorescence) de grande surface (pouvant dépasser 40 x 50 cm) et de faible épaisseur, en général en iodure de sodium activé par du thallium ;
3) d'un réseau de photomultiplicateurs dont les tensions de sortie sont agencées de façon à fournir les coordonnées de chacun des points où se produit une scintillation dans le cristal.
Les données obtenues étaient autrefois adressées directement sous forme analogique à un oscilloscope dont on photographiait l'écran; elles sont actuellement envoyées sous forme numérique à un système de traitement informatique avant de parvenir à un reprographe sur film photographique ou sur papier. Une caméra possède une ou plusieurs têtes de détection qui, montées sur un support mobile tournant autour du patient, permettent, en multipliant les projections, de reconstruire des coupes tomographiques.

H. O. Anger, physicien américain (1958)

Syn. gammacaméra

→ tomocaméra, tomoscintigraphie, photon

[B2,B3]

connectivité fonctionnelle l.f.

Méthode d’analyse de la topologie du gigantesque réseau formé par les divers types de neurones dont le cerveau est constitué 1 - 2.
L'essor des techniques d'imagerie fonctionnelle a profondément modifié la manière d'aborder la cartographie fonctionnelle du cerveau humain. Il a conduit à l'émergence de vastes projets confrontés à la manipulation d'énormes quantités de données anatomo-fonctionnelles : connectomique. Ces projets impliquent la possibilité de comparer des individus et de thésauriser les résultats obtenus en matière de localisation anatomique par rapport à un référentiel. La majeure partie des informations architecturales ne sont pas accessibles chez les sujets étudiés par imagerie fonctionnelle pour lesquels on doit se contenter de l'anatomie macroscopique révélée par l'IRM (imagerie de diffusion). Néanmoins la possibilité actuelle de réaliser des expériences cognitives chez le sujet sain en s'appuyant sur le couplage entre activité neuronale et réponse hémodynamique (TEP, IRMf, imagerie optique) ou sur l'enregistrement direct de l'activité électrophysiologique (EEG, MEG), ouvre des horizons inespérés.
Dans les prochaines années s’effectuera un rapprochement entre les méthodologies mises en œuvre en imagerie fonctionnelle et la culture usuelle des spécialistes des neurosciences. Ce rapprochement passe par un changement de point de vue dans la manière d'aborder le traitement des données. Il s'agit en effet d'intégrer aux traitements des informations structurelles d'origines architecturale ou cognitive. Le type de transition nécessaire au niveau des algorithmes est relativement classique dans le monde du traitement d'images et plus particulièrement dans celui de la vision par ordinateur. Il est en effet lié à un des paradigmes de la vision qui consiste à passer des images brutes à la reconnaissance des objets par l'intermédiaire de représentations structurelles 2. Une image brute est d'abord réduite à un graphe représentant synthétiquement l'agencement de diverses informations locales extraites par des filtres (segments, taches, coins...). Cette représentation est alors confrontée à des représentations structurelles connues a priori des objets à identifier 1.

J.-F. Mangin et V. Frouin, médecins chercheurs français (1998) ; J.P. Changeux, neurobiologiste français (1983) ; D.C. Marr, neuroscientifique britannique (1982)

Réf. 1 - J.-F. Mangin et coll. : « Place de l'anatomie dans la cartographie fonctionnelle du cerveau » - Service Hospitalier Frédéric Joliot, Département de Recherche Médicale, DSV, CEA, Orsay
2 - Changeux JP., « L'homme neuronal », Faya

→ omiques (sciences), connectomique, imagerie de diffusion, théorie des graphes, tomographie par émission de positons, TEP, imagerie par résonance magnétique fonctionnelle, IRMf, électroencéphalographie, EEG, magnétoencéphalographie, MEG

[B2,H1,H5]

tumeurs neuroendocrines l.f.p.

neuroendocrine tumours

Les tumeurs neuroendocrines (TNE) appelées aussi tumeurs endocrines sont des tumeurs définies par un phénotype commun caractérisé par l’expression de marqueurs généraux (neurone spécifique énolase, chromogranine, synaptophysine) et par leur capacité à secréter des hormones.
Il s’agit de tumeurs très hétérogènes qui peuvent secréter différentes hormones ou pas. Les hormones sécrétées sont le plus souvent la sérotonine, plus rarement l’insuline, la gastrine, le glucagon ou d’autres hormones. On parle de tumeurs fonctionnelles. Les tumeurs fonctionnelles sont rares
(< 20 %). Les plus fréquentes sont les carcinoïdes, les insulinomes, les gastrinomes. Elles peuvent être classées selon leur siège pouvant néanmoins naître en tout point de l’organisme, mais les TNE les plus fréquentes sont gastro-intestinales, pancréatiques ou pulmonaires.  Elles se différencient par leurs caractéristiques histologiques : tumeurs bien différenciées  et peu différenciées. Les tumeurs sécrétantes sont souvent bien différenciées.  Certaines TNE bien différenciées sont appelées aussi carcinoïdes. Il s’agit le plus souvent de TNE du poumon ou du tube digestif. Les TNE peu différenciées sont moins fréquentes (20 %) que les TNE bien différenciées (80 %).La classification OMS de 2010 pour les TNE gastro-entéro-pancréatiques propose  3 grades : G1 (TNE de bas grade) pour les tumeurs bien différenciées, dont l’index mitotique est < 2, et le Ki67 <  2 %, G2 (TNE de haut grade) pour les tumeurs bien différenciées, dont l’index mitotique est 20, Ki 67 > 20 %. Certaines TNE (< 5 %) sont d’origine génétique et surviennent dans le cadre de syndromes héréditaires de prédisposition aux  néoplasie endocrinienne de type 1, maladie de Von Hippel Lindau, sclérose tubéreuse de Bourneville et neurofibromatose de type 1.

Syn. tumeurs endocrines

→ neurone spécifique énolase, chromogranine; sérotonine, insuline, gastrine, glucagon, carcinoïde, insulinome, Hippel-Lindau (maladie de von), sclérose tubéreuse de Bourneville, neurofibromatose de type 1

[ K1, L1, O4, Q3]

Édit. 2018

fibrome unguéal     l.m.

Koenen tumor, periungual fibroma

Tuméfaction pédiculée, brune ou rose, naissant du sillon sus- ou latéro-unguéal, à extrémité cornée, pouvant entraîner progressivement la destruction de l'ongle, principalement située aux orteils, pathognomonique de la sclérose tubéreuse de Bourneville.
Histologiquement, l'image est celle d'un angiofibrome. Cette lésion fait partie des acroangiofibromes de Ackerman et Kornberg (1973)

J. Koenen, neurologue néerlandais (1932)

Syn. Koenen (tumeur de)

→ angiofibrome

[J1]

Édit. 2018

Thompson (signe de) l.m.

Simmonds-Thompson test

Signe clinique en faveur d'une rupture complète du tendon calcanéen (d'Achille).
Normalement, la pression transversale du mollet déclenche une flexion plantaire de la cheville. En cas de rupture du tendon d'Achille, cette manoeuvre n'entraîne plus de flexion plantaire : signe de Thompson positif.

Réf. F.A. Simmonds, orthopédiste américain (1957). T.C. Thompson, orthopédiste américain (1962); Elizabeth Brunet-Guedj, médecin du sport français.

→ rupture du tendon calcanéen, tendon calcanéen, Brunet-Gedj (signe de)

[I2]

Édit. 2019

Brunet-Guedj (signe de) l.m.

ankle hyperdorsiflexion sign

Signe clinique de rupture complète du tendon calcanéen (d'Achille).
Chez un patient en procubitus dont les pieds dépassent du plan d'examen, le pied lésé perd son attitude physiologique en léger équin et pend verticalement. La sensibilité de ce signe est de 0,88 et sa spécificité de 0,86.
Cette appellation n'est utilisée que dans la littérature francophone.

Elizabeth Brunet-Guedj, médecin du sport français

→ tendon calcanéen, rupture du tendon calcanéen, Thompson (signe de)

[I2]

Édit. 2019

erythema chronicum migrans l.m.

erythema chronicum migrans

Lésion cutanée annulaire d'évolution centrifuge caractéristique du stade précoce de la maladie de Lyme.
Cet érythème, peu ou pas prurigineux, en règle unique, d'extension centrifuge, est très fréquent, survenant trois à trente jours après une morsure de tique, dont la trace peut persister au centre ou en périphérie. Les signes généraux sont inconstants. La guérison est spontanée en quelques semaines. L'image histologique, peu spécifique, comporte un infiltrat lymphoplasmocytaire périvasculaire, mais avec présence de spirochètes à la coloration de Warthin-Starry ou décelés par PCR.

A. Afzelius, dermatologue suédois (1910 et 1921) et B. Lipschütz, dermatologue autrichien (1931) ; A.S. Warthin et A.C. Starry, anatomopathologistes américains (1920)

Étym. gr. eruthêma : rougeur de la peau

Syn. érythème chronique migrateur d'Afzelius-Lipschütz

→ Lyme (maladie de)

[D1, J1]

Édit. 2019

lymphocytome cutané bénin l.m.

lymphocytoma cutis, Spiegler-Fendt sarcoid

Variété de pseudolymphome cutané non épidermotrope, caractérisé par la survenue d'un ou de plusieurs nodules, fermes rouges ou bruns, habituellement indolores, situés préférentiellement sur le visage mais pouvant aussi atteindre le lobe de l'oreille ou l'aréole mammaire.
L'image histologique montre un aspect de « nœud dans la peau », c'est-à-dire un dense infiltrat dermique de cellules lymphoïdes B et T, groupées en amas avec centre germinatif, qui pourrait faire craindre un lymphome, véritable diagnostic différentiel; mais l'étude immunohistochimique montre que les cellules B sont habituellement polyclonales et qu'il n'y a pas perte de marqueurs T; enfin, la biologie moléculaire ne retrouve pas de réarrangement du récepteur T ni du gène des immunoglobulines. Le lymphocytome peut faire suite à un traumatisme, à une vaccination, à un tatouage ou à une piqûre de tique dans le cadre de la maladie de Lyme. L'évolution se fait habituellement vers la disparition spontanée des nodules, qui peuvent cependant récidiver. Le traitement repose sur la surveillance avec parfois une antibiothérapie ou une corticothérapie locale.

B. E. Bäfverstedt, dermatologiste suédois (1943) ; E. Spiegler, dermatologiste autrichien (1894) ; H. Fendt, dermatologiste autrichien (1900) ; W. A. Caro et E. B. Helwig, dermatologistes américains (1969)

Syn. lymphadenosis benigna cutis (Bäfverstedt), sarcoïde de Spiegler-Fendt, hyperplasie lymphoïde cutanée (Caro et Helwig)

→ infiltration lymphocytaire cutanée bénigne, Lyme (maladie de)

[D1, J1]

Édit. 2019

prothèse intermédiaire de hanche l.f.

femoral hip arthroplasty

Prothèse partielle de hanche, dite aussi prothèse céphalique, ne remplaçant que la composante fémorale de l'articulation et laissant en place l'acétabulum naturel.
Elle est indiquée principalement chez les patients âgés à la suite d'une facture du col du fémur avec acétabulum normal. Cette prothèse se reconnaît facilement sur une radiographie : le toit de l'acétabulum reste visible.  

A. Moore, chirurgien orthopédiste britannique effectua la première chirurgie de remplacement de la tête du fémur par une prothèse métallique (1942)

Réf. A. Moore (1899-1963), chirurgien orthopédiste britannique

→ prothèse totale de hanche

[I2]

Édit. 2019

prothèse unicompartimentale du genou l.f. (PUC)

partial knee prosthesis

Prothèse partielle du genou qui ne remplace que l’articulation fémoro-tibiale médiale ou latérale (alors qu'une prothèse totale remplace les deux compartiments fémorotibiaux et parfois l'articulation fémoropatellaire).
Le choix d’une prothèse partielle obéit à des critères stricts : peu de déviation du genou dans le plan frontal (ou ostéotomie correctrice associée), compartiment fémorotibial opposé intact, ligaments croisés et collatéraux intacts (ou réparés), appareil extenseur en bon état. La PUC est composée d’un implant fémoral et d’un implant tibial métalliques, scellés, impactés ou vissés et, entre les deux, d’un insert polyéthylène. Elle s’adresse essentiellement aux gonarthroses fémorotibiales médiales (plus rarement latérales) isolées.Prothèse unicompartimentale médiale sans ciment

→ prothèse totale de genou

[I2]

Édit. 2019

électro-oculogramme n.m.

electro-oculogram

Enregistrement de la position et des mouvements de l'œil.
Cet examen a d'abord été réalisé en utilisant les variations de flux de potentiel engendrées par les mouvements du dipôle cornéorétinien. Les variations de cette différence de potentiel sont recueillies par des électrodes placées sur les canthus interne et externe pour les mouvements dans le plan horizontal, l'orbite supérieure et le zygoma pour les mouvements dans le plan vertical. De nouvelles techniques utilisent l'image de l'œil lui-même ou l'analyse du reflet sur la cornée de diodes luminescentes. L'électro-oculogramme permet d'analyser la dynamique, l'amplitude, le gain et la phase des saccades de la poursuite oculaire et du nystagmus optocinétique.

G.B. Arden et J.H. Kelsey, ophtalmologues britanniques (1962)

Étym. gr. êlektron : ambre ; lat. oculus : œil ; gr. graphein : écrire

Sigle EOG

→ Arden (rapport d'), électro-oculographie, électrophysiologie rétinienne, nystagmus

[B3, P2]

Édit. 2019

électrochoc ( indications) l.m.p.

Cette modalité de stimulation électrique cérébrale à travers le scalp, pratiquée sous brève anesthésie générale et curarisation, est indiquée dans deux types de troubles psychiatriques : urgence vitale et résistance aux thérapies notamment médicamenteuses.
L’efficacité est globalement supérieure à celle des médicaments psychotropes (antidépresseurs et antipsychotiques).
Peuvent être des urgences vitales :
- l’accès dépressif sévère avec risque suicidaire imminent ou refus alimentaire, volontiers appelé mélancolique; les psychoses puerpérales avec note confusionnelle et risque d’infanticide;
- les formes de maladie dépressive et de schizophrénie non amendées par les thérapies médicamenteuses : ceci est plus fréquent dans les dépressions délirantes d’une part, dans les schizophrénies catatoniques d’autre part.
Une cure d’électrochoc suppose plusieurs séances, le plus souvent bi hebdomadaires, pendant au moins six semaines. Dans certains cas, il peut s’agir d’un traitement dit d’entretien, sous forme d’une séance bimensuelle ou mensuelle pendant plusieurs mois pour stabiliser le résultat acquis : l’électrochoc devient alors une thérapeutique préventive des récidives de la maladie notamment bipolaire.
Les mécanismes sous tendant l’efficacité thérapeutiques de l’électrochoc restent mal compris. Les effets d’une telle stimulation sont nombreux : électrophysiologiques, neurochimiques. Il est probable que le relargage de neuropeptides cérébraux soit le déterminant de l’action thérapeutique.
L’image de l’électrochoc, en dehors des milieux médicaux, conserve un caractère négatif injuste, hérité des modalités de pratique de la première moitié du 20ème siècle. Alors qu’il est parfois cru qu’il est archaïque et en voie de disparition, l’usage de l’électochoc est au contraire, de plus en plus fréquent dans des conditions de confort suffisantes pour qu’il soit même pratiqué comme traitement ambulatoire.

Syn. sismothérapie, électronarcose, convulsivothérapie

→ électrochoc, psychotropes, dépression mélancolique, psychose puerpérale, schizophrénie, maladie bipolaire

[H3]

Édit. 2019

étiquette de séquence transcrite l.f.

expressed sequence tag

Courte séquence de 300 à 500 nucléotides, résultant du séquençage partiel de chacun des
clones de banques d’ADN complémentaire obtenus après extraction des ARN messagers d’un matériel vivant.
Les étiquettes de séquences transcrites fournissent une image instantanée des gènes exprimés dans un matériel. Ces séquences partielles sont comparées une à une à celles stockées dans les bases de données et peuvent être utilisées pour la cartographie de l’ADN génomique.

Sigle EST, EST

→ ADN complémentaire, ARN messager

[Q1]

Édit. 2019

veines centrales du foie l.f.p.

venae centrales hepar (TA)

central veins of liver

Vaisseau sanguin qui constitue l'axe vasculaire central du lobule hépatique.
Elles sont bordées d'un endothélium reposant sur un fin réseau réticulé. Elles drainent la circulation sanguine des sinusoïdes hépatiques qui convergent vers elles, alimentés par les branches de la veine porte et de l'artère hépatique, vers les veines hépatiques (anciennement sushépatiques).

Syn. veine centrale du foie, ancien veines centrolobulaires

[A1, K4, L1]

Édit. 2020

âge osseux (méthode de Sauvegrain et Nahum) l.f.

Sauvegrain and Nahum bony age method

Méthode de calcul de l'âge osseux à partir d'une radiographie de face et de profil du coude.
Elle est utilisée en général en complément de la méthode de Greulich et Pyle chez les garçons de 10 à 15 ans et les filles de 9 à 13 ans.

W. W. Greulich, anatomiste et S. I. Pyle, anthropologue américains (1950, 1959 et 1971), J. Sauvegrain et H. Nahum, radiologues français (1962)

→ age osseux

[B2, O1, O4, I1, I2]

Édit. 2020

acanthose n.f.

acanthosis

Épaississement du corps muqueux de Malpighi dû à la multiplication exagérée des cellules, d'aspect épineux, présentant une image en feuille d'acanthe (verrue).

Étym. gr. akhanta : épine

[J1]

Édit. 2020

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