ovalocytose du sud-est asiatique l.f.
Anomalie morphologique génétique des érythrocytes, de transmission autosomique dominante, fréquente dans le sud-est asiatique et en Mélanésie ; il s’agit d’une sous-variété particulière de l’elliptocytose héréditaire
Les globules rouges sont allongés et leurs extrémités arrondies. Les sujets homozygotes ne semblent pas survivre mais les adultes hétérozygotes demeurent asymptomatiques ou ne montrent qu'une très légère anémie. Les nouveau-nés peuvent présenter une anémie hémolytique temporaire. Sur le frottis sanguin, on observe que la majorité des hématies sont des ovalocytes, ce que confirme l'examen par ektacytométrie. Cette anomalie héréditaire de la membrane érythrocytaire, liée à une mutation de la protéine bande 3, confère aux érythrocytes un certain degré de résistance au paludisme. Elle est essentiellement répandue en Thaïlande, aux Philippines, en Indonésie et en Nouvelle Guinée.
Syn. ovalocytose mélanésienne
→ ovalocyte, elliptocytose héréditaire, ektacytométrie
Édit. 2017
pain à cacheter l.m.
obsolescent glomerulus
Aboutissement de la glomérulosclérose qui obstrue complétement les lumières capillaires et lie le floculus à la membrane de Bowman par des synéchies.
Les pains à cacheter sont des séquelles de glomérulonéphrites évoluées ou simplement l’expression du vieillissement du parenchyme rénal.
palmé adj.
webled
Qui présente une palmure, qui est uni par une membrane.
Par ex. main palmée, cou palmé.
Étym. lat. palmatus : palmé
→ syndactylie, ptérygium colli
palmitoylation n.f.
Fixation d'un radical palmitoyle, dit aussi palmityle,
La palmitoylation de protéines, comme certaines apolipoprotéines ou certains enzymes, leur confère un pôle lipophile, qui permet leur insertion dans une lipoprotéine ou une membrane et leur transport depuis le réticulum endoplasmique jusqu'à l'appareil de Golgi ; elle s'effectue à partir d'un palmityl-coenzyme A grâce à une palmitoyl-transférase.
palmure laryngée l.f.
laryngeal web
Membrane avasculaire tendue à la partie antérieure du larynx entre les cordes vocales ou plus rarement entre les bandes ventriculaires.
Elle entraîne une dyspnée et une dysphonie d’importance variable. Son origine peut être congénitale ou plus souvent iatrogène. Elle survient après une résection chirurgicale de la muqueuse des cordes vocales avec atteinte de la commissure antérieure. Le traitement est toujours chirurgical mais nécessite un calibrage pour éviter la récidive.
pannus synovial l.m.
Tissu de granulation fait de fibroblastes proliférant, de nombreux néo-vaisseaux et de différents types de cellules inflammatoires recouvrant le versant articulaire de la membrane synoviale au cours de la polyarthrite rhumatoïde.
Les enzymes de destruction tissulaire libérés par les cellules du pannus jouent un rôle majeur dans la destruction des structures articulaires, en particulier le cartilage et l’os sous-chondral, dans les zones de jonction pannus-cartilage.
Étym. lat. pannus : étoffe
paracentèse n.f.
Ponction à travers la membrane tympanique : paracentèse vraie ou tympanocentèse
Dans le langage médical courant, incision de la membrane tympanique.
Étym. gr. para : à côté, kentêsis : perforation
parkinsonien (prise en soins d'un) l.f.
caregiving to a parkinsonian patient
Nécessité, dès la révélation du diagnostic, d'une attitude holistique dépassant, malgré son intérêt, la seule chimiothérapie, attachée à l'accompagnement du patient ainsi que des siens durant des années, dans une évolution inexorable et de plus en plus éprouvante.
Destinée à pallier le déficit nigrostrié en dopamine, la L-dopa à doses élevées est associée surtout à un inhibiteur de la décarboxylase, afin de prévenir ses effets seconds (principalement digestifs et cardiova
Ces molécules sont efficaces à la période initiale de "lune de miel", généralement peu invalidante et compatible avec une vie normale.
Une dégradation progressive aboutit à la période de maladie installée, avec son handicap permanent qui fluctue à des degrés divers selon les moments de la journée, les horaires des prises de médicaments et des évènements externes comme les repas ou les émotions. L'exercice physique est une nécessité tout au long de l'évolution.
À la période de déclin de l'efficacité thérapeutique, voire de mouvements anormaux iatrogènes, les patients présentent plutôt des troubles de la marche, des chutes répétées, des difficultés majeures d'élocution, parfois des déformations articulaires, avec perte de leur statut dans la cellule familiale et dévalorisation de l'image de soi. Le rôle du médecin, des professionnels de santé, des travailleurs sociaux et des associations est alors essentiel.
Des traitements neurochirurgicaux (notamment stimulation des noyaux sous-thalamiques) sont très efficaces sur les symptômes, mais ne sont indiqués que chez les sujets jeunes (moins de 60 ans) et ayant épuisé les effets bénéfiques de la L-dopa.
Le soutien psychique à l'égard d'un entourage souvent du même âge, lassé, voire épuisé par des charges de travail croissantes, dépassé par des variations symptomatiques souvent déconcertantes, inquiet sur le plan social et financier, parfois surprotecteur ou impatient, se montre indispensable.
Pour l'avenir, les résultats d'une greffe striée de neurones fœtaux à dopamine restent inégaux.
paroi cellulaire l.f.
cell-wall
Enveloppe rigide extérieure à la membrane cytoplasmique qui entoure la plupart des cellules, responsable de leur forme et assurant leur protection.
La paroi des bactéries est caractérisée par le peptidoglycane. Sa composition et sa structure sont différentes chez les bactéries à Gram positif et les bactéries à Gram négatif. Certaines bactéries sont dépourvues de paroi (Mycoplasma). La paroi des champignons contient de la chitine, celle des algues de la cellulose et divers polymères (agar, alginate, carraghenate).
→ capsule
paroi vestibulaire du conduit cochléaire l.f.
paries vestibularis ducti cochlearis ; membrana vestibularis ducti cochléaris (TA)
Paroi supérieure du canal cochléaire (limaçon membraneux)
Elle est constituée, de dedans en dehors, par un endothélium, une membrane basale ou vitrée et une couche conjonctive se continuant par le périoste de la rampe vestibulaire.
E. Reissner, anatomiste allemand (1824-1878)
Syn. anc. membrane de Reissner
partie atlantique de l'artère vertébrale l.f.
pars atlantica arteriae vertebralis (TA)
atlantic part of vertebral artery
Segment de l’artère vertébrale en rapport au cours de son trajet avec l’atlas depuis sa sortie du canal de l’artère vertébrale jusqu’à sa traversée de la membrane atlanto-occipitale postérieure.
Elle contourne l’arc postérieur de l’atlas dans le sillon de l’artère vertébrale.
partie cartilagineuse du tube auditif l.f.
pars cartilaginea tubae auditivae (TA)
cartilaginous part of pharyngotympanic tube
Partie antérieure du tube auditif constituée d’une lame cartilagineuse en forme de gouttière ouverte en bas et d’une lame fibreuse étendue d’un bord à l’autre de la lame cartilagineuse et qui complète la paroi du conduit.
Le sommet de la lame cartilagineuse s’unit à l’orifice antérieur de la partie osseuse du tube auditif. Sa base antérieure forme le bord postérieur de l’orifice pharyngien. La partie cartilagineuse du tube auditif, normalement fermée au repos, s’ouvre sous l’action du muscle tenseur du voile du palais et du muscle élévateur du voile du palais. Ce dernier, glisse sous la face inférieure de la membrane fibreuse et soulève, au niveau de l’orifice pharyngien, le pli du releveur.
Syn. anc. paroi fibro-cartilagineuse de la trompe d’Eustache
partie latérale du compartiment antébrachial postérieur l.f.
pars lateralis compartimenti antebrachii posterioris, pars radialis compartimenti antebrachii posterioris, pars lateralis compartimenti antebrachii extensorum, pars radialis compartimenti antebrachii extensorum (TA)
lateral part of posterior compartment of forearm, radial part of posterior compartment of forearm, lateral part of extensor compartment of forearm, radial part of extensor compartment of forearm
L’individualisation de cette partie latérale du compartiment antebrachial postérieur ne s’impose pas car ce compartiment fait un tout bien délimité en avant par la face postérieure du radius et de l’ulna réunis par la membrane interosseuse de l’avant-bras, en arrière par le fascia antebrachial superficiel et latéralement en dedans par une cloison qui relie ce fascia au bord postérieur de l’ulna et en dehors au bord postérieur du radius.
→ loge antebrachiale postérieure
partisome n.m.
partisome
Chez certains plasmides à faible nombre de copies, appareil hypothétique constitué de deux copies du même plasmide réunies par des protéines spécifiques d'origine plasmidique et éventuellement chromosomique ; ces protéines sont capables de fixer les deux plasmides à la membrane plasmique.
Cet appareil assurerait la ségrégation égale des plasmides lors de la division cellulaire, par ex. chez le plasmide F.
patch-clamp (électrophysiologie moléculaire) l.m
Technique permettant l’étude électrophysiologique des canaux ioniques présents sur les membranes plasmiques cellulaires en enregistrant l’activité électrique d’un fragment microscopique de la membrane, isolé électriquement et contenant quelques canaux.
Cette technique permet d’étudier les canaux ioniques à l’échelon individuel. L’intensité du courant est mesurée à des potentiels imposés en présence de solutions ioniques variées. On peut ainsi déterminer la conductance du canal et sa sélectivité ionique.
pattern (dystrophie en) l.f.
pattern dystrophy
Pigmentation rétinienne d'aspect réticulée ou en filet de pêche, avec mailles plus visibles en angiographie fluorescéinique qu'à l'ophtalmoscopie.
L’affection, sans signe fonctionnel majeur, est probablement secondaire à une altération peu évolutive de l'épithélium pigmenté ou de la membrane de Bruch. Cet aspect rétinien peut être également retrouvé de façon sénile en périphérie, ou après une hypotonie majeure du globe, ou dans certaines affections rénales chroniques.
→ dystrophie maculaire en aile de papillon, dystrophie réticulée de l'épithélium pigmenté rétinien, Sjögren (dystrophie réticulée récessive de), Mesker (dystrophie macroréticulaire de), dystrophie en réseau de l'épithélium pigmenté rétinien, Paget (maladie de)
PDE6B gene sigle angl. pour phosphodiesterase 6B
Gène situé sur le locus chromosomique 4p16.3 codant pour la sous-unité bêta de la phosphodiestérase GMP cyclique exprimée dans les bâtonnets rétiniens. L’activation de cette protéine dans les bâtonnets rétiniens entraîne la fermeture des canaux sur la membrane cellulaire et permet la transmission des signaux lumineux vers le cerveau qui interprète la vision.
Des mutations de ce gène sont identifiées comme une des causes de la rétinite pigmentaire autosomique récessive et la cécité nocturne congénitale stationnaire.
Syn. GMP-PDE beta, PDE6B_HUMAN, PDEB, phosphodiesterase 6B, cGMP-specific, rod, beta, rod cGMP-phosphodiesterase beta-subunit, rod cGMP-specific 3',5'-cyclic phosphodiesterase subunit beta
→ rétinite pigmentaire, cécité nocturne congénitale stationnaire
PDGFRA gene sigle angl. pour platelet derivated growth factor receptor alpha
Gène, situé sur le locus chromosomique 4q12, codant pour la protéine appelée platelet-derived growth factor receptor alpha (PDGFRA), qui fait partie des protéines appelées récepteur tyrosine kinase ; celle-ci transmet le signal de la surface à l’intérieur de la cellule par un processus appelé transduction du signal.
Cette protéine PDGFRA, localisée dans la membrane cellulaire de certains types de cellules, se lie à une protéine spécifique, platelet-derivated growth factor ; cet ensemble protéique active d’autres protéines cellulaires dans plusieurs voies de signalisation. Ces voies de signalisation stimulées par la protéine (PDGFRA) contrôlent de nombreux processus cellulaires tels que la croissance, la prolifération et la survie cellulaire.
Des modifications géniques conduisent au développement de tumeur stromale gastro-intestinale, à la leucémie chronique à éosinophile associée à PDGFRA.
Syn. CD140 antigen-like family member A, CD140A, CD140a antigen, GAS9, PDGFR-alpha, PDGFR2, PGFRA_HUMAN, platelet-derived growth factor receptor 2, platelet-derived growth factor receptor alpha, platelet-derived growth factor receptor, alpha polypeptide
→ tumeur stromale gastro-intestinale, leucémie chronique à éosinophile associée à FIP1L1-PDGFRA gene, FIP1L1-PDGFRA
PDGFRB gene sigle angl. pour platelet derivated growth factor receptor beta
Gène, situé sur le locus chromosomique 5q31.1, codant pour une protéine appelée platelet-derived growth factor receptor beta (PDGFRbêta), qui fait partie des protéines appelées récepteur tyrosine kinase ; celle-ci transmet le signal de la surface à l’intérieur de la cellule par un processus appelé transduction du signal.
Cette protéine PDGFRbêta, localisée dans la membrane cellulaire de certains types de cellules, se lie à une protéine spécifique, platelet-derivated growth factor ; cet ensemble protéique active d’autres protéines cellulaires dans plusieurs voies de signalisation. Ces voies de signalisation stimulées par la protéine (PDGFRbêta) contrôlent de nombreux processus cellulaires tels que la croissance, la prolifération et la survie cellulaire.
Des modifications géniques conduisent au développement de calcifications cérébrales des noyaux de la base (maladie de Fahr) et de la leucémie chronique à éosinophiles associée à PDGFRB gene.
Syn. beta-type platelet-derived growth factor receptor, CD140 antigen-like family member B, CD140B, PDGF-R-beta, PDGFR-1, PDGFR-beta, PDGFR1, PGFRB_HUMAN, platelet-derived growth factor receptor 1, platelet-derived growth factor receptor beta, platelet-derived
→ Fahr (maladie de) ,leucémie chronique à éosinophiles associée à PDGFRB
pédicelle n.m.
foot process
Prolongements digitiformes du podocyte, pourvus d'un riche cytosquelette, qui assurent l'ancrage de la cellule sur le versant externe de la membrane basale glomérulaire et bordent les fentes de filtration.
Syn. pied secondaire
peptide signal n.m.
signal peptide
Chaîne peptidique d'une vingtaine d'acides aminés synthétisée au début de la traduction d'un ARN messager, destinée à être détachée de la protéine correspondante après son passage dans la citerne du réticulum endoplasmique et qui constitue un signal pour la machinerie cellulaire indiquant que cette protéine est destinée à l'exportation.
Cette séquence riche en acides aminés hydrophobes permet à la protéine de traverser la membrane du réticulum et sert de peptide d'adressage. De telles séquences sont spécifiques des protéines qui doivent être sécrétées ou insérées dans les membranes cellulaires.
Syn. séquence signal
perforation tympanique l.f.
tympanic perforation
Perforation de la membrane du tympan faisant communiquer le conduit auditif externe et la caisse du tympan.
Elle peut être spontanée, en rapport avec une otite, ou provoquée par un traumatisme ou opératoire (myringotomie).
→ tympan, myringotomie, otite
péricarde fibreux l.m.
pericardium fibrosum (TA)
fibrous pericardium
Membrane fibreuse épaisse qui double en dehors le feuillet pariétal du péricarde séreux avec lequel elle fait corps.
Elle est reliée aux pièces squelettiques et aux organes voisins par des ligaments.
péricarde séreux l.m.
pericardium serosum (TA)
serous pericardium
Membrane séreuse qui enveloppe le cœur.
Elle comprend un feuillet viscéral ou épicarde appliqué sur le cœur de la pointe à la base où il se prolonge sur les gros vaisseaux, formant les gaines vasculaires artérielles et veineuses, et un feuillet pariétal qui recouvre la face profonde du péricarde fibreux. Ces deux feuillets se continuent l’un par l’autre au niveau d’une ligne de réflexion très irrégulière et limitent ainsi la cavité péricardique.
Syn. tunique séreuse du péricarde
périchondre n.m.
perichondrium (TA)
perichondrium
Membrane conjonctive qui constitue une enveloppe pour certains cartilages tels que les cartilages costaux.
Elle est formée de deux couches : la couche externe comprend des faisceaux conjonctifs, des fibres élastiques, des cellules fixes et de nombreux vaisseaux, tous ces éléments étant disposés parallèlement ; la couche interne ou profonde, faiblement vascularisée, pauvre en cellules et riche en fibres conjonctives, se continue par la surface du cartilage à laquelle elle est intimement liée par des faisceaux collagènes. Les cellules conjonctives du périchondre se transforment en cellules cartilagineuses tant que se poursuit l’accroissement périphérique du cartilage.
Étym. gr. peri : autour ; chondros : cartilage