chef médial du muscle court fléchisseur de l'hallux l.m.
caput mediale musculi flexoris hallucis brevis (TA)
medial head of flexor hallucis brevis
Corps musculaire médial terminal du muscle court fléchisseur de l’hallux qui se termine sur la base de la première phalange de l’hallux.
[A1]
chef musculaire l.m.
pars musculi (TA)
head of muscle
Partie d’un muscle que ses insertions permettent d’individualiser, lui conférant parfois une innervation et une fonction spécifiques.
[A1]
chef radial du muscle fléchisseur superficiel des doigts l.m.
caput radiale musculi flexoris digitorum superficialis (TA)
radial head of flexor digitorum superficialis
Faisceau musculaire du muscle fléchisseur superficiel des doigts qui s’insère sur la partie oblique du bord antérieur du radius.
[A1]
chef transverse du muscle adducteur du pouce l.m.
caput transversum musculi adductoris pollicis (TA)
oblique head of adductor pollicis
Faisceau métacarpien du muscle adducteur du pouce qui s’insère sur la face antérieure de la base du deuxième métacarpien et sur le bord antérieur du troisième métacarpien.
Il se termine avec le chef oblique sur le tubercule médial de l’extrémité proximale de la phalange proximale du pouce et sur l’os sésamoïde médial.
Syn. anc. muscle adducteur transverse du pouce
[A1]
choriocarcinome n.m.
choriocarcinoma
Tumeur hautement maligne, constituée de cellules cyto- et syncitiotrophoblastiques, pouvant s’observer au niveau du placenta, au cours ou dans les suites d’une grossesse, ou se révéler par des métastases.
Cette tumeur reproduit la morphologie (notamment les cellules géantes) et les capacités fonctionnelles du trophoblaste, notamment l’élaboration de gonadotrophines. On distingue les chorio-carcinomes gonadiques, les chorio-carcinomes extra gonadiques, nés de la transformation maligne d’un tératome préexistant et les chorio-carcinomes nés d’un placenta gravidique, souvent d’une dégénérescence molaire partielle ou totale, envahissant rapidement le myomètre. Dans ce dernier cas, la tumeur est microscopiquement constituée par la prolifération maligne de deux variétés cellulaires de l’épithélium villositaire : cellules de Langhans er cellules multinuclées syncitiales qui envahissent les vaisseaux et infiltrent le muscle utérin.
L’évolution spontanée très maligne est compensée par une grande sensibilité à la chimiothérapie. Le taux sanguin ou urinaire des gonadotrophines est un marqueur fidèle de leur évolution.
Étym. gr. chorion :placenta ; carcinome :cancer
Syn. épithélioma trophoblastique, chorio-épithéliome
→ trophoblaste, gonadotrophine, môle hydatiforme
[F2,O3]
clonus n.m.
clonus
Suite inépuisable de secousses d'un rythme régulier, obtenue sur un muscle dont le tendon est soumis à une tension prolongée.
Le clonus de la rotule est provoqué en empaumant celle-ci de haut en bas ; le clonus du pied par le maintien d'une pression régulière sur sa face plantaire et en flexion dorsale.
L'inhibition périodique de la contraction a pour origine les organes de Golgi.
Le clonus est un signe pyramidal.
Syn. trépidation épileptoïde
[N1,H1]
Codivilla (opération de) l.f.
Codivilla’s procedure
Technique de transfert du muscle jambier postérieur (tibialis posterior) à travers la membrane interosseuse tibiopéronière sur le dos du pied pour restaurer une dorsiflexion active du pied.
A. Codivilla, chirurgien orthopédiste italien, italien (1861-1912)
[I2]
coiffe des rotateurs de l'épaule l.f.
Ensemble anatomofonctionnel formé par les muscles sus-épineux, sous-épineux et petit rond.
La coiffe des rotateurs de l'épaule forme une couche musculotendineuse allant de l'omoplate en dedans au trochiter en dehors ; elle est interposée entre muscle deltoïde et bourse séreuse sousacromiodeltoïdienne au-dessus et articulation glénohumérale en-dessous. Les muscles de la coiffe des rotateurs interviennent dans les mouvements de rotation externe active de l'épaule participant à l'abduction par la stabilisation de la glénohumérale.
[A1]
Édit. 2015
col de la mandibule l.m.
collum mandibulae (TA)
neck of mandible
Segment osseux rétréci qui unit le processus condylien de la mandibule à la branche de la mandibule.
Sa face antérieure est creusée par la fossette ptérygoïde, fossette d’insertion du muscle ptérygoïdien latéral.
Syn. anc. col du condyle
[A1]
Édit. 2015
côlon sigmoïde l.m.
colon sigmoideum (TA)
sigmoid colon
Partie mobile du côlon ilio-pelvien comprise entre le bord médial du muscle ilio-psoas gauche et le rectum avec lequel elle se continue à hauteur de la troisième vertèbre sacrée.
De longueur variable, quarante centimètres en moyenne, elle forme une anse mobile suspendue à la paroi abdominale postérieure par un long mésocôlon pelvien.
[A1,L1]
compartimental adj.
compartmental
1° Qui correspond à une loge musculo-aponévrotique.
Le syndrome compartimental ou syndrome de compression des loges ostéomusculo-aponévrotiques entraîne l’ischémie du contenu des loges inextensibles. Ce syndrome d’hyperpression à l’intérieur des loges peut être lié à une compression interne : œdème, hématome, augmentation de volume du muscle ou à une compression extrinsèque. Il est dépisté par une prise de pression dans les loges et doit être traité en urgence par aponévrotomie.
2° Qui correspond à l'une des deux parties médiane ou latérale de l’articulation du genou.
On décrit des lésions uni ou bicompartimentaires et on utilise des prothèses uni ou bicompartimentaires. Par extension, une lésion ou une prothèse du genou tricompartimentaire correspond aux 3 parties constitutives de l’articulation du genou : fémorotibiale médiane, fémorotibiale latérale et fémoropatellaire.
R. von Volkmann, chirurgien allemand (1881)
Syn. compartimentaire
→ Volkmann (syndrome de), loge (syndrome de)
[A1,I2]
compliance rectale l.f.
rectal compliance
Paramètre mesurant la résistance à l'expansion du rectum.
Elle correspond au quotient de l'accroissement de volume en mL par l'accroissement de pression en centimètre d'eau. La compliance rectale maximale est le rapport du volume rectal maximum tolérable à la pression rectale maximale correspondante. Ce rapport varie normalement de 30 à 60 mL/kgP. Les propriétés élastiques du rectum permettent de maintenir une pression basse lors du remplissage. Cette propriété d'adaptation dépend de l'intégrité du système nerveux intrinsèque et du muscle rectal. Une diminution de la compliance rectale est un facteur pouvant aboutir à l'incontinence.
[C2,L1]
compliance vésicale l.f.
bladder compliance
Propriété du muscle vésical de se laisser tendre par l'accumulation d'urine sans opposer de résistance, et donc sans augmentation notable de la pression intravésicale.
Cette qualité est essentielle pour une bonne fonction mictionnelle, mais aussi pour la protection du haut appareil urinaire, car une pression vésicale supérieure à 40 cm d'eau s'oppose à l'éjaculation de l'uretère vers la vessie. Elle dépend des propriétés visco-élastiques de la vessie et à un moindre degré de la régulation du système nerveux sympathique.
[C2,M3]
conduit submandibulaire l.m.
ductus submandibularis
submandibular duct
Canal excréteur de la glande submandibulaire.
Né de la réunion de plusieurs conduits collecteurs intraglandulaires, il émerge de la face profonde de la glande dont il accompagne le prolongement antérieur. Il chemine en dedans du muscle mylo-hyoïdien et de la glande sublinguale. Dans ce trajet il est contourné de dehors en dedans et d’arrière en avant par le nerf lingual. Il gagne l’extrémité inférieure du frein de la langue où il s’accole au conduit du côté opposé pour s’ouvrir au sommet de la caroncule sublinguale.
T. Wharton, médecin et anatomiste britannique (1656)
Syn. anc. canal sous-maxillaire, Wharton (canal de)
[A1]
Édit. 2018
constricteur de la vulve l.m.
vulvar constrictor muscle
Muscle périnéal superficiel qui s'insère en arrière sur le noyau central du périnée.
Il se dédouble et contourne au plus près l'orifice vaginal pour aboutir à une insertion antérieure dans la cloison urétrovaginale. Sa contraction rétrécit l'orifice vaginal ouvert sur le vestibule. Sa faible force ne lui fait jouer qu'un rôle insignifiant, physiologique ou pathologique, dans le vaginisme dit superficiel.
[A1]
Édit. 2015
continence fécale l.f.
anal continence
Faculté de retenir inconsciemment et volontairement les selles moulées ou liquides et les gaz.
Contrairement à la continence urinaire, la continence anale est sélective et assure discrimination gaz-matières grâce à la sensibilité de la partie haute du canal anal (réflexe recto-anal inhibiteur).
La continence fécale implique :
- la possibilité de stockage des selles dans le côlon descendant et le sigmoïde, stockage favorisé par l'angulation rectosigmoïdienne,
- la compliance rectale permettant la distensibilité de l'ampoule rectale au moment de la ponte sigmoïdienne,
- l'intégrité de l'appareil sphinctérien (sphincter lisse et sphincter strié) et du plancher pelvien (faisceau puborectal du muscle releveur de l'anus, assurant l'angulation anorectale).
[L1]
contractilité myocardique l.f.
myocardial contractility
Relation de la force de contraction du muscle cardiaque à la vitesse de contraction.
Elle est avec la précharge et la postcharge un des trois éléments dont dépend la performance cardiaque.
[C2,K2]
contracture algique l.f.
Raccourcissement brutal involontaire et douloureux d'un muscle ou groupe de muscles devenus durs, globuleux et palpables.
→ crampe
[I4]
convulsion n.f.
convulsion
Contraction violente et involontaire de tous les muscles d'une région ou de tout le corps produisant des mouvements désordonnés, avec parfois des arrachements ligamentaires.
Selon la durée des contractions on distingue les convulsions cloniques (suite de contractions rapides plus ou moins régulièrement espacées) et des convulsions toniques (spasmes plus ou moins durables), interrompues parfois par une secousse.
La convulsion est une réponse du système nerveux central à une irritation locale de l'encéphale (cicatrice, infection, compression, hyperthermie), à un déséquilibre ionique du sang ou à une intoxication (ex. toxicité de l'oxygène), si elle comporte plusieurs contractions successives on parle de crise convulsive.
Bien que les convulsions puissent être, ou non, en rapport avec une comitialité, elles signifient souvent traditionnellement des crises épileptiques.
On réserve le terme de myoclonie aux contractions convulsives d'un seul muscle.
Étym. lat. médiéval convulsio : convulsion (de convello : arracher la laine du mouton)
→ épilepsie, crise convulsive, oxygène (accident et toxicité de l'), myoclonie
[H1]
Corcelle (signe du stop de) l.m.
Corcelle's stop sign
Procédé d'examen pour mettre en évidence le blocage d'un muscle droit interne dans une ésotropie avec nystagmus.
Après avoir occlus l'œil fixateur, on demande au sujet de suivre, de l'œil découvert, une cible déplacée de la position primaire vers l'adduction. En enlevant vivement le cache, on constate que l'œil occlus n'a pas suivi le mouvement mais est resté en position médiane sans se porter en abduction, comme si le mouvement avait été stoppé par un obstacle ; l'œil part en abduction dès la suppression du cache.
L. Corcelle, ophtalmologue français (1962) ; C. Cüppers, ophtalmologue allemand (1966)
[P2]
cordages tendineux du cœur l.m.p.
chordae tendinae cordis (TA)
chordae tendinae of heart ; tendinous cords of heart
Fins cordons fibreux qui se détachent du sommet des muscles papillaires pour se terminer sur les bords et les faces pariétales des valves atrio-ventriculaires.
Ils rendent le jeu des valves solidaire de l’état de contraction du muscle papillaire. Selon leur insertion valvulaire, on les classe en trois catégories : les cordages tendineux de premier ordre s’attachent au bord adhérent de la valvule, ceux de deuxième ordre à la face pariétale et ceux de troisième ordre au bord libre.
[A1,K2]
Édit. 2015
corne utérine l.f.
uterine horn
Partie du muscle utérin où s'abouche la trompe de Fallope, sur l'ostium uterinum.
Les cornes utérines se trouvent à la jonction des faces antérieure et postérieure du fond et des bords latéraux de l'utérus. A la face externe de l'organe convergent le ligament utéro-ovarien et le ligament rond. Le terme de corne utérine est tiré de l'embryologie, la fusion des canaux müllériens laissant persister comme deux cornes séparées sur le fond utérin.
G. Fallope, anatomiste italien (1523-1562)
[A1,O3]
Édit. 2015
corps ciliaire l.m.
corpus ciliare (TA)
ciliary body
Partie de la membrane musculo-vasculaire du bulbe de l’œil comprise entre l’ora serrata et l’iris.
Triangulaire en coupe transversale, elle a une face périphérique appliquée sur la sclère, une face antérieure confondue en avant avec le ligament pectiné de l’angle irido-cornéen représenté en arrière par l’extrémité antérieure des procès ciliaires et une face postérieure divisée en deux zones, l’une axiale ou couronne cilaire, l’autre périphérique ou orbiculus ciliaris. Le corps ciliaire est formé de deux parties distinctes : le muscle ciliaire et les procès ciliaires.
Syn. anc. zone ciliaire, choroïde ciliaire
→ muscle ciliaire, procès ciliaires
[A1,P2]
Édit. 2016
corps de la clavicule l.m.
corpus claviculae (TA)
shaft of clavicle ; body of clavicle
Partie moyenne de la clavicule contournée en S italique.
Plus lisse que les deux extrémités latérale et médiale elle est un peu aplatie de haut en bas. Sa face inférieure est creusée par le sillon du muscle subclavier.
[A1]
Édit. 2015
coup de fouet l.m.
coup de fouet, whiplash
1) Douleur violente et brutale dans un muscle à l’occasion d’un effort, avec gonflement rapide, correspondant habituellement à une rupture musculaire partielle, une déchirure aponévrotique ou de vaisseaux veineux.
2) En anglais, whiplash est réservé au traumatisme en hyperextension du rachis cervical sans lésion osseuse apparente.
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