suicide (psychologie et) l.
psychological context and suicide
Le concept réducteur d'une réaction psychologique à quelque circonstance particulière, doit être dépassé par la notion de faits vécus par le sujet en fonction de son histoire personnelle.
D'où la nécessité, malgré ses difficultés, d'une approche compréhensive globale, qui s'attache à la dynamique vitale d'une personnalité, tout particulièrement aux motivations plus ou moins conscientes du comportement suicidaire.
Ainsi, la problématique sexuelle chez l'adolescent est souvent en cause sous forme de sentiment de culpabilité avec conduite autopunitive.
Le retournement de l'agressivité contre soi-même est souligné par S. Freud. À l'extrême, dans "Deuil et mélancolie" (1917) le sadisme, en se tournant vers l'intérieur, peut passer de l'objet perdu au moi, reliant ainsi impulsion criminelle et suicidaire.
Étym. lat. sui caedere : de soi, abattre, couper
→ suicide, suicide (fonctions du)
sulfhydril-transférase n.f.
sulphurtransferase
Enzyme catalysant le transfert d'un composé thiol d'une substance à une autre.
C'est ainsi que la coenzyme A-transférase catalyse la réaction réversible :
dans laquelle RCOOH peut être l'acide succinique, malonique ou glutarique, et R'COOH l'acide acétylacétique ou un autre β-cétoacide.
Syn. transsulfurase, thiophorase
→ R-CO-SCoA + R'COOH < RCOOH + R'-CO-SCoA,
surcompensation n.f.
overcompensation
En psychiatrie, processus par lequel un sujet tente d'effacer un vécu d'infériorité, de culpabilité, d'échec, en obtenant une satisfaction ou une revanche, notamment en s'efforçant de renverser la situation sur le terrain même.
Cette réaction n'est pas toujours pathologique. Certes, elle peut comporter des choix névrotiques avec recherche de bénéfices secondaires, mais elle est fréquente chez l'enfant, peu enclin à l'indifférence et à la résignation.
synapse immunitaire l.m.
immunological synapse
Région de contact entre cellule présentatrice d’antigène (CPA) et lymphocyte.
Cette région comprend des protéines membranaires appartenant les unes à la CPA, les autres au lymphocyte. Le cœur de la synapse immunologique est formé côté CPA par une molécule du complexe majeur d’histocompatibilité (CMH) porteuse d’un polypeptide antigénique, côté lymphocyte T par une molécule récepteur d’atigène ou TCR (T cell receptor) spécifique pour le polypeptide et capable de réagir avec lui, donc de le reconnaître (premier signal). Autour de ce site central sont groupées des molécules membranaires appartenant les unes au lymphocyte T (CD2, CD3, CD154, CD28, CD152, LFA1, CD40L…), les autres à la CPA et réagissant avec les premières (respectivement LFA3 avec CD2 et CD3, CD40 avec CD154, CD80 et CD86 avec CD28 et CD152, ICAM1 avec LFA1, CD40 avec CD40L …) ; la réaction spécifique entre ces molécules de co-stimulation complète le contact entre CPA et lymphocyte T et participe à la stimulation du lymphocyte T (second signal).
syndrome du babouin l.m.
baboon syndrome
Forme clinique particulière de dermite allergique d'origine endogène, l'allergène étant introduit par voie souscutanée, intramusculaire ou digestive chez un sujet déjà sensibilisé, et se traduisant par des lésions érythématovésiculeuses, principalement localisées à la région fessière, d'où son nom, mais pouvant aussi atteindre les aisselles et les plis des coudes.
Des manifestations générales accompagnent parfois les signes cutanés : malaise, céphalée, vomissements, diarée. Ce syndrome est considéré comme une réaction d'hypersensibilité de type IV dans la classification de Gell et Coombs.
K. Andersen et N. Hjorth, dermatologistes danois (1984)
syndrome inflammatoire aigu systémique l.m.
systemic inflammatory response syndrome
Réaction inflammatoire généralisée qui peut ou non être d'origine infectieuse (choc septique) et qui peut conduire à une défaillance multiviscérale.
synovite n.f.
synovitis
Inflammation de la membrane synoviale qui tapisse la face interne des articulations périphériques, responsable d’un épanchement intra-articulaire de nature et d’abondance variables.
Une synovite se traduit cliniquement par une gêne fonctionnelle, une douleur articulaires, une tuméfaction de l’articulation associées à un érythème superficiel.
Cette inflammation peut-être secondaire à une infection, un traumatisme ou être la manifestation d’une maladie systèmique (lupus) d’une polyarthrite rhumatoïde, d’une maladie métabolique (goutte, pathologie micro-critalline). Elle peut aussi être le témoin d’une réaction inflammatoire au niveau d’une arthrose.
La ponction de l’articulation tuméfiée peut dans certains cas conduire au diagnostic étiologique. Les examens radiologiques et échographiques permettent d’observer les lésions osseuse, cartilagineuse et tendineuses.
→ synoviale, synovie, ténosynovite
[I1]
Édit. 2017
synthétase n.f.
synthetase
Enzyme catalysant une réaction de synthèse.
P. ex. l'acylcoenzyme A-synthétase catalyse la condensation d'un acide gras avec le coenzyme A couplée à l'hydrolyse d'une molécule d'ATP en AMP et pyrophosphate. Pour certains biochimistes, ce terme doit être limité aux enzymes de synthèse qui consomment une molécule d'ATP.
Syn. ligase
→ synthase
syphilis acquise l.f.
acquired syphilis
Syphilis qui évolue en 4 phases : la phase initiale ou primaire, avec, sur le site d’inoculation, apparition d’un chancre syphilitique et d’une adénopathie satellite ; la phase secondaire, quelques mois plus tard, succédant à une spirochétémie et à une généralisation de la maladie, avec apparition de lésions cutanéomuqueuses (roséole, plaques muqueuses, syphilides) et de micropolyadénopathies ; la phase de latence qui leur succède et qui peut durer des années ; enfin, la phase tertiaire qui s'exprime par des lésions destructives : gommes atteignant n’importe quel organe ou lésions du système cardio-artériel (anévrisme syphilitique) ou du système nerveux (neurosyphilis).
L’agent causal est difficile à mettre en évidence. Les antigènes du spirochète induisent une réaction immunitaire humorale avec deux types d’anticorps, les réagines non spécifiques et les anticorps spécifiques : test de Bordet-Wassermann. Certains malades bénéficient d'une régression spontanée avec négativation des tests sérologiques.
J. Bordet, immunologiste et microbiologiste belge, membre de l'Académie de médecine, prix Nobel de Médecine en 1919 (1870-1961) A. von Wassermann, immunologiste et bactériologue allemand (1906)
système éboueur l.m.
scavenger pathway
Voie particulière du métabolisme cellulaire des lipoprotéines, principalement active dans les monocytes-macrophages, selon laquelle les lipoprotéines qui l'empruntent pénètrent dans les macrophages au prorata de leur concentration extracellulaire, sans limitation par un système de rétrocontrôle, ce qui permet la transformation spumeuse.
Les lipoprotéines impliquées sont, en particulier, des lipoprotéines de basse densité dont les propriétés physiques ont été modifiées par une réaction chimique comme l'acétylation et, surtout, l'oxydation. Le système éboueur met en jeu des récepteurs spécifiques dont une famille, dite récepteurs des LDL acétylées, a été caractérisée dans les macrophages humains, avec 2 isoformes codées par un même gène, dénommés SR-AI et SR-AII. La voie du système éboueur s'oppose à la voie classique du récepteur des LDL, présente dans presque toutes les cellules, mais qui, étant soumise à un rétrocontrôle étroit, ne permet l'entrée du cholestérol qu'en stricte proportion des besoins cellulaires, empêchant ainsi la transformation spumeuse. Dans certaines conditions expérimentales, des cellules musculaires artérielles peuvent aussi exprimer le système éboueur, mais il manque encore la preuve qu'une telle adaptation métabolique se produise dans les plaques athéroscléreuses humaines.
J. L. Goldstein et M. S. Brown, biochimistes américains (1979 et 1980)
test de dégranulation des basophiles humains l.m.
Test de dégranulation des basophiles lors de la réaction d'hypersensibilité immédiate de type I.
On peut appliquer au sang total une coloration qui met en évidence les basophiles. La dégranulation provoquée par le contact avec l'allergène fait disparaitre ces cellules du champ du microscope.
La diminution du nombre des basophiles après contact avec l'allergène est significative si la dégranulation intéresse plus de 30% des cellules par rapport à un témoin. On peut faciliter ce compte en réalisant dans un premier temps un enrichissement en basophiles dont les concentrations peuvent atteindre 10 à 20 fois celles du sang circulant.
W.B. Shelley, dermatologue américain (1961)
Sigle TDBH
tératome bénin du médiastin l.m.
benign mediastinal teratoma
Tumeur dysembryoplasique formée d'un mélange de tissus adultes sans organisation.
Il s'agit :
- soit de tératomes matures multi-tissulaires, tumeur contenant les dérivés de tous les feuillets embryonnaires, avec la présence des dérivés de l'ectoderme (peau, dents, cheveux, sébum) de l'endoderme (épithélium digestif), du mésoderme (os, cartilage, muscle, graisse) ;
- soit d'une tumeur à un seul feuillet dont le type habituel est le kyste dermoïde (sébum, poils, épithélium malpighien, parfois dents).
Ces tumeurs siègent dans le médiastin antérieur et moyen. Elles sont sphéroïdes, bien limitées mais sans capsule propre, débordant le médiastin, le plus souvent à gauche. La présence radiologique de calcifications permet d'affirmer le diagnostic.
L'indication opératoire est formelle du fait du risque d'une fistulisation dans les voies aériennes. Au cours de leur exérèse, les tératomes bénins n'ayant pas de capsule propre et s'accompagnant d'une importante réaction inflammatoire en périphérie, le nerf phrénique gauche, s'il n'est pas préalablement repéré, risque d'être sectionné.
À côté des tératomes bénins et des tératomes malins, il est des tératomes mixtes à contingents matures et immatures. La bénignité ne peut être affirmée que par un examen histologique complet de la pièce d'exérèse.
Anc. dénom. dysembryome bénin, kyste dermoïde
Étym. gr. teras, teratos : monstre ; -ome : suffixe signifiant tumeur
Syn. tumeur germinale bénigne du médiastin
test de lyse l.m.
dye-test
Test qui a longtemps constitué la méthode de référence pour le sérodiagnostic de la toxoplasmose.
Dans la technique originale, l’action des anticorps spécifiques sur des toxoplasmes vivants était appréciée par la perte d’affinité tinctoriale pour le bleu de méthylène (d’où le nom de dye test ou test de coloration). Par la suite, ce test a été simplifié par l’examen en microscopie à contraste de phase, montrant, en cas de réaction positive, des toxoplasmes lysés (d’ou le nom actuel de test de lyse).
A. B. Sabin, virologiste américain et H. A. Feldman, microbiologiste américain (1948)
Syn. dye test, test de Sabin et Feldman
tests cutanés en allergologie l.m.p.
skin test in allergology
Tests consistant à provoquer au niveau de la peau un phénomène allergique minimal, de façon à identifier, en utilisant une série d'allergènes, celui qui est en cause dans le phénomène clinique considéré.
Trois types de réactions cutanées sont utilisées.
1) Les tests cutanés d'allergie immédiate introduisent dans les téguments une dose minime d'allergène et l'on observe dans les minutes qui suivent une réaction locale urticarienne, par scarification cutanée, ou par piqûre ("prick") soit par le biseau d'une aiguille classique pour intramusculaire, soit par un instrument spécialisé. L'introduction de l'allergène peut se faire aussi par une injection intradermique dosée à la seringue. De toute façon, la lecture de ce test d'allergie immédiate se fait dans les 20 minutes qui suivent l'inoculation. Il s’agit d’un prick test.
2) S'il s'agit d'une allergie retardée à support lymphocytaire, type allergie tuberculinique p. ex., on pratique une intra-dermoréaction dosée à la seringue dont la lecture s'effectue 48 heures après..
3) S'il s'agit d'une allergie cutanée de contact, type eczéma, le test est réalisé avec un timbre ou une micro cupule imbibés d'une solution d’allergène la lecture se fait à 72 heures après 48 heures de contact. Localement, on provoque non plus un phénomène urticarien mais un petit eczéma localisé. C’est un test épicutané ou « patch test ». Lorsque les tests classiques n’ont pas apporté la preuve alors qu’un produit est fortement suspecté selon l’anamnèse clinique, on pratique un « ROAT test » (Repeated Open Application Test). Les substances à tester, en particulier des substances industrielles sont appliquées sans préparation ou modification, deux fois par jour, sur l’avant-bras ou sur le dos. La lecture du test se fait au bout de 2 à 4 jours mais il est recommandé de la répéter le 7ème jour. Certaines réactions pouvant être liées à un effet irritant, il est bon dans ce cas d’avoir recours à des témoins non allergisants.
Il peut arriver que tous ces tests soient négatifs et que le patient déclare que son eczéma de contact n’apparaissent qu’après une exposition solaire, même minime : on pratique alors des photopatch tests, qui sont des tests épicutanés (patch tests) effectués avec addition d’irradiation par des rayons ultra-violets afin de révéler les photoallergènes.
→ patch test, photopatch test, prick test, ROAT test
thalidomide n.m.
thalidomide
Substance chimique de synthèse dérivée de la pipéridine (N-phtalimido-glutarimide) à propriétés hypnotiques et qui fut largement utilisée dans certains pays (sauf la France), où la mise en vente, en tant qu’hypnosédatif et tranquillisant peu toxique, avait été autorisée en 1957.
Elle se poursuivit jusqu’en 1962, lorsque les autorités de santé de plusieurs pays européens reçurent des informations convergentes alarmantes : il avait connu un vif succès en particulier auprès des femmes enceintes, mais apparaissaient de façon épidémique de graves manifestations tératogènes liées à son utilisation à des moments précis du début de la grossesse, telles qu’absence d’oreille interne, paralysie des nerfs crâniens, rhizomélies (jours J21 et J22), phocomélies (de J24 à J29), sténoses ano-rectales (J34 à J36), atteintes diverses...
A cette époque, parmi les épreuves des essais préalables auxquelles étaient obligatoirement soumises les substances médicamenteuses pouvant conduire à des applications thérapeutiques possibles, on n’avait pas envisagé l’hypothèse d’effets tératogènes et ceux-ci n’étaient pas systématiquement recherchés chez les animaux d’expérience dans les protocoles imposés. Une conséquence heureuse de cette découverte tragique fut l’insertion désormais obligatoire dans le dossier des nouveaux médicaments, en phase I, de la recherche d’effets mutagènes et d’effets tératogènes.
Or cette nouvelle molécule chimique fit la preuve de plusieurs actions pharmacologiques de grand intérêt : c’est un immunomodulateur, inhibiteur de la production de cytokines, dont le TNFα, et de l’activation du facteur de transcription NF-κB, selon des mécanismes encore mal connus. Le thalidomide continue d’être utilisé en raison d’indications ne recevant que peu de moyens thérapeutiques : réactions lépreuses de type II (érythème noueux lépreux), aphtose sévère au cours de l’infection par le VIH, lupus érythémateux cutané résistant aux autres traitements, infiltrations lymphocytaires de la peau (maladie de Jessner-Kanof), réactions chroniques du greffon contre l’hôte, formes graves de la maladie de Behçet, prurigo actinique... Les applications actuelles n’ont lieu qu’en milieu strictement hospitalier, les femmes en âge de procréer étant soumises à une contraception efficace. Ce médicament, qui reste le traitement le plus efficace des poussées d'érythème noueux d'origine lépreuse, est uniquement distribué par les pharmacies hospitalières, au titre d'une Autorisation Temporaire d'Utilisation (ATU),
Prescrite à la dose de 300-400 mg/j, le thalidomide entraîne la disparition des symptômes en une quinzaine de jours. La posologie peut être ensuite diminuée, rapidement au début (jusqu'à 100 mg/j), puis plus progressivement, la durée totale du traitement n’excédant pas 1 à 2 mois. La tératogénicité de ce médicament le fait formellement proscrire au cours de la grossesse.
Deux indications hématologiques sont d’application fréquente depuis les années quatre-vingt-dix: la réaction du greffon contre l’hôte après transplantation de cellules souches hématologiques et le myélome multiple. La thalidomide a des effets inhibiteurs sur la formation de nouveaux vaisseaux sanguins. Cette revascularisation, appelée aussi angiogenèse, est la condition indispensable à la croissance des tumeurs. En outre, la thalidomide semble avoir aussi une action sur le système immunitaire.
M. Jessner et N.B. Kanof, dermatologistes américains (1953) ; H, Behçet, dermatologiste turc (1937)
Étym. de phtalique, dérivé du naphtalène, depuis gr. naphta, et imide (amide secondaire résultant de l’action de l’ammoniac sur un
→ amélie, ectromélie, ectromèle, phocomélie, micromélie, méromélie, brachymélie, péromélie, rhizomélique
[A4,E1,G3,G4,O6,Q2,Q3]
thiophorase n.f.
thiophorase
Enzyme catalysant une réaction de transfert d'un composé thiol d'une molécule à une autre.
P. ex. une thiophorase permet de porter un radical -S-CoA d'un acylcoenzyme A sur un autre acide, tel que l'acide acétique.
thrombopénie induite par l'héparine dite spontanée (TIH spontanée) l.f. spontaneous heparin-induced thrombocytopenia syndrome
Présence d’une thrombopénie, inexpliquée par ailleurs, associée à des manifestations thrombotiques, sans exposition préalable à l’héparine.
Ce syndrome est biologiquement caractérisé par la présence d’auto-anticorps anti-PF4/héparine de type IgG capables d’entraîner une activation plaquettaire démontrée par la forte positivité du test de release plaquettaire de sérotonine et ce en absence d’adjonction d’héparine. Une des hypothèses sur le mécanisme de survenue de ces TIH dites spontanées fait intervenir le développement d’anticorps présentant une réaction croisée avec le complexe PF4/héparine comme cela peut être envisagé après chirurgie orthopédique où il peut y avoir exposition de glycosaminoglycans endogènes lors de l’acte chirurgical ou comme cela a été décrit après infections bactériennes ; certaines bactéries présentant sur leur membrane des motifs antigéniques rappelant ceux du PF4. Le diagnostic formel est étayé par la présence d’auto-anticorps, de type IgG, dirigés contre le complexe PF4-héparine et par le test d’activation plaquettaire du release de sérotonine.
T.E. Warkentin, biologiste canadien (2008 et 2014)
→ thrombopénie induite par l'héparine
thymine n.f.
thymine
Base pyrimidique méthylée présente essentiel
Elle peut être obtenue également par synthèse, notamment par réduction catalytique de la méthylcyanacétylurée. La thymine se forme principalement par fixation d'un radical monocarboné provenant du méthylène-tétrahydrofolate sur l'acide désoxyuridylique, réaction qui fournit un acide thymidylique (désoxyribonucléotide à thymine). Le catabolisme de la thymine conduit à l'acide β-amino-isobutyrique, dont une partie est éliminée dans les urines, à l'urée et au dioxyde de carbone, par dégradation complète.
Syn. méthyl-5 uracile
TNF sigle angl. m. pour Tumor Necrosis Factor
Facteur de nécrose tumorale du groupe des cytokines de la réaction inflammatoire (CRI), produites par les macrophages ou des cellules apparentées, et agissant comme des messagers hormonaux autocrines ou paracrines.
Le TNF alpha petite protéine soluble de masse moléculaire 17 kDa, a été identifiée à la cachectine, sécrétée par les macrophages stimulés par des lysats de Plasmodiums (toxines malariques), capable d'inhiber la production de lipoprotéine-lipase et provoquant la nécrose de tumeurs.
Le TNF bêta de masse un peu plus élevée (20 kDa) a été appelé lymphotoxine.
tolérance fœtale à la contraction utérine l.f.
fetal tolerance to uterine contraction
Réaction cardiovasculaire et métabolique du fœtus à l’interruption momentanée de la circulation placentaire lors de l’acmé de la contraction utérine.
Normalement, ni le rythme cardiaque ni le pH fœtal ne sont modifiés. Les décélérations du rythme cardiaque fœtal et l’acidose, témoins de la souffrance fœtale aigüe, n’apparaissent que dans des circonstances pathologiques : une compression funiculaire, un placenta et un fœtus hypotrophiques p. ex.
Toll (récepteurs de type) n.m
Toll-like receptors (TLR)
Récepteurs membranaires reconnaissant des motifs moléculaires de nature diverse retrouvés chez de nombreux pathogènes (bactéries, virus, champignons…), conservés au cours de l’évolution et responsables de l’immunité innée en activant des processus de défense cellulaires.
Ces récepteurs constituent chez les insectes le seul mode de défense immune, mais sont également présents chez les vertébrés, dont l’Homme, où ils s’associent à l’immunité adaptative. On compte une quinzaine d’isoformes de TLR. L’ensemble forme avec le récepteur de l’interleukine-1 une superfamille possédant un domaine commun. Citons comme exemple d’implication des TLR la reconnaissance du lipopolysaccharide du colibacille par le TLR-4 qui déclenche une voie de signalisation avec production de cytokines aboutissant à une réaction inflammatoire.
J. Hoffmann, biologiste français, prix Nobel de physiologie et médecine 2011 (1996 article publié par Lemaitre B. et Hoffman J.A., biologistes français)
Étym. allemand, TOLL : formidable, nom donné à un domaine caractéristique de ces récepteurs
TPHA sigle angl. m. pour Treponema Pallidum Haemagglutination Assay.
Réaction sérologique spécifique des tréponématoses utilisant des antigènes tréponémiques absorbés sur des hématies de mouton.
transaldolase n.f.
Enzyme intervenant dans la voie des pentoses-phosphates en catalysant le transfert réversible de la dihydroxyacétone d'un cétose-phosphate à un aldose-phosphate :
Dans cette réaction, le donneur peut être le fructose-6-phosphate ou le sédoheptulose-7-phosphate, l'accepteur l'érythrose-4-phosphate ou le phospho-3-glycéraldéhyde.
Des transaldolases ont été isolées du foie, des globules rouges, des feuilles, des levures ; elles ont un radical aminé de la lysine dans le site actif, qui leur permet de fixer transitoirement la dihydroxyacétone transférée par une liaison cétimine. Les transaldolases jouent un rôle important dans la voie de la glycolyse dite des pentoses-phosphates, dans les interconversions d'oses et la formation de pentoses, et dans la photosynthèse des glucides. Leur déficit dû à
des mutations du gène TALDO se traduit dans la période néonatale par des symptômes sévères.
→ transaldolase (déficit en), pentoses-phosphates (voie des)
transaldolisation n.f.
transaldolization
Réaction de transfert d'un radical porteur d'une fonction α-cétonique d'un aldéhyde à un autre aldéhyde.
→ transaldolase, pentoses-phosphates (voie des)
transcétolase n.f.
Enzyme catalysant le transfert réversible de l'aldéhyde glycolique d'un cétose-phosphate à un aldose-phosphate :
Dans cette réaction, le donneur peut être le fructose-6-phosphate, le xylulose-5-phosphate ou le sédoheptulose-7-phosphate, l'accepteur le ribose-5-phosphate, l'érythrose-4-phosphate, le phospho-3-glycéraldéhyde et même le glycéraldéhyde et le désoxyribose-5-phosphate. Des transcétolases ont été isolées du foie, des feuilles, de levures.
Elles ont pour coenzyme le thiamine-pyrophosphate, qui fixe transitoirement le glycolaldéhyde. Les transcétolases jouent un rôle important dans la voie de la glycolyse dite des pentose-phosphates, dans les interconversions d'oses et la formation des pentoses et dans la photosynthèse des glucides.
→ R-CHOH-CHOH-CO-CH2OH + R'-CHOH-CHO R-CHOH-CHO + R'-CHOH-CHOH-CO-CH2OH