Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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péricyte de Zimmermann l.m.

pericyte

Cellule pourvue de prolongements cytoplasmiques située dans des dédoublements de la membrane basale des vaisseaux capillaires qu'ils entourent, et dont le cytoplasme est riche en mitochondries et en réticulum endoplasmique.
La situation péricapillaire des péricytes explique que leur prolifération tumorale, qui réalise les hémangiopéricytomes, se fasse en dehors et autour du capillaire.

K. W. Zimmermann, anatomiste et histologiste allemand (1923) ; C. Rouget, anatomiste français, membre de l’Académie de médecine (1873)

Étym. gr. peri : autour de ; kytos : cellule

Syn. cellule de Rouget, cellule périthéliale

péridural (espace) l.f.

epidural space

Espace extradural autour de la dure-mère rachidienne, qui s'étend du trou occipital à la membrane sacrococcygienne.
L'espace péridural, de forme grossièrement cylindrique, présente des expansions latérales au niveau des trous de conjugaison. Cet espace virtuel, contient des éléments vasculonerveux, de la graisse et du tissu conjonctif. Il communique avec la cavité thoracique, ce qui explique que la pression y soit légèrement négative lors de l'inspiration. Au cours de la ponction, l'identification de l'espace péridural se fait soit par la technique de perte de résistance, soit par la mise en évidence de la pression négative qui entraîne l'aspiration d'une goutte liquide placée au niveau de l'embase de l'aiguille de ponction (technique de la goutte pendante).

Étym. gr. peri : autour ; lat. médiéval dura mater : dure-mère

périsalpingite n.f.

perisalpingitis

Inflammation de la membrane péritonéale qui entoure la trompe de Fallope.

péritoine n.m.

peritoneum (TA)

peritoneum

Membrane séreuse annexée aux organes contenus dans la cavité abdomino-pelvienne, c’est à dire à la partie sous-diaphragmatique de l’appareil digestif et à certains organs de l’appareil génito-urinaire.
Le péritoine comporte deux feuillets : le péritoine pariétal qui est appliqué sur les parois des cavités abdominale et pelvienne, et le péritoine viscéral qui revêt tous les organes abdomino-pelviens, sauf l’ovaire chez la femme qui n’est pas recouvert de péritoine viscéral. Ces deux feuillets délimitent la cavité péritonéale virtuelle dans laquelle les viscères sont séparés par le péritoine viscéral. Des organes péritonéaux abdomino-pelviens sont reliés à la paroi et entre eux par des replis du péritoine qui engainent leurs pédicules vasculo-nerveux et qui, selon les cas, portent les noms de méso, épiploon, omentum ou ligament. La tunique séreuse du péritoine est doublée en profondeur par la couche subséreuse.

péritonéal, ale adj.

peritoneal

Qui concerne le péritoine, membrane tapissant entièrement les parois de la cavité abdominale et les viscères qu'elle contient.

péritonite encapsulante l.f.

peritonitis chronica fibrosa encapsulans
plastic peritonitis
Péritonite plastique dans laquelle l'intestin est engainé dans une fausse membrane lisse, épaisse, blanc nacrée, brillante, constituée de couches de tissus collagène en dégénérescence hyaline qui enserrent une partie plus ou moins étendue des viscères abdominaux, entraînant des troubles douloureux et des signes d'occlusion.

Syn. intestin glacé, péritonite plastique

peroxysome n.m.

peroxisome

Corpuscule intracellulaire de forme sphérique, de diamètre inférieur à 1µm, d'aspect très proche des lysosomes, ayant une membrane simple et contenant de nombreux enzymes parmi lesquels des enzymes d'oxydation des chaînes aliphatiques, des oxydases produisant de l'eau oxygénée et des catalases-peroxydases.
Plusieurs maladies congénitales sont dues à un défaut d'enzymes peroxysomiques : dans le syndrome de Zellweger, les peroxysomes sont absents par défaut d'enzyme ou de molécules chaperonnes ; dans le syndrome de Refsum, les cellules hépatiques sont incapables de dégrader les acides gras isopréniques dérivés du phytol. Dans l'adrénoleucodystrophie liée au chromosome X, la déficience porte sur l'enzyme initial de la dégradation des acides gras à très longue chaîne.

H. U. Zellweger, pédiatre américain d’origine suisse (1964 voir P. Bowen), S. Refsum  neurologue norvégien (1946)

→ Zellweger (syndrome de), Refsum (maladie de)

phagocytose n.f.

phagocytosis

Phénomène par lequel certaines cellules, polynucléaires et macrophages essentiellement, ont le pouvoir de capturer et détruire les particules étrangères en plusieurs étapes : adhérence directe ou par opsonisation ; ingestion, englobement.
Elle aboutit d'abord à la formation d’un phagosome, puis la digestion entraîne la fusion des phagosomes et des lysosomes pour former des phagolysosomes ; dans ces vacuoles néoformées, le contenu des lysosomes est libéré, c'est la dégradation. La lyse du matériel phagocyté met en jeu des systèmes microbicides, dépendant de l’oxygène. La libération des radicaux oxygénés se fait par une action toxique directe ou par peroxydation des membranes lipoïdiques, et la création d’un complexe myéloperoxydasique. La mise en jeu de systèmes indépendants de l’oxygène utilise lysozyme, lactoferrine, cathepsine G. Le matériel non digéré forme un corps résiduel entouré d’une membrane ; il peut rester dans le cytoplasme ou être rejeté hors de la cellule par exocytose.

Étym. gr. phagein : manger ; kuto : cellule

phosphatidyléthanolamine n.f.

phosphatidylethanolamine

Glycérophospholipide de la membrane cellulaire.
Les phosphatidyléthanolamines sont présentes dans tous les tissus animaux et végétaux, ainsi que chez de très nombreuses espèces bactériennes. Elles participent à la constitution des membranes lipoprotéiniques. Leur hydrolyse partielle par des phospholipases A1 ou A2 conduit à des lyso-phosphatidyléthanolamines. Leur méthylation conduit aux lécithines.
La phosphatidyl éthanolamine est abondante dans la substance blanche du cerveau, ce qui justifie qu’elle ait été aussi appelée céphaline

Syn. céphaline

→ phospholipase

phosphatidylinositol-4',5'-bisphosphate n.m.

phosphatidylinositol-4',5'-bisphosphate

Diester phosphorique du phosphatidylinositol, présent dans les membranes cellulaires, précurseur physiologique de deux messagers intracellulaires, l'inositol-trisphosphate (IP3) et le diacyl-glycérol.
Cette hydrolyse est catalysée par une phospholipase C, activée par des effecteurs hormonaux dans la membrane.

Syn. triphospho-inositide

Sigle  : PIP2

→  Lowe (syndrome de), maladie de Dent de type 2, OCRL gene

phosphatidylinositol-4,5-bisphosphate n.m.

phosphatidylinositol-4,5-bisphosphate

Diester phosphorique du phosphatidylinositol, phospholipide présent dans les membranes cellulaires, précurseur physiologique de deux messagers intracellulaires, l'inositol-1,4,5-trisphosphate (IP3) et le diacyl-glycérol.
Cette hydrolyse est catalysée par une phospholipase C, activée par des effecteurs hormonaux dans la membrane.

Sigle  : PIP2

phosphatidylinositol-4,5-bisphosphate 5-phosphatase l.m.

Phosphatidylinositol-4,5-bisphosphate 5-phosphatase

Enzyme hydrolysant le phosphate en position 5 du phosphatidylinositol-4,5-bisphosphate, phospholipide de la membrane cellulaire.
Des mutations du gène OCL1qui code cette enzyme sont responsables du syndrome de Lowe et de la maladie de Dent de type 2

→  Lowe (syndrome de), maladie de Dent, OCL1

phosphorine n.f.

phosphorin

Polypeptide lipophile de faible masse moléculaire (3 kDa) qui a été isolée de la bordure en brosse, classée parmi les protéolipides en raison de sa solubilité dans des solvants organiques, capable de fixer des ions phosphate et de les transporter à travers la membrane cellulaire.

photokératectomie intraépithéliale  l.f.

intraepithelial photorefractive keratectomy (IE-PRK)

Photo-ablation réfractive réalisée directement sur l'épithélium cornéen hyperplasique avec une profondeur d'ablation respectant la membrane de Bowman.
Intervention proposée quand la régression myopique après lasik (Laser-Assisted In-Situ Keratomileusis) est liée à une hyperplasie épithéliale.

photorécepteur de la rétine l.m.

retina receptor

1) Molécule de la membrane des cellules rétiniennes associant une opsine et un photochrome, le 11-cis-rétinal, et dont la dissociation par l’absorption de photons entraîne une série de réactions en chaîne aboutissant à la formation d’un influx nerveux transmis aux aires cérébrales de la vision.
Ces réactions en chaîne, la transduction, permettent une amplification importante du signal optique par activation de molécules de transducine et, par l’intermédiaire de celles-ci, l’intervention du GMPc (guanosine-monophosphate cyclique) ; celui-ci, agit sur la fonction des canaux membranaires, augmentant par hyperpolarisation le potentiel électrique et la transmission de l’influx vers le cerveau.
2) Par extension : cellule visuelle de la rétine spécialisée dans la réception de la lumière ; cône dans la macula et la région périmaculaire et bâtonnet dans la périphérie de la rétine.
Toutes ces cellules possèdent un pigment visuel qui absorbe certaines radiations du spectre. Chaque cellule ne synthétise qu’un seul type de pigment : les bâtonnets contiennent la même protéine, la rhodopsine, très sensible à la lumière permettant la vision nocturne mais non la vision colorée ; son maximum d’absorption se situe vers 500 nm. Les cônes permettent la vision colorée ; ils sont de trois variétés contenant les opsines L, M et S selon leur sensibilité aux longueurs d’ondes longues (560 nm, rouge), moyennes (535 nm, vert) ou courtes (430 nm, bleu).

→ rétine, cônes, bâtonnets, opsine, transduction visuelle, transducine, GMPc-d'ouverture du canal cationique des photorécepteurs

pie-mère n.f.

pia mater (TA)

pia mater

Mince lame de tissu conjonctif lâche et transparent qui recouvre toute la surface externe du nevrax.
Avec l’arachnoïde, elle appartient au groupe des leptoméninges. La richesse des vaisseaux sanguins qui y cheminent avant de s’enfoncer dans la substance nerveuse en fait une véritable membrane nourricière. Elle envoie dans le tissu nerveux des prolongements qui accompagnent les vaisseaux. Sa face externe ou périphérique est séparée de l’arachnoïde par le tissu sous-arachnoïdien. On distingue la pie-mère crâniale ou encéphalique et la pie-mère spinale.

Étym. lat. médiéval pia mater : mère tendre, «car elle enveloppe débonnairement le cerveau»

PKD3 gene sigle angl. pour polycystic kidney disease 3 (autosomal dominant)

Gène situé sur le locus 11q12.3, correspondant au gène GANAB qui code la sous-unité alpha catalytique de la glucosidase II, la sous-unité bêta étant codée par le gène PRKCSH.
L’enzyme glucosidase II permet l’hydrolyse des liaisons (glyc)osidiques. Elle se localise dans le réticulum endoplasmique et est requise pour la maturation et l’adressage à la membrane et aux cils cellulaires des Polycystines-1 et 2.
Les mutations de ce gène sont à l’origine de polykystoses hépatiques et rénales. Muté dans certaines tumeurs du poumon.

→ GANAB gene, glucosidase alpha, polykystose rénale, polykystose hépatique

[M1,K1,L1,Q2]

Édit. 2017

placenta n.m.

placenta

Organe développé entre le fœtus et l'organisme maternel chez les mammifères et dont la mise en place (placentation) se fait au début de la gestation, à partir de tissus ovulaire (le trophoblaste) et maternel (la muqueuse utérine transformée en caduque).
Dans l'espèce humaine, le placenta est délimité à partir du 3ème mois. A terme, il se présente comme un disque de 20 cm de diamètre et 3 cm d'épaisseur, pesant environ 500 g. Sa face maternelle, cruentée, est creusée de sillons qui délimitent les cotylédons. Sa face fœtale, lisse, est recouverte par l'amnios qui laisse voir par transparence l'épanouissement des vaisseaux ombilicaux à partir de l'insertion du cordon ombilical. Les membranes, formées par l'amnios et le chorion, s'insèrent à la périphérie du disque placentaire. L'unité constitutive du placenta humain est la chambre intervilleuse. Il existe 20 à 30 chambres intervilleuses correspondant aux cotylédons visibles sur la face fœtale. Le rôle essentiel du placenta est d'assurer les échanges métaboliques et gazeux entre les circulations maternelle et fœtale, séparées par la membrane placentaire. Le placenta sécrète également de nombreuses hormones qui participent aux modifications gravidiques de l'organisme maternel (gonadotrophine chorionique, progestérone, œstrogènes, hormone lactogène placentaire, etc.).
Outre des phénomènes inflammatoires et infectieux (placentite), le placenta peut être le siège d’anomalies de forme, de structure et d’implantation. Ainsi, dans le placenta accreta, les villosités choriales s’implantent directement sur le myomètre qu’elles pénètrent, en raison d’une absence de couche déciduale ou caduque placentaire. Le placenta peut également être le siège de proliférations tumorales de gravité variable.

Étym. lat. placenta : petit gâteau plat, galette (du gr. plakous : plat, en forme de plateau)

→ trophoblaste, caduque, amnios, hydatiforme, choriocarcinome, chambre intervilleuse, cotylédon, placenta accreta

[A4,O3,O6]

PLA2G6 gene sigle angl. pour phospholipase group VI

Gène localisé en 22q13.1, qui code pour l’enzyme A2 phospholipase qui agit sur le métabolisme des phospholipides et dont le rôle dans le maintien de l’intégrité des membrane cellulaires est important.
Les mutations de ce gène sont à l’origine de la dystrophie neuro-axonale infantile de Seitelberger et de dystrophie neuroaxonale infantile tardive Bernheimer-Seitelberger.

Syn. CaI-PLA2, calcium-independent phospholipase A2, cytosolic, calcium-independent phospholipase A2, GVI, INAD1, iPLA2, NBIA2, OTTHUMP00000028877, PA2G6_HUMAN, PARK14, patatin-like phospholipase domain containing 9, phospholipase A2, group VI, LA2, PNPLA9

→ Seitelberger (dystrophie neuroaxonale de), Bernheimer-Seitelberger (maladie de)

plaque de gélose l.f.

gelose plaque

Milieu gélosé stérile, fondu et coulé aseptiquement en boite de Pétri stérile, permettant, après solidification la culture de microorganismes en surface : isolement des souches composant une culture mixte par ensemencement en stries, obtention d'une culture en nappe par étalement, culture sur membrane.

plaque préchordale l.f.

prechordal plate

Léger épaississement de l’hypoblaste dans la région céphalique de l’embryon didermique.
Cette zone de cellules cylindriques adhère intimement à l’épiblaste sus-jacent sans interposition de mésoblaste. Elle se forme entre l’extrémité crâniale de la notochorde et la membrane pharyngienne. Elle a un rôle important dans l'induction du développement du cerveau antérieur.

Syn. plaque prochordale

→ hypoblaste, épiblaste, notochorde, membrane pharyngienne

[A4,O6]

plaquettes sanguines l.f.

blood platelet

Cellule sanguine intervenant dans l'hémostase, issue du cytoplasme du mégacaryocyte et déversée dans les sinus médullaires avant de rejoindre le sang où sa durée de vie est de sept à dix jours.
La plaquette (sans noyau) comprend 1) une membrane riche en glycoprotéines importantes dans l'agrégation plaquettaire et des phospholipides qui se déplacent de l'intérieur vers l'extérieur au cours de l'activation plaquettaire. 2) un cytoplasme riche surtout en granules ou organelles alpha et d'autres denses aux électrons. Leur taille est de 2 à 3 mm, soit trois fois moins qu'un érythrocyte.

G. Bizzozero, médecin histologiste italien (1881)

Syn. thrombocyte.

plasmalemme n.m.

plasma membrane

Membrane limitante externe d’une cellule animale, constituée d’une double couche de phospholipides, dont les pôles hydrophiles sont dirigés d’un côté vers le cytoplasme et de l’autre vers le milieu extracellulaire, et contenant des protéines capables de permettre des échanges entre l’extérieur et l’intérieur de la cellule.

Étym. gr. plasma : figure ; lemma : enveloppe.

Syn. membrane plasmique

plèvre n.f.

pleura  (TA)

pleura

Membrane séreuse intrathoracique composée de deux feuillets : un feuillet viscéral ou plèvre viscérale et un feuillet pariétal ou plèvre pariétale.
La plèvre viscérale, extrêmement mince à l’état normal, étroitement appliquée sur la surface du poumon, unie à l’armature conjonctive de cet organe, tapisse également les surfaces scissurales. La plèvre pariétale tapisse l’intérieur de la paroi thoracique (paroi costo-intercostale, gouttière costo-vertébrale), le diaphragme (partie diaphragmatique) et le médiastin (partie médiastinale). Sauf au niveau du diaphragme, la plèvre est séparée de la paroi par un plan de tissu cellulaire lâche, couche sous-séreuse dite encore fascia endo-thoracique. Les deux feuillets de la plèvre, à droite comme à gauche, sont unis l’un à l’autre autour du pédicule pulmonaire correspondant. Ainsi la plèvre intercepte-t-elle un espace, la cavité pleurale, qui est virtuel à l’état normal du fait de l’étroit accolement des deux feuillets (vide pleural), mais peut devenir réel à la suite d’une ouverture chirurgicale ou accidentelle, de l’introduction ou de l’irruption d’air, du développement d’épanchements liquidiens, etc. Cette cavité est entièrement close du fait de la continuité des feuillets viscéral et pariétal au niveau des récessus pleuraux dénommés, selon leur topographie, en récessus costo-diaphragmatique, costo-médiastinal, phrénico-médiastinal et vertébro-médiastinal.

pli ary-épiglottique l.m.

plica aryepiglottica  (TA)

ary-epiglottic fold

Chacun des replis de la muqueuse du larynx qui bordent latéralement l’aditus laryngé.
Comme la membrane quadrangulaire qu’il contient, il s’étend du bord latéral du cartilage épiglottique au bord antérieur du cartilage aryténoïde.

Syn.   repli aryténo-épiglottique, membrane de Tourtual (inusité en français)

→ aditus laryngé, membrane quadrangulaire

[A1,P1]

Édit. 2017

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