Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

99 résultats 

dégénérescence kystique de la voie excrétrice urinaire l.f.

urothelial cystic degeneration

Ensemble des lésions dégénératives de l'urothélium apparaissant en un point quelconque de l'arbre urinaire, localisées ou diffuses, en rapport avec une agression chronique infectieuse ou parasitaire.
Elles n'ont généralement pas de caractère obstructif, et peu de conséquences pathologiques, mais donnent radiologiquement des images caractéristiques en "nid d‘abeille" parfois spectaculaires.

Étym. lat. degenerare : dégénérer

diverticule de la voie excrétrice urinaire l.m.

urinary excretory tract diverticulum

Poche muqueuse tapissée d'urothélium développée à partir d'un segment de la voie excrétrice dans laquelle elle s'abouche par un orifice rétréci appelé collet.
Ses conséquences physiopathologiques sont la stase urinaire, l'infection et la lithiase prisonnière. Les diverticules se voient au niveau des calices, de l'uretère, de la vessie surtout, de l'urèthre. Leur traitement est l'exérèse chirurgicale.

Étym. lat. diverticulum : chemin détourné

voie d'abord endaurale l.f.

endaurale surgical approach

Voie d’abord de l’oreille, ouvrant le conduit fibrocartilagineux entre le tragus et la racine de l’hélix et se prolongeant, de part et d’autre, de façon variable selon la finalité de l’intervention.

[P1]

Édit. 2019

Fey (voie de) l.f.

Fey's approach

Voie d'abord chirurgicale thoraco-abdominale latérale du rein.
Cette voie d'abord sectionne la partie antérieure de la 11ème côte et les muscles abdominaux dans son prolongement. Elle permet un abord à la fois rétro et transpéritonéal du rein.

B. Fey, chirurgien urologue français, membre de l'Académie de médecine (1926)

[M2]

Édit. 2018

Hardinge (voie d'abord de) l.f.

Hardinge’s approach

Abord antérolatéral de l’articulation de la hanche à travers le muscle moyen fessier (gluteus medius).

K. Hardinge, chirurgien orthopédiste britannique (1982)

[I2]

Édit. 2015

Hueter (voie de) l.f.

Hueter’s approach

Abord chirurgical antérieur vertical de la hanche.

C. Hueter, chirurgien allemand (1881)

[I2]

Édit. 2015

inhibiteur de la voie du facteur tissulaire l.m.

tissue factor pathway inhibitor. sigle (TFPI).
Facteur naturel qui s'oppose à l'initiation ou au développement de la coagulation, aussi connu sous le nom d'inhibiteur de la voie extrinsèque de la coagulation (Extrinsic Pathway Inhibitor ou EPI) ou LACI (Lipoprotein Associated Coagulation Inhibitor) ou encore PAP (Plasma Anticoagulant Protein).
Il existe sous différentes formes moléculaires, dont deux majeures de masse moléculaire apparente 40 et 33 kDa. Ses séquences protéique et génomique sont connues et il peut être obtenu par recombinaison génétique. Sa concentration plasmatique est de 110 ng/mL soit 2,5 nM. La forme circulante est en grande partie liée à l'apolipoprotéine A II. Une part importante n'est pas circulante, mais retenue par les glycosaminoglycanes qui forment le manteau à la surface luminale des cellules endothéliales. Il exerce son activité inhibitrice en se fixant à du facteur X déjà activé pour empêcher que le complexe initiateur de la voie extrinsèque (le couple formé par le facteur VII sous sa forme activée et son activateur, le facteur tissulaire) ne continue à exercer son action sur la coagulation.

lectines (voie des) l.f.

lectin pathway

voie des lectines

pentoses (voie des) ou des pentoses-phosphates l.f.

pentose-phosphates pathway

Voie métabolique qui permet de mettre des atomes d'hydrogène, provenant de l'oxydation du glucose, sous une forme active de NADPH, nécessaire à de nombreuses réactions de synthèses ou de réductions.
Les étapes de cette voie sont : déshydrogénation du glucose-6-phosphate (par la glucose-6-phosphate-déshydrogénase et le NADP+), décarboxylation du phospho-6-gluconate en ribulose-5-phosphate (par la phosphogluconate-déshydrogénase et le NADP+), isomérisation du pentose-phosphate en ribose-5-phosphate (par une phosphopentose-isomérase) et en xylulose-5-phosphate (par une phosphopentose-épimérase), transcétolisation de ces deux pentoses en un triose, le phosphoglycéraldéhyde, et un heptose, le sédoheptulose-7-phosphate (par une transcétolase), transaldolisation de ces deux oses en un hexose, le fructose-6-phosphate, et un tétrose, l'érythrose-4-phosphate (par une transaldolase), une seconde transcétolisation entre un xylulose-5-phosphate et l'érythrose-4-phosphate formant un triose-phosphate et un fructose-6-phosphate. Le bilan de cette voie est donc :
La voie est déclenchée dans les cellules chaque fois que le NADPH est utilisé et transformé en NADP+ ; c'est le cas lors de la transformation des glucides en lipides, lors de la biosynthèse de stérols ou de stéroïdes, lors de l'utilisation du glutathion pour la réduction de peroxydes ou de radicaux libres, lors des réactions de détoxication.

NADPH

Smith-Petersen (voie de) l.f.

Smith-Petersen’s approach

Voie d’abord antérieure de la hanche.

M. N. Smith-Petersen, chirurgien américain (1917)

sténose de la voie biliaire principale l.f.

main hepatic duct stenosis

Rétrécissement qui peut être d’origine tumorale (cholangiocarcinome), inflammatoire (angiocholite, cholangite sclérosante), extrinsèque (ganglion, cancer du pancréas, pancréatite chronique), ou être postchirurgical (plaie de la voie biliaire principale).

Étym. gr. : stenos : étroit

sublinguale (voie) l.f.

sublingual access

Voie d'administration des médicaments en les plaçant sous la langue, ce qui assure une absorption rapide pour une petite dose de produits actifs.
Ex. : prise de granules de trinitrine en cas de douleur angineuse de poitrine.

Étym. lat. sub : sous ; lingua : langue

administration des médicaments (voie d')

voie alterne d'activation du complément l.f.

alternative pathway of complement activation

Voie d'activation du système du complément, par laquelle les composants C3 à C9 sont activés sans l'intermédiaire des composants C1, C2.

complément, classique (voie)

voie biliaire accessoire l.f.

secondary bile duct

Ensemble formé par la vésicule biliaire et le conduit cystique.
La voie biliaire accessoire est en dérivation sur la voie biliaire principale. Son rôle est de stocker et de concentrer la bile dans l’intervalle des digestions et la restituer au moment des repas en particulier sous l’effet des aliments gras.

voie biliaire principale l.f.

main bile duct

Ensemble des voies excrétrices du foie constitué par le conduit hépatique commun et le cholédoque.

voie classique l.f.

classical (pathway)

En immunologie, voie par laquelle les complexes antigène-anticorps contenant des IgM, des IgG1 ou des IgG3 activent le complément par la voie de C1.
Différentes molécules bactériennes qui interagissent avec C1q, en particulier les lipopolysaccharides, peuvent activer cette voie en l’absence d’anticorps. La voie classique implique les composants C1, C2, C4 et elle génère une C3 convertase C4b2a. Celle-ci est liée de façon covalente à la surface activatrice..

[F3]

voie classique d'activation du complément l.f.

classical pathway of the of the complement activation

voie classique, complément (système du), voie alterne d'activation du complément

voie d'abord chirurgicale l.f.

approach

Trajet choisi par le chirurgien à travers les structures anatomiques superficielles pour atteindre un organe plus profond.
En orthopédie, les voies d'abord peuvent être assez simples pour les extrémités des membres, plus complexes pour les viscères du tronc (p. ex. voie abdominothoracique). Elles se proposent d'être peu offensantes pour les tissus autres que l'organe visé, d'être peu hémorragiques, etc.

voie d'Embden Meyerhof l. f. 

Embden Meyerhof’s pathway

Voie anaérobie de la glycolyse allant du glucose au lactate, source essentielle de l'énergie produite dans le muscle en absence d'oxygène ou dans l'érythrocyte.
F.F. Embden, chimiste allemand et O.F. Meyerhof, biochimiste germano-américain, prix Nobel de médecine en 1922

glycolyse

voie dentato-olivaire l.f.

dentato-olivary tract

Voie nerveuse naissant dans le noyau dentelé du cervelet, passant par le pédoncule cérébelleux supérieur, croisant la ligne médiane au niveau de la commissure de Wernekinck, rejoignant le faisceau central de la calotte et se terminant sur l'olive bulbaire controlatérale.
La dégénérescence hypertrophique de l'olive bulbaire en neuropathologie est associée à un nystagmus du voile du palais lorsqu'une lésion (vasculaire ischémique le plus souvent) touche le faisceau central de la calotte homolatérale à l'hypertrophie olivaire, sinon le noyau dentelé controlatéral, voire la région du noyau rouge.
Il s'agirait d'une voie archaïque.

myoclonies vélopalatines et squelettiques, voile (nystagmus du)

voie de signalisation Sonic Hedgehog l.f.

La Sonic hedgehog est, chez les mammifères, l'une des trois protéines impliquées dans la voie de signalisation nommée Hedgehog ; la protéine SHH est le ligand de la voie de signalisation Hedgehog le mieux étudié ; il joue un rôle clé dans la régulation de l'organogénèse des vertébrés, tels que la croissance des doigts sur les membres et l'organisation du cerveau ; son gène est le SHH situé sur le chromosome 7 humain.
« La voie de signalisation Sonic Hedgehog (SHH) est depuis longtemps connue pour jouer un rôle majeur au cours du développement embryonnaire, à la fois chez la drosophile et chez les vertébrés. Ces dernières années, son implication dans la cancérogenèse a émergé, et il est aujourd'hui admis que cette voie participe à la transformation maligne de multiples types cellulaires soit par mutation de certains de ses composants, soit par son activation aberrante. De nouvelles thérapies moléculaires ciblées inhibitrices de la voie montrent une activité certaine dans plusieurs tumeurs, dont le carcinome basocellulaire, le médulloblastome ou l'adénocarcinome pancréatique. L'évaluation de ces inhibiteurs dans d'autres types tumoraux est actuellement à l'étude et donne des résultats prometteurs, laissant présager que la voie de signalisation SHH pourrait représenter une des cibles thérapeutiques d'avenir. »
Ref. S. Watson, C. Serrate, S. Vignot - Voie de signalisation Sonic Hedgehog : du développement embryonnaire aux thérapies moléculaires ciblées - Bulletin du Cancer, volume 97, Issue 12, December 2010, Pages 1477–1483 (résumé)

voie des lectines l.f.

lectin pathway

Troisième voie d’activation du complément. 
Elle met en jeu des lectines telles que la protéine de liaison du mannose qui interagit avec une sérine protéase aboutissant à l’association et au clivage protéolytique de C4 et de C2 et à la formation de la convertase de la voie classique C4b2a.

lectine, classique (voie), complément (système du), voie alterne d'activation du complément

voie des pentoses l.f.

pentose-phosphates pathway

Voie métabolique qui permet de mettre des atomes d'hydrogène, provenant de l'oxydation du glucose, sous une forme active de NADPH, nécessaire à de nombreuses réactions de synthèses ou de réductions.
Les étapes de cette voie sont : déshydrogénation du glucose-6-phosphate (par la glucose-6-phosphate-déshydrogénase et le NADP+), décarboxylation du phospho-6-gluconate en ribulose-5-phosphate (par la phosphogluconate-déshydrogénase et le NADP+), isomérisation du pentose-phosphate en ribose-5-phosphate (par une phosphopentose-isomérase) et en xylulose-5-phosphate (par une phosphopentose-épimérase), transcétolisation de ces deux pentoses en un triose, le phosphoglycéraldéhyde, et un heptose, le sédoheptulose-7-phosphate (par une transcétolase), transaldolisation de ces deux oses en un hexose, le fructose-6-phosphate, et un tétrose, l'érythrose-4-phosphate (par une transaldolase), une seconde transcétolisation entre un xylulose-5-phosphate et l'érythrose-4-phosphate formant un triose-phosphate et un fructose-6-phosphate. Le bilan de cette voie est ainsi :
1 hexose-phosphate + 6 NADP+  1 triose-phosphate + 3 CO2 + 6 NADPH,H+
La voie est déclenchée dans les cellules chaque fois que le NADPH est utilisé et transformé en NADP+ ; c'est le cas lors de la transformation des glucides en lipides, lors de la biosynthèse de stérols ou de stéroïdes, lors de l'utilisation du glutathion pour la réduction de peroxydes ou de radicaux libres, lors des réactions de détoxication.

NADP, NADPH

voie des pentoses-phosphates l.f.

voie des pentoses

voie dorsale de conduction optique l.f.

dorsal stream, parietal stream

Module anatomique de traitement des signaux visuels relatifs à l’espace, qui regroupe des aires corticales étroitement connectées au cortex pariétal.
La voie pariétale reçoit essentiellement des projections de type M (magnocellulaire), traitant des signaux de latence courte, particulièrement adaptés au codage du mouvement, caractéristique de l’aire MT(medial temporal) du singe. La lésion  de cette aire entraîne une perte de la discrimination des mouvements. Mais les effets de la lésion sont transitoires, sauf si la lésion implique également les aires adjacentes MST(medial superior temporal sulcus) et FST(floor of superior temporal sulcus). Le module de la voie dorsale est donc dévolu à la perception d’objets en mouvement, aux tâches de coordination visuomotrice ou de déplacement relatif du corps et de l’environnement.

Syn. voie occipitopariétale, voie pariétale

voies de conduction optique

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