Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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actinomycine D l.f.

actinomycin D

Antibiotique, isolé à partir d'actinomycètes, qui inhibe la synthèse des protéines au niveau de la transcription.

[G3,G5]

Édit. 2017

actinothérapie n.f.

actinotherapy

→ photothérapie

[G5]

Édit. 2017

activité intrinsèque l.f.

intrinsic activity

Pour un médicament, facteur de proportionnalité entre l'amplitude de l'effet pharmacologique et la concentration des récepteurs activés.
Par définition, alpha = 1 pour les agonistes capables de fournir la réponse maximale.

Étym. lat. activitas : activité (déverbal d'ago : pousser devant soi, agir)

[G3,G5]

Édit. 2017

activité sympathomimétique intrinsèque l.f.

intrinsic sympathomimetic activity (ISA)

Activité agoniste bêta-adrénergique partielle propre à certains bêta-bloquants limitant l’effet bradycardisant lorsque le tonus sympathique de base est faible au repos.

Étym. lat. activitas : activité (déverbal d'ago : pousser devant soi, agir)

Sigle ASI

[G3,G5]

Édit. 2017

acupuncture n.f.

acupuncture

Méthode thérapeutique traditionnelle en Chine reposant sur l’affirmation que la stabilité de l’énergie fondamentale de l’Homme repose sur un équilibre de forces.
Elle se pratique par l’implantation de fines aiguilles en des points cutanés douloureux ou en des points du corps, déterminés à partir de la vieille conception du fluide vital (qi) qui se ferait dans des canaux (zhe) situés le long de trajets précis appelés "méridiens d’énergie" dans les textes occidentaux. Ces localisations ne semblent pas actuellement pouvoir correspondre à des repères de l’histologie occidentale. Un mécanisme d’action pourrait faire intervenir des neuromédiateurs du type des endorphines.
Une méthode mixte, l’électro-acupuncture, fait intervenir des courants de haute ou de basse fréquence propagés par des aiguilles ; on invoque alors l’émission de métenképhalines.

Étym. lat. acutus ; pointu ; punctum : piqûre

→ analgésie par acupuncture

[B3, G5]

Édit. 2020

acyclovir n.m.

acyclovir

Gertrude Elion, pharmacologue américaine, prix Nobel de médecine en 1988 (1977)

Syn. aciclovir

→ aciclovir

[D1, ,G5]

Édit. 2020

adéfovir dipivoxil l.m.

adéfovir dipivoxil

Analogue nucléosidique développé dans le traitement de l’hépatite virale B et administré par voie orale.
Il est souvent associé soit à la lamivudine ou au ténofovir, soit à l'interféron pégylé.

[G3,G5]

Édit. 2017

adénose n.f.

adenosis

Lésion proliférative bénigne d'un tissu glandulaire.
Le terme s'applique principalement à deux localisations. Au niveau de la glande mammaire, l'adénose peut se traduire par une masse tumorale faite d'une multiplication de canaux de calibre variable : adénose floride ; parfois dissociés par un stroma abondant : adénose sclérosante. Une multiplication de canaux glandulaires peut aussi s'observer dans le chorion de la muqueuse vaginale chez la jeune fille ou la femme jeune dont la mère a été traitée par diéthylstilbœstrol au début d'une grossesse à risque.

Étym. gr. adên : glande ; ose : affection chronique

[F5,G3,G5,O3,O5]

Édit. 2017

adénose du col utérin et du vagin l.f.

adenosis of the vagina and uterine cervix

Métaplasie glandulaire de l'épithélium de l'exocol utérin et du vagin reproduisant le revêtement de l'endocol.
Elle se traduit par une muqueuse rouge du fond vaginal. Elle expose au risque d'adénocarcinome à cellules claires. Elle est attribuée à l'exposition in utero au diéthylstilbœstrol.

Étym. gr. adên : glande ; ose : affection chronique

[F5,G3,G5,O3]

Édit. 2017

adhésion aux traitements psychotropes l.f.

compliance with psychotropic drugs

→ observance, psychotropes (adhésion aux)

[G5,H3]

Édit. 2017

administration des médicaments (modalité d ') l.f.

drug’s administration techniques

Ensemble des détails techniques réglant l'introduction d'un médicament dans l'organisme : durée du traitement, dose, rythme et horaire des prises, voie d'administration, etc.
L'administration discontinue peut être réglée par le patient lui-même comme dans la technique d'analgésie contrôlée par le patient. L'administration continue de médicaments puissants s'effectue grâce à des pompes volumétriques ou des seringues électriques. Elle peut être pilotée par ordinateur. Pour adapter les doses d'anesthésiques à l'intensité de la stimulation chirurgicale, on maintient une concentration plasmatique pré-établie et adaptée au type de chirurgie en réglant la dose administrée par un rétrocontrôle basé sur la surveillance continue d'un paramètre physiologique, comme l'électroencéphalogramme, la pression artérielle ou le relâchement musculaire (évalué avec un stimulateur de nerf).

→ pousse-seringue, pompe à galets, stimulateur de nerf

[G5]

Édit. 2017

administration des médicaments (voies d') l.f.p.

drug administration routes

Différents modes d'administration des médicaments.
Pour avoir une action générale, les médicaments doivent parvenir dans le sang qui les distribue dans l'organisme.
Les voies parentérales permettent un passage intravasculaire direct dans le sang d'un médicament et sa distribution par la circulation générale. Les voies entérales assurent la diffusion dans le sang grâce à un passage par le tube digestif.

[G5 ]

Édit. 2017

adriamycine n.f.

adriamycin

Agent intercalant du groupe des anthracyclines utilisé en chimiothérapie pour le traitement des cancers de l'ovaire (associé au cisplatine et au cyclophosphamide), des cancers du sein, associé au 5 FU et au cyclophosphamide et des lymphomes hodgkiniens et non hodgkiniens en polychimiothérapie type ABVD.
Il est toxique pour le myocarde et les cellules hématopoïétiques.

[F1,F2,G3,G5,O3,O5 ]

Édit. 2017

aérosol thérapeutique l.m.

aerosol therapy

De nombreux médicaments solubles peuvent être administrés en aérosols par inhalation (bêta- mimétiques, corticoïdes, mucolytiques).
Selon le générateur les particules sont plus ou moins fines. Les grosses particules fournies par les pulvérisateurs ont une pénétration limitée au nez et au pharynx.
Seuls les aérosoliseurs de bonne qualité produisent des aérosols efficaces. Il existe des systèmes doseurs permettant d'administrer une dose définie. Ces petites bombes utilisées par les asthmatiques ont un rendement assez bon mais une bonne partie de l'aérosol ne va pas jusqu'aux petites bronches.

[B1,G5,K1]

Édit. 2017

agent antiplaquettaire l.m.

antiplatelet agent

Agent inhibiteur des fonctions plaquettaires.
L'activation des plaquettes est une étape essentielle de la thrombogénèse artérielle. Les plaquettes adhèrent au sous-endothélium mis à nu par les lésions vasculaires, agrègent entre elles et libèrent de nombreuses substances présentes dans leurs granules (adénosine diphosphate ou ADP, sérotonine, etc.). Les plaquettes activées forment une surface catalytique très favorable au processus de coagulation.
Les antiplaquettaires s'opposent essentiellement à l'agrégation des plaquettes. Ils ont montré leur efficacité, in vivo, dans la prévention des récidives des accidents ischémiques cérébraux liés à l'athérome, diminuant l'incidence des accidents vasculaires cérébraux de 22%, celle des infarctus du myocarde de 30% et de l'ensemble AVC, infarctus du myocarde et mort vasculaire de 25%. Des agents antiplaquettaires sont efficaces dans cette indication : l'acide acétylsalicylique, la ticlopidine, le clopidrogel.

Étym. lat. agens, de agere : agir 

[F4,G3,G5]

Édit. 2017

agent dépigmentant l.m.

bleaching agent

Produit appliqué localement pour réduire ou éliminer une hyperpigmentation cutanée localisée par excès de mélanine, par ex. un mélasma, mais aussi employé par des sujets à peau pigmentée pour obtenir un effet éclaircissant.
Les principes actifs utilisés sont surtout l'eau oxygénée à 20 volumes et les dérivés de l'hydroquinone dont la concentration cosmétique doit être inférieure à 2% ; d'autres dérivés auraient aussi une action de dépigmentation comme les acides de fruits, l'acide kojique et d'autres dérivés végétaux, l'acide rétinoïque, le peroxyde de benzoyle, l'acide azélaïque ; les corticoïdes et les dérivés mercuriels ne sont plus utilisés du fait de leurs effets secondaires. L’efficacité de ces produits est limitée car ils ne réduisent que les excès de mélanine intra- épidermique. Un produit dépigmentant peut associer plusieurs principes actifs.

Étym. lat. agens, de agere : agir 

Syn. agent blanchissant

[G3,G5,J1]

Édit. 2017

agent hépatoprotecteur l.m.

hepatoprotective agent

Médicament dont l'administration a pour effet de réduire les anomalies des tests hépatiques enzymatiques, en particulier les transaminases et d'améliorer les lésions inflammatoires histologiques, ou bien de diminuer le risque de lésions hépatiques en cas d'exposition à un agent hépatotoxique.
Par ex. la S-adénosyl-méthionine est un hépatoprotecteur vis-à-vis de la toxicité du paracétamol, et la silymarine a un effet hépatoprotecteur vis-à-vis d'agents tels que le tétrachlorure de carbone et l'alcool éthylique.

Étym. lat. agens, de agere : agir 

[G3,G5,L1]

Édit. 2017

agoniste adj.

agonist

Se dit d’une action qui concourt au même effet qu’une autre ou d’un organe qui agit en synergie avec un autre.
1) En physiologie musculaire, un muscle qui provoque un mouvement est agoniste de celui qui, susceptible de s’opposer à ce mouvement est dit antagoniste : ex. dans la flexion de l’avant-bras sur le bras les muscles brachial et biceps brachial sont synergiques et agonistes du muscle triceps brachial qui, extenseur de l’avant-bras sur le bras, est leur antagoniste.
2) En pharmacologie, se dit d'une substance, endogène ou exogène qui active le même récepteur cellulaire entraînant les mêmes effets que ceux observés lors de l'activation du récepteur par le médiateur endogène normal. La fixation sur le récepteur est le plus souvent réversible et plus ou moins spécifique. Cette spécificité est plus ou moins grande selon le sous-type de récepteur, par ex. les différents bêta-mimétiques agissent plus ou moins spécifiquement sur les récepteurs cardiaques bêta1 ou bronchiques bêta 2.
De très nombreux agonistes sont utilisés en thérapeutique : par ex. les agonistes des récepteurs muscariniques, nicotiniques, sérotoninergiques, opiacés et adrénergiques alpha ou bêta. L'utilisation prolongée d'un agoniste amène la désensibilisation progressive des récepteurs selon un mécanisme (internalisation des récepteurs) qui n'est pas bien élucidé. Cela se traduit par l'affaiblissement progressif de l'effet du médicament amenant à augmenter progressivement les doses, phénomène proche de la tachyphylaxie, qui a été surtout décrit en réanimation lors de l'utilisation prolongée des sympathomimétiques en administration intraveineuse continue.
Le terme « agoniste » est également utilisé comme adjectif.

Étym. gr. agos : combattant ; lat. ago, agere : mettre en mouvement

Ant. antagoniste

→ antagoniste, tachyphylaxie

[C2,G3,G5]

Édit. 2019

agoniste cholinergique l.m.

cholinergic agonist

Substance ayant les mêmes actions que celles de l'acétylcholine (stimulation des récepteurs muscariniques ou nicotiniques).
Les agonistes cholinergiques de synthèse utilisés en clinique sont le carbachol, la métacholine et le béthanéchol. Leur emploi en thérapeutique est réduit. La pilocarpine est utilisé en collyre comme antiglaucomateux.
Les anticholinestérases sont des agonistes cholinergiques indirects par blocage de la dégradation de l'acétylcholine qui s'accumule au niveau de la fente synaptique. Ils sont utilisés pour faciliter la motilité gastro-intestinale et vésicale, pour améliorer la transmission neuromusculaire et, en ophtalmologie, comme antiglaucomateux.
Les anticholinestérasiques utilisés en thérapeutique ont une action réversible. Les principaux sont la tacrine (Cognex®) qui traverse la barrière hématoencéphalique, elle est utilisée dans le traitement de la maladie d'Alzheimer, l'ésérine (physostigmine), la néostigmine, la pyridostigmine et l'édrophonium.
Les anticholinestérasiques irréversibles (organophosphates) utilisés dans l'agriculture comme pesticides (parathion, malathion) sont la cause d'intoxications humaines, ils ont été utilisés comme gaz de combat. La pralidoxime, qui est capable de réactiver l'acétylcholinestérase est utilisée pour traiter ces intoxications.
Les champignons toxiques de l'espèce inocibe et clitocibe produisent des syndromes muscariniques d'apparition précoce.

→ acétylcholine, accident précoce par ingestion de champignons

[C1 C2,G3,G4,G5]

Édit. 2017

agrypnie provoquée l.f.

provoked agrypnia

Technique de suppression du sommeil dans un but thérapeutique, soit totale (patient maintenu éveillé plusieurs jours et nuits consécutifs), soit partielle (endormissement retardé ou réveil prématuré).
Moyen de traitement de certains états dépressifs surtout utilisé pour raccourcir le délai d'action des antidépresseurs. Certains virages principalement hypomaniaques induits par l'agrypnie ont été signalés.
Le mécanisme d'action serait sous-tendu par les effets de l'agrypnie sur les perturbations chronobiologiques du déprimé (correction d'une avance de phase contemporaine du trouble de l'humeur).
Malgré une efficacité régulièrement signalée dans la littérature, cette modalité thérapeutique n'est guère utilisée.

Étym. gr.agrypnia : insomnie, veille

Syn. privation de sommeil

[H1,G5]

Édit. 2017

AHA sigle pour

1) acide Alpha-Hydroxy-Acétique

2) American Heart Association

→ acides de fruits

[C1,G5,J1]

Édit. 2017

AINS sigle m. pour Anti-Inflammatoires Non Stéroïdiens

non-steroidal anti-inflammatory drug

→ anti-inflammatoires non stéroïdiens

[G3,G5]

Édit. 2017       

albendazole n.m.

albendazole

Antihelminthique benzimidazolé, à large spectre.
L’albendazole est utilisé dans le traitement des nématodoses intestinales (oxyurose, ascaridiose, ankylostomose, etc.) et, avec des résultats plus discutés, dans celui de l’hydatidose.

[D1, G5]

Édit. 2020

alcaloïdes anticancéreux de la Pervenche l.m.p.

Substances anticancéreuses extraites de la Pervenche tropicale Catharanthus roseus

Ex : vincristine, vinblastine et divers dérivés d’hémiSynthèse de ces alcaloïdes qui inhibent la formation du fuseau mitotique en interagissant avec les microtubules.

[G3,G5]

Édit. 2017 

alcaloïdes de la pyrrozilidine l.m.

pyrrozilidine alcaloids

Molécules d’origine végétale caractérisées par la présence d’un noyau pyrrozilidine.
Les alcaloïdes de la pyrrozilidine ont été trouvés dans plus de 300 espèces de plantes. Il en existe plus de 200 variétés différentes. Ces extraits de plantes sont utilisés dans certaines médecines traditionnelles. L’intoxication par les alcaloïdes de la pyrrozilidine conduit à la maladie veino-occlusive du foie. Des oedèmes pulmonaires et des effusions pleurales peuvent également être observées.

→ pyrrozilidine

[G3,G4,G5]

Édit. 2017 

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