artériopathie inflammatoire l.f.
angeitic, angiitic vasculitis
Ensemble d'affections qui ont en commun une lésion pariétale des vaisseaux du système nerveux central.
Elles se manifestent par des tableaux cliniques divers : signes focaux déficitaires, crises d'épilepsie, encéphalopathie, associés ou non à des signes généraux : altération de l'état général, fièvre, et/ou atteinte d'autres organes.
Les séquences pondérées en T2 de l'IRM peuvent révéler des hyper-signaux non spécifiques de la substance blanche encéphalique ; l'association à des anomalies corticales est plus caractéristique. L'angiographie permet d'évoquer le diagnostic devant des rétrécissements segmentaires des artères cérébrales, séparés par des dilatations fusiformes. Ces anomalies ne sont pas spécifiques d'une vascularite et restent inconstantes. Seule, la biopsie leptoméningée ou corticale, en fait rarement réalisée, permet un diagnostic de certitude.
Ce type d'affections est rarement isolé, le plus souvent associé à une angéite systémique apparemment primitive, à une maladie systémique, à une pathologie infectieuse, néoplasique, ou à la prise de médicaments ou de toxiques.
Syn. angéite, vascularite
arthrite de la colite ulcéreuse l.f.
Atteinte articulaire survenant dans environ 15 à 20% des colites ulcéreuses et évoluant sous la forme d’un rhumatisme périphérique, d’une sacro-iliite isolée ou d’une pelvispondylite rhumatismale
A côté de ces arthrites on peut observer l’association à la colite ulcéreuse d’autres manifestations ostéo-articulaires type ostéo-arthropathie hypertrophiante, hippocratisme digital et SAPHO
Syn. ovite, Acné pustuleuse Palmoplantaire, Hyperostose et Ostéite
→ arthrite réactionnelle, arthrites de l'acné conglobata, colite ulcéreuse
[L1,I1]
aspergillose pulmonaire chronique nécrosante (ou semi-invasive) l.f.
chronic necrotizing pulmonary aspergillosis
Pneumonie chronique nécrosante d'allure pseudo-tuberculeuse due à des champignons du genre Aspergillus.
Elle survient dans un contexte fréquent de bronchopathie chronique obstructive, souvent favorisée par une corticothérapie de longue durée. Son autonomie vis-à-vis de l'aspergillose pulmonaire invasive est discutée.
Étym. lat. aspergillum : goupillon
ataxie cérebelleuse-dégénérescence choriorétinienne l.f.
olivopontocerebellar atrophy III
L’affection est autosomique dominante (MIM 164500).
Étym. gr. a : priv. ; taxis : ordre
→ atrophie olivoponto-cérébelleuse de type III
atrophie musculaire spinale (I-II ou III) l.f.
spinal muscular atrophy
→ Werdnig-Hoffmann (amyotrophie spinale de)
atrophie olivoponto-cérébelleuse de type II l.f.
olivopontocerebellar atrophy II
Dégénérescence spinocérébelleuse apparaissant vers cinquante ans avec albinisme oculaire.
Débute parfois un peu plus tôt avec l'ataxie cérébelleuse et diffère de l'atrophie olivopontocérébelleuse de type I par l'albinisme, l'absence de mouvements involontaires et de modification du réflexe cutané plantaire. L’affection est autosomique récessive (MIM 258300).
J. J. Dejerine et A. Thomas, neurologues français, membres de l'Académie de médecine (1900)
Étym. gr. a : privatif ; trophê : nourriture
Syn. Flicker-Winkler’s type
atrophie olivoponto-cérébelleuse de type III l.f.
olivopontocerebellar atrophy III
Atrophie olivoponto-cérébelleuse avec dégénérescence maculaire et péripapillaire.
Elle apparaît en fin de la troisième décennie, par une maculopathie précédant les signes cérébelleux et décrite comme une fine pigmentation granulaire qui évolue vers la papille puis la périphérie. La dégénérescence rétinienne est présente dans trois cas sur quatre, et l'atteinte maculaire angiographique est en œil de bœuf. L'ataxie secondaire avec incoordination des mouvements peut être accompagnée d'atrophie optique, de nystagmus, et d'une ophtalmoplégie. Locus du gène en 3p21.1-p12. L’affection est autosomique dominante (MIM 164500).
J. Froment, neurologiste français(1937)
Étym. gr. a : privatif ; trophê : nourriture
axis [C II] n.m.
axis [C II] (TA)
Deuxième vertèbre cervicale, caractérisée par la présence de la dent de l’axis soudée à la face supérieure du corps vertébral et autour de laquelle s’exécutent les mouvements de rotation de l’atlas.
[axis C II]
Biemond (syndrome II de) l.m.
Biemond’s syndrome
Syndrome proche du syndrome de Bardet-Biedl avec retard mental, obésité, hypogonadisme, polydactylie postaxiale, dystrophie mixte rétinienne et colobome de l'iris.
Il existe également des anomalies génitales et une absence de caractères sexuels secondaires. L'héméralopie et la rétinite pigmentaire apparaissent comme dans le syndrome de Bardet Biedl. L’affection est autosomique récessive (MIM 210350).
A. Biemond, neurologue néerlandais (1934)
Édit. 2017
bili-IRM l.f.
MR cholangiography
Edit. 2018
[B2,B3,L1]
bourse subtendineuse du muscle triceps brachial l.f.
bursa subtendinea musculi tricipitis brachii (TA)
subtendinous bursa of triceps brachii
Bourse séreuse interposée profondément entre le tendon terminal du muscle triceps brachial et l’olécrâne.
Syn. anc. bourse séreuse sus-olécranienne
Édit. 2017
bronche segmentaire antérieure de la bronche lobaire supérieure droite l.f.
Bronche qui ventile le segment antérieur du lobe supérieur droit.
C'est la plus volumineuse des 3 bronches segmentaires du lobe supérieur droit, elle se dirige en avant et un peu en bas. Longue de 2 à 15 mm, elle se divise en 2 rameaux antérieur et externe.
Anc. dénom. bronche segmentaire ventrale de la bronche du lobe supérieur droit
[anterior segmental bronchus B III]
Édit. 2017
bronche segmentaire antérieure de la bronche lobaire supérieure gauche l.f.
Bronche qui assure la ventilation du segment antérieur du lobe supérieur gauche.
Elle nait soit du tronc culminal, soit de la bronche lobaire supérieure gauche quand elle se trifurque.
C'est la plus grosse bronche segmentaire du lobe supérieur gauche, qui se dirige en avant en dehors et un peu en haut. Après un trajet de 11 mm en moyenne, elle se bifurque en 2 rameaux antérieur et externe.
Anc. dénom. bronche segmentaire ventrale de la bronche lobaire supérieure gauche, bronche culminale ventrale, bronche pectorale de Brock
[anterior segmental bronchus B III]
Édit. 2017
bronche segmentaire basale antérieure de la bronche lobaire inférieure droite l.f.
Bronche qui ventile le segment antérieur du lobe inférieur droit.
Elle nait à 10 mm de la bronche segmentaire basale médiale de la face antéroexterne du tronc basal. Longue de 1 cm, elle se bifurque en rameaux soussegmentaires externe et interne.
Anc. dénom. bronche segmentaire ventrobasale
Syn. bronche segmentaire antérobasale, bronche segmentaire basoantérieure de la bronche lobaire inférieure
[anterior basal segmental bronchus B VIII]
Édit. 2017
bronche segmentaire basale antérieure de la bronche lobaire inférieure gauche l.f.
Bronche qui ventile le segment antérieur du lobe inférieur gauche.
Elle nait de la bronche basale antéromédiale dont elle poursuit la direction après la naissance de la bronche segmentaire basale médiale. Après un trajet de 1 cm en moyenne, elle se bifurque en rameaux soussegmentaires externe et interne.
Anc. dénom. bronche segmentaire ventrale basale (2e ventrale d'Aeby)
Syn. bronche segmentaire antérobasale, bronche segmentaire basoantérieure de la bronche lobaire inférieure
[anterior basal segmental bronchus B VIII]
Édit. 2017
bronche segmentaire basale médiale de la bronche lobaire inférieure droite l.f.
Bronche ventilant le segment basal médial du lobe inférieur.
Elle nait de la face interne du tronc de la pyramide basale, en moyenne à 8 mm sous la bronche de Nelson. C'est la première collatérale du tronc de la pyramide basale. Elle est verticale en bas et un peu en dedans. Longue en moyenne de 13 mm, elle se bifurque en rameaux soussegmentaires antérieur et postérieur.
Anc. dénom. bronche segmentaire basale interne, bronche segmentaire paracardiaque, bronche segmentaire infracardiaque, parabronche interne de Lucien
E. A. Boyden, anatomiste américain (1955)
Syn. bronche cardiaque, bronche médiobasale (Boyden)
[medial basal segmental bronchus B VII]
Édit. 2017
bronche segmentaire basale médiale de la bronche lobaire inférieure gauche l.f.
Bronche ventilant le segment basal médial du lobe inférieur gauche.
Elle nait de la bronche basale antéromédiale et s'écarte à angle aigu, en bas, en avant et en dedans de la segmentaire basale antérieure qui est plus volumineuse. Longue de 1 cm, elle se bifurque en un rameau antérieur oblique en bas et en avant et un rameau postérieur descendant en avant du ligament pulmonaire.
Anc. dénom. bronche segmentaire basale interne, bronche segmentaire paracardiaque, bronche segmentaire infracardiaque, parabronche interne de Lucien
Syn. bronche cardiaque, bronche médiobasale (Boyden)
[medial basal segmental bronchus B VII]
Édit. 2017
bronche segmentaire postérieure de la bronche lobaire supérieure droite l.f.
Bronche qui ventile le segment postérieur du lobe supérieur droit et se dirige en arrière, un peu en haut et en dehors.
Longue de 10 mm, elle se bifurque en rameaux soussegmentaires postérieur et externe.
Anc. dénom. bronche segmentaire dorsale du lobe supérieur droit
[posterior segmental bronchus B II]
Édit. 2017
Bücklers II (dystrophie de) l.f.
Bücklers’dystrophy II
W. Reis, ophthalmologiste allemand (1917) ; M. Bücklers, ophtalmologiste allemand (1949)
→ Groenouw II (dystrophie tachetée de)
Édit. 2017
Bücklers III (dystrophie de) l.f.
Bücklers’dystrophy III
H. Biber, (1890), O. Haab (1899) ophtalmologistes suisses ; F. Dimmer, ophtalmologiste autrichien (1899)
→ Biber-Haab-Dimmer (dystrophie de)
[P2]
Édit. 2018
Candida guillermondii
Candida guillermondii
Candida présent dans l’environnement (matières organiques), saprophyte du tube digestif et, surtout, de la peau.
Cette levure peut être responsable d'infections profondes résistant au fluconazole.
[D1]
Carpenter (syndrome de) l.m.
Carpenter’s syndrome
Syndrome caractérisé par un ensemble de malformations autosomiques récessives : acrocéphalie, polysyndactylie aux mains et polydactylie aux pieds, micro-cornée avec opacité et atrophie optique, hypogénitalisme et retard mental.
G. Carpenter, pédiatre britannique (1909)
Syn. acrocéphalopolysyndactylie de type II
→ craniosténose, acrocéphalopolysyndactylie
[Q2]
causalgie , n.f.
causalgia
Syndrome caractérisé par une sensation de brûlure associée à une hyperesthésie cutanée et par des lésions de la peau qui devient œdématiée, rouge, luisante et moite.
Le plus souvent cette, dystrophie sympathique, réflexe, est causée par une lésion traumatique d’un nerf périphérique. Elle est entretenue par les stimulus nociceptifs provenant de la zone des troubles trophiques du fait de l’œdème ischémique dus à la vasoconstriction sympathique. Il se produit alors une libération de prostaglandines, de bradykinine, de sérotonine et d’histamine qui entretiennent le phénomène.
S. Weir-Mitchell, neurologue américain (1864)
Étym. gr. kausis : chaleur brûlante ; algos : douleur
Syn. Syndrome de Weir-Mitchell, syndrome douloureux complexe de type II.
→ algodystrophie, douleur, érythermalgie
[H1]
cellulite bactérienne l.f.
bacterial cellulitis, necrotizing fasciitis
Infection bactérienne étendue du derme profond, de l'hypoderme, des fascias superficiels et des tissus cellulaires sous-cutanés, secondaire à une porte d'entrée locorégionale, principalement due au streptocoque A, plus rarement à d'autres bactéries telles que staphylocoques, anaérobies, Haemophilus, bacilles à gram négatif.
Elle touche le plus souvent la jambe, réalisant le tableau d'un érysipèle qui « tourne mal » du fait d'un terrain fragile, d'un streptocoque très virulent ou d'un traitement par antiinflammatoires non stéroïdiens. Les signes d'alarme sont, sur un placard d'érysipèle, l'apparition de lésions purpuriques, d'une coloration bleuâtre, d'une hypoesthésie, dans un contexte de fièvre élevée et d'altération de l'état général. L'évolution se fait vers la nécrose, c'est-à-dire une gangrène, pouvant s'étendre jusqu'au muscle. Le traitement doit comporter une exérèse chirurgicale large de tous les tissus nécrosés et une antibiothérapie parentérale du type antistreptococcique ou à plus large spectre. La mortalité est élevée et les séquelles sont fréquentes.
Syn. fasciite (ou fascéite), cellulite allant jusqu'aux fascias, cellulite nécrosante, cellulite gangréneuse, cellulite avec nécrose tissulaire
[J1,D1]
cellulite cervicale l.f
cervical cellulitis
Diffusion de micro-organismes dans le tissu cellulaire (ou tissu conjonctif cellulo-adipeux de soutien) du cou, entraînant une nécrose étendue.
Elle se produit lorsque les mécanismes de défense ne sont pas parvenus à contenir une infection bactérienne locale, ici surtout bucco-dentaire, mais aussi cutanée, ganglionnaire, pharyngée, d’origine traumatique ou non traumatique. Elle est favorisée par les traitements anti-inflammatoires non stéroïdiens. Elle peut succéder aussi à une cellulite commune localisée périmandibulaire ou péri-maxillaire. Il s’agit d’une inflammation extensive du tissu conjonctif cervical (on parle de cellulite diffuse) dont on redoute la diffusion médiastinale (cellulite cervico-médiastinale).
La flore en cause est variable avec des associations possibles de germes anaérobies et aérobies impliquant surtout des streptocoques. Cliniquement des signes généraux intenses s’associent à une dysphagie, un trismus, une dyspnée, des douleurs cervicales et dans les cas d’évolution rapide, d’emphysème cervico-facial et thoracique. La forme suppurée est aussi appelée phlegmon du cou.
Syn. fasciite (ou fascéite), cellulite nécrosante, cellulite gangréneuse, cellulite avec nécrose tissulaire
→ cellulite cervico-médiastinale
[J1,D1]