Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

116 résultats 

concentration minimale inhibitrice (CMI) l.f.

minimal inhibitory concentration

Plus petite concentration d’antibiotique qui inhibe toute culture macroscopiquement visible d’une souche bactérienne, après incubation de 18 heures à 37°C (la CMI se réfère à l’effet bactériostatique d’un antibiotique).
Plusieurs méthodes permettent de déterminer la CMI : méthode de dilution en milieu liquide, méthode de diffusion ou des disques en milieu solide, E-test, méthodes automatisées.
La mesure in vitro de la concentration minimale inhibitrice d'un antibiotique vis-à-vis d'une souche bactérienne permet de définir si cette souche est sensible ou résistante à cet antibiotique.

[G3]

dioxyde de carbone (concentration plasmtique en) l.f.

plasma carbone dioxide content

Teneur sanguine en dioxyde de carbone.
Le dioxyde de carbone, CO2, présent dans le sang comporte une partie dissoute (faible), une fraction combinée à l'hémoglobine et surtout les bicarbonates. Dans le sang artériel la teneur en CO2 est de 46 mL/100 mL ou 21,24 mMol/L. Dans le sang veineux mêlé elle est de 52 mL/100 mL ou 23,20 mMol/L.

épreuve de concentration des urines l.f.

urinary concentration test

Étude du pouvoir de concentration des urines après restriction hydrique.
Cette épreuve est destinée à trouver la nature d'une polyurie, à discerner un diabète insipide. Les urines sont recueillies et un échantillon de sang est prélevé après 15 heures de restriction hydrique contrôlée. Les résultats normaux incluent un débit urinaire inférieur à 0,6 mL/min, une osmolalité urinaire supérieure à 850 mosm/kg avec un rapport de l'osmolalité urinaire sur l'osmolalité plasmatique supérieur ou égal à 2,9. La concentration plasmatique d'hormone antidiurétique est située entre 3 et 6 pg/mL.

→ polyurie, diabète insipide, hormone antidiurétique

[M1, O4]

Édit. 2020

épreuve de concentration-dilution l.f.

F. Volhard, médecin interniste et néphrologue allemand (1910)

→ Volhard (épreuve de)

[C2,M1]

Édit. 2018 

concentration fractionnelle l.f.

fractional concentration

En physiologie respiratoire, concentration d'un gaz dans un mélange gazeux sec, exprimée par le quotient volume du gaz/volume du mélange.
Les chimistes utilisent la notion analogue de fraction molaire pour les solutions, symbole [ ], ex. [CO3NaH], fraction molaire en bicarbonate de sodium. Cette notation peut être utilisée pour les mélanges gazeux, son emploi simplifie alors les énoncés : p. ex. l'équation PCO2 = B [CO2], qui reste valable dans l'air humide, montre que la pression partielle du CO2 dans l'alvéole est toujours proportionnelle à sa fraction molaire dans l'alvéole. La même équation écrite en termes de concentration fractionnelle est inutilement compliquée car elle fait intervenir la pression de vapeur d'eau, donc la température, et ne montre pas les choses aussi nettement.

 

Symb. Fi (ex. FiO2, concentration fractionnelle de l’oxygène dans l'air inspiré)

[C1, C2, K1]

Édit. 2018

épreuve de concentration-dilution 
l.f.

F. Volhard, médecin interniste et néphrologue allemand (1910)

→ Volhard (épreuve de)

[M1]

Édit. 2020

Crohn's Disease Activity Index (CDAI) l. angl.

index d’activité de la maladie de Crohn

W. R. Best, médecin américain (1976) ; R. F Harvey, médecin britannique (1980) ; P. R. Elliott, médecin britannique (1980) ; B. B. Crohn, gastro-entérologue américain (1932)

→ index d'activité de la maladie de Crohn, Crohn (maladie de)

[L1]

flare up l. angl.

Stimulation importante de l’axe hypothalamo-hypophysaire lors de la mise en route d’un traitement par agoniste de la LHRH.
En cas de cancer de la prostate ce phénomène se traduit par une augmentation des androgènes circulants dans le sang due lors de la mise en route d’un traitement par agoniste de la LHRH pouvant être responsable d’une exacerbation des signes cliniques (dysurie, douleurs osseuses…compression de la moelle osseuse,…). Ce phénomène peut être prévenu par l’adjonction d’un traitement anti-androgène non stéroïdien pendant le premier mois. Cet effet peut aussi d’observer avec les œstrogènes lors de la mise en route de certaines hormonothérapies pour cancer du sein.

[M2,O4]

Édit. 2018

insulin-like Growth Factor-I l.angl.

Facteur de croissance ressemblant à l'insuline-I

→ IGF

trigger n.m.angl.

Dans un respirateur, dispositif de déclenchement que le patient peut actionner pour mettre en œuvre l'insufflation.
Ce dispositif permet l'assistance ventilatoire avec une inspiration minime du patient. La pression de déclenchement peut être réglable, pour préparer le sevrage du respirateur, il faut augmenter progressivement cette pression.

Étym. angl. trigger : gâchette (du néerlandais trekker : poussoir)

wire loop l.angl.

→ anse en fil de fer

MAPK, acr angl. de mitogen-activated protein kinases

Ensemble de protéines kinases nécessaires à l'induction de la mitose dans les cellules eucaryotes. Elles appartiennent au groupe des kinases CMGC (incluant les kinases CDK, MAPK, GSK3 et CLK)1.
Les MAP-K sont impliquées dans un certain nombre d'évènements de la vie de la cellule, comme la mitose, mais aussi très liées à des phénomènes apoptotiques, la différenciation ou encore la survie cellulaire. Ceci se fait en réponse à divers signaux externes : des facteurs mitogènes (le PDGF, par exemple), le stress osmotique cellulaire, le choc thermique ou encore un certain nombre de cytokines2.

[C3]

Édit. 2020

FIP1L1-PDGFRA gene sigle angl.

Gène de fusion entre le gène FIP1L1 et une partie du gène PDGFRA, situé sur le chromosome 4.
Cette mutation somatique, acquise durant la vie et présente dans les cellules hématopoïétiques, est responsable de la leucémie chronique à éosinophiles associée à FIP1L1-PDGFRA

J. Gotlib, hématologiste américain et J. Cools, médecin généticien belge (2008) ; Carmen P. Montaño-Almendras, biologiste bolivienne (2012)

→ leucémie chronique à éosinophile associée à FIP1L1-PDGFRA

[F1,Q2]

Édit. 2018

LDHA gene sigle angl. pour Lactate DeHydrogenase A

Gène, situé sur le locus chromosomique 11p 15.4, codant pour une sous-unité de l’enzyme lactate-déshydrogénase.
Il existe cinq variétés de cet enzyme, chacun agissant sur les quatre sous-unités protéiques. Différentes combinaisons de sous-unité A de lactate-déshydrogénase et sous-unité B de lactate-déshydrogénase composent les différentes formes de cet enzyme. Celui-ci, réparti dans l’ensemble du corps, joue un rôle capital dans les réactions chimiques génératrices d’énergie pour l’organisme entier.
Huit variétés de mutations de ce gène sont responsables de la déficience en lactate-déshydrogénase

→ lactate-déshydrogénase (déficit en)

LDHB gene sigle angl. pour Lactate DeHydrogenase B

Gène, situé sur le locus chromosomique 12p12.2-p12.1, codant pour une sous-unité de l’enzyme lactate-déshydrogénase.
Il existe cinq variétés de cet enzyme, chacun agissant sur les quatre sous-unités protéiques. Différentes combinaisons de sous-unité B de lactate-déshydrogénase et sous-unité A de lactate-déshydrogénase composent les différentes formes de cet enzyme. Celui-ci, réparti dans l’ensemble du corps, joue un rôle capital dans les réactions chimiques génératrices d’énergie pour l’organisme entier.
Plus de quinze variétés de mutations de ce gène sont connues dans la déficience en lactate-déhsydrogénase.

→ lactate-déshydrogénase (déficit en)

sigle n.m.

initials

Lettre ou groupe de lettres initiales constituant l'abréviation de mots fréquemment employés.
À différencier de l'acronyme, qui est un sigle prononcé comme un mot ordinaire.

Étym. lat. siglum : abréviation

TDP43 sigle angl.pour Trans activation response (TAR) DNA-binding Protein 43

Protéine nucléaire se liant à l’ADN pour réguler sa transcription et aux ARN pour réguler leur épissage.
Des mutations de TDP 43 sont impliquées dans la sclérose latérale amyotrophique et dans certaines démences fronto-temporales.

→ ARN, épissage, sclérose latérale amyotrophique, démence fronto-temporale

TG sigle pour transaminases 1 à 9

→ transglutaminase

VHG sigle m. Virus de l’Hépatite G

hepatitis G virus

→ hépatite G (virus de l')

agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs l.f.

national agency for radioactive waste

Agence créée au sein du Commissariat à l’énergie atomique par arrêté du 7 novembre 1979, ayant reçu par la Loi du 30 décembre 1991 - article 13- le statut d’établissement public industriel et commercial autonome (elle est également régie par la loi du 28 juin 2006 et par décret du 13 janvier 2010).
Les missions imparties à l’agence sont :
- établir tous les trois ans l’inventaire et la localisation des déchets radioactifs ;
- rechercher et étudier les questions d’entreposage et de stockage en profondeur des déchets de haute et moyenne radioactivité ;
- concevoir, implanter et assurer la gestion des centres d’entreposage et de stockage des déchets radioactifs ;
- collecter et prendre en charge les objets radioactifs provenant de la population française ;
- remettre en état les sites pollués par radioactivité ;
- diffuser en France et à l’étranger toutes informations utiles sur la radioactivité et la gestion des déchets radioactifs.
L’article 6 de la loi du 28 juin 2006 (article L542-1 et 2 du code de l’environnement) prescrit au Gouvernement d’établir tous les trois ans, un plan national pour la gestion des matières et des déchets radioactifs. Les organes de l’agence comprennent un conseil d’administration, un directeur général, un président, un commissaire du gouvernement, un comité financier, un conseil scientifique, une commission des marchés et une commission nationale des aides dans le domaine radioactif.
L’agence fonctionne dans les départements des Hauts-de-Seine, de la Manche, de l’Aube, de la Meuse et de la Haute-Marne.
Environ 2kg de déchets radioactifs (déchets dont la décharge est surveillée) sont rejetés tous les ans, en France, par chaque habitant.

H. Becquerel, physicien français (1852-1908), prix Nobel de physique en 1903 ;Marie Curie, physicienne française (1867-1934), prix Nobel de physique en 1903, prix Nobel de chimie en 1911

Sigle ANDRA

[B1,E1,E3]

Édit. 2017

agence nationale pour le développement de l'évaluation médicale l.f.

national agency for the development of the medical evaluation

Organisme privé, créé le 7 février 1990, régi par la loi du 1er juillet 1901, placé sous la tutelle du ministre chargé de la Santé qui a pour mission l’évaluation des stratégies et des techniques médicales, notamment en milieu hospitalier et en médecine ambulatoire.
Il diffuse des recommandations ainsi que les résultats de ses travaux et des recherches qu’il organise.

Sigle ANDEM

[E1,E3]

Édit. 2017

anesthésie pour cœlioscopie l.f.

anæsthesia for laparoscopic surgery

Technique d'anesthésie adaptée à la chirurgie cœlioscopique.
Pour assurer le passage des instruments et permettre à l'opérateur de voir, il faut insuffler du CO2 dans le péritoine (la pression peut être réduite par suspension de la paroi abdominale), mais cela gêne la ventilation en repoussant le diaphragme, surtout en position de Trendelenburg. Le risque d'embolie gazeuse exclut l'usage d'air pour gonfler le pneumopéritoine. C'est pourquoi on utilise le CO2 qui est moins dangereux, parce qu'il est très soluble dans le sang et les tissus. Mais le CO2 est cause d'acidose et son élimination importante par les poumons entraîne une certaine hypoxie. Il faut maintenir l'oxygénothérapie après la fin de l'intervention pendant toute la durée d'élimination du CO2. L'anesthésie pour cœlioscopie demande une ventilation contrôlée, sa surveillance et la réanimation nécessitent une grande vigilance.

Étym. gr. koilia : ventre ; skopeô : observer de haut ou de loin

[G1]

Édit. 2017

antibioprophylaxie pour greffe d'organe l.f.

Administration d’antibiotiques au donneur en état de mort cérébrale dès qu’est prise la décision de greffer un organe,

Cette administration n’a pas de justification scientifique mais elle est consacrée par l’usage. Elle consiste en l’administration de 1,5 à 2g de céphalosporine de type céfuroxime ou céfazoline à l’induction de l’anesthésie du donneur. Cette antibiothérapie peut être commencée dès le passage du donneur en état de mort cérébrale.

Étym. angl. antibiotic, du gr. anti : contre ; biotikos : qui sert à l’entretien de la vie

autorité centrale pour l'adoption internationale l.f.

central authority for the international adoption

Organisme chargé, auprès du Premier ministre, d’orienter et de coordonner l’action des administrations et des autorités compétentes en matière d’adoption internationale (Code de l’action sociale et des familles, art. L. 148-2).

avortement pour motif thérapeutique et psychisme l.m.

medically induced termination of pregnancy, and psychism

→ grossesse chez une patiente psychiatrique chronique, grossesse et complications psychiatriques

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