anhidrose n.f.
anhidrosis
État caractérisé par l'absence, ou la réduction en cas d'hypohidrose, de sécrétion sudorale eccrine.
Cette absence est soit congénitale, comme dans la dysplasie ectodermique anhidrotique et alors habituellement étendue, soit acquise : dans ce cas, elle est la conséquence de cicatrices de brûlure ou de traumatisme ou d'états inflammatoires tels que sclérodermie, lèpre. Une anhidrose étendue peut être grave par les troubles de la thermorégulation qu'elle entraîne.
Étym. gr. an : absence ; hidros : sueur
→ dysplasie ectodermique anhidrotique
[J1,N1,Q2]
Édit. 2017
animateur n.m.
activity leader
Dans un groupe, personne chargée de fonctions diverses : thérapeutiques, culturelles, de conseil.
L’animateur aide un ensemble de personnes à former une communauté vivante et solidaire, dans un quartier, une résidence, un club, etc.
[H4,N1]
Édit. 2017
aniridie n.f.
aniridia
Affection bilatérale présente dès la naissance, caractérisée par l'absence subtotale d'iris, toujours associée à une hypoplasie de la macula (nystagmus et malvoyance), parfois à des opacités cornéennes périphériques et souvent à une cataracte congénitale.
Dans l'enfance apparaît un glaucome (50 à 70% des cas).
L'aniridie peut être autosomique dominante ou sporadique. Dans ce cas, on doit rechercher un gonadoblastome, une ambigüité sexuelle ou un néphroblastome (tumeur de Wilms), par échographie abdominale, dans le cadre d'une délétion chromosomique 11p 1-3.
Dans l'aniridie complète il persiste un moignon irien masqué par le limbe et la vision est mauvaise. On trouve fréquemment associé un nystagmus, un pannus cornéen, un glaucome (une fois sur deux), une cataracte, une hypoplasie fovéolaire et plus rarement un retard mental (1/75) ou un néphroblastome ou tumeur de Wilms (syndrome de Wagr). Il existe, d'après les techniques de linkage actuelles, deux formes dominantes distinctes. L’altération en 11p1-3 est au niveau du gène PAX6, homéogène de l’œil. Les formes sporadiques sont souvent secondaires à une anomalie chromosomique (délétion, insertion, inversion, transversion, transition). L’affection est autosomique dominante (MIM 106200 AN1 ; 106210 AN2).
Étym. gr. an privatif; iris
Syn. AN1, aniridie de type 1, AN2, aniridie de type 2
[O1,P2,Q2]
Édit. 2017
anorexie n.f.
anorexia
Perte totale ou partielle de l’appétit.
Étym. gr. a(n) : sans ; orexis : appétit
[L1,N1,R2]
Édit. 2017
anorexie du petit enfant l.f.
infant anorexia
Avec son refus de l'alimentation en général solide, l'anorexie commune du deuxième semestre est la plus habituelle.
Souvent vif, précoce dans son développement, l'enfant manifeste cette attitude quand il a atteint un certain degré d'autonomie. Il cherche à dominer la situation en s'opposant à sa mère qui cherche à forcer un tel refus, source chez elle d'une profonde angoisse.
Dans la forme simple, dite réactionnelle, où l'on retrouve une cause déclenchante (sevrage, suppression du lait, maladie intercurrente, modification dans la vie de l'enfant, séparation, naissance d'un puîné), le trouble cède à l'apaisement de l'angoisse maternelle. Il est habituel d'insister sur l'absence de gravité de l'anorexie du nourrisson.
Dans la forme complexe, il y a davantage qu'un simple comportement de refus, mais une véritable phobie alimentaire ou un trouble de l'appétit dans un contexte affectif relationnel. C'est le cas de l'anorexie survenant dans un climat de dépression.
Étym. gr. a(n) : sans ; orexis : appétit
[L1,H4,N1,O1,R2]
Édit. 2017
anorexie mentale chez l'enfant prépubère l.f.
anorexia nervosa among prepuberal children
Trouble plus rare qu'à l'adolescence, mais sévère sur le plan somatique et psychique.
Majoritaire chez le garçon, précédée d'importants désordres prémorbides (principalement alimentaires et phobo-obsessionnels), l'anorexie peut s'accompagner d'un refus d'hydratation, d'une forte hyperactivité physique, d'une perte de poids rapide (atteignant parfois 40 p. 100 du poids corporel, avec alors menace vitale), d'un ralentissement ou d'un arrêt de la croissance.
Par suite d'un développement cognitif moins avancé, le vécu psychique, en particulier la peur de grossir, est peu élaboré par rapport à l'adolescence. Des signes dépressifs sont fréquents.
Le pronostic apparaît plutôt défavorable, pouvant comporter une anorexie persistante, une vie émotionnelle réduite, une fragilité narcissique. Des liens familiaux ambivalents et dysfonctionnels rendent difficile la relation thérapeutique.
Étym. gr. a(n) : sans ; orexis : appétit
[L1,H4,N1,O1,O4,R2]
Édit. 2017
anorexigène n.m.
anorexiant drug, anorexigenic
Médicament inhibiteur de l’appétit ("coupe-faim").
Les anorexigènes sont des substances douées de propriétés amphétaminiques plus ou moins marquées, retirées de l’usage en raison de leurs effets indésirables (métamphétamine, dextroamphétamine, phenmétrazine, fenfluramine, dexfenfluramine).
Un traitement anorexigène est indiqué dans certaines obésités. Les résultats sont transitoires car l'effet dure le temps de l'administration. Surtout, ce traitement est discutable du fait des éventuelles complications psychiques ou somatiques qu'il peut déterminer. Des dérivés amphétaminiques sont utilisés dans la composition de la plupart des anorexigènes. Les effets adverses de ces traitements sont fréquents : abus, dépendance, insomnie, dépression, excitation, hypertension artérielle.
Étym. gr. a(n) : sans ; orexis : appétit
[L1,G3,G4,G5,H4,N1,R2]
Édit. 2017
aptitude n.f.
Capacité plus ou moins grande d’accomplir certaines fonctions nécessaires à la vie individuelle et en groupe.
Les aptitudes d’une personne peuvent être appréciées, parfois chiffrées, par des tests d’intelligence, de mémorisation, de perception, etc. La détermination de l’aptitude médicale au travail est déterminée par le médecin du travail selon le code du travail applicable à tous les salariés. En milieu militaire, l’aptitude est déterminée par un médecin des armées.
[E2,H4,I3,N1 ]
aptitudes fonctionnelles des personnes âgées l.m.p.
Capacité physiques et mentales des personnes âgées à accomplir certaines fonctions nécessaires à la vie individuelle et en société.
Elles incluent les conditions sanitaires qui permettent aux individus d’être et de faire ce qu’ils jugent valorisant ainsi que les caractéristiques de l’environnement et les adaptations de l’individu à ces dernières.
[H4,I3,N1]
Baader (dermostomatite de) l.f.
E. Baader, médecin interniste allemand (1925)
[J1,N1,P2,P3]
Édit. 2018
Baader (syndrome de) l.m.
Baader’s syndrome
Ectodermose érosive pluriorificielle multiple caractérisée par des décollements bulleux de l'épiderme et des muqueuses produisant une stomatite érosive et une conjonctivite avec l'atteinte de l'état général.
E. Baader, médecin interniste allemand (1925)
Syn. ectodermitis erosiva pluriorificialis, dermatostomatite
→ ectodermose érosive pluriorificielle de Fiessinger-Rendu, Stevens-Johnson (syndrome de)
[J1,N1,P2,P3]
Édit. 2018
bien-être n.m.
Etat d’esprit qui associe à un état de santé convenable des sentiments de bonheur, de satisfaction et de plénitude.
Il est issu des capacités intrinsèques de l’individu, de ses aptitudes fonctionnelles et des conditions de vie dans son environnement.
→ capacités intrinsèques d'un individu, aptitudes fonctionnelles des personnes âgées, environnement
[H4,I3,N1]
Édit. 2017
cachexie n.f.
cachexia
État extrême de maigreur observé après carence alimentaire grave et prolongée ainsi qu’à la phase terminale de maladies infectieuses ou néoplasiques malignes.
Étym. gr. kakos : mauvais ; hexis : disposition
[N1]
cachexie diencéphalique l.f.
diencéphalic cachexy
→ Russell (cachexie diencéphalique de)
[N1,H1]
cachexie diencéphalique de Russell
Russell’s syndrome
Maladie rare caractérisée anatomiquement par une tumeur de la partie antérieure de l’hypothalamus et cliniquement par un amaigrissement débutant dès les deux premières années de la vie, rapidement progressif, due à une fonte exclusive du tissu adipeux.
Cet amaigrissement s’accompagne d’une accélération de la croissance et de la maturation osseuse et contraste avec un état d’euphorie, d’exacerbation de l’appétit et de l’activité motrice.
A. Russell, pédiatre britannique (1951)
Étym. gr. kakos : mauvais ; hexis : disposition
Syn. Russell (syndrome de), cachexie de Russell
[N1,H1]
cachexie fluorique l.f
→ fluorose
[N1]
cachexie hypophysaire l.f.
M. Simmonds, médecin allemand (1914)
Syn. maladie de Simmonds
[N1,H1]
cachexie myxɶdèmateuse l.f.
Evolution en l’absence de traitement du myxoedème dont l’infiltration tégumentaire masque longtemps l’amaigrissement.
[N1,O4]
cachexie surrénalienne l.f.
Forme terminale de l’insuffisance surrénalienne non traitée.
J. Bonhomme, médecin français (1950) ; N. Pende, médecin interniste italien, membre de l'Académie de médecine (1950)
Syn. syndrome de Pende
[N1,O4]
cachexie thyroïdienne l.f.
thyroid cachexia
Phase ultime de l’évolution du myxoedème ou des formes aigües de la maladie de Basedow.
J. Hellot, traducteur français (1651)
→ hypothyroïdie, Basedow (maladie de)
[N1,O4]
Ca CO2 symb. de la concentration artérielle de l’hydoxyde de carbone
cacochyme adj
cacochymic
Atteint de cacochymie.
Étym. gr. kakos, mauvais ; khamos, humeur, suc
[N1]
cacophasie n.f.
cacophasia
Étym. gr. kakos : mauvais, phasis : parole
Syn. cacolalie, jargon
[H1,N1]
cacosmie n.f.
cacosmia
Perception objective ou subjective d’une mauvaise odeur.
La perception d’une odeur désagréable, fécale, nauséabonde peut être collective ou seulement limitée à un seul sujet ; elle est peut-être objective, illusoire ou hallucinatoire.
Étym. gr. kakos : mauvais ; osmê : odeur
[H1,N1]
cacostomie n.f.
Mauvaise haleine
Étym. gr. kakos : mauvais, stoma : bouche
Syn. halitose
→ haleine
[P3,N1]
CADASIL acr. angl. pour Cerebral Autosomal Dominant Arteriopathy with Subcortical Infarcts and Leukoencephalopathy
Affection autosomique dominante avec pénétrance clinique quasi complète, caractérisée par la survenue, en moyenne à la quarantaine, chez un patient non hypertendu, d'accidents ischémiques sous-corticaux récidivants, d'évolution démentielle possible.
De très fréquentes crises de migraine avec aura neurologique et/ou, dans 20% des cas environ, des dépressions sévères atypiques, résistant aux chimiothérapies, alternant rarement avec des épisodes maniaques, peuvent leur être associées. Ce type de trouble de l'humeur doit faire évoquer une possible organicité surtout en cas d'antécédents personnels ou familiaux d'infarctus récidivant, voire de démence chez un proche.
Examen essentiel au diagnostic, l'IRM montre de multiples petits infarctus lacunaires sous-corticaux et une leucoencéphalopathie diffuse (leuco-araïose). Cette dernière, parfois longtemps silencieuse, peut être détectée chez des sujets asymptomatiques.
L'atteinte non athéroscléreuse, non amyloïde, des petites artères au niveau des cellules musculaires lisses de la média qui, si elle s'exprime essentiellement au niveau encéphalique, concerne tout l'organisme, peut permettre une biopsie.
En l'absence d'anomalie biochimique connue, le gène de ce modèle unique de leucoencéphalopathie artériolaire a été localisé2 sur le bras court du chromosome 19 : le gène Notch 3, récepteur hétérodimérique dont l'expression est limitée à la cellule musculaire lisse vasculaire. Un test est en cours d'élaboration, qui permettra le dépistage du CADASIL parmi les patients atteints d'accidents vasculaires cérébraux ou de manifestations psychiatriques à type prévalent d'états dépressifs et de démences vasculaires.
Aucune thérapeutique efficace n'a été retenue jusqu'à présent.
P. Sourander, anatomopathologiste suédois (1977),2 Élisabeth Tournier-Lasserre, immunologiste française (1991-1993) ; O. Binswanger, neuropsychiatre suisse (1894)
→ Binswanger (maladie), leuco-araïose, leucoencéphalopathie, Notch
[N1,Q2]