Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

71 résultats 

ptose gastrique l.f.

gastric ptosis

Allongement vertical anormal de l'estomac avec abaissement de son bord inférieur, du cardia et du pylore, associé à une atonie de sa musculature avec déficience de la contractilité et entraînant des troubles et des retards de l'évacuation gastrique.

rameaux œsophagiens de l'artère gastrique gauche l.m.p.

rami oesophagealesarteriae gastricae sinistrae (TA)

oesophageal branches of left gastric artery

artère gastrique gauche

schwannome gastrique l.m.

gastric schwannoma

Tumeur bénigne de l'estomac développée aux dépens des cellules de la gaine de Schwann des nerfs de la paroi gastrique, essentiellement localisée au fundus ou à la grosse tubérosité.
Le schwannome gastrique a l'aspect d'une tumeur souvent polylobée, blanchâtre ou rouge vineuse, sous-muqueuse, souvent ulcérée.

scintigraphie gastrique l.f.

gastric scintigraphy

Scintigraphie dynamique de l'estomac après absorption d'aliments solides ou liquides marqués par un radioisotope, voire après ingestion des deux en utilisant un double marquage.
Technique obsolète, elle permettait d'étudier des troubles fonctionnels, dont le dépistage d'un reflux gastro-œsophagien, et d'apprécier l'effet d'agents pharmacologiques ou de certains traitements médicaux ou chirurgicaux.

Étym. lat. scintilla : étoile ; gr. graphein : écrire

scintigraphie

sécrétion gastrique acide l.f.

acid gastric secretion

Sécrétion d'acide chlorhydrique (HCl) par les cellules pariétales des glandes fundiques de l'estomac.
Elle représente la principale sécrétion de cet organe et participe au maintien de la relative stérilité du suc gastrique ainsi qu' à la digestion des aliments. Cette sécrétion est assurée par l'action de la pompe Na+/K+ ATPase, située dans les canalicules sécrétoires de la membrane apicale de la cellule pariétale. Les principaux agents stimulant la sécrétion acide gastrique sont l'acétylcholine libérée par les terminaisons du nerf vague (X), l'histamine sécrétée par les mastocytes de la lamina propria et la gastrine produite par les cellules endocrines G situées dans les glandes antrales de l'estomac.
En pathologie, la sécrétion acide gastrique peut être diminuée en cas d'atrophie de la muqueuse gastrique, ou stimulée excessivement en cas de production anormale de gastrine.
En thérapeutique, les agents permettant d'inhiber la sécrétion acide gastrique sont les antagonistes spécifiques des récepteurs H2 de l'histamine (cimétidine, ranitidine, etc.), ainsi que les inhibiteurs de la pompe à protons (oméprazole, lansoprazole et pantoprazole) qui bloquent de façon irréversible le fonctionnement de la Na+/K+ ATPase.

Étym. lat. secretio : séparation, émission

Zollinger-Ellison (syndrome de)

sécrétion gastrique peptique l.f.

peptic gastric secretion

Sécrétion enzymatique gastrique née des cellules principales des glandes fundiques qui sécrètent le pepsinogène, proenzyme inactif hydrolysé en milieu acide avec libération de pepsine.
À côté de la sécrétion peptique, les cellules principales sécrètent également chez l'homme une lipase active en milieu acide, qui participe à la digestion des triglycérides alimentaires.
 Étym. lat. secretio : séparation, émission

sonde gastrique l.f.

gastric tube

Tube œsophagogastrique de caoutchouc ou de matière plastique, à extrémité mousse, introduit par la bouche ou le nez.
- Pour la nutrition artificielle on utilise des tubes nasogastriques, longs de près de 1m, et assez fins.
- Pour les lavages d'estomac on utilise des tubes orogastriques plus gros et plus longs (1,5 m). Leur extrémité distale est en forme d'olive mousse avec des œillets latéraux ; l'extrémité proximale est munie d'un entonnoir destiné à reçevoir le liquide de lavage.
Étant donné les risques de perforation, le tubage gastrique ne doit jamais être utilisé en cas d'ingestion de produits caustiques.

G. Debove, médecin français, membre de l’Académie de médecine (1845-1920)

Syn. sonde de tubage gastrique, de Debove, de Faucher, etc.

lavage gastrique, produits caustiques (intoxication par les)

sous-muqueuse gastrique l.m.

tela submucosa gastricae (TA)

submucosa of stomac

sous-muqueuse

sous-séreuse gastrique l.f.

tela subserosa gastricae (TA)

subserosa of stomac ; subserous layer of stomac

Tissu celluleux interposé entre la séreuse gastrique et la paroi musculaire.

estomac

sténose gastrique l.f.

gastric stenosis

Sténose de l'estomac due à une compression extrinsèque (foie, rate, pancréas) ou intrinsèque (cancer, lymphome).

Étym. gr. : stenos : étroit

suc gastrique l.m.

gastric juice

Liquide sécrété par les glandes en tubes de l'épithélium gastrique, agent essentiel de la digestion.
Chez l'Animal, la méthode de choix pour le recueillir à l'état pur est le petit estomac de Pavlov. Chez l'Homme, on le recueille par tubage après administration d'un repas d'épreuve ou après injection d'histamine, qui stimulent sa sécrétion. Ses principales caractéristiques sont : liquide clair, inodore, légèrement visqueux, franchement acide. L'acidité libre (acide chlorhydrique) à jeun est normalement comprise entre 0 et 1 g/L ; l'acidité totale (acide chlorhydrique lié aux protéines, phosphates et carbonates, plus l'acidité libre) ne dépasse pas 1,8 g/L. Le suc gastrique contient aussi des enzymes, la pepsine notamment, et une mucine, sécrétée par de très nombreuses cellules de la paroi gastrique, dont le rôle physiologique est de protéger la muqueuse contre l'autodigestion et de constituer un gradient pour la neutralisation de l'acide chlorhydrique au contact de la muqueuse. Accessoirement, le suc gastrique contient de l'histidine, une cathepsine, le labferment (ou chymosine), pouvant coaguler le lait, et une lipase gastrique de faible activité. On estime à 1 500 mL la quantité moyenne de suc gastrique sécrétée en 24 heures par un homme normalement alimenté ; elle peut varier entre 1 et 2,5 litres.

ulcère gastrique l.m.

gastric ulcer

Ulcère développé au niveau de la paroi gastrique, depuis le cardia jusqu'au pylore.
La possibilité d'ulcères cancéreux au niveau de l'estomac explique la nécessité de prélever des biopsies.

Étym. lat. ulcus : ulcère

ulcère, cancer de l'estomac

veine gastrique droite l.f.

vena gastrica dextra (TA)

right gastric vein

Veine satellite de l’artère gastrique droite.
Elle nait par deux rameaux antérieur et postérieur, le long de la portion distale de la petite courbure gastrique. Elle s’abouche à la face antérieure de la veine porte dans le petit omentum. Elle est anastomosée par ses rameaux d’origine avec la veine gastrique gauche.

Syn. anc. veine pylorique

[A1, K4, L1 ]

Édit. 2020

veine gastrique gauche l.f.

vena gastrica sinistra (TA)

left gastric vein

Veine satellite de l’artère gastrique gauche.
Elle nait, au niveau de la partie haute de la petite courbure gastrique, par deux branches satellites des artères terminales de l’artère gastrique gauche. Dans le ligament gastro-pancréatique, elle longe le bord inférieur de l’artère gastrique gauche, puis se place en avant d’elle pour passer dans l’angle de bifurcation du tronc coeliaque, entre l’artère liénale et l’artère hépatique. Elle se jette dans la veine porte, près de son origine, le plus souvent en arrière du pancréas, parfois à la base du petit omentum. Elle reçoit toutes les veines satellites des branches collatérales de l’artère gastrique gauche. Ses branches d’origine cardio-oesophagiennes constituent, avec les veines oesophagiennes dépendant des veines azygos, une voie d’anastomoses porto-caves importantes en pathologie de l’hypertension portale.

Syn. anc. veine coronaire stomachique

[A1, K4, L1 ]

Édit. 2020

vidange gastrique l.f.

Expulsion du contenu de l’estomac.
Ce mécanisme détermine la quantité et la qualité des substrats alimentaires offerts à la digestion et à l’absorption de l’intestin grêle.
Elle fait intervenir l’estomac proximal, l’estomac distal et le pylore : chacun de ces secteurs contribue de façon différente selon la période de jeûne et la période interdigestive à l’évacuation du contenu gastrique.
Le temps de demi-évacuation des liquides est d’environ une heure, celui des solides d’environ deux heures.
La régulation de la vidange gastrique est sous la dépendance de mécanismes myogéniques (impliquant le muscle lisse) et de mécanismes nerveux et hormonaux ; la régulation neurohormonale est de type rétrocontrôle par libération d’hormones consécutive à la stimulation de récepteurs de l’intestin grêle proximal (sécrétine, cholécystokinine, peptide YY, motiline, etc.)
Les troubles de la vidange gastrique peuvent être soit secondaires aux perturbations de la motricité gastroduodénale primitive soit secondaires à une affection digestive ou extradigestive, voire la conséquence d’une intervention chirurgicale gastroduodénale.

sécrétine, cholécystokinine, peptide YY, motiline

vidange gastrique (étude isotopique de la) l.f.

gastric emptying test

scintigraphie gastrique

volvulus gastrique organoaxial l.m.

axial gastric volvulus

Type de volvulus gastrique dans lequel l'axe de rotation va du cardia au pylore.
La grande courbure tourne autour de cet axe et vient se placer en haut et en avant, sous le foie entraînant avec elle le côlon transverse et le grand épiploon, la face postérieure de l'estomac devenant antérieure.

A. Payer, chirurgien autrichien (1909)

Étym. lat. volvere : rouler

Syn. volvulus de Payer

étude isotopique de la vidange gastrique l.f.

scintigraphie gastrique

[B3,B2,L1]

Édit. 2018  

grosse tubérosité gastrique l.f.

fundus gastricus (TA)

Syn. fundus de l'estomac, poche à air gastrique, fond de l’estomac

fundus de l'estomac

[A1]

Édit. 2019

linite gastrique l.f.

linitis plastica

Forme particulière d'adénocarcinome de l'estomac se manifestant par un épaississement et un aspect rigide de la paroi gastrique.
Histologiquement c'est l'aspect macroscopique avec l'important stroma fribreux qui est l'élément majeur du diagnostic. Il s'y associe des cellules tumorales peu abondantes; dispersées au sein de la fibrose, indépendantes, c'est à dire sans formation glandulaire ou en bague à chatons, avec un noyau refoulé en périphérie par une grande vacuole de mucus. Les biopsies peuvent être négatives; elles doivent être profondes et nombreuses.
Elle se différencie cliniquement de l'adénocarcinome gastrique habituel par sa survenue plus précoce, l'absence de lien avec l'helicobacter pylori, son caractère métastatique habituel aux ovaires et au péritoine.
Si les biopsies ne montrent pas de cellules carcinomateuses, l'imagerie est d'une grande aide au diagnostic. Le scanner montre un épaississement diffus de la paroi gastrique. L'échoendoscopie révèle un épaississement (> 4 mm) de la sous muqueuse de la paroi gastrique, le plus souvent circonférentielle. 

Syn. linite plastique

adénocarcinome gastrique, Helicobacter pylori

[L1, F2]

Édit. 2019

linite gastrique    l.f.

linitis

Cancer infiltrant, transformant tout ou partie de l’estomac en un tube rigide.
La paroi gastrique épaissie est le siège d’une prolifération cellulaire atypique incluse dans un abondant stroma fibreux.

Étym. lat. linea : lin, à cause de la blancheur et de la résistance du tissu pathologique

Syn. linite plastique, linitis plastica

[F2, L1]

Édit. 2019

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