néphronophtise juvénile avec amaurose de Leber l.f.
juvenile nephronophthisis with Leber amaurosis
T. von Leber, ophtalmologiste allemand (1840-1917)
→ Senior et Løken (syndrome de)
oligoarthrite juvénile l.f.
juvenile oligoarthritis
Concernant le plus souvent les filles (80%), l'oligoarthrite juvénile et débute vers l'âge de 2 à 4 ans, touchant une à quatre articulations au maximum, le plus souvent des membres inférieurs, de façon asymétrique.
La douleur est inconstante chez le petit enfant et le signe d’alerte est fréquemment une augmentation de volume de l'articulation et/ou une boiterie. Dans un tiers des cas, s’associe une iridocyclite asymptomatique qui exige une recherche systématique, répétée, par l’examen à la lampe à fente.
C’est la plus fréquente des arthrites juvéniles idiopathiques (près de 50% des cas). Sa prévalence est comprise entre 15 et 150 enfants pour 100 000, avec une incidence annuelle de 0.1 à 2/100 000 enfants.
Deux sous-groupes sont identifiés : l'oligoarthrite persistante (moins de quatre articulations touchées) et l'oligoarthrite extensive (concernant cinq articulations et plus après 6 mois).
Le syndrome inflammatoire biologique est inconstant mais la recherche de facteurs anti-nucléaires est positive dans 70 à 80% des cas, de spécificité indéterminée et à des taux relativement modérés. Il s'agit d'une maladie de type auto-immun, mais le mécanisme précis et les facteurs déclenchants restent inconnus. Une liaison a été mise en évidence avec les antigènes du système HLA de classe II, HLA DR3 et DRB108.
L'association à une iridocyclite et/ou la présence de facteurs antinucléaires permettent d'affirmer le diagnostic, en l'absence de fièvre et de psoriasis. Les critères d'exclusion sont chez le patient: la présence d'une arthrite systémique, d’une arthrite chez un garçon HLAB27 débutant après l'âge de 6 ans, de facteur rhumatoïde IgM à deux reprises à 3 mois d'intervalle et aussi chez un parent de premier degré : l’existence ou un antécédent de psoriasis, de spondylarthrite ankylosante, d’arthrite et d’enthésite, d'une sacroiliite avec entéropathie inflammatoire, d'une uvéite antérieure aiguë.
Le traitement initial est basé sur les anti-inflammatoires non stéroïdiens. En cas d'échec, l'injection intra-articulaire d'un dérivé corticoïde retard est nécessaire et efficace. L'utilisation d'un traitement de fond (méthotrexate, anti TNF alpha) est réservée aux formes récidivantes et/ou extensives. L'atteinte ophtalmologique doit être traitée par des collyres mydriatiques et corticoïdes, voire une corticothérapie générale dans les formes très sévères. 50% des cas ne sont plus évolutifs à l'âge adulte et les séquelles articulaires sont mineures (asymétrie possible de longueur des membres inférieurs). Dans la moitié des cas, la maladie reste évolutive : extension polyarticulaire et risque de destruction ostéocartilagineuse. Dans 10% des cas, l'iridocyclite entraîne une amblyopie.
Chantal Job-Deslandre, médecin rhumatologue française (2007)
Réf. Orphanet, Chantal Job-Deslandre rhumatologue française (2007)
→ arthrites juvéniles idiopathiques, iridocyclite, facteurs anti-nucléaires, HLA, HLAB27, facteur rhumatoïde, psoriasis, arthrite, enthésite, sacro-iliite, entésopathie, uvéite antérieure aiguë, anti-inflammatoires non stéroïdiens, anti TNF al
[I1,O1]
Édit. 2017
ostéochondrose juvénile dorsale l.f.
Scheuermann’s disease
[I,O1]
Édit. 2017
ostéoporose juvénile idiopathique l.f.
idiopathic juvenile osteoporosis
Désordre de la minéralisation osseuse observée chez l’adolescent et qui se traduit radiologiquement par une transparence excessive de l’os.
Elle est découverte le plus souvent en raison de douleurs dorsales ou à l’occasion d’une fracture dont le siège est volontiers métaphysaire. Elle a été bien individualisée et son évolution est en règle favorable.
Édit. 2017
Paget juvénile (maladie de) l.f.
juvenile Paget’s disease
H. Bakwin, pédiatre américain (1956)
Syn. hyperostose corticale déformante juvénile
papillomatose laryngée juvénile l.f.
laryngeal juvenile papillomatosis
Affection marquée par l’apparition de formations pédiculées centrées sur un axe conjonctivo-vasculaire avec prolifération épithéliale régulière et non kératinisée, développées au niveau du larynx de l’enfant ou de l’adulte jeune.
Son origine est virale. Elle atteint les cordes vocales, les bandes ventriculaires, les aryténoïdes, et plus rarement, l’épiglotte entraînant dysphonie, aphonie puis dyspnée. Elle présente un caractère récidivant. Son traitement se fait habituellement avec un laser à dioxyde de carbone mais nécessite de nombreuses séances.
→ dysphonie, aphonie, dyspnée, laser chirurgical
photodermatose printanière juvénile l.f.
juvenile spring eruption
Forme rare de photodermatose idiopathique, caractérisée par une éruption papulovésiculeuse, croûteuse et prurigineuse des oreilles, survenant classiquement lors d'un froid matin printanier.
La photodermatose printanière juvénile semble déclenchée à la fois par l'exposition solaire et le froid, et atteint principalement le garçon, vraisemblablement du fait de la coiffure dégageant les oreilles. Plus rarement, il existe en plus une atteinte du dos des mains et de la face d'extension des poignets : c'est la forme bipolaire, qui pose un problème diagnostique avec une lucite polymorphe débutante ou un hydroa vacciniforme de Bazin. Son évolution est bénigne marquée par une guérison spontanée sans cicatrices, avec toutefois la possibilité de survenue de quelques récidives printanières.
W. Burckhardt, dermatologiste suisse (1942)
polyarthrite chronique juvénile l.f.
Still’s disease
Syn. obs. polyarthrite chronique de l’enfant
→ arthrites juvéniles idiopathiques
[I1,O2]
Édit. 2017
polype juvénile l.m.
juvenile polyp
polypose juvénile l.f.
juvenile polyposis
Affection souvent révélée chez les jeunes enfants par des rectorragies et de la diarrhée, caractérisée par la présence de nombreux polypes du côlon et parfois de l’intestin grêle.
Dans certains cas, il y a association avec des anomalies congénitales du crâne, du cœur, de la voûte palatine, des membres, etc.
L’image histologique est celle du polype juvénile isolé : formations kystiques tapissées par un épithélium cubique ou aplati, hyper-sécrétant, dans un stroma conjonctif abondant, plus ou moins inflammatoire. L’épithélium de surface est souvent érodé. L’aspect d’ensemble, hamartomateux, ne doit pas faire négliger la recherche de zones de transformation maligne.
Syn. polypose rectocolite familiale
presbytie juvénile de Costenbader l.f.
F. D. Costenbader, ophtalmologue américain (1958)
[P2]
rétinoschisis juvénile lié au sexe l.m.
Maculopathie cystoïde stellaire bilatérale congénitale associée, dans un peu moins de la moitié des cas, à des lésions rétiniennes et vitréennes périphériques.
Les lésions existent à la naissance ou dans les premiers mois de la vie. Elles peuvent être strictement maculaires ou maculaires et périphériques. La lésion maculaire est bilatérale et constante. Elle se présente sous forme de petits kystes en logettes fovéolaires. En périphérie, en temporal le plus souvent, on trouve dans moins de la moitié des cas, un ou des voiles vitréens ainsi qu'un rétinoschisis qui a tendance à se ré-appliquer spontanément dans le temps ou à disparaître en laissant des voiles vitréens résiduels. Le rétinoschisis périphérique peut être très important et englober la macula. Après quarante ans ou un peu avant le schisis maculaire s'efface et laisse place à une atrophie maculaire et la périphérie prend un aspect de dégénérescence rétinienne atypique. L'électrorétinogramme est de type négatif et l'onde B2 est absente.
Le locus du gène est en Xp22.2-22.1. Il existe peut être deux gènes très proches selon T. Alitalo. L'affection est récessive, liée au sexe (MIM 312700).
J. Haas, ophtalmologiste autrichien (1898) ; Tiina Alitalo, généticienne finlandaise (1991) ;
Syn. rétinoschisis idiopathique des jeunes sujets
scoliose juvénile l.f.
juvenile scoliosis
Scoliose qui débute après l'âge de trois ans.
Les scolioses juvéniles ont été classées en trois groupes par Y. Cotrel : scoliose juvénile I commençant leur évolution entre 3 et 7 ans ; scoliose juvénile II entre 7 et 10 ans ; scoliose juvénile III après 10 ans et l'apparition des premières règles.
La précocité d'apparition de la scoliose est un facteur de gravité et c'est dans la période pubertaire que le risque d'aggravation est le plus important.
Spitz-Allen (mélanome juvénile de) l.m.
Sophie Spitz et A. C. Allen, anatomopathologistes américains (1948 et 1953)
thromboartérite juvénile l.f.
→ thromboangéite oblitérante de Buerger
Weidmann (élastome juvénile de) l.f.
Weidman’s juvenile elastoma
F. D. Weidman, dermatologue américain (1933)
xanthogranulome juvénile l.m.
juvenile xanthogranuloma
Forme d'histiocytose non langerhansienne atteignant préférentiellement le nourrisson, caractérisée par la survenue de lésions cutanées représentées par des papulonodules de couleur jaune ou brune, de consistance molle, localisées habituellement à la face et au cuir chevelu mais pouvant toucher le tronc et la racine des membres.
Une atteinte oculaire doit être systématiquement recherchée. L'examen histologique montre un infiltrat dermique polymorphe composé d'histiocytes à cytoplasme spumeux dépourvus de granules de Birbeck, associés à des cellules géantes du type Touton ou à corps étranger. L'évolution est favorable avec régression habituelle des lésions; toutefois l'association à une leucémie myélomonocytaire et/ou à une neurofibromatose a déjà été décrite.
E. Helwig et V. Hackney, anatomopathologistes américains (1954)
Syn. nævoxantho-endothéliome de McDonagh (1912), granulome juvénile à cellules géantes de Fleishmajer et Hyman (obs.).
→ xanthome
[J1]
Weidmann (élastome juvénile de) l.m.
juvenile elastoma
Forme d'élastome survenant dans l'enfance, soit de façon isolée, soit dans le cadre d'une dermatofibrose lenticulaire disséminée.
La forme isolée, faite d'un élément unique ou, plus souvent, de papules multiples correspond à l'ancien nævus elasticus (ou mieux hamartome élastique) avec ses deux variantes cliniques : prémammaire de Lewandowsky et en tumeurs disséminées de de Graciansky et Leclercq.
F. D. Weidmann, dermatologue américain (1933); F. Lewandowsky, dermatologue allemand (1921) ; P. de Graciansky et R. Leclercq, dermatologues français (1960)
→ élastome, dermatofibrose lenticulaire disséminée de Schreus, hamartome élastique cutané
[J1, O1]
Édit. 2019
aire spinale X l.f.
area spinalis X ; lamina spinalis X (TA)
spinal area X ; spinal lamina X
[A1,H5]
Édit. 2017
anesthésie spinale l.f.
spinal anaesthesia
[G1]
Édit. 2017
apex de la corne dorsale de la moelle spinale l.m.
→ apex de la corne postérieure de la moelle spinale
apex de la corne postérieure de la moelle spinale l.m.
apex cornu posterioris medullae spinalis (TA)
apex of posterior horn of spinal cord ; apex of dorsal horn of spinal cord
Extrémité pointue de la tête de la corne postérieure de la moelle spinale.
Syn. apex de la corne dorsale de la moelle spinale
arachnoïde spinale l.f.
arachnoidea mater spinalis (TA)
spinal arachnoid mater
Partie de l’arachnoïde qui enveloppe la moelle spinale et la racine des nerfs spinaux jusqu’aux foramens intervertébraux.
Elle se continue en haut avec l’arachnoïde de l’encéphale et se termine au niveau de S2 par un cul de sac.
Syn. anc. arachnoïde rachidienne
arachnoïdite spinale l.m.
spinal arachnoiditis
Inflammation aigüe ou subaigüe de l'arachnoïde médullaire, due à des adhérences produisant des formations kystiques avec accumulation du liquide cérébrospinal.
Ces proliférations conjonctives secondaires à une infection chronique occupent progressivement l'ensemble de l'espace sous-arachnoïdien.
Des douleurs radiculaires initiales peuvent précéder de plusieurs mois ou années les signes d'atteinte médullaire avec paraplégie spastique.
Cette affection peut être observée, de façon souvent retardée, au cours d'affections méningées non ou insuffisamment traitées, telles qu'une méningite tuberculeuse (compression, ischémie, atrophie, cavité médullaire), une brucellose ou une syphilis. Elle est devenue rare avec, notamment, le développement des thérapeutiques.
Le diagnostic différentiel sera fait avec les infiltrations néoplasiques et les fibroses post- chirurgicales ou post-radiothérapiques, car les données de l'IRM ne sont pas spécifiques.
Étym. gr. arachnê : araignée ; eidos : forme
artère spinale antérieure de la partie intracrâniale de l'artère vertébrale l.f.
arteria spinalis anterior partis intracranialis arteriae vertebralis (TA)
anterior spinal artery of intracranial part of vertebral artery
Branche de l’artère vertébrale née un peu avant la constitution de l’artère basilaire.
Elle passe sur la face ventrale de la moelle allongée et fusionne sur la ligne médiane avec son homonyme du côté opposé pour former un tronc spinal antérieur.