antigène squamous cell carcinoma l. angl. m.
Peptide présent dans le sang en très faible quantité, dosable par techniques d'immunohistochimie, considéré comme un marqueur du cancer du poumon et du cancer du col utérin, pour lequel la sensibilité atteindrait 50% et la spécificité 95%, utile pour la surveillance évolutive après traitement.
Sigle SCC
antigène T l.m.
T antigen
Antigène de surface définissant des sous-populations de lymphocytes T.
Certains d'entre eux ont été définis grâce à des anticorps monoclonaux. Ils sont similaires aux antigènes Lytl, 2 3 de la souris. Cette terminologie est maintenant désuète et l'on emploie à la place les dénominations CD1, CD2, etc. (Cluster of Differenciation).
Étym. T, initiale de thymus, lieu de formation d'une classe de lymphocytes
antigène tumoral l.m.
tumor antigen
Antigène produisant une réponse immune, mis en évidence dans de nombreuses tumeurs expérimentalement induites et dans quelques cancers humains.
Parmi les antigènes tumoraux, certains sont spécifiques de la tumeur, mais la plupart sont simplement associés à la tumeur.
antigène variable de surface l.m.
variable surface antigen
Antigène de surface de Trypanosoma brucei gambiense ou de T.b. rhodesiense qui constitue la base d’un mécanisme d’échappement immunologique développé par le parasite face aux défenses immunitaires de l’hôte.
Syn. variable surface glycoproteins
antigène Vi l.m.
Vi antigen
Antigène de surface chez certaines entérobactéries pouvant jouer un rôle dans la virulence d'un pathogène à l'égard de certains hôtes.
apprêtement de l'antigène l.m.
antigen processing
Processus selon lequel une cellule présentatrice d'antigène dégrade cet antigène en peptides, associe ces peptides à des molécules du complexe majeur d'histocompatibilité et les présente sur sa membrane cellulaire.
Les mécanismes de l’apprêtement diffèrent selon que les peptides dérivés de l’antigène sont associés à des molécules de classe I ou de classe II.
- Les peptides associés aux molécules de classe I sont en général synthétisés par la cellule présentatrice (ou bien d’origine exogène, mais alors transloqués dans le cytoplasme par macropinocytose, ou par fusion membranaire). Ils sont dégradés par le protéasome et transportés vers le réticulum endoplasmique par un transporteur formé des molécules TAP-1 et TAP 2.
- Les peptides associés aux molécules de classe II sont synthétisés par la cellule présentatrice ou issus du milieu extracellulaire par endocytose, dégradation au sein des endosomes, et association aux molécules de classe II par l’action des molécules HLA-DM.
→ protéasome,TAP-1, TAP-2, complexe majeur d'histocompatibilité, macropinocytose; endosome
[F3]
Édit. 2019
Australia (antigène) l.m. (obs.)
Australia antigen
Antigène de l'enveloppe du virus de l'hépatite B (VHB) ou AgHBs, découvert chez des aborigènes australiens, d'où son appellation initiale aujourd'hui abandonnée.
Sa présence dans le sérum signe une infection par le VHB.
Lorsque l'antigène Australia est présent, des marqueurs sérologiques complémentaires permettent d'affirmer le caractère récent de l'infection (IgM anti-HBc) et la persistance d'une multiplication virale après détection de l'ADN viral B et de l'antigène HBe dans le sérum. On distinguera ainsi l'infection aigüe du portage chronique de l'antigène, "sain" ou associé à une hépatite chronique.
La disparition de l'antigène Australia, spontanément au décours d'une infection aigüe ou chronique, ou après un traitement antiviral, témoigne de l'éradication de l'infection virale et de l'immunité durable contre le VHB reflétée par la présence des anticorps anti-HBs.
B. S. Blumberg, biochimiste et physiologiste américain (1965), prix Nobel de Médecine en 1976
auto-antigène n.m.
autoantigen
Substance capable d'induire l'apparition d'anticorps (auto-anticorps) ou de lymphocytes T autoréactifs au sein même de l'organisme dont elle est issue.
cataracte liée à l'antigène Duffy l.f.
Duffy’s-linked cataract
Étym. Duffy : nom du patient chez lequel l’antigène a été démontré en 1950.
[P2,Q2]
cellule présentant l'antigène l.f.
antigen presenting cells.
Cellule de différents types cellulaires ayant la propriété de présenter un antigène sous une forme permettant la stimulation des lymphocytes et l’induction d’une réponse immunitaire.
La présentation de l’antigène aux lymphocytes T est assurée principalement par les cellules dendritiques tissulaires, les cellules interdigitées des formations lymphoïdes périphériques, les cellules de Langerhans de l’épiderme et les lymphocytes B.
Sigle CPA
→ cellules de Langerhans, cellules dendritiques, cellules dendritiques folliculaires
[A2,F3]
complexe antigène-anticorps l.m.
[F3]
delta (antigène) l.m.
delta antigen
Antigène spécifique du virus de l’hépatite Δ.
Forssman (antigène de) l.m.
Forssman’s antigen
Antigène oligosidique caractérisé par l'enchaînement terminal GalNAcα1-3-GalNAcβ1-3-Galα1-4-Galβ1-4, présent sur les érythrocytes de nombreuses espèces (Cheval, Mouton, Chien, Chat, Souris), mais absent chez le Lapin, le Bœuf et le Rat.
Chez l'Homme, il est absent mais sa structure est voisine de l'antigène A du système ABO.
J. Forssman, immunologiste suédois (1930)
[F1]
Édit. 2018
Frei (antigène de) l.f.
Frei antigen
Protéine antigénique utilisée pour l'intradermoréaction de Frei.
W. Frei, dermatologue allemand (1925)
→ Frei (intradermoréaction de)
[D1, F3]
Édit. 2019
gain d'un antigène l.m.
antigen gain
Chez un micro-organisme, apparition d'un nouvel antigène à la suite d'une mutation, du transfert d'un plasmide ou d'une conversion phagique.
hempas (antigène) acr. angl. m. pour Hereditary Erythroblastic Multinuclearity with Positive Acidified Serum test
Antigène anormal retrouvé sur les érythrocytes de dysérythropoïèse congénitale de type II et qui les rend sensibles à la lyse par une IgM qui existe dans le sérum de certains sujets normaux.
→ dysérythropoïèse congénitale
[F1,F3]
JO-1 antigène l.m.
JO-1 antigen
Protéine cytoplasmique de nature enzymatique (activité histidyl tRNA synthétase).
Des autoanticorps anti-JO-1 sont trouvés dans le sérum de 41 % des polymyosites, 18 % des dermatopolymyosites, 8 % des syndromes de chevauchement et 0 % des malades ayant un cancer associé à une dermatopolymyosite.
présentation de l'antigène l.f.
antigen processing
Processus d’apprêt et de transport d’un peptide antigénique fixé à la surface de la membrane d’une cellule dendritique en vue d’une reconnaissance par un récepteur de lymphocyte T.
La cellule dendritique est spécialisée dans cette présentation.
→ apprêtement de l'antigène, cellule présentant l'antigène, cellule dendritique
[F3]
Édit. 2017
antigène CD 19
l.m.
CD19
Antigène leucocytaire humain retrouvé à la surface des lymphocytes B.
Il est un maillon majeur du corécepteur du B cell Receptor (BCR). Son gène est CD19 porté sur le chromosome 16 humain.
[F3]
Édit. 2018
antigène MPT64
MPT64
Protéine de 24 kDa présente dans le liquide de culture de Mycobacterium tuberculosis.
C'est un antigène spécifique qui permet de différencier les bactéries du complexe M. tuberculosis des autres espèces de mycobactéries en recourant à un test immunochromatographique utilisant un anticorps monoclonal anti-MPT64 de souris. Ce test est spécifique, rapide, sensible et fiable.
→ immunochromatographie, tuberculose, Mycobacterium tuberculosis
[D1]
Édit. 2019
antigène cutané associé aux lymphocytes l.m.
cutaneous lymphocyte antigen
Antigène glucidique qui facilite le ciblage des lymphocytes T mémoire sur la peau enflammée.
Cet antigène est défini à la fois par sa réactivité avec un anticorps monoclonal unique, HECA-452 et par son activité en tant que ligand de la E-sélectine. Sa structure est une modification glucidique inductible du ligand-1 de la glycoprotéine de P-sélectine (PSGL-1), une glycoprotéine de surface connue, qui est exprimée de manière constitutive sur tous les lymphocytes T humains du sang périphérique.
Sigle angl. CLA
[F1, F3, J1, ]
Édit. 2019
adénofibromyome prostatique l.m.
prostatic adenofibromyoma
[F5,M]
Édit. 2017
adénomectomie prostatique l.f.
prostatic adenomectomy
Ablation d'un adénome prostatique.
Cette ablation peut être chirurgicale (à ciel ouvert) ou endoscopique. Cependant l'usage fait du terme d'adénomectomie le synonyme d'ablation chirurgicale de l'adénome. Celle-ci peut être réalisée par voie hypogastrique transvésicale ou par voie rétropubienne. Les voies périnéale, sacrococcygienne ou coccypérinéale ont été abandonnées. La voie transuréthrale est celle de la résection endoscopique.
Quelle que soit la voie d'abord choisie et la technique employée, l'adénomectomie prostatique se contente d'enlever le tissu pathologique de l'adénome et laisse en place le tissu prostatique périphérique sain, s'arrêtant au plan de clivage qui les sépare, et ne méritant donc aucunement le terme de prostatectomie trop souvent employé à tort. Son but est de restaurer des mictions sans obstacle. Elle respecte le sphincter strié de l'urèthre mais enlève le sphincter lisse inclus dans l'adénome, créant donc des éjaculations rétrogrades. Mais elle n'altère en aucune façon la fonction érectile. Ses complications, maintenant très réduites, étaient l'hémorragie de la période per- et péri-opératoire, l'infection et les troubles de la continence ensuite.
Étym. gr. adên : glande ; ome : tumeur
→ résection endoscopique de prostate
[M2]
Édit. 2017
adénomectomie prostatique rétropubienne l.f.
retropubic adenomectomy
Ablation chirurgicale de l'adénome prostatique par la voie rétropubienne.
Cette opération incise la paroi abdominale hypogastrique sus-pubienne, passe en avant de la vessie sans l'ouvrir, aborde la face antérieure de la prostate, en incise la capsule et énuclée l'adénome, répare ensuite la coque prostatique sur drainage.
T. J. Millin, Sir, chirurgien britannique (1945)
Étym. gr. adên : glande ; ome : tumeur
Syn. opération de Millin
[M2]
Édit. 2017
adénomectomie prostatique transuréthrale par laser échoguidé l.f.
trans-urethral ultrasound guided laser induced prostatectomy (TULIP)
Ablation de l'adénome prostatique par voie transuréthrale grâce à un faisceau laser guidé par ultrasons.
Les risques encourus par le sphincter et les structures de voisinage ont fait abandonner cette thérapeutique coûteuse et trop imprécise de l'hypertrophie bénigne de la prostate.
Étym. gr. adên : glande ; ome : tumeur
[B4,M2]
Édit. 2017