prostate (adénocarcinome endométrioïde de la) l.m.
Tumeur maligne exceptionnelle de la prostate, qui représenterait un aspect particulier d'adénocarci
Elle se développe près du veru montanum, envahit l'urèthre et est androgénodépendante.
Syn. tumeur endométrioïde de l'utricule prostatique
prostate (adénocarcinome très différencié de la) l.m.
prostatic "yellow cancer"
Tumeur maligne rarissime se développant dans la partie centrale de la prostate, molle et souvent volumineuse, de coloration jaune homogène.
Elle a une évolution longtemps locale. La coloration jaune caractéristique est liée à une très forte charge lipidique des cellules néoplasiques.
prostate (adénome de la) l.m.
prostatic adenoma
Tumeur bénigne extrêmement fréquente, se développant dans le parenchyme prostatique de l’homme de la soixantaine, hypertrophiant la glande et cause de troubles mictionnels de chronologie, d’intensité et de gravité très variables.
C’est un adénofibromyome, développé à la fois par hyperplasie de l’épithélium des acinus prostatiques et du stroma conjonctif. La cause en est la modification de l’équilibre hormonal local, et principalement les troubles de l’utilisation de la DHT au sein du parenchyme prostatique à partir de 50 ans. La tumeur se développe dans la région centrale périuréthrale et perturbe l’équilibre mictionnel. Le processus est lent et longtemps asymptomatique. Il donne ensuite des troubles irritatifs (pollakiurie) et obstructifs (dysurie). Les complications sont la rétention aigüe ou chronique, l’hématurie, l’infection urinaire, le retentissement sur le haut appareil. Le diagnostic en est clinique et échographique, parfois endoscopique. Il n’y a pas de traitement médicamenteux spécifique connu, seulement des médications symptomatiques (phytothérapie, α-bloquants, finastéride). Le traitement en est l’exérèse chirurgicale ou endoscopique. D’autres thérapeutiques "alternatives" sont en voie de développement: laser, thermothérapie, endoprothèses.
Syn. adénofibromyome prostatique, hyperplasie bénigne de la prostate (HBP), hypertrophie bénigne de la prostate (HBP)
prostate (carcinome à petites cellules de la) l.m.
Très rare tumeur prostatique de haute malignité, très métastatique, dont les cellules ont quelque analogie avec celles du cancer pulmonaire.
prostate caudale l.f.
→ Gil-Vernet (segmentation de)
prostate crâniale l.f.
→ Gil-Vernet (segmentation de)
prostate inférieure de Duverney l.f.
J. Duverney, anatomiste français (1648-1730)
prostate (sarcome de la) l.m.
Tumeur maligne primitive rare de la prostate, développée aux dépens du stroma conjonctif.
Il est des rhabdomyosarcomes et des leiomyosarcomes. Leur traitement est chirurgical et leur pronostic très mauvais.
prostate (tumeur neuroendocrines de la) l.f.p.
neuroendocrine prostatic tumours
Tumeurs malignes de la prostate développées aux dépens des cellules de type endocrine-paracrine qui existent dans tout l'appareil urogénital.
Elles s'intègrent dans le vaste système APUD. Leur mise en évidence repose sur des techniques immunocytochimiques (SNE). Elles sont hormono-indépendantes. Leur évolution est peu contrôlable et le pronostic très réservé.
prostate specific antigen n. angl. m.
Sigle : PSA
→ antigène spécifique de prostate
résection endoscopique de prostate l.f.
trans-urethral resection of the prostate (TURP)
Ablation endoscopique d'un adénome prostatique, menée par voie uréthrale.
C'est le traitement chirurgical de référence de l'adénome prostatique, auquel sont comparées toutes les techniques émergentes. Il fait l'exérèse du seul tissu adénomateux, laissant en place la coque périphérique de la prostate saine. Comme toute adénomectomie chirurgicale il emporte le sphincter lisse, créant des éjaculations rétrogrades.
résection transurétrale de la prostate (syndrome de) l.m.
transurethral prostatectomy syndrome, TURP syndrome
Lors d'interventions endoscopiques (urologiques ou autres) complication postopératoire par passage de grandes quantités de liquides de lavage dans les veines (solutions isotoniques, particulièrement celle de glycine).
D'abord décrit comme complication des résections de la prostate, ce syndrome est caractérisé par l'association de troubles biologiques (hyponatrémie <120 mmol/L, hyperammoniémie, hyperglycinémie, signes d'hémolyse aigüe) de manifestations neurologiques (obnubilation, confusion, crises convulsives, troubles visuels, coma) en rapport avec un œdème cérébral dû au passage de glycine et de ses dérivés (glycine neurotransmetteur inhibiteur, acide glycocollique et acide glyoxylique) à toxicité nerveuse directe.
Ce syndrome peut aussi s'observer dans la cavité utérine dilatée lors de l'irrigation à haute pression après résection transcervicale des fibromes sousmuqueux.
→ glycine, résection endoscopique
sommet de la prostate l.m.
substance musculaire de la prostate l.f.
substantia muscularis prostatae (TA)
muscular tissue of prostate
Elément conjonctif riche en fibres musculaires lisses interposé entre les glandes prostatiques.
syndrome de résection transuréthrale de la prostate l.m.
transurethral prostatic resection syndrome, TURP syndrome
Lors de la résection d'un adénome de la prostate, syndrome causé par une absorption excessive du liquide d'irrigation vésicale utilisé.
Pour avoir une bonne vision lors de la résection de la prostate, le chirurgien pratique un large rinçage avec une solution isotonique non électrolytique, habituellement une solution à 1,5% de glycine (glycocolle), qui évite les troubles graves causés par l'absorption massive de solutions électrolytiques. Ce rinçage nécessaire entraîne une inévitable résorption de la solution de lavage du fait de l'ouverture des veines de la loge prostatique lors de l'ablation de la prostate. Cette résorption produit une dilution importante du sang. De plus, même moins dangereuse que les électrolytes, la glycine n'est pas sans inconvénients : c'est un acide aminé s'apparentant aux neurotransmetteurs inhibiteurs comme l’acide γ aminobutyrique (GABA), elle passe la barrière hématoencéphalique et les premiers effets de sa toxicité nerveuse se traduisent par des signes visuels que confirment une altération des potentiels évoqués visuels et l'électrorétinogramme.
L'absorption du liquide d'irrigation dépend essentiellement :
- de la durée de l'intervention : elle ne doit pas excéder une heure,
- de la pression d'irrigation, réglée par la hauteur du récipient, qui doit être de 60 cm environ, 100 au plus,
- de la quantité de tissu prostatique réséquée, évaluée par son poids,
- de l'ouverture des veines au niveau de la loge prostatique. En cas de passage du liquide par les plexus veineux prostatiques, l'hyponatrémie peut être importante ; lorsque le passage se fait dans les espaces sous-péritonéaux, l'absorption est plus progressive et l'hyponatrémie moins grave.
Cliniquement, on note des signes précoces : sensation de malaise, troubles visuels (mydriase, vision brouillée), nausées, vomissements.
Dans les formes graves la conscience est troublée (ce trouble est peut-être lié à une augmentation de l'ammoniémie car l'ammoniaque est un métabolite de la glycine), surviennent un état confusionnel, des convulsions, une amaurose transitoire puis le coma. L'hyponatrémie est rarement inférieure à 120 mmol/L
La prévention consiste en une intervention courte (1 h au plus), à utiliser de préférence une rachianesthésie ou une anesthésie péridurale, pour permettre une surveillance continue des troubles nerveux. La détermination de la natrémie et de l'hématocrite doit être faite au moindre doute. L'arrêt de la procédure chirurgicale et la restriction des perfusions intravasculaires sont les premiers gestes curatifs avec une injection intraveineuse de furosémide et un traitement symptomatique des crises convulsives, s'il y a lieu. L'hyponatrémie ne nécessite un traitement spécifique (solution hypertonique de NaCl à 3%) que si elle s'accompagne de symptômes majeurs et si NaCl < 120 mmol/L.
→ résection endoscopique de la prostate
zone des glandes périuréthrales de la prostate l.f.
zona glandularum periurethralium prostatae (TA)
prostate
antigène n.m.
antigen
Agent qui, introduit dans un organisme par des voies autres que digestive, provoque la formation d'anticorps réagissant spécifiquement avec lui.
Selon les conditions d’administration et l’organisme dans lequel on introduit l’antigène, celui-ci peut être tolérogène ou immunogène. La zone de la molécule d’antigène qui interagit avec le site de liaison de l’anticorps est un épitope. Les protéines sont habituellement constituées d’une mosaïque d’épitopes différents les uns des autres, chaque épitope occupant une zone de 2 à 3 nm2 de la surface de la molécule. Certains antigènes sont formés d’un petit nombre d’épitopes répétitifs, par ex. les protéines bactériennes comme la flagelline, les polyosides bactériens. L’épitope peut être conformationnel ou séquentiel. Au sein de l’épitope, un ou deux acides aminés jouent un rôle essentiel pour déterminer l’affinité de l’anticorps pour l’antigène. Les antigènes protéiques sont dégradés en peptides associés aux molécules de classe I ou de classe II du CMH de façon à interagir avec les lymphocytes T CD8+ ou CD4+.
antigène Australia l.m.
Australian antigen
Antigène de surface du virus de l’hépatite B.
antigène bola l.m.
bola antigen
→ antigène d'histocompatibilité
antigène Brª l.m.
Brª antigen
Syn. HPA-antigène plaquettaire humain
antigène carcinoembryonnaire l.m.
carcinoembryonnic antigen
Antigène tumoral glycoprotéinique dont le dosage dans le sérum est utilisé dans la détection et le suivi thérapeutique des cancers en particulier colique et aussi pulmonaire, mammaire, pancréatique et de l’endomètre.
La sensibilité de ce marqueur est assez faible car sa teneur ne s’élève qu’en cas de lésion métastatique ou de volume tumoral important. D’autre part, elle peut être augmentée en cas de tabagisme ou de cirrhose hépatique, ainsi que dans certaines maladies coliques bénignes.
Le dosage est ainsi utilisé pour la surveillance après traitement mais jamais comme élément de diagnostic ou de dépistage. De faibles concentrations sont découvertes dans les cirrhoses hépatiques, la colite ulcéreuse, la maladie de Crohn, ainsi que chez les grands fumeurs.
P. Gold, biologiste canadien (1965)
Sigle angl. ACE
[F2]
Édit. 2019
antigène cutané l.m.
cutaneous antigen
Molécule protéique ou glycoprotéique, constituant normal des divers compartiments de la peau : ces antigènes peuvent être cellulaires, exprimés à la surface ou dans le cytoplasme des kératinocytes, ou extracellulaires, constituant le ou un composant de structures membranaire (membrane basale cutanée) ou tissulaire (fibrille d'ancrage).
Dans la peau normale, au niveau des kératinocytes de l'épiderme, on reconnaît entre autres antigènes : 1) les kératines cytoplasmiques, qui composent les filaments intermédiaires du cytosquelette ; 2) les antigènes des desmosomes : desmoplakines, desmocalmine, desmogléines, dont l'antigène du pemphigus érythémateux ou desmogléine 1, et desmocollines ; 3) certaines molécules d'adhésion à la surface des kératinocytes. La membrane basale de la jonction dermo-épidermique est constituée d'un ensemble d'antigènes, en particulier la laminine, l'épiligrine et les antigènes « majeur » (230 kDa) et « mineur » (180 kDa) de la pemphigoïde retrouvés dans la lamina lucida, ainsi que le collagène de type IV, les protéoglycanes, l'antigène KF-1, les antigènes AF-1 et AF-2 et l'antigène LDA-1 présents dans la lamina densa. Dans le derme papillaire, le collagène VII est un des composants majeurs des fibrilles d'ancrage. Ces antigènes cutanés sont impliqués dans de nombreuses dermatoses, soit en raison d'un défaut quantitatif et/ou qualitatif d'expression, par ex. les dermatoses héréditaires telles que les épidermolyses bulleuses héréditaires, soit parce qu'ils sont la cible d'auto-anticorps, par ex. les dermatoses bulleuses auto-immunes telles que les pemphigus et le groupe de la pemphigoïde.
antigène CD 20 l.m.
CD 20 antigen sigle pour cluster of differentiation
Phosphoprotéine glycosylée exprimée à tous les stades de différentiation des lymphocytes B, cible d’anticorps monoclonaux utilisés pour le traitement des lymphomes B et de maladies inflammatoires auto-immunes.
L’antigène CD 20 est spécifique de la lignée lymphocytaire B à l’exception des cellules les plus matures (plasmocytes). Il est codé par le gène MS4A1 situé sur le chromosome 11. Il participe à la régulation des transports transmembranaires de calcium et intervient dans la progression du cycle cellulaire après activation des lymphocytes B. Il est la cible de plusieurs anticorps monoclonaux dont le rituximab, anticorps monoclonal chimérique (xi), anti tumoral (tu). Cet anticorps est efficace dans le traitement des patients atteints de lymphomes B à larges cellules. Il est également utilisé pour traiter les formes sévères d’affections auto-immunes, en particulier les anémies hémolytiques, les purpuras thrombopéniques, le lupus, et la polyarthrite rhumatoïde. C’est une IgG dont la cytotoxicité dépend de l’anticorps lui-même (ADCC pour « antibody-dependent cell-mediated cytotoxicity ») et également de son interaction avec le composé du complément C1q.
→ CD, lymphome B, complément, anémie hémolytique auto-immune, polyarthrite rhumatoïde, lupus érythémateux systémique
antigène D l.m.
D-antigen
→ antigène rhésus, rhésus (facteur)
antigène de différenciation l.m.
antigen of differentiation
Molécule détectée sur certaines cellules à l'aide d'anticorps spécifiques.
Ces antigènes constituent des marqueurs de différenciation d'une lignée cellulaire.
Par ex. l’antigène CD2 est spécifique des lymphocytes T et NK, le CD3 spécifique des cellules T. Ces antigènes sont habituellement identifiés à l’aide d’anticorps monoclonaux.
→ CD