Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

65 résultats 

temps de reptilase l.m.

reptilase time 

Mesure du temps de coagulation du plasma isolé après que l'on ait ajouté la fraction thrombinomimétique (batroxobine) de la reptilase.
La batroxobine induit la polymérisation du fibrinogène en libérant seulement le fibrinopeptide A, à la différence de la thrombine (enzyme physiologique) qui libère les fibrinopeptides A et B.
Ce test étudie donc spécialement la coagulabilité du fibrinogène, utilisé en particulier pour dépister les dysfibrinogénémies.

temps de rupture lacrymal l.m.

break up time (BUT)

Temps que met le film lacrymal pour se rompre quand on empêche le clignement : il est normalement de 15 à 40 secondes et s'observe à la lampe à fente.
Il teste la stabilité du film lacrymal.Il est notamment modifié dans la kératite sèche.

temps de saignement l.m.

bleeding time, Duke’s test

Mesure de la durée de l’hémorragie par l’incision de la couche superficielle de la peau. Il constitue un test global d’exploration de l’hémostase primaire.
La méthode de Duke au lobe de l’oreille est abandonnée au profit de la méthode d’Ivy. Elle consiste à pratiquer deux incisions à l’avant-bras après avoir placé au bras un sphygmomanomètre qui est gonflé pendant 60 secondes et gardé à 40 mmHg avant de pratiquer les incisions. La normale du temps de saignement est de 2 à 7 minutes chez l’adulte de moins de 50 ans.

temps de thrombine l.m.

thrombin time

Mesure du temps de coagulation du plasma isolé après que l'on ait ajouté de la thrombine en même temps que l'on rétablit la concentration physiologique en calcium ionisé.
La thrombine utilisée est soit humaine soit plus souvent d'origine animale. La thrombine à forte concentration n'est pas très sensible aux antithrombines. Ce test étudie plus spécialement la coagulabilité du fibrinogène. C'est un test de dépistage des dysfibrinogénémies.

temps de transit des protons l.m.

proton transit time

temps de vol (des protons)

temps de vol des photons l.m.

photon time of flight

Délai mis par un photon pour se rendre d'un point à un autre.
Des mesures de temps de vol ont été proposées pour améliorer les performances des caméras à positons; elles se basent sur le décalage temporel avec lequel les deux photons de 511 keV émis lors de l'annihilation du positon sont détectés pour localiser le lieu de l'annihilation sur l'axe de leur trajet.

temps de vol des protons l.m.

proton time of flight (Tof)

En IRM, lorsqu'un vaisseau sanguin traverse le plan de coupe, temps que met un embol de sang (de vitesse supposée constante), pour parcourir l'épaisseur de la coupe.
En écho de spin, pour une vitesse de flux suffisamment lente, l'intensité du signal augmente jusqu'à un maximum (phénomène d'entrée de coupe ou de renforcement paradoxal du signal). Pour un flux suffisamment rapide au contraire, le signal diminue jusqu'à devenir nul (phénomène de sortie de coupe). En écho de gradient, il y a un renforcement paradoxal du signal même pour les flux rapides.

Syn. temps de transit (des protons)

Sigle  Tof

temps d'inversion (TI) l.m.

time interval TI, interpulse interval

En IRM, dans la séquence d'inversion récupération, temps qui s'écoule entre l'impulsion initiale de π (180°) et l'impulsion de π/2 (90°).
Parfois utilisé également dans la séquence d'écho de spin pour désigner le temps qui s'écoule entre l'impulsion d'excitation de 90° et l'impulsion d'inversion de 180°.Dans ce dernier cas, TI = TE/2 où TE est le temps d'écho.

temps létal médian l.m.

median lethal time

Au cours d'une intoxication ou, d'une manière générale après une agression : (ex. irradiation) c'est le temps au bout duquel la moitié des animaux d'expérience sont morts.
Le temps létal médian, TL 50, ou durée médiane de survie, se calcule comme la dose létale moyenne d'un toxique, DL 50 (en utilisant par ex. l'anamorphose log-probit). Dans une situation médicale d'urgence donnée, l'estimation du TL 50 correspondant permet d'organiser les soins selon le temps disponible avant que la mortalité soit devenue trop forte.

logarithmico-normale (distribution), toxique, urgence

temps maximum de phonation l.m.

maximum phonatory time

Temps le plus long pendant lequel une émission vocalique peut être soutenue, sur une seule expiration et après une inspiration maximale.
Il se mesure conventionnellement à partir du phonème /a/ pour apprécier le contrôle pneumophonatoire. Il dépend également de la capacité vitale du sujet et de la qualité de l’accolement glottique. La valeur normale chez l’adulte est de 15 secondes au 3ème essai.

temps-dépendant (antibiotique) l.m.

Antibiotique dont l’activité antibactérienne est liée à une prescription respectant un intervalle de doses précis.
Ceci concerne surtout les bêtalactamines et les glycopeptides.

temps mort l.m.

dead time

résolution

temps utile en IRM l.m.

useful time

Dans une séquence d'IRM, temps nécessaire pour recueillir les différents échos de cette séquence.
Si la séquence ne comprend qu'un écho, le temps utile Tu est égal au temps d'écho TE. Si elle comprend plusieurs échos, il est égal à TE que multiplie le nombre d'échos (par ex. Tu = 2 TE ou = 3 TE). Le temps utile est très court par rapport au temps de cycle ou temps de répétition TR, qui est la somme du temps utile Tu et du temps de repos Tr
(TR = Tu + Tr).

technique multicoupes, temps de repos, temps de répétition (TR)

[B2,B3]

Édit. 2018

uréthroplastie cutanée en deux temps l.f.

two-step cutaneous urethroplasty

Technique d'uréthroplastie cutanée effectuée en deux temps opératoires successifs, séparés de quelques semaines à quelques mois.
Destinées à la cure des rétrécissements uréthraux, ces techniques sont nombreuses mais s'inspirent en majorité de celle de Bengt-Johansson.
Le premier temps est la "mise à plat" de l'urèthre dans son segment rétréci. L'uréthrotomie longitudinale ouvre le plancher uréthral, et les berges du tissu uréthral réduit à une bandelette sont suturées à la peau du périnée, du scrotum ou du pénis, selon le niveau du rétrécissement. Ainsi sont créés deux orifices d'uréthrostomie, d'amont (par lequel se font les mictions) et d'aval.
Le second temps intervient quelques semaines ou mois plus tard, lorsque la cicatrisation est parfaite et souple, les orifices uréthraux vérifiés bien perméables. C'est le temps de réparation proprement dit.
L’uréthroplastie peut être effectuée :
- soit en confectionnant un tube cutané avec le plan des berges de la suture antérieure, tube recouvert par un deuxième plan cutané (procédé de Duplay) ;
- soit en constituant directement un plan cutané recouvrant la bandelette, comptant sur la régénération progressive de l'urèthre (procédé de Denis Browne); ce procédé, produisant un urèthre de moins bonne qualité, est quasi abandonné à l'heure actuelle ;
- soit, en arrière, par un lambeau scrotal (Gil-Vernet, Turner-Warwick).
Ces uréthroplasties cutanées en deux temps comportent moins de risques de désunion que les techniques en un temps et s'adaptent aux cas les plus graves, infectés ou étendus.

S. Duplay, chirurgien français, membre de l’Académie de médecine (1880); B. Johanssen, chirurgien urologue suédois (1952) ; D. Browne, Sir, chirurgien britannique (1949) ; A. Gil-Vernet, chirurgien urologue espagnol (1995) ; R. Turner-Warwick, chirurgien urologue britannique (1988)

uréthroplastie pour hypospadias, Duplay (opération de), rétrécissement uréthral

uréthroplastie cutanée en un temps l.f.

one-step cutaneous urethroplasty

Technique de réparation uréthrale utilisant la peau et menée en un seul temps opératoire.
Des techniques, nombreuses et très diverses, sont destinées à la cure des rétrécissements uréthraux et de l'hypospadias. Dans la cure des rétrécissements uréthraux elles utilisent soit une greffe libre de peau totale, soit un lambeau cutané pédiculé vascularisé pris sur le prépuce, le fourreau cutané pénien ou le scrotum.

uréthroplastie pour hypospadias, rétrécissement uréthral

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