Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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fissure oblique du poumon l.f.

fissura obliqua pulmonis (TA)

oblic fissure of lung

Fissure qui sépare à droite le lobe supérieur et le lobe moyen du lobe inférieur, et à gauche le lobe supérieur du lobe inférieur.
Elle présente un trajet quelque peu différent à droite et à gauche :
- au poumon droit elle était appelée grande scissure du fait de l'existence constante d'une scissure horizontale plus courte dénommée petite scissure. Elle commence en haut et en arrière en regard de l’extrémité postérieure du quatrième espace intercostal et du bord supérieur de l'arc postérieur de la 5ème côte, et se termine en bas et en avant à 2 à 4 cm du bord latéral du sternum, généralement au voisinage de l’articulation de la sixième côte avec son cartilage ; elle forme un plan à surface hélicoïdale oblique en bas et en avant de 60 degrés sur l'horizontale ; souvent, dans sa partie haute, elle est partiellement fermée par des adhérences ;
- au poumon gauche la scissure oblique est plus verticale. Elle commence en haut et en arrière en regard du bord inférieur de l'arc postérieur de la 3ème côte et de l’extrémité postérieure du troisième espace intercostal, soit en moyenne 3 cm au-dessus de la droite ; elle finit en bas et en avant sur la ligne mamillaire, au niveau de l’articulation de la sixième côte avec son cartilage ; dirigée de haut en bas et d'arrière en avant, elle est moins incurvée que la droite ; parfois incomplète en bas et en avant, elle est presque toujours entièrement libre dans sa partie haute.

Étym. lat. fissura : fente, crevasse 

Syn. anc. scissure interlobaire (grande-), scissure interlobaire oblique, scissure du poumon (grande-), scissure oblique du poumon

[A1,K1]

Édit. 2018

forceps de Tarnier l.m.

Tarnier’s forceps

Forceps à branches croisées, à articulation médiane, doté d’un tracteur.
Il est composé de trois pièces : deux branches et un tracteur. Chaque cuiller est fenêtrée et ses jumelles comportent une double courbure : une courbure céphalique concave en dedans, qui épouse la tête fœtale ; une courbure pelvienne, concave vers le haut, qui épouse l’axe du bassin maternel. Deux tigelles servent à l’articulation du tracteur qui permet une traction dans l’axe du bassin.
Dans sa version originale, il pèse 908 grammes, mesure 39,5 cm; la largeur des cuillers est de 4,7 cm et la longueur de la fenêtre de 11 cm.

S. Tarnier, obstétricien français, membre de l'Académie de médecine (1877)

Étym. lat. forceps : tenaille, pince

[O3, B3]

Édit. 2018

gaine tendineuse du muscle long fléchisseur des doigts de pied l.f.

vagina tendinum musculi flexoris digitorum pedis longi (TA)

tendinous sheath of flexor digitorum longus of foot

Gaine séreuse interne du cou de pied, annexée au tendon du muscle long fléchisseur des orteils dans son trajet rétro-malléolaire interne.
Le cul-de-sac supérieur est à un travers de doigt au-dessus de l’interligne de l’articulation talo-crurale. Le cul-de-sac inférieur est au niveau de l’articulation cunéo-naviculaire.

Syn. anc. gaine séreuse du muscle long fléchisseur commun des orteils

ginglyme n.m.

ginglymus (TA)

hinge joint

Articulation dont l’un des surfaces est en forme de poulie (ou trochlée) comportant une gorge médiane séparant deux facettes latérales convexes.
La surface opposée est inversement conformée avec une crête médiane bordée de deux facettes latérales concaves. Les mouvements sont exécutés autour d’un axe unique, celui de la poulie (ex. : articulation huméro-ulnaire)

Syn. anc. articulation trochléenne, trochléarthrose

goutte n.f.

gout

Arthropathie métabolique due à l'élévation sanguine de la teneur en acide urique qui est un produit de la dégradation des nucléotides puriniques en acides nucléiques, aboutissant à l’accumulation intra-articulaire de cristaux d’urate dans les articulations périphériques.
Les variations de l’uricémie entraînent des mouvements de l’acide urique entre les articulations et le sang circulant : ce sont ces mouvements qui provoquent l’accès de goutte. L'atteinte se traduit par trois principaux tableaux cliniques : l'hyperuricémie asymptomatique, l'accès goutteux et la goutte tophacée.
- Dans le premier cas, il existe une simple élévation de la teneur sanguine d'acide urique qui n'impose pas de traitement, mais conduit à une recherche étiologique pour la corriger : p. ex. erreur de régime, prise médicamenteuse.
- L'accès goutteux se caractérise par une atteinte articulaire inflammatoire aigüe survenant par accès, très douloureuse, siégeant le plus souvent sur une seule articulation, classiquement la première articulation métatarso-pha­langienne du premier orteil. Le médiotarse, la cheville, le genou, le poignet, les doigts et les coudes peuvent également être atteints. Les crises débutent en général au petit matin.
- La goutte tophacée est caractérisée par des déformations et une impotence des articulations des doigts et des orteils secondaires à des dépôts d'urate de sodium au niveau de ces  articulations mais aussi, du pavillon de l'oreille, de la bourse olécranienne ou du tendon d'Achille.
Des dépôts rénaux d’urate de sodium peuvent être à l’origine d’une lithiase rénale.
Des manifestations ophtalmologiques sont possibles : blépharite, conjonctivite, épisclérite, iritis exsudatif très douloureux, glaucome chronique à angle ouvert.
Le diagnostic, essentiellement clinique, est confirmé par les examens biologiques et, lorsqu'il est possible, par l'examen du liquide synovial mettant en évidence les cristaux d'urate de sodium typiques.
Le traitement de l’accès aigu repose sur la colchicine, tandis que l’hyperuricémie peut être combattue par la suppression des éventuelles causes d'hyperuricémie et des inhibiteurs de la xanthine-oxydase qui réduisent la synthèse de  l’acide urique.

M. Lesch, médecin cardiologue et W. L. Nyhan, pédiatre américains (1964)

Étym. lat. gutta: goutte d’un liquide, humeur

tophus, accès goutteux, Lesch-Nyhan (maladie ou syndrome de, ou hyperuricémie primaire héréditaire), xanthine-oxydase

instabilité du genou l.f.

knee instability

Anomalie dans la stabilisation active et passive de l'articulation du genou, se traduisant par une sensation de dérobement plus ou moins douloureux.
Tous les constituants ostéo-articulaires et tous les stabilisateurs actifs, musculaires, ou passifs, ligamentaires et méniscaux, peuvent être en cause: les ligaments croisés dans l'instabilité antérieure et postérieure; tous les ligaments latéraux et axiaux, les ménisques, les coques condyliennes, les défauts d'axe dans les instabilités latérales, l'appareil extenseur, les défauts de l'articulation fémoropatellaire dans les instabilités rotuliennes.

jointures cartilagineuses du crâne l.f.p.

juncturae cartilagineae cranii (TA)

cranial cartilaginous joints

Ce sont des synchondroses (synchondrose sphéno-occipitale, synchondrose sphéno-pétreuse, synchondrose pétro-occipitale, synchondrose intra-occipitale postérieure, synchondrose intra-occipitale antérieure et synchondrose sphéno-ethmoïdale) et des articulations (articulation temporo-mandibulaire et articulation atlanto-occipitale).

jointures de la ceinture pectorale l.f.p.

juncturae cinguli pectoralis (TA)

joints of pectoral girdle

Ensemble des moyens d’union des éléments constituant la ceinture pectorale : les syndesmoses de la ceinture pectorale, les articulations de la ceinture du membre supérieur (articulation acromio-claviculaire et articulation sterno-claviculaire).

jointures du crâne l.f.p.

juncturae cranii (TA)

joints of skull

Ensemble des moyens d’union des éléments constituant le crâne : jointures fibreuses du crâne ( syndesmoses du crâne, sutures crâniennes, syndesmoses dento-alvéolaires), jointures cartilagineuses du crâne (synchondroses crâniennes) et articulations du crâne (articulation temporo-mandibulaire, articulation atlanto-occipitale).

König (maladie de) l.f.

König's disease

Ostéochondrite du genou, localisée en général sur le condyle interne fémoral près de l'échancrure intercondylienne en dehors de la zone portante du condyle externe, affection qui atteint surtout l'adolescent, mais qui peut se révéler seulement à l'âge adulte.
L'ostéochondrite se caractérise par l'isolement du reste de l'épiphyse, d'une petite partie osseuse sous-chondrale. Ce fragment osseux peut ensuite se libérer dans l'articulation.
La pathogénie est mal connue : il est possible qu'une nécrose osseuse sous-chondrale par ischémie soit à l'origine du trouble. De fréquents microtraumatismes ou un traumatisme unique peuvent également entraîner une fracture sous-chondrale. Radiologiquement, l'ostéochondrite se traduit dans la phase de séquestre sous la forme d'une zone osseuse ovalaire sous-chondrale, le plus souvent homogène. A cette phase muette sur le plan clinique, peut succéder une douleur à la marche prolongée, avec une légère limitation des mouvements du genou et quelquefois un peu de liquide dans l'articulation. Plus tard, les radiographies montreront un séquestre détaché, avec une encoche bordée d'un trait d'ostéosclérose au siège de la lésion cette phase se traduira par des blocages brefs du genou, du fait du coincement du corps ostéocartilagineux détaché entre les surfaces articulaires. Le traitement ne sera entrepris que pour les formes symptomatiques: au stade du séquestre libéré, l'ablation chirurgicale du fragment s'impose.

F. König, chirurgien allemand (1887)

ostéochondrite disséquante

Larrey (signe de) l.m.

Larrey’s sign

Douleur au niveau de l’articulation sacro-iliaque provoquée par la mobilisation de l’articulation en cas d’arthrite ou de fracture de la sacro-iliaque.

D. J. Larrey, baron, chirurgien militaire français, membre de l’Académie royale de médecine (1766-1842)

laxité n.f.

laxity

1° Souplesse excessive d'un tissu, d'une articulation.
2° Mouvement d'amplitude excessive perçu par l'observateur en cas de lésion capsuloligamentaire d'une articulation.
La laxité peut être congénitale ou acquise, localisée ou généralisée.

Étym. lat. laxus : détendu, lâche

Ehler-Danlos (maladie d')

ligament poplité arqué l.m.

ligamentum popliteum arcuatum (TA)

arcuate popliteal ligament

Arcade fibreuse faisant partie du plan fibreux postérieur du genou.
Elle est constituée de deux faisceaux : un faisceau médial ou tibial, tendu entre la partie latérale de la face postérieure de la capsule de l’articulation du genou (coque condylienne externe) et la face postérieure de l’épiphyse supérieure du tibia ; un faisceau latéral ou fibulaire qui relie la partie latérale de la face postérieure de la capsule de l’articulation du genou (coque condylienne externe) à la tête de la fibula ; ce faisceau externe constitue le ligament latéral externe court du genou. Ces deux faisceaux, dont les insertions proximales sont communes, forment l’arcade du muscle poplité dont l’angle est arrondi par des fibres arciformes tibio-fibulaires.

ligament talo-calcanéen interosseux l.m.

ligamentum talocalcaneum interosseum (TA)

talocalcaneal interosseous ligament

Puissant ligament situé dans le sinus du tarse et qui s’étend du sillon du talus au sillon du calcanéum.
Il est formé d’un plan antérieur épais accolé à la face postérieure de l’articulation talo-calcanéenne antérieure et d’un plan postérieur mince appliqué sur la capsule de l’articulation talo-calcanéenne postérieure. Les deux plans sont séparés par du tissu adipeux et parfois par une bourse séreuse.

Syn. anc. ligament astragalo-calcanéen interosseux ; ligament calcanéo-astragalien interosseux ; ligament en haie ; ligament interosseux astragalo-calcanéen 

Lisfranc (fracture de) l.f.

Lisfranc’s fracture

Luxation-fracture à travers l’articulation métatarso-phalangienne (dite articulation de Lisfranc).
La base du 2ème métatarsien encastrée entre les os cunéiforme est habituellement fracturée.
Ces fractures luxations ont été classées en trois types:
type I : luxation tarsométatarsienne en dehors,
type II : luxation divergente du 1er rayon en dedans et des autres rayons en dehors,
type III : luxation en dehors du 1er rayon, fracture luxation de la base du 2e métatarsien, et lésions associées de la colonne interne du pied : fracture ou luxation du cuboïde et de l’os naviculaire.

J. Lisfranc de Saint-Martin, chirurgien français, membre de l’Académie de médecine (1787-1847)

manipulation n.f.

manipulation

Manœuvre thérapeutique consistant à mobiliser passivement une articulation enraidie ou douloureuse.
En chiropraxie la manipulation consiste en un geste rapide du praticien appliquant à une articulation visée une impulsion de haute vélocité et de faible amplitude. Elle est délivrée en un point déterminé, aux caractéristiques (sens, direction, amplitude) parfois représentables par un vecteur et choisies en tenant compte de l’état articulaire. La manipulation a pour effet un mouvement articulaire passif, contrôlé, forcé, rapide, atteignant l’espace dit paraphysiologique.

Étym.  lat. manipulus :poignée

membrane synoviale inférieure de l'articulation temporo-mandibulaire l.f.

membrana synovialis inferior articulationis temporomandibularis (TA)

inferior synovial membrane of temporomandibular joint

Membrane synoviale de l’articulation temporo-méniscale de l’articulation temporo-mandibulaire.

membrane synoviale supérieure de l'articulation temporo-mandibulaire l.f.

membrana synovialis superior articulationis temporomandibularis (TA)

superior synovial membrane of temporomandibular joint

Membrane synoviale de l’articulation mandibulo-méniscale de l’articulation temporo-mandibulaire.

mobilisation n.f.

mobilization

En médecine, action de faire bouger de façon volontaire ou de façon passive les différentes parties du corps, membre ou articulation, pour leur rendre une fonction normale.
En chiropraxie la mobilisation consiste à imprimer un mouvement rythmique de faible vélocité à une articulation ou à un groupe d’articulations afin de solliciter les structures concernées au plus loin de leur amplitude de mouvement, dans la limite de l’amplitude physiologique. Le jeu articulaire mis en œuvre est obtenu grâce à une manœuvre passive, contrôlée, non forcée.

mobilisation active, mobilisation assistée, mobilisation passive, mobilisation passive forcée

nerf tibial l.m.

nervus tibialis (TA)

tibial nerve

Branche de bifurcation médiale du nerf ischiatique dans le creux poplité.
Elle traverse le creux poplité de l’angle supérieur à l’angle inférieur et s’enfonce sous les muscles gastrocnémiens et passe sous l’arcade tendineuse du muscle soléaire. A ce niveau le nerf tibial, dénommé jusque-là nerf sciatique poplité interne, prend le nom de nerf tibial postérieur. Au-dessus de l’arcade du muscle soléaire, le nerf tibial fournit des rameaux musculaires pour le muscle gastrocnémien (chefs latéral et médial), le muscle soléaire, le muscle plantaire, le muscle poplité ; cette dernière branche musculaire fournit un rameau à l’articulation tibio-fibulaire proximale, quelques filets vasculaires et se termine en nerf interosseux postérieur  de la jambe qui innerve le muscle tibial postérieur. Il donne un rameau articulaire postérieur du genou et le nerf sural. Au-dessous de l’arcade du muscle soléaire le nerf tibial (ou nerf tibial postérieur) descend dans la loge postérieure de la jambe entre le plan musculaire profond et le muscle triceps sural dont il se dégage à la partie distale de la jambe pour devenir sous-aponévrotique, en dedans du tendon calcanéen. Il fournit dans ce trajet des rameaux musculaires pour le muscle tibial postérieur, le muscle long fléchisseur des orteils et le muscle long fléchisseur de l’hallux, ainsi qu’un rameau articulaire pour la face médiale de l’articulation talo-crurale et des rameaux calcanéens médiaux, sensitifs. Au cou de pied, dans le sillon malléolaire, sous le rétinaculum des muscles fléchisseurs des orteils où il chemine  avec les éléments vasculaires, il se divise en ses deux branches terminales : le nerf plantaire médial et le nerf plantaire latéral.

os du carpe l.m.p.

ossa carpi ; ossa carpalia (TA)

carpal bones

Ensemble des huit os courts qui constituent le carpe.
Ils sont disposés sur deux rangées : une rangée proximale, antibrachiale, formée de dehors en dedans par le scaphoïde, le lunatum, le triquétrum et le pisiforme ; une rangée distale formée de dehors en dedans par le trapèze, le trapézoïde, le capitatum et l’hamatum. Dans son ensemble le massif des os du carpe forme une gouttière à concavité antérieure où glissent les tendons des fléchisseurs des doigts. La rangée proximale participe à l’articulation radio-carpienne ; la rangée distale est articulée avec les métacarpiens. Les deux rangées sont unies par l’articulation médio-carpienne.

Édit. 2017

os sésamoïdes de la main l.m.p.

ossa sesamoidea manu  (TA)

sesamoid bones of hand

Os sésamoïdes situés sur la face palmaire de la main.
Deux sont constants sur la face palmaire de l’articulation métacarpo-phalangienne du pouce, l’interne arrondi, l’externe ovalaire. Ils ont une face postérieure plane articulaire avec la tête du premier métacarpien et une face palmaire sur laquelle s’insèrent les muscles de l’éminence thénar. Plus inconstants sont les sésamoïdes des articulations métacarpo-phalangiennes du deuxième et cinquième doigts, voire du médius et de l’annulaire ou de l’articulation interphalangienne du pouce.

Édit. 2017

ostéo-arthrite n.f.

infectious osteoarthritis

Arthrite infectieuse compliquée de lésions osseuses des extrémités articulaires.
L'infection articulaire peut se produire à partir d'un foyer infectieux situé à distance ou succéder à une inoculation directe de l'articulation par plaie ou injection intra-articulaire. Les symptômes surviennent en général 2 à 3 jours après la contamination, associant des signes infectieux généraux et des signes inflammatoires locaux aigus, avec impotence fonctionnelle. La ponction ramène un liquide trouble avec plus de 30 000 cellules par mm3.
Le germe le plus fréquemment responsable est le staphylocoque ; mais il peut aussi s’agir de gonocoques, streptocoques, pneumocoques, ou de bacilles à Gram négatif. Enfin des arthrites s'observent au cours de la tuberculose, de la brucellose et de la syphilis. Le traitement doit comporter une immobilisation de l'articulation jusqu'à une franche amélioration. Afin d'éviter l'ankylose, des mouvements passifs sont pratiqués quotidiennement. L'antibiothérapie, adaptée à la sensibilité de la bactérie responsable, doit être poursuivie longtemps.

Édit. 2017

ostéochondrite disséquante l.f.

osteochondritis

Isolement et détachement éventuel d'un fragment ostéocartilagineux d'une surface articulaire par un processus de nécrose d'évolution lente, aboutissant à la formation d'un séquestre qui peut se détacher et tomber dans l'articulation formant un corps étranger articulaire.
Elle atteint surtout les grosses articulations, genou, hanche, coude, cheville au niveau des zones portantes ou soumises à des pressions. La zone intéressée peut évoluer vers la guérison, surtout chez le sujet jeune, avant fermeture du cartilage de conjugaison, ou vers la nécrose avec formation d'un séquestre en grelot dans une niche de la surface articulaire avant de se détacher en corps étranger libre dans l'articulation.

F. König, chirurgien allemand (1887)

Syn. maladie de König

corps étranger articulaire

Édit. 2017

para-ostéo-arthropathie l.f.

paraosteo-arthropathy

Affection caractérisée par des ossifications juxta-articulaires limitant les mouvements.
On l'observe chez les patients immobilisés de façon prolongée. Les atteintes nerveuses (paraplégie, tétraplégie, tout traumatisme médullaire ou crânien avec coma) et le tétanos favorisent ces lésions. La pathogénie n'est pas connue mais il existe des perturbations du métabolisme du calcium. L’ossification est précédée d’une période congestive avec limitation des mouvements. L’évolution se poursuit pendant plusieurs mois. L’ossification peut être complète ou incomplète ; dans ce cas l’ossification passe en pont de part et d’autre de l’articulation et bloque les mouvements.
La prévention comporte une kinésithérapie systématique précoce lors de l'hospitalisation en soins intensifs et l'administration d'inhibiteurs de la résorption osseuse (biphosphonates). Dans certains cas on doit recourir à la chirurgie pour libérer une articulation.

Marie Dejerine-Klumpke, neurologue française (1918), A. Ceillier, neurologue français (1920)

Étym. gr. para : à côté ; osteon : os ; arthros : articulation ; pathê : maladie

Syn. ostéogénèse des paraplégiques, ostéogénèse neurogène, para-ostéopathie d’immobilisation, para-ostéo-arthropathie neurogène

kinésithérapie

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