Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

62 résultats 

rotation d'axe incliné par rapport à la pesanteur l.f.

off-vertical axis rotation (OVAR)

Epreuve de stimulation vestibulaire qui soumet un sujet assis à une rotation à vitesse constante selon un axe incliné sur la verticale d’un angle de 10 à 15°.
La réponse nystagmique provoquée est modulée par les variations de la position de la tête par rapport à la pesanteur au cours de la rotation. Cette épreuve teste les récepteurs otolithiques.

Sigle RAIG

séroprophylaxie n.f.

seroprophylaxis

Injection à titre préventif d’un sérum immun ou d’immunoglobulines spécifiques à des sujets réceptifs menacés d’être contaminés, afin de les protéger contre la survenue d’une maladie infectieuse.
Cette méthode est encore utilisée dans la prévention de la diphtérie et du tétanos.

sommet de l'apophyse odontoïde de l'axis l.m.

apex de la dent de l'axis

tachyphylaxie n.f.

tachyphylaxis

Diminution rapide de l'effet d'un médicament lors d'administrations successives : l'injection d'une petite dose d'un antigène (un vaccin, p. ex.) empêche qu'une dose plus forte, injectée quelques minutes après ne provoque un accident grave (Besredka, 1907).
En anesthésie-réanimation ce phénomène conduit à augmenter progressivement les doses pour obtenir le même effet. La tachyphylaxie s'observe surtout avec les anesthésiques locaux utilisés par voie péridurale. On la voit avec les vasopresseurs –bêta-mimétiques (dopamine, dobutamine, etc.) et les sympathomimétiques indirects (éphédrine).
Les mécanismes de la tachyphylaxie sont mal connus, il peut s'agir de modifications pharmacocinétiques (redistribution du produit à partir de son site d'action) ou de modifications pharmacodynamiques (modifications de la sensibilité ou du nombre des récepteurs intéressés), ce qui est plus vraisemblable pour les vasopresseurs.

A. Besredka, sérologiste français  (1870-1940) ; C. Champy, biologiste français et E. Gley, physiologiste français, membres de l’Académie de médecine (1911)

Étym. gr. tachus : rapide ; phylaxis : protection

taxis central l.m.

central taxis

Pression exercée à la main, ou à l’aide d’un tampon monté, sur la partie centrale du fond utérin en cas d’inversion accidentelle de la délivrance.

Étym. gr. taxis : arrangement

taxis de l'utérus l.m.

taxis

Pression sur le fond ou les parois d’un utérus gravide inversé au moment de la délivrance, pour tenter de le réintroduire dans la cavité pelvienne.
Il n’est efficace que s’il est tenté immédiatement après l’accident. Très vite, dans le cas contraire, l’œdème enserre le col de l’utérus et bloque sa mobilité.

Étym. gr. taxis : arrangement

taxis périphérique l.m.

peripheral taxis

Pression exercée sur les parois d’un utérus inversé lors de la délivrance pour tenter sa réintégration dans la cavité pelvienne.

Étym. gr. taxis : arrangement

van Bogaert-Bertrand (maladie de) l.f.

van Bogaert-Bertrand's disease (amaurotic idiocy by spongy degeneration of the neuraxis)

L. van Bogaert, baron, neuropathologiste belge et I. G. Bertarnd, neuropathologiste français, membres de l'Académie de médecine (1949) ;  Myrtelle May Canavan, neuropathologiste américaine (1931)

Canavan (maladie de)

y (axe des) l.m

y axis

En biomécanique, axe frontal de gauche à droite.

Étym. Avant-dernière lettre de l'alphabet latin utilisée pour transcrire l'upsilon grec (dérivé du vau phénicien, prononcé v ou ou) dont la prononciation grecque a varié au cours des siècles entre le ou archaïque, u et finalement

x

zaxedes) l.m.

z axis

En biomécanique axe pieds-tête (vertical chez le sujet debout).
x

syndrome d'Ehlers-Danlos type dermatosparaxis l.m.

Le SED de type dermatosparaxis (correspondant à l'ancien SED de type 6C), héréditaire autosomique récessif extrêmement rare (< 1/1 000 000), apparaissant à la naissance ou au cours de l’enfance, est caractérisé par une fragilité cutanée extrême, un aspect hyperlaxe de la peau et des ecchymoses cutanées.
La peau du visage présente de nombreux plis comme dans le syndrome de cutis laxa. Des hernies ombilicale ou inguinale sont également décrites.
Elle est due à un déficit enzymatique en procollagène I N-terminal peptidase, résultant en une anomalie de la maturation des prochaînes alpha1(I) et alpha2(I) du collagène de type I avec défaut de clivage du propeptide amino-terminal. Le gène en cause est le gène ADAMTS2 localisé en 5q23. La mutation Q225X a été identifiée à l'état homozygote dans 80% des cas étudiés en biologie moléculaire.

Syn. EDS 7C, SED 7C, syndrome d'Ehlers-Danlos type 7C

Réf. Orphanet, D. Germain généticien français (2006)

[A4,O6,Q2]

constitution hémophyloïde, l.f.

Syn. épistaxis essentielle des jeunes garçons

épistaxis essentielle des jeunes garçons? hémorragiose constitutionnelle anhémopathique

[O1, P1]

Édit. 2020

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