sonde de Swan-Ganz l.f.
Swan-Ganz’s catheter
H.J. Swan, W. Ganz, cardiologues américains (1970)
sonde de White l.f.
White’s tube
Sonde d’intubation trachéale à double lumière, portant ou non un ergot pour se bloquer sur la carène, en forme de sonde de Carlens inversée (son extrémité distale se place dans la bronche souche droite).
Elle comporte un œillet latéral pour permettre la ventilation du lobe supérieur droit.
G.M. White, anesthésiste britannique (1960) ; E. Carlens, anesthésiste suédois (1949)
sonde d'intubation à double lumière l.f.
double lumen tracheal tube
Sonde d'intubation trachéale permettant de faire la ventilation séparée de chaque poumon.
Il en existe plusieurs types : la sonde de Carlens est la plus courante.
E. Carlens, anesthésiste suédois (1949)
sonde d'intubation trachéale l.f.
tracheal tube
Sonde, généralement à une seule lumière, destinée à l'intubation trachéale par voie orale ou nasale et dont il existe différents modèles.
L'extrémité de la sonde est courbée à 30° pour les sondes nasales, et à 45° pour les sondes orales. L'orifice ovale du biseau est orienté vers la gauche pour faciliter le passage de la glotte.
sonde en double J
double J probe
Sonde reliant les cavités rénales à la vessie dite en "double J" à cause de la forme recourbée de ses deux extrémités.
La sonde, en matière plastique, est utilisée chaque fois que l'on veut assurer la liberté du passage de l'urine du rein vers la vessie, après une intervention chirurgicale, en cas d'obstruction de l'uretère par une compression extérieure (fibrose ou tumeur par exemple), ou à l’occasion d’une lithotripsie extracorporelle pour prévenir l'obstruction de l'uretère par les fragments du calcul.
→ lithotripsie extracorporelle
sonde électronique l.f.
electronic probe
Sonde d'échographie constituée par un alignement de céramiques piézoélectriques dont la vibration est déclenchée de façon séquentielle par le générateur assurant ainsi électroniquement le déplacement du faisceau ultrasonore.
Syn. sonde à balayage électronique
→ sonde
sonde gastrique l.f.
gastric tube
Tube œsophagogastrique de caoutchouc ou de matière plastique, à extrémité mousse, introduit par la bouche ou le nez.
- Pour la nutrition artificielle on utilise des tubes nasogastriques, longs de près de 1m, et assez fins.
- Pour les lavages d'estomac on utilise des tubes orogastriques plus gros et plus longs (1,5 m). Leur extrémité distale est en forme d'olive mousse avec des œillets latéraux ; l'extrémité proximale est munie d'un entonnoir destiné à reçevoir le liquide de lavage.
Étant donné les risques de perforation, le tubage gastrique ne doit jamais être utilisé en cas d'ingestion de produits caustiques.
G. Debove, médecin français, membre de l’Académie de médecine (1845-1920)
Syn. sonde de tubage gastrique, de Debove, de Faucher, etc.
→ lavage gastrique, produits caustiques (intoxication par les)
sonde laser l.f.
laser tube
Sonde d'intubation trachéale adaptée à la chirurgie du larynx au laser.
Le rayonnement laser (CO2, Nd-YAG ou KTP) est utilisé pour traiter des lésions cicatricielles ou tumorales du larynx et de la trachée. L'énergie libérée par le rayon laser au contact d'un matériel inflammable peut en provoquer l’inflammation ou l’explosion.
Il existe des sondes laser spéciales, métalliques ou non : certaines se trouvent dans le commerce. Faute de mieux, pour se garantir du risque apporté par les sondes en caoutchouc ou en chlorure de polyvinyle, on peut utiliser une sonde ordinaire en l'entourant d'une protection métallique (papier d'aluminium ou feuille de cuivre). De même, le ballonnet doit être rempli avec du sérum physiologique.
L'utilisation du laser demande encore de ne pas utiliser de mélange comburant : la concentration d'O2 et de N2O ne doit pas dépasser au total 30% dans le mélange inhalé.
→ explosion (risque d'), laser chirurgical, laser (anesthésie lors de l'emploi du)
sonde mécanique l.f.
mechanic probe
Sonde d'échographie dans laquelle le balayage sectoriel du faisceau ultrasonore, réalisé par un dispositif électromécanique, consiste en la rotation ou l'oscillation du transducteur piézoélectrique.
Ces dispositifs sont progressivement abandonnés au profit des sondes électroniques.
sonde multiéléments l.f.
multiprobe
Sonde d'échographie comportant plusieurs éléments piézoélectriques.
Syn. barrette, multisonde
sonde nasotrachéale l.f.
naso-tracheal tube
En anesthésie, tube trachéal destiné à être introduit dans la trachée en passant par le nez.
sonde nucléique l.f.
nucleic probe
Molécule d'ADN ou d'ARN marquée (par un composé fluorescent, un radio-isotope, un ligand ou un enzyme), utilisée pour détecter des séquences complémentaires par hybridation in situ ou in vitro avec des acides nucléiques.
sonde orotrachéale l.f.
orotracheal tube
En anesthésie, tube trachéal destiné à être introduit dans la trachée à travers la bouche.
sonde renforcée l.f.
reinforced tube
sonde trachéale l.f.
tracheal tube
Tube muni d'un ballonnet gonflable à son extrémité distale, destiné à être introduit dans la trachée à travers le larynx, pour conduire les gaz et les vapeurs en direction ou en provenance de la trachée.
L'introduction peut se faire par la bouche, par le nez ou par un orifice de trachéotomie. Dans ce dernier cas, il faut employer des sondes courtes courbées à 90°.
→ sonde d'intubation trachéale
sonde univent l.f.
univent tube
Sonde d'intubation, comportant un canal supplémentaire pour le passage d'un bloqueur bronchique.
Elle est utilisée en chirurgie thoracique pour exclure la ventilation d'un poumon. Le bloqueur bronchique comporte un ballonnet que l'on place dans la bronche souche du poumon à exclure. Cette sonde remplace les sondes à double lumière, type Carlens. La mise en place est plus facile en s'aidant du fibroscope bronchique.
Étym. angl. Univent (nom déposé)
sonde uréthrale l.f.
urethral catheter
Instrument cylindrique creux, rigide ou flexible, introduit à travers l'urèthre pour atteindre et évacuer la vessie, ou mis en place après une intervention chirurgicale ou endoscopique.
La consistance de la sonde varie selon le matériau utilisé (métal ou divers types de plastiques). Sa longueur est liée au sexe du malade. La forme de son extrémité correspond au mode d'utilisation : bout coupé (whistle tip), bout rond (round tip), bout olivaire (olive tip), bout renflé en cône (cone tip), coudé ou béquillé (elbow). Les sondes de Phillips comptent une extrémité en virole leur permettant de se visser sur une sonde filiforme. La sonde comporte en outre un ou plusieurs œillets latéraux pour la bonne évacuation des urines.
La lumière de la sonde peut être simple (ou unique) (single lumen cathéter) ; le corps de la sonde peut contenir en outre un ou deux canaux supplémentaires, l'un pour le gonflage d'un ballon assurant l'autostatisme, l'autre permettant une irrigation continue (sonde double ou triple voie).
sonde uréthrale à demeure l.f.
indwelling catheter
Sonde uréthrale laissée en place un certain temps, de façon transitoire ou définitive.
De nos jours, il est exceptionnel qu'elle soit maintenue de façon définitive (obstacle « incurable », malade « inopérable »), les endoprothèses uréthrales constituant alors une meilleure solution thérapeutique.
→ autosondage intermittent, dérivation urinaire, endoprothèse uréthrale, hérétosondage intermittent
sonde uréthrale autostatique l.f.
selfretaining urethral catheter
Sonde uréthrale comportant un dispositif lui permettant de rester en bonne place dans la vessie (généralement un ballonnet gonflable).
La plus utilisée est la sonde de Foley.
F. E. Foley, chirurgien urologue américain (1937)
Swan-Ganz (sonde de) l.f.
Swan-Ganz’s catheter
Cathéter flottant à ballonnet gonflable destiné au cathétérisme, temporaire ou prolongé, des cavités droites du cœur ainsi que de l’artère pulmonaire et de ses branches jusqu’ aux capillaires.
Introduite dans la veine cave par une des veines périphériques, basilique, céphalique ou jugulaire, il est remonté par l’artère pulmonaire jusque dans les capillaires pulmonaires.
Sa mise en place est facilitée par un ballonnet en latex d'une capacité d'un millilitre placé à son extrémité distale : lorsque celui-ci est gonflé, il facilite la progression car il est entraîné par le courant sanguin. Cette sonde est dérivée du cathéter flotté de Grandjean. Elle comporte deux lumières distinctes, l'une, distale, communique directement avec l'artère pulmonaire, l'autre, proximale, située dans le cœur droit. Elle enregistre ainsi la pression capillaire pulmonaire bloquée, reflet de la pression du ventricule gauche. Elle renseigne sur les risques d'œdème aigu du poumon lors des poussées hypertensives de la prééclampsie ou de l'éclampsie et apporte une sécurité pour restaurer la masse sanguine et la diurèse chez des patientes hypertendues et hypovolémiques.
Elle est particulièrement utile dans la prise en charge des états de choc dont elle permet l’analyse diagnostique, le traitement et la surveillance (mesure de pression, prélèvements sanguins, étude du débit cardiaque).
H.J. Swan et W. Ganz, médecins américains (1970)
→ Stewart-Hamilton (mesure du débit cardiaque par la méthode de)
White (sonde de) l.f.
White's tube
Sonde d'intubation trachéale à double lumière, portant ou non un ergot pour se bloquer sur la carène, en forme de sonde de Carlens inversée.
Son extrémité distale se place dans la bronche souche droite et comporte un œillet latéral pour permettre la ventilation du lobe supérieur droit.
G. M. White, médecin anesthésiste britannique (1960)
Fogarty (sonde de) l.f.
Fogarty's balloon catheter
T. J. Fogarty chirurgien américain (1971)
[B3,K4]
Édit. 2018
sonde de Cole l.f.
Cole’s tube
Sonde trachéale utilisée chez le très jeune enfant, qui a une portion laryngotrachéale courte de petit diamètre et une portion orale plus longue et de plus grand diamètre.
Le passage entre les deux parties réalise un épaulement qui bloque la sonde au niveau de la glotte.
Cette sonde à l'avantage d'éviter le traumatisme de la partie rétrécie du larynx de l'enfant au niveau du cricoïde.
F. Cole, anesthésiste britannique (1945)
accident d'anesthésie l.m.
anaesthetic accident
Accident péri-anesthésique se produisant au cours de l’anesthésie (générale, locorégionale ou locale), de sa mise en train et de ses suites immédiates.
Il peut être imputable à l’anesthésie proprement dite, aux conditions opératoires (notamment aux pertes de sang), à l’état antérieur du patient (qui a dû être évalué lors de la consultation préopératoire) ou à une combinaison de ces trois causes donnant des risques souvent intriqués.
Si l'accident est entièrement lié à l'anesthésie il peut s'agir soit d'une défaillance humaine ou matérielle (notamment par non-respect des normes), soit d'une réaction anormale lors de l'administration d'un produit anesthésique (choc anaphylactique ou anaphylactoïde, hyperthermie maligne). La consultation anesthésique préopératoire, la normalisation de l'appareillage, le contrôle des distributions de gaz avant la mise en service et les vérifications qui doivent être faites avant toute anesthésie ont considérablement réduit le nombre des accidents.
Étym. lat. accidens : ce qui survient ; gr. anaisthesia : insensibilité, inconscience
→ accident, ASA (classification), certification d'un dispositif médical, contrôle de qualité des dispositifs médicaux, contrôle de qualité des soins, risque
[E3,G1]
Édit. 2017
alcoolopathie et anesthésie l.f.
alcoolopathy and anaesthesia
Ensemble des précautions à prendre lors de l'anesthésie de patients souffrant d'alcoolopathie.
L'usage abusif et prolongé d'alcool lèse de nombreux organes de façon indépendante et variable. Il ne peut y avoir de règle générale pour l'anesthésie d'un tel patient : lors de la consultation pré-anesthésique on doit évaluer les différentes atteintes et en tenir compte pour prendre les précautions nécessaires lors de l'anesthésie et de la réanimation postopératoire. Toutefois, l'inhibition ou l'induction de certains enzymes hépatiques peut modifier l'action de certains médicaments anesthésiques : on peut observer une certaine «résistance» au thiopental ou au propofol et la demande en médicaments analgésiques est augmentée dans la période postopératoire. Le risque principal, bien qu'actuellement faible, est le syndrome de sevrage alcoolique (delirium tremens) dans les suites opératoires.
Étym. arabe al -cohol : liquide distillé ; gr. pathê : maladie
→ alcoolopathie, delirium tremens
[G1,G3,G4]
Édit. 2017