virus de l'hépatite B de la marmotte (WHBV) l.m.
Woodchuck (marmot) Hepatitis B Virus
Virus appartenant à la amille des Hepadnaviridae et au genre Orthohepadnavirus qui constitue l'un des principaux modèles d'étude des virus de l'hépatite B.
L'organisation de son génome est très proche de celle du virus de l'hépatite B humaine, caractérisée par un ADN partiellement bicaténaire d'environ 3,2 kb avec 4 phases de lecture ouverte codant pour des protéines d'enveloppe, la polymérase, les protéines capsidiques et une protéine X.
L'analyse du génome et de son mode de réplication originale a permis de mieux comprendre l'organisation structurale du génome du virus de l'hépatite B humaine ainsi que le mécanisme de l'hépatocarcinogénèse virale B : le WHBV induit fréquemment des atteintes hépatiques chroniques, responsables de cancer du foie (dans 100% des cas d'inoculation néonatale) par des mécanismes de mutagénèse insertionnelle, p. ex., par modification de l'expression de l'oncogène c-myc. Comme pour les autres Hepadnavirus animaux, le WHBV a permis d'approcher les différentes stratégies thérapeutiques antivirales utilisant les analogues nucléosidiques ou les oligonucléotides antisens.
→ Hepadnaviridae, hépatite B (virus de l'), carcinome hépatocellulaire
virus de l'hépatite C l.f.
hepatitis C virus
Virus à ARN du genre Hepacivirus (famille des Flaviviridae), responsable des hépatites C, transmises par voie sanguine ou sexuelle.
Ce virus enveloppé, dont le diamètre est de 80 nm, présente 7 génotypes dont les répartitions géographiques sont différentes. La transmission a surtout lieu lors de transfusions ou de transplantations, à l'occasion d'injections IV chez les toxicomanes, par voie sexuelle ou encore par voie materno-fœtale.
H. J. Alter, virologiste américain (1989), H. Houghton, virologiste britannique (1989), C. M. Rice, virologiste américain (1989) : tous trois prix Nobel de médecine en 2020
Sigle : HCV
[L1, D3]
Édit. 2020
virus de l'hépatite D l.m.
hepatitis D virus
Virus à ARN du genre Deltavirus, classé parmi les virusoïdes, encore appelé virus ou agent delta, considéré comme satellite du virus de l'hépatite B.
On en connait au moins 3 génotypes. Ce virus, transmis par voie sanguine ou sexuelle, est responsable de l'hépatite D, ou hépatite delta.
Syn. : virus delta, agent delta
Sigle HDV
→ hépatite delta, virusoïde, delta (agent)
virus de l'hépatite E l.f.
hepatitis E virus
Virus à ARN simple brin, non enveloppé, habituellement rattaché à la famille des Caliciviridae (cette position est discutée), responsable d'hépatites asymptomatiques ou aiguës.
On a proposé pour ce virus le genre Hepevirus. Sa transmission a lieu par voie féco-orale.
Sigle : HEV
virus de l'hépatite G l.m.
hepatitis G virus
Virus à ARN appartenant à la famille des Flaviviridae, soupçonné d'être un agent étiologique d'hépatite.
La transmission de ce virus, isolé pour la première fois en 1995, se fait surtout par voie sanguine (notamment par aiguilles souillées chez les usagers de drogues par voie IV ou par transfusion), éventuellement par voie sexuelle et materno-foetale. La séropositivité chez les donneurs de sang est de 2 à 5 %. Sa responsabilité dans la survenue d’hépatites chroniques n’est plus admise. Il est donc tombé dans l’oubli, c’est-à-dire qu’il n’est recherché ni devant une hépatite chronique, ni chez les donneurs de sang.
Sigle : VHG
[D1,L1]
hépatite hypoxique l.f.
hypoxic hepatitis
L’hépatite hypoxique responsable d’une nécrose anoxique aigüe du foie est habituellement la conséquence d’une diminution brutale, importante et transitoire du débit cardiaque.
Les causes sont nombreuses, à titre d’exemple : une insuffisance cardiaque aigue par trouble du rythme, une insuffisance respiratoire aigüe, un choc septique ou hypovolémique. Dans les causes plus rares, citons le coup de chaleur. Les manifestations cliniques sont dominées par la cause de l’hépatite hypoxique, les malades étant souvent hospitalisés en réanimation. La biologie est dominée par l’élévation des transaminases ASAT et ALAT, le lendemain de l’épisode hypoxique, à plus de 20 fois la limite supérieure de la normale, pouvant même être supérieure à 100 fois. Leur régression rapide est très évocatrice du diagnostic. Les formes sévères se compliquent d’une insuffisance hépatocellulaire. Contrastant avec l’ampleur de l’élévation des transaminases et la chute des facteurs de la coagulation, la bilirubine est normale ou très peu élevée. Une élévation de la bilirubine s’observe en cas d’association à une insuffisance rénale, une hémolyse ou une infection. Les phosphatases alcalines et la gamma glutamyl transférase son normales ou peu augmentées. La lésion histologique caractéristique est une nécrose centrolobulaire qui n’est pas de type inflammatoire et qui s’associe souvent une congestion centrolobulaire avec dilatation des veinules centrales, des sinusoïdes et de l’espace de Disse. Le pronostic est le plus souvent défavorable (survie à un mois de 50 % des cas).
Syn. foie ischémique (terme le plus adapté), foie de choc, foie cardiaque aigu
[L1]
Édit. 2018
vaccin anti-hépatite virale A l.m.
viral hepatitis A vaccine
Syn. vaccin hépatite virale A
[D1, E1]
Édit. 2019
vaccin anti-hépatite virale B l.m.
viral hepatitis B vaccine
Syn. vaccin hépatite virale B
[D1, E1]
Édit. 2019
acidose fœtale mixte l.f.
mixed fœtal acidosis
Acidose conjuguant l'acidose gazeuse et l'acidose métabolique au cours de la souffrance fœtale.
[R1,O3,O6]
Édit. 2017
allaitement mixte l.m.]
mixed lactation
Alimentation du nouveau-né reposant sur la complémentarité et/ou l'alternance de la tétée au sein maternel et de lait artificiel.
Ce dernier est utilisé pour compléter ou remplacer un ou plusieurs des repas de l'enfant.
[O1,O5,R2]
Édit. 2017
anévrysme mixte l.m.
[K3,K4]
Édit. 2017
aphasie transcorticale mixte l.f.
aphasia transcortical mixed
Aphasie empruntant des caractéristiques sémiologiques aux aphasies transcorticales motrice et sensorielle, et secondaire à des lésions le plus souvent bipolaires, recouvrant les territoires impliqués dans ces deux formes.
Étym. gr. aphasia : impuissance à parler
ARN mixte l.m.
mixed RNA, composite RNA
ARN présentant à la fois une fonction codante et une ou plusieurs fonctions régulatrices.
Chez les eucariotes la majorité des ARN produits est non-codante ; les séquences codantes pour les protéines ne sont qu’une faible partie du génôme. Les parties non-codantes isues de 70 à 80 pour cent du génôme interviennent ans les mécanismes de régulation, en particulier lors de la croissance.
cancer mixte épidermoïde et glandulaire de l'endomètre l.m.
mixt epidermoid and glandular carcinoma of the endometrium
Cancer rare de l’endomètre associant des contingents de cellules malignes malpighiennes à un adénocarcinome.
Syn. carcinome mixte épidermoïde et glandulaire de l’endomètre
[F2,O3]
carcinome mixte l.m.
basal squamous ou basisquamous carcinoma (mixed type)
Tumeur épithéliale dans laquelle des lésions de type basocellulaire coexistent avec des boyaux de type spinocellulaire.
Cette association est exceptionnelle et ne doit pas être confondue avec un carcinome basocellulaire à différenciation malpighienne ou avec un carcinome basocellulaire associé à une hyperplasie de l'épiderme environnant.
J. F. Darier, membre de l'Académie de médecine et M. Ferrand, dermatologues français (1922) ; O. Krompecher, anatomopathologiste hongrois (1903)
Étym. gr. karkinos : crabe ; ôma : tumeur
Syn. carcinome métatypique (forme mixte), épithélioma pavimenteux mixte de Darier et Ferrand (obs.), épithélioma spinobasocellulaire de Krompecher (obs.), carcinome adénosquameux
→ carcinome basocellulaire, carcinome spinocellulaire
[F2,J1]
carcinome mixte épidermoïde et glandulaire de l'endomètre l.m.
mixt epidermoid and glandular carcinoma of the endometrium
Cancer rare de l’endomètre associant des contingents de cellules malignes malpighiennes à un adénocarcinome.
Étym. gr. karkinos : crabe ; ôma : tumeur
Syn. cancer mixte épidermoïde et glandulaire de l’endomètre
→ cancer mixte épidermoïde et glandulaire de l'endomètre, adénocarcinome
[F2,O3]
chancre mixte l.m.
chancre of mixed type
Forme de chancre devenue rare due à l'association par inoculation, généralement simultanée, d'un chancre syphilitique dû à Treponema pallidum et d'un chancre mou dû à Haemophilus ducreyi.
Certains ont étendu ce terme à d'autres ulcérations génitales combinées.
[D1,J1]
culture mixte l.f.
mixed culture
Culture contenant plusieurs types de micro-organismes.
[C1]
culture mixte lymphocytaire l.f.
mixed lymphocyte culture
Culture mettant ensemble des lymphocytes provenant de deux individus génétiquement différents qui se transforment en lymphoblastes et prolifèrent, après un échange stimulant de lymphokines.
→ réaction lymphocytaire mixte, lymphokine
[F1,F3]
démence sénile mixte l.f.
mixed senile dementia
Démence dont les lésions histopathologiques sous-jacentes sont de nature à la fois dégénérative et vasculaire.
Étym. lat. de : en dehors de ; mens : esprit
dystrophie mixte de la vulve l.f.
vulvar mixed dystrophy
Lésion précancéreuse de la vulve associant les aspects cliniques et histologiques des dystrophies atrophique et hypertrophique.
Étym. gr. dus : difficulté : trophein : nourrir
dystrophie rétinienne mixte l.f.
cone-rod dystrophy or rod-cone dystrophy
fermentation acide mixte l.f.
mixed acid fermentation
Fermentation accomplie par certaines espèces d'entérobactéries au cours de laquelle le glucose est transformé en acides acétique, lactique, succinique, formique et éthanol.
Certaines espèces dégradent l'acide formique en dioxyde de carbone et hydrogène.
[C1]
Édit. 2018
hypercinésie utérine mixte ou totale l.f.
mixed uterine tachysystoly
Excès d’intensité et de fréquence des contractions utérines.
C’est souvent le premier stade d’une tétanisation de l’utérus.
[O3]
hyperlipémie mixte l.f.
Syn. hyperlipoprotéinémie de type V, hyperchylomicronémie et hyperpré-β-lipoprotidémie
→ hyperlipoprotéinémie de type V
[R1]