infection urinaire l.f.
urinary infection
Présence dans les urines du milieu de jet de germes en quantité égale ou supérieure à 105/mm3.
Elle est généralement associée à une leucocyturie ou à une pyurie. Le germe le plus fréquemment en cause est le colibacille. Elle revêt des tableaux cliniques très différents allant de la latence complète et dans ce cas révélée par un examen urinaire systématique, au tableau d'une pyélonéphrite aigüe sévère qui est limitée au bas appareil urinaire. Elle s'observe surtout chez la femme jeune. Elle se traduit par une cystite aigüe justiciable d'un traitement anti infectieux de courte durée par voie orale mis en route le plus rapidement possible. L'infection urinaire est favorisée par une diurèse faible, des mictions très espacées, des anomalies de la voie excrétrice urinaire, des infections gynécologiques.
Les formes récidivantes justifient un bilan urologique et gynécologique complet à la recherche d'une cause favorisante qui n'est pas toujours trouvée. Chez la femme enceinte la recherche d'une infection urinaire doit être systématique car elle est souvent latente. Sa découverte justifie un traitement pour éviter le risque de pyélonéphrite.
L'infection urinaire chronique revêt des aspects cliniques très variés. Elle peut être asymptomatique. Elle expose au développement d'une pyélonéphrite chronique. La présence de germes uréasiques favorise la survenue de calculs phosphato-ammoniacomagnésiens. Certaines bactériuries chroniques isolées sont sans gravité et, notamment chez le sujet âgé, ne justifient qu'une simple surveillance.
Étym. lat. infectio : teinture, souillure, déverbal d'inficere : imprégner
→ cystite, examen bactériologique des urines, pyélonéphrite
jet urinaire l.m.
urinary flow
Jaillissement de l'urine à travers le méat uréthral.
Il peut se quantifier par la débitmétrie.
lithiase urinaire l.f.
urinary lithiasis
Présence de calculs dans la voie excrétrice urinaire.
Selon la localisation des calculs on parle de lithiase rénale, calicielle, pyélique, urétérale, vésicale, uréthrale, prostatique.
La nature chimique est diverse : calcique (phosphatique ou oxalique), urique, cystinique, xanthique, médicamenteuse. Les lithiases dites "mixtes" sont fréquentes.
méat urinaire l.m.
→ orifice externe de l'urèthre
papillomatose excréto-urinaire l.f.
urothelial papillomatosis
Efflorescence diffuse sur la muqueuse excréto-urinaire de tumeurs urothéliales papillaires dont le potentiel malin peut être variable à la fois dans le temps et dans l’espace.
paridensité urinaire l.f.
isosthenuria
Fixité de la densité urinaire au cours du nycthémère en dépit du rythme intermittent des apports hydriques et osmolaires.
Témoigne de la perte de pouvoir de concentration et de dilution du rein, généralement associée à une insuffisance rénale avancée.
Syn. isosthénurie
périnée génito-urinaire l.m.
genito-urinary perineum
perte urinaire insensible l.f.
non-stress urinary incontinence
Ecoulement résultant d'une incontinence urinaire non liée à l'effort, qui peut être en rapport avec une vessie neurologique ou une incompétence sphinctérienne et apparaître après cure chirurgicale d'un prolapsus.
sédiment urinaire l.m.
urinary sediment
Ensemble des éléments figurés présents dans l'urine identifiés par l'examen microscopique du culot de centrifugation.
Les principaux constituants sont les hématies, les leucocytes et les cellules épithéliales, les diverses variétés de cylindres, (hyalins, granuleux, leucocytaires, hématiques, graisseux), les cristaux.
L'étude du sédiment urinaire, essentielle dans l'exploration d'une affection rénale et de la voie excrétrice urinaire, peut être faite de façon qualitative et quantitative. Le mode d'expression quantitatif fait appel soit à l'unité de temps, soit à l'unité par volume d'urine. Les valeurs normales sont un débit minute inférieur à 2.500 hématies et à 6.000 leucocytes, et un nombres d'éléments par mm3 inférieur à 5 pour les hématies et à 10 pour les leucocytes.
Cet examen est souvent complété par une uroculture et, éventuellemente, un antibiogramme.
→ Addis (compte d'), Addis-Hamburger (technique d')
[M1]
Édit. 2018
sondage urinaire intermittent l.m.
intermittent urinary catheterization
→ hétérosondage urinaire intermittent, autosondage, hétérosondage
[ M2]
sphincter urinaire l.m.
urinary sphincter, urethral sphincter
sphincter urinaire artificiel l.m.
urinary artificial sphincter
Appareillage en matière inerte totalement implanté dans l'organisme disposé autour du col vésical ou de l'urèthre, restaurant artificiellement, par un mécanisme hydraulique, la fonction sphinctérienne urinaire.
L'appareil, en silicone pur, est implanté chirurgicalement. Il comprend schématiquement trois parties reliées par des tubulures étanches : la manchette qui est l'élément sphinctérien, gonflable et dégonflable, mise en place autour du col vésical (dans les deux sexes) ou de l'urèthre bulbopérinéal de l'homme ; une pompe de commande, à manipulation transcutanée, implantée dans le scrotum ou les grandes lèvres ; un ballon de pression, réservoir de liquide, situé dans le tissu cellulaire iliopelvien.
Son indication est l'incontinence par insuffisance sphinctérienne, son efficacité excellente. Il existe quelques complications d'infection ou d'intolérance, ou de défaillance matérielle des constituants du sphincter, exigeant le remplacement chirurgical de certains de ses éléments.
→ insuffisance sphinctérienne urinaire
syndrome obstructif urinaire l.m.
urinary obstructive syndrome
Association de signes d'abord fonctionnels (retard de sécrétion, stase), puis éventuellement morpho
Les anomalies constatées dépendent de plusieurs facteurs : le caractère aigu ou progressif de l'obstruction, son degré, son ancienneté et le siège de l'obstacle.
Ainsi, en urographie intraveineuse, un calcul bloqué dans l'uretère au cours d'une colique néphrétique se traduit habituellement par un "rein muet" du côté douloureux ; un obstacle incomplet, simple gène à l'écoulement de l'urine, donne une « trop belle image » des cavités pyélocalicielles ; une obstruction progressivement constituée, d'intensité et de durée variables, peut montrer des "images en boules" par dilatation des petits calices. Selon le siège de l'obstacle, la dilatation et la stase sont plus ou moins étendues, allant d'un petit calice à la totalité des voies urinaires. Les techniques actuelles d'imagerie retrouvent la même sémiologie et précisent plus facilement le siège et la cause de l'obstacle
système urinaire l.m.
systema urinarium (TA)
urinary system
Ensemble des organes chargés de la sécrétion et de l’excrétion de l’urine.
Il a pour rôle de débarrasser l’organisme d’une large part des produits de désassimilation. Il comprend : les deux reins qui sécrètent l’urine, les uretères, la vessie où l’urine s’accumule, et l’urèthre, canal par lequel elle est évacuée. Il appartient à l’appareil de la nutrition.
test d'incontinence urinaire l.m.
incontinence test
Méthode clinique d'appréciation de l'importance d'une incontinence, mesurant le volume des fuites urinaires en des circonstances définies de temps et de diurèse.
Le volume des urines "perdues" est appréciée par recueil par étui pénien, ou par pesée du linge ou matériel de protection.
tunique muqueuse de la vessie urinaire l.f.
tunica mucosa vesicae urinariae (TA)
mucosa of urinary bladder, mucous membrane of urinary bladder
tunique musculaire de la vessie urinaire l.f.
tunica muscularis vesicae urinariae (TA)
muscular layer of urinary bladder, muscular coat of urinary bladder
tunique séreuse de la vessie urinaire l.f.
tunica serosa vesicae urinariae (TA)
serosa of urinary bladder , serous coat of urinary bladder
urinaire adj.
urinary
Qui a rapport à l'urine ou à sa voie excrétrice.
Étym. lat. urina (urine)
→ urine
vessie urinaire l.f.
vesica urinaria (TA)
urinary bladder
Réservoir dans lequel l’urine qui s’écoule par les uretères s’accumule et séjourne dans l’intervalle des mictions.
Elle est contenue dans la cavité pelvienne, en arrière de la symphyse pubienne et du pubis, au-dessus du plancher pelvien. Chez l’homme, la vessie est située au-dessus de la prostate, au-dessus et en avant du rectum et des vésicules séminales. Chez la femme, elle se trouve en avant de l’utérus et du vagin.
Sa capacité physiologique, un peu plus grande chez la femme que chez l’homme, est en moyenne de trois cents millilitres.
Les orifices urétéraux se situent aux deux angles supérieurs du trigone de la vessie, tandis que l’orifice uréthral interne ou col de la vessie en occupe l’angle inférieur.
La paroi vésicale comporte trois tuniques : une externe, la couche sous-séreuse, conjonctive (adventis) en partie doublée en surface par la tunique séreuse ; une couche moyenne, musculaire, le muscle détrusor de la vessie ; une couche profonde, muqueuse qui, lisse chez l’enfant, devient aréolaire chez l’adulte par hypertrophie des fibres musculaires ; chez le sujet âgé elle peut prendre l’aspect de vessie à colonnes ; entre le détrusor et cette tunique muqueuse s’interpose une couche sous-muqueuse conjonctive.
[A1, M3]
Édit. 2019
voie excrétrice urinaire l.f.
urinary tract
Ensemble des structures anatomiques, creuses et musculaires, qui assurent le transport, le stockage et l'élimination de l'urine définitive.
Elle commence à la papille rénale et se termine au méat uréthral. On distingue la voie excrétrice supérieure (calices, bassinets, uretères) et inférieure (vessie et urèthre). Elle est tapissée de haut en bas par un revêtement muqueux de même structure : l'urothélium.
épithélium excréto-urinaire l.m.
urinary tract epithelium
[A1, M3]
Édit. 2020
épithélium excréto-urinaire l.m.
urinary tract epithelium
Syn. urothélium
[A1, A2, M3]
Édit. 2020