Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

74 résultats 

atrophie olivoponto-cérébelleuse de type III l.f.

olivopontocerebellar atrophy III

Atrophie olivoponto-cérébelleuse avec dégénérescence maculaire et péripapillaire.
Elle apparaît en fin de la troisième décennie, par une maculopathie précédant les signes cérébelleux et décrite comme une fine pigmentation granulaire qui évolue vers la papille puis la périphérie. La dégénérescence rétinienne est présente dans trois cas sur quatre, et l'atteinte maculaire angiographique est en œil de bœuf. L'ataxie secondaire avec incoordination des mouvements peut être accompagnée d'atrophie optique, de nystagmus, et d'une ophtalmoplégie. Locus du gène en 3p21.1-p12. L’affection est autosomique dominante (MIM 164500).

J. Froment, neurologiste français(1937)

Étym. gr. a : privatif ; trophê : nourriture

atrophie olivoponto-cérébelleuse et dégénérescence rétinienne l.f.

olivopontocerebellar atrophy with retinal degeneration

atrophie olivoponto-cérébelleuse de type III

brachydactylie-nystagmus-ataxie cérébelleuse l.f.

brachydactyly-nystagmus-cerebellar ataxia

Syndrome associant brachydactylie, nystagmus et ataxie cérébelleuse.
Il s'y ajoute un retard mental et un strabisme. La brachydactylie porte sur les métacarpiens et les métatarsiens qui sont trop courts.
L’affection est autosomique dominante (MIM 113400).

A. Biemond , neurologue néerlandais (1934)

Étym. gr. brakhus court ; daktulos doigt

brachydactylie, nystagmus, ataxie cérébelleuse

Édit. 2017

cataracte juvénile, atrophie cérébelleuse, retard mental et myopathie l.m.

juvenile cataract, cerebellar atrophy, mental retardation, and myopathy

G. Marinesco, neurologue roumain (1931) ; T. Sjögren, psychiatre suédois (1935) 

Marinesco-Sjögren-like (syndrome de)

[P2,H1,I4]

citerne ponto-cérébelleuse l.f.

cisterna pontocerebellaris (TA)

pontocerebellar cistern

Espace sous-arachnoïdien occupant la région de l’angle ponto-cérébelleux.

Syn. anc. confluent ponto-cérébelleux, confluent postérieur et latéral

[A1,H5]

Édit. 2015

dégénérescence cérébelleuse avec mouvements oculaires lents l.f.

cerebellar degeneration with slow eye movements

Syndrome associant des mouvements anormaux des yeux avec saccades et poursuite anormale et une dégénérescence spinocérébelleuse.
Affection décrite dans 12 familles originaires de l'Inde. Parfois associée à une arriération mentale. Les mouvements oculaires seraient dus à une lésion de la formation réticulée paramédiane protubérantielle. L'affection est évolutive et fatale après une évolution d'une dizaine d'années. L’affection est autosomique dominante (MIM 117350).

N. H. Wadia et R. K. Swami, neurologues indiens (1971)

Étym. lat. degenerare : dégénérer

Syn. Wadia-Swami (syndrome de)

dégénérescence cérébelleuse paranéoplasique (DCP) l.f.

paraneoplastic cerebellar degeneration

Manifestations habituellement subaigües, voire aigües, généralement sévères, qui précèdent la découverte d'un cancer dans plus de la moitié des cas.
Des troubles à la fois statiques et cinétiques s'associent à une importante dysarthrie et à un nystagmus. L'atrophie cérébelleuse est inconstante et tardive à l'imagerie. Le LCR est en règle anormal. La survie peut durer plusieurs années.
Les formes avec anticorps anti-Yo fixés sur les cellules de Purkinje sont féminines, liées en majorité à un cancer gynécologique ou du sein. Plus fréquentes chez les hommes, les formes sans anticorps anti-Yo peuvent aussi concerner d'autres affections malignes (cancer bronchopulmonaire, maladie de Hodgkin, etc.)
Une DCP peut n'être qu'un élément d'une encéphalomyélonévrite paranéoplasique, parfois dominée cliniquement par un autre signe que cérébelleux et comportant en tout cas des anticorps anti-Hu (lors d'un cancer du poumon à petites cellules le plus souvent). Un syndrome myasthéniforme de Lambert-Eaton associé est également possible.
T. Hodgkin, anatomopathologiste britannique (1832) ; E. Lambert, physiologiste L. M. Eaton, neurologue américains (1956) ; Étym.lat. degenerare : dégénérer

dysplasie rénale, dystrophie rétinienne pigmentaire, ataxie cérébelleuse et dysplasie squelettique l.m.

renal dysplasia, retinal pigmentary dystrophy, cerebellar ataxia, and skeletal dysplasia

Syndrome caractérisé par une néphropathie tubulaire, une ataxie cérébelleuse, des anomalies squelettiques et une rétinite pigmentaire.
La face est étroite avec microrétrognathisme et racine du nez déprimée. La coloration des dents est anormale. Les côtes (pectus carinatum) et les fémurs sont anormaux. Les épiphyses sont ponctuées et en cônes, les doigts également en forme de cône. Au niveau oculaire myopie, nystagmus et rétinite pigmentaire de type amaurose congénitale de Leber. Une autre famille a été décrite avec en plus une fibrose hépatique. Le syndrome ressemble un peu au syndrome de Senior et Loken, il est de transmission autosomique récessive (MIM 266920).

F. Mainzer, médecin radiologue américain (1970) ; R. M. Saldino, médecin radiologue américain (1971)

Étym. gr. dus : difficulté ; plasein : façonner

Syn. Saldino-Mainzer (syndrome de), Mainzer (syndrome de)

fosse cérébelleuse l.f.

fossa cerebellaris (TA)

cerebellar fossa

Chacune des dépressions de la face endocrânienne de l’écaille de l’os occipital situées de part et d’autre de la crête occipitale interne, plus ou moins creusée par le sillon du sinus occipital.
Chacune d’elles se situe au-dessous du sillon du sinus transverse, en dedans de la protubérance occipitale interne et en arrière du foramen magnum et répond à un hémisphère du cervelet.

Syn. anc. fosse occipitale inférieure

[A1]

Édit. 2018

hérédo-ataxie cérébelleuse de Pierre Marie l.f.

Pierre Marie's cerebellar ataxia

Affection génétique neurologique, débutant chez l'adulte jeune (âge moyen, 27 à 28 ans), transmise selon le mode autosomique dominant.
La topographie des lésions anatomiques a été longtemps discutée. Il semble en fait s'agir d'une atteinte médullaire combinant une dégénérescence des faisceaux spinocérébelleux, des cordons postérieurs et des faisceaux pyramidaux.
Cette affection se traduit par d'importants signes cérébelleux et pyramidaux, bilatéraux et symétriques, avec notamment : incoordination motrice, démarche cérébellospasmodique, dysarthrie, réflectivité ostéotendineuse exagérée, signe de Babinski et très fréquemment troubles vestibulaires et oculaires (névrite optique, paralysies oculomotrices périphériques, surtout de la verticalité, cataracte). Une atteinte radiculocordonale postérieure est discrète ou absente. Il n'y a pas de dysmorphies ni d'anomalies myocardiques. Une évolution progressive, en une quinzaine d'années environ, aboutit à une infirmité totale.
Entité qui entre dans le cadre des hérédodégénérescences spinocérébelleuses (SCA) (SpinoCerebellar Ataxia) à hérédité dominante, définies par trois gènes localisée en 6p22-p23 (SCA 1), en 12q23-q24.1 (SCA 2) et en 14q24.3 (SCA 3), maladie de Machado-Joseph).

P. Marie, neurologue français, membre de l’Académie de médecine (1893) ; K. K. Nakano, neurologue américain (1972)

Étym. William Machado et Antone Joseph: noms des patriarches des familles d’origine des Açores chez lesquelles la maladie a été décrite

[Q2,H1]

Édit. 2015

Holmes (ataxie cérébelleuse de type) l.f.

Holmes’ cerebellar ataxia

G. M. Holmes, neurologue irlandais (1907)

ataxie cérébelleuse pure autosomique dominante

[H1]

Édit. 2015

lissencéphalie-hypoplasie cérébelleuse type B l.f.

Forme de lissencéphalie avec hypoplasie cérébelleuse caracatérisée par une microcéphalie modérée, une hypotonie et un retard de développement neurologique et cognitif.
L'imagerie révèle une malformation hippocampique caractéristique.

Réf. Orphanet (2014)

lissencéphalie-hypoplasie cérébelleuse type C l.f.

Forme sévère de lissencéphalie avec hypoplasie du cervelet caractérisée par une microcéphalie sévère, une fente palatine, et une hypoplasie du tronc cérébral entraînant la mort.

Réf. Orphanet (2014)

lissencéphalie-hypoplasie cérébelleuse type D l.f.

Forme de lissencéphalie avec hypoplasie cérébelleuse caractérisée par une microcéphalie marquée, un déficit intellectuel, une diplégie spastique et une hypoplasie cérébelleuse allant de modérée à sévère touchant le vermis et les hémisphères.

Réf. Orphanet (2014)

lissencéphalie-hypoplasie cérébelleuse type F l.f.

Forme sévère de lissencéphalie avec hypoplasie cérébelleuse caractérisée.par une microcéphalie et un cortex épais associé à l'absence complète de corps calleux.

Réf. Orphanet (2014)

rameau de la tonsille cérébelleuse de l'artère inféro-postérieure du cervelet l.m.

ramus tonsillae cerebelli arteriae inferioris posterioris cerebelli (TA)

cerebellar tonsillar branch of posterior inferior cerebellar artery

artère cérébelleuse inféro-postérieure

tonsille cérébelleuse l.f.

tonsilla cerebelli, parafloculus ventralis (TA)

tonsil of cerebellum, ventral parafloculus

Lobule du cervelet faisant saillie de chaque côté de la partie antérieure du vermis inférieur et formant la partie la plus déclive du lobe latéral.
Ce lobule répond à la face inférieure des valvules de Tarin. Ces deux lobules recouvrent la face postérieure du bulbe rachidien, au-dessus du trou occipital. Ils définissent les engagements amygdaliens dans le syndrome d'hypertension intracrânienne. Ils appartiennent au paléocerebellum ou lobe ventral, constitué des deux tiers ventraux du cervelet. Dans les malformations d'Arnold-Chiari, ils sont en situation ectopique, anormalement basse, comblant la grande citerne. Ils sont alors fusiformes et à extrémités inférieures pointues.

L. Bolk, anatomiste néerlandais (1866-1930)

Étym. gr. amugdalê : amande, amygdale

Syn. anc. amygdale cérébelleuse, lobule rachidien, lobe paramédian du cervelet de Bolk

tubulopathie rénale, diabète sucré, ataxie cérébelleuse secondaire à une duplication de l'ADN mitochondrial l.f.

renal tubulopathy, diabetes mellitus, and cerebellar ataxia due to duplication of mitochondrial DNA

Tubulopathie proximale sévère, photopigmentations cutanées, érythrocyanose des doigts et orteils au froid, paralysie des muscles oculaires, pigmentations rétiniennes microponctuées et ERG éteint.
Autres signes : ostéoporose, hépatomégalie, gros rein, diabète insulinodépendant, ataxie cérébelleuse, surdité, cécité. Affection mitochondriale (MIM 560000).

Agnès Rötig, généticienne française (1992)

veine cérébelleuse inférieure l.f.

veine inférieure du vermis

[A1, K4, H5]

Édit. 2020

veine cérébelleuse latérale inférieure l.f.

veines inférieures du cervelet

[A1, K4, H5]

Édit. 2020

veine cérébelleuse latérale supérieure l.f.

veines supérieures du cervelet

[A1, K4, H5]

Édit. 2020

veine cérébelleuse médiane et inférieure l.f.

veine inférieure du vermis

[A1, K4, H1, H5]

Édit. 2020

von Hippel-Lindau (angiomatose rétino-cérébelleuse de) l.m.

von Hippel Lindau’s angiomatosis,  disease, syndrome

Phacomatose héréditaire autosomique dominante grave comportant une atteinte pluriviscérale caractérisée par la présence de multiples tumeurs angiomateuses du cerveau, du cervelet, de la rétine, du rein, du pancréas. ainsi que des phéochromocytomes.
Les tumeurs apparaissent après la troisième décennie ; elles peuvent être situées dans le système nerveux central, mais  le plus souvent, dans le cervelet et parfois la moelle cervicale. Les signes neurologiques sont l’expression d’une compression cérébelleuse ou médullaire, d’une hypertension intracrânienne, d'une épilepsie, de troubles psychiques ou de démence. L'atteinte rénale existe dans 45 à 60% des cas, associant kystes simples et carcinomes multicentriques et bilatéraux. Les angiomyolipomes sont plus rares. Le cancer du rein est la cause du décès chez 20 à 30% des patients.
Les autres manifestations peuvent être : rénale (pseudo-hypernéphrome avec hypertension paroxystique comme dans le phéochromocytome, cancer du rein), pancréatique, ou oculaire. L’examen oculaire montre un hémangiome rétinien ou irien et ses complications : tortuosité vasculaire, glaucome et cataracte.
Il existe des porteurs a minima d'où la nécessité d'un examen soigneux des ascendants et collatéraux qui peuvent présenter quelques signes discrets ou simplement des hémangiomes cutanés. Les cas récessifs sont possibles. La prévalence est estimée entre 1/10 000 et 1/36 000. Plusieurs gènes ont été localisés : locus en 3p26-25 (VHL), 5q21, 13q, 17q. Un locus en 3p14.2 est plus spécialement impliqué yellow fever virus dans la forme tumorale carcinomateuse rénale. L’affection est autosomique dominante (MIM 193300).
Dans cette affection portant sur le chromosome 3p25-26, très variée dans son expression phénoytypique, le gène VHL est "suppresseur de tumeurs". Une tumeur se manifeste lorsqu'à la mutation germinale présente dans tous les tissus, s'associe une mutation somatique acquise de l'allèle venant du parent sain.

E. von Hippel ophtalmologiste allemand (1895), A.V. Lindau, anatomopathologiste suédois (1926)

Syn. angiomatose rétino-cérébelleuse

veine cérébelleuse médiane et supérieure l.f.

Syn. veine supérieure du vermis, veine vermienne supérieure

veine supérieure du vermis

[A1, H1, H5, K4]

Édit. 2020

| page précédente | /3