Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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rameau communiquant avec le plexus tympanique l.m.

ramus communicans cum plexu tympanico  (TA)

communicating branch with tympanic plexus

Branche du nerf facial née du ganglion géniculé.
Il sort de la partie pétreuse de l’os temporal par l’hiatus du canal du nerf petit pétreux, glisse sur la face antérieure de cette partie pétreuse, s’unit au passage avec le nerf petit pétreuxe et reçoit une anastomose du plexus nerveux de l’artère méningée myonne, puis traverse la base du crâne soit par le foramen pétreux de la grande aile de l’os sphénoïde situé en dedans et en arrière du foramen ovale, soit par la suture sphéno-pétreuse ou le foramen déchiré. Il se jette dans le ganglion otique auquel il apporte des fibres sécrétoires.

Syn. anc. petit nerf pétreux superficiel

rameau communiquant avec le rameau auriculaire du nerf vague l.m.

ramus communicans cum ramo auriculare nervi vagi (TA)

communicating branch with auricular branch of vagus nerve

Rameau du nerf glossopharyngien naissant du ganglion inférieur de ce nerf et qui rejoint le rameau auriculaire venant du ganglion supérieur du nerf vague.
L’ensemble passe derrière la veine jugulaire interne et entre dans le canalicule mastoïdien sur la paroi latérale de la fosse jugulaire. Il traverse l’os temporal passe par la fissure tympan mastoïdienne, se divisant en deux rameaux : l’un vers le nerf auriculaire postérieur, l’autre se distribuant à la peau rétro-auriculaire

M. X. Bichat, anatomiste et physiologiste français (1771-1802)

Syn. anastomose de Bichat

nerf glosso-pharyngien, nerf vague

[A1,Q2]

Édit. 2018

rameaux pulmonaires thoraciques sympathiques l.m.p.

rami pulmonales thoracici (pars sympathica) (TA)

thoracic pulmonary branches (sympathetic part)

Rameaux nerveux nés de la chaine sympathique thoracique en particulier des 2e, 3e et 4e ganglion thoracique, mais aussi du ganglion cervicothoracique et des nerfs cardiaques.
Ils se jetent dans le plexus pulmonaire correspondant.

réflexe oculocardiaque l.m.

oculo-cardiac reflex

Réponse normale à la compression des globes oculaires par une bradycardie inférieure à 50 pulsations/min, et une baisse momentanée et discrète de la pression artérielle.
Dans de rares cas, les troubles du rythme peuvent aller jusqu'à l'arrêt du cœur lors de la compression du globe oculaire, de la traction sur les muscles oculaires extrinsèques ou de l'augmentation de la pression intra-orbitaire (p. ex. lors d'un hématome ou d'une injection anesthésique).
Ce réflexe, qui est un des témoins de l’activité vago-sympathique et peut être pathologiquement exagéré ou inversé, est analogue à d'autres reflexes à point de départ céphalique (réflexe oculorespiratoire) réflexe blépharocardiaque par traction sur les paupières, réflexe trigéminovagal, réflexe de plongée) qui ont les mêmes voies nerveuses ou "afférentes" : mécanorécepteurs périphériques situés au niveau du contenu orbitaire, fibres afférentes passant par les nerfs ciliaires courts et longs, ganglion ciliaire, branche ophtalmique du nerf trijumeau, ganglion de Gasser et noyau sensitif du trijumeau. Des fibres internucléaires de la substance réticulée se projettent sur le noyau moteur du pneumogastrique. La voie efférente passe par le nerf vague, atteint le cœur et inhibe la dépolarisation spontanée du nœud sinusal.
Deux mécanismes déclenchent le réflexe oculocardiaque : 1) la traction sur les muscles met en jeu les mécano- et propriocepteurs, l'action dure peu de temps ; 2) la stimulation des structures intra-orbitaires, l'action peut être plus longue. Différents facteurs favorisent l'apparition du réflexe : la chirurgie du strabisme et celle du décollement de la rétine, le jeune âge, l'anxiété, le contact de l'œil avec une solution froide. Même la stimulation d'un orbite vide peut déclencher le réflexe. Son apparition est moins fréquente si la traction est douce. Il n'est pas exagéré par divers stimulus vagaux (manœuvre de Valsalva, massage du sinus carotidien) et la survenue d'un réflexe oculocardiaque n'indique pas nécessairement un tonus vagal exagéré à l'état normal. En anesthésie, le réflexe est plus fréquent avec le vérocuronium ou l'atracurium qu'avec le pancuronium.
Ce réflexe peut être la cause de complications en chirurgie de l'œil. En chirurgie du strabisme chez l'enfant, une prévention assez efficace peut se faire par injection sous-conjonctivale de lidocaïne. L'intraveineuse agit en 80 secondes environ.
Réflexe décrit par Aschner et Dagnini.

B. Aschner, gynécologue autrichien (1908) ; G. Dagnini, médecin cardiologue italien (1908)

réflexe oculorespiratoire

Smithwick (opération de) l.f.

Smithwick’s procedure

Intervention chirurgicale consistant à réséquer des deux côtés le nerf splanchnique et la chaîne sympathique du huitième ganglion thoracique au premier ganglion lombaire.
Destinée au traitement de l’hypertension artérielle grave, cette opération est tombée en désuétude depuis le développement des thérapeutiques médicamenteuses de l’hypertension artérielle.

R. H. Smithwick, chirurgien américain (1940)

Syn. sympathectomie thoracolombaire

stellectomie n.f.

stellectomie

Résection chirurgicale du ganglion stellaire ou ganglion cervicothoracique.

tronc sympathique l.m.

truncus sympathicus (TA)

sympathetic trunk

Chaine ganglionnaire du système nerveux sympathique située de part et d’autre du rachis, depuis la base du crâne jusqu’au coccyx.
Il existe vingt-deux ou vingt-trois paires de ganglions sympathiques qui, chez l’homme, ont perdu leur disposition segmentaire stricte. Les ganglions sont unis entre eux par les cordons intermédiaires, aux centres médullaires par les rameaux communicants, et aux ganglions de la chaine prévertébrale par les nerfs splanchniques. On peut schématiser la systématisation de cet ensemble de la façon suivante : chaque fibre effectrice issue d’un centre médullaire atteint le ganglion vertébral de l’étage correspondant par un rameau communicant blanc. Si elle est destinée à un viscère périphérique (artère, glande sudoripare…), elle y fait relais et rejoint le nerf spinal par le rameau communicant gris. Si elle est destinée à un autre organe, elle traverse la chaine latéro-vertébrale sans y faire relais et empreinte un nerf splanchnique jusqu’au ganglion prévertébral ; elle peut auparavant suivre le chaine latérale sur une certaine longueur. Les fibres afférentes au centre médullaire vont sans relais de l’organe à ce centre par les ganglions prévertébraux, le nerf splanchnique, la chaine latéro-vertébrale, le rameau communicant gris et la racine postérieure du nerf spinal.

Syn. anc. chaine ganglionnaire du sympathique, chaine sympathique latéro-vertébrale

acroparesthésie n.f.

acroparesthesia

Symptôme fonctionnel à type de paresthésies, d'engourdissements des extrémités des membres, traduisant une souffrance du système nerveux périphérique sensitif de niveau variable : racine sensitive, ganglion rachidien postérieur, troncs des nerfs.
Selon les possibles niveaux d'atteinte, elles ont une topographie différente : en bandes (topographie radiculaire), en "gants" ou en "chaussettes". Elles peuvent être symétriques ou non, augmentées par certains efforts, et se superposer à des déficits sensitifs objectifs, ainsi qu'à d'autres signes (moteurs, trophiques, etc.,) caractéristiques d'une atteinte du système nerveux périphérique. Elles sont permanentes ou non, par ex. à prédominance nocturne comme au cours du syndrome du canal carpien.

Étym. gr. akros : extrémité

[H1]

Édit. 2017

adénectomie cervicale l.f.

cervical lymphadenectomy, cervical adenectomy

Exérèse d’un nœud (ganglion) lymphatique cervical.
Elle est pratiquée soit dans un but curatif quand il s'agit d’un nœud pathologique, soit dans un but diagnostique et, dans ce cas, elle est complétée par une étude bactériologique, cytologique, histologique et cytogénétique dans certaines indications.

Étym. gr. adên : glande ; ektomein : couper en retirant

[F2,P1 ]

Édit. 2017

adénite n.f.

lymphadenitis

Modification inflammatoire aigüe ou chronique du tissu d’un nœud (ganglion) lymphatique.
Certaines maladies confèrent à l’adénite un caractère spécifique des lésions : tuberculose, maladie des griffes du chat, tularémie, sarcoïdose. Dans de nombreuses autres infections, en particulier d’origine virale (infection à EBV, adénoviroses, rubéole), l’aspect histologique est non spécifique et l’adénite est alors qualifiée de banale.

Étym. gr adên : glande ; suffixe –ite : se rattache à un processus inflammatoire

[F1, N1]

Édit. 2020

adénite sinusale cytophagique l.f.

sinus histiocytosis with massive lymphadenopathy, Rosai and Dorfman’s Syndrome

La maladie est rare en Europe, d’étiologie inconnue et survient surtout chez le jeune enfant vivant dans des conditions socio-économiques précaires (tiers-monde en particulier).
Elle débute par des adénopathies cervicales volumineuses, pseudotumorales, indolores, puis s’étend à tout le corps. La fièvre est marquée, la polynucléose habituelle, la vitesse de sédimentation élevée. L’examen histologique d’un nœud (ganglion) montre une distension des sinus par l’accumulation d’histiocytes contenant de nombreux lymphocytes à des stades variables de destruction. L’évolution de cette lymphocytophagie est chronique, habituellement bénigne.

P-P. Destombes, anatomopathologiste français (1965), J. Rosaï, anatomopathologiste américain d’origine italienne (1969 et 1972) et R. F. Dorfman, anatomopathologiste américain (1969 et 1972)

Étym. gr adên : glande ; suffixe - ite: se rattache à un processus inflammatoire

Syn. histiocytose sinusale hémophagocytaire, syndrome de Destombes-Rosai-Dorfman, maladie de Destombes, lymphadénopathie massive par histiocytose sinusale avec hémophagocytose

[N1 ,P1 ]

Édit. 2017

adénogramme n.m.

lymph node differential cell count, lymphadenogram

Examen cytologique du suc d’un nœud lymphatique (ganglion) en microscopie optique des différents composants cellulaires à partir de l’étalement sur lame d’un prélèvement coloré par le May-Grünwald-Giemsa.
Ce dernier est obtenu soit par ponction à l’aiguille, soit par l’apposition sur lame de la coupe d’un nœud fraîchement prélevé constituant une “empreinte ». La lecture donne une formule précisant les diverses proportions d’éléments cellulaires au sein d’un nœud lymphatique.
L'aspect « normal » est rarement observé, car un nœud superficiel normal n'est guère ponctionné. Il montrerait une grande majorité de petits lymphocytes (85%) et une minorité de plasmocytes, lymphoblastes et cellules macrophages. L'adénogramme est un examen simple et rapide pour orienter le diagnostic d'une adénopathie en montrant des modifications évocatrices d'une réaction inflammatoire aigüe (neutrophiles), subaigüe (macrophages, cellules épithélioïdes) ou chronique (cellules basophiles, mastocytes) d'une métastase, d'un lymphome hodgkinien ou non hodgkinien, d'une infection parasitaire (histoplasmose, leishmaniose). Il est insuffisant, même en présence de cellules évocatrices, en cas de maladie de Hodgkin, de lymphome non hodgkinien où le diagnostic repose sur la biopsie ganglionnaire
Cette technique peut être remplacée par l’examen en cytométrie de flux qui permet de préciser les différentes populations fonctionnelles lymphocytaires.

Étym. gr. adên, glande; grammê : signe ou dessin

ponction ganglionnaire

[A2, A3, B3, F1]

Édit. 2020

adénoïde adj.

adenoid

Qui a rapport au tissu d’un nœud (ganglion) lymphatique.
Ex. végétations adénoïdes.

Étym. gr. adên : glande

[A1, F1, P1]

Édit. 2020

adénopathie à mycobactéries l.f.

mycobacterial adenopathy

État pathologique d'un nœud lymphatique (ganglion) ou d'un groupe de nœuds secondaire à une infection par une bactérie du genre Mycobacterium.
L'infection peut déterminer, selon sa virulence et les capacités de défense du sujet atteint, de nombreuses images histopathologiques : lésions inflammatoires non spécifiques, lésions folliculaires, lésions caséofolliculaires, lésions fibrocaséeuses lésions fibreuses séquellaires. La réaction se limite parfois à une accumulation d'histiocytes au cytoplasme bourré de corps bactériens. Le diagnostic de mycobactériose est fondé sur l'analyse de l'image histopathologique, aidée de colorations spéciales (Ziehl-Nielsen) et éventuellement de techniques complémentaires (immunocytochimie, hybridation in situ, amplification génique).

Étym. gr. adên : glande ; pathê : maladie

Mycobacterium, histiocyte

[D1]

Édit. 2020

adénopathie cervicale n.f.

cervical lymphadenopathy, adenopathy

Intumescence d’un nœud (ganglion) lymphatique cervical le plus souvent d’origine infectieuse ou tumorale.
La maladie causale peut ne pas être identifiée (adénopathie sans porte d’entrée). Découvertes le plus souvent par la palpation, les adénopathies infra-cliniques peuvent être décelées par l’imagerie.

Étym. gr. adên : glande ; pathê : maladie

[P1 ]

Édit. 2017

adénopathie cervicale à mycobactéries l.f.

cervical mycobacterial lymphadenitis

Infection d’un nœud (ganglion) lymphatique cervical par une mycobactérie.
Selon le type de mycobactérie, on distingue :
1) Les adénites tuberculeuses cervicales. Leur siège est préférentiellement sous-mandibulaire. Leur consistance est élastique et indolore à la palpation, puis parfois dure avec des adhérences lors de l'évolution. Inhabituelle actuellement, la fistulisation chronique peut survenir. L’association à une autre localisation bacillaire est rare.
2) Les adénites à mycobactéries atypiques (M. scrofulaceum, M. kansasii). L’abcédation survient en 4 à 8 semaines, permettant un curetage par cette voie. L’évolution est spontanément favorable. L’intérêt des antibiotiques n’est pas établi.

Étym. gr. adên : glande ; pathê : maladie

Syn. scrofule, écrouelle, scrofulose

[D3,P1 ]

Édit. 2017

adénopathie inflammatoire l.f.

lymphadenitis

Modification de la structure d'un nœud (ganglion) lymphatique secondaire à une infection aigüe, subaigüe ou chronique, d'origine bactérienne ou virale.
On oppose classiquement les adénopathies inflammatoires spécifiques dont les aspects histologiques sont étroitement en relation avec l'agent pathogène, et les adénopathies inflammatoires banales, non spécifiques, sans aspect histologique particulier.

Étym. gr. adên : glande ; pathê : maladie

[D1]

Édit. 2020

Adie (syndrome d') l.m.

Adie's syndrome

Perturbation de la motilité pupillaire qui associe une semi-mydriase, une anisocorie, une abolition du réflexe photomoteur, une contraction lente et progressive de la papille à la convergence et une lenteur à la décontraction pupillaire.
Trouble le plus souvent associé à une aréflexie tendineuse.
Observé surtout chez une femme jeune, il est lié essentiellement à une dégénérescence des fibres parasympathiques dans le ganglion ciliaire, d'étiologie inconnue. Une origine virale ou dysimmune, et dans quelques cas zostérienne ou traumatique, a été invoquée. Les cas familiaux sont exceptionnels.

W. Adie, neurologue britannique (1886-1935)

Syn. pupillotonie

[H1,P2]

Édit. 2017

Adson (opération d') l.f.

Adson’s operation

Résection bilatérale des nerfs splanchniques des deux premiers ganglions sympathiques lombaires et d’une corne du ganglion semi-lunaire.
Cette intervention est utilisée dans le traitement de l’hypertension artérielle permanente solitaire. Ses indications sont devenues beaucoup plus rares avec le développement des traitements médicamenteux de l’hypertension artérielle.

A. W. Adson neurochirurgien américain (1887-1951)

[K3]

Édit. 2017

algie vasculaire de la face l.f.

cluster headache

Affection caractérisée par des crises douloureuses, intenses, pulsatiles, répétées, généralement unilatérales, intéressant l’œil (souvent rétro-orbitaires), le maxillaire et la partie latérale du nez accompagnées de signes vasomoteurs et sécrétoires homolatéraux.
S’y associent fréquemment un larmoiement, une rhinorrhée, une rougeur cutanée homolatérale et une injection conjonctivale. Touchant trois fois plus l’homme que la femme, autour de 30 ans, les douleurs en salves, d’une durée de quelques minutes à plusieurs heures, surviennent chaque jour parfois plusieurs fois par jour, souvent à heure fixe et la nuit pendant des périodes de plusieurs semaines, séparées d’intervalles libres durant des mois ou même des années. Une forme chronique d'emblée ou secondairement, avec répétition quotidienne des accès pendant des années, est plus rarement observée.

Selon le siège de la douleur et les signes associés, il a été décrit les syndromes de Charlin, de Sluder ou du ganglion sphénopalatin, l’érythromélalgie de la face, la névralgie du nerf du canal ptérygoïdien ou des nerfs grand pétreux ou pétreux profond.
Les traitements les plus efficaces sont l'oxygénothérapie lors des crises et le sumatriptan injectable.

Étym. gr. algos : douleur

Syn. érythroprosopalgie, névralgie migraineuse, syndrome de Charlin, syndrome de Sluder

sympathalgie,  syndrome du ganglion sphénopalatin, érythromélalgie de la face, névralgie du nerf vidien,Vail (syndrome de), sumatriptan

[H1, K4, P1, P2]

Édit. 2020

anesthésie péridurale l.f.

epidural anaesthesia

Anesthésie rachidienne de conduction par injection d'une solution d'un anesthésique local dans l'espace extradural.
L'anesthésie péridurale agit au niveau :
- des nerfs rachidiens mixtes dans l'espace paravertébral ;
- du ganglion spinal postérieur ;
- des racines rachidiennes près de leur manchon dural et dans leur trajet intradural.
La ponction se fait par voie postérieure pour atteindre l'espace péridural cervical, thoracique, lombaire ou sacré. La pénétration de l'aiguille dans cet espace est indiquée par la perte de résistance sentie après la traversée du ligament jaune. L'utilisation d'une aiguille de Tuohy, dont l'extrémité est légèrement recourbée vers le haut, facilite la ponction. La mise en place d'un cathéter permet une anesthésie extradurale continue de longue durée (par ex. traitement antalgique).
Selon le volume et la concentration de la solution anesthésique injectée, le blocage nerveux touche les fibres sympathiques, sensitives puis motrices.
On emploie plus communément le terme d'anesthésie péridurale pour les régions cervicales, thoraciques et lombaires. Les termes d'anesthésies épidurale ou caudale sont classiquement réservés à l'approche sacrée de l'espace extradural.

F. Pagés Miravé, chirurgien militaire espagnol (1921)

Étym. gr. anaisthesia : insensibilité, inconscience

Syn. anesthésie épidurale, anesthésie extradurale

[G1]

Édit. 2017

anesthésie rétrobulbaire en ophtalmologie l.f.

retrobulbar anaesthesia

Technique d'anesthésie locorégionale consistant en l'injection du produit anesthésique à l'intérieur du cône musculo-aponévrotique, dans l'espace rétrobulbaire immédiat.
L'injection de l'anesthésique au contact direct des branches du nerf ophtalmique, du ganglion ciliaire, des nerfs oculomoteurs et du nerf optique, permet d'obtenir une anesthésie et une akinésie immédiate du globe oculaire, associées à une amaurose ainsi qu'une anesthésie cutanée (supra-orbitaire, paupière supérieure, racine du nez) et muqueuse (partie antérieure des fosses nasales, sinus ethmoïdal et sphénoïdal, conjonctive).

Étym. gr. anaisthesia : insensibilité, inconscience

Syn. anesthésie intracônique

[G1,P2]

Édit. 2017

anesthésie sous-ténonienne l.f.

sub-Tenon's local anaesthesia

Anesthésie provoquée par l'injection directe d'un produit anesthésique dans l'espace épiscléral, ou espace de Tenon (espace injectable en arrière du globe oculaire, situé entre la capsule de Tenon et la paroi oculaire).
Cette technique anesthésique permet l'obtention rapide d'une bonne analgésie par blocage du ganglion ciliaire et des nerfs ciliaires postérieurs à leur entrée sclérale. Par contre, l'akinésie obtenue est très partielle et tardive.

Étym. gr. anaisthesia : insensibilité, inconscience

[G1,P2]

Édit. 2017

anneau tendineux commun l.m.

anulus tendineus communis (TA)

common tendinous ring ; common anular tendon

Orifice fibreux limité par les deux languettes de subdivision de la bandelette tendineuse supéro-médiale du tendon commun des muscles droits de l’œil.
Il répond à la portion médiale de la fente sphénoïdale. Il livre passage aux nerfs naso-ciliaire, oculo-moteur, abducens et à la racine sympathique du ganglion ciliaire.

J. Zinn, anatomiste et botaniste allemand (1727-1759)

Syn. anc. anneau de Zinn ; tendon de Zinn

[A1,P2]

Édit. 2020

apex du poumon l.m.

apex pulmonis (TA)

apex of lung

Portion supérieure du poumon qui fait saillie au-dessus de l'orifice supérieur du thorax.
Il présente une face interne, une face antéro-externe et un bord antérosupérieur. Le bord antérosupérieur est arrondi, presque vertical, échancré par la gouttière de l'artère sousclavière. L'extrémité postérieure de ce bord répond au ganglion cervicothoracique. La face interne répond :
- à droite au tronc veineux brachiocéphalique droit, puis au tronc brachiocéphalique artériel et à l'artère sousclavière droite ;
- à gauche, ce sont les éléments vasculonerveux gauches, tronc veineux brachiocéphalique, carotide commune, nerf vague, artère subclavière, œsophage et canal thoracique.
La face externe est recouverte des deux côtés, d'avant en arrière, par la veine sousclavière, le muscle scalène antérieur, l'artère sousclavière, le tronc inférieur du plexus brachial.
Anc. dénom. sommet du poumon

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