fréquence relative cumulée l.f.
→ fonction de répartition normale
[B1]
Édit. 2019
fréquence respiratoire l.f.
breathing frequency
Nombre de cycles respiratoires par unité de temps.
Chez l'adulte, la fréquence normale est de 16 à 18 cycles par minute.
[K1]
Édit. 2019
fréquence spatiale l.f.
spatial frequency
Grandeur inverse de la période d'un signal périodique fonction de l'espace (autrement dit, nombre de périodes spatiales par unité de longueur).
1. En imagerie, pour un signal périodique la fréquence spatiale présente de l'intérêt également pour un signal non périodique, comme celui d'une image, car on démontre que ce dernier peut se décomposer en une somme de signaux périodiques. Dans le cas du signal 2D constitué par une image, les fréquences spatiales sont à considérer selon toutes les directions du plan. Mesurées normalement en inverse d'unité de longueur (cm-1, mm-1), les fréquences spatiales sont parfois exprimées en nombre de paires de lignes par unité de longueur (pl/cm).
2. En ophtalmologie, un réseau de fréquence spatiale égal à 30 cycles par degré (cpd) comporte 30 barres blanches alternant avec 30 barres noires de mêmes dimensions contenues dans un degré d'angle visuel, c'est-à-dire dans 1 cm si le stimulus est situé à 57 cm du sujet.
J. Fourier, baron, mathématicien français, membre de l'Académie de médecine (1768–1830)
→ modulation, transformation de Fourier
[B1, B2, P2]
Édit. 2019
fréquence temporelle l.f.
temporal frequency
Nombre d'évènements dans une unité de temps.
Une scintillation présentée à 30 Hertz ou cycles par seconde (cps) comporte 30 éclairs ou alternances entre les plages blanches et noires du stimulus pendant une seconde.
Symb. V ou f
[B1]
Édit. 2019
fréquence vocale l.f.
voice frequency
Nombre d’ouverture et de fermeture par seconde des cordes vocales.
Elle se mesure en Hertz.
[P1]
Édit. 2019
fréquence zygotique l.f.
zygotic frequency
[Q1]
Édit. 2019
hypercinésie utérine de fréquence l.f.
uterine tachysystoly
Excès de la contractilité utérine par le biais d’ondes contractiles se succédant à un rythme supérieur à cinq par dix minutes, avec des valeurs du tonus de base restant normales, ce qui distingue cet état de la tétanisation.
[O3]
hypocinésie utérine de fréquence l.f.
scarcity of uterine contractions
Insuffisance de l’activité utérine pendant le travail, avec un nombre de contractions par dix minutes inférieur à la normale (habituellement 4 à 5), l’intensité étant conservée.
Larmor (fréquence de) (ʋ) l.f.
Larmor’s frequency
En IRM, fréquence particulière de l'impulsion d'excitation, caractéristique de chaque noyau atomique, qui fait entrer en résonance les protons de ce noyau placés dans un champ magnétique B0.
Cette fréquence nu est liée à la vitesse angulaire (ou fréquence angulaire de précession) oméga0 par la relation nu égale oméga0 sur deux pi.
D'après la relation de Larmor : oméga0 = gamma x B0 (où gamma est le rapport gyromagnétique), la fréquence de précession est liée au champ B0 par la relation gamma = B0 sur 2 pi. Pour un champ B0 de 0,5T la fréquence de Larmor est de 21 MHz pour les tissus biologiques en imagerie protonique. Elle est de 63,8MHz pour un champ de 1,5T, le plus fréquemment utilisé actuellment. Ces fréquences donc situées dans le domaine des ondes radiophoniques, d’où l’importance de la cage de Faraday pour isoler l’imageur RM du milieu ambiant.
J. Larmor, Sir, mathématicien et physicien irlandais (1857-1942)
Syn. fréquence de précession, fréquence de résonance
→ impulsion de radiofréquence, précession
[B2,B3]
Édit. 2018
Larmor (fréquence angulaire de) l.f.. (ωo)
Larmor’s angular frequency
J. Larmor, Sir, mathématicien et physicien irlandais (1857-1942)
Nyquist (fréquence de) l.f.
Nyquist’s frequency
Fréquence d'échantillonnage minimale (limite de Nyquist) nécessaire pour que les hautes fréquences d'un signal soient enregistrées correctement.
Cette fréquence est égale au double de la plus grande fréquence contenue dans le signal.
Si, par exemple, on doit échantillonner un signal contenant des fréquences allant de 0 à 20 kHz, il faudra utiliser une fréquence d'échantillonnage au moins égale à 40 kHz. Si la fréquence d'échantillonnage est inférieure à la limite de Nyquist, les fréquences supérieures à la moitié de cette fréquence d'échantillonnage seront confondues avec des fréquences plus basses et leurs signaux apparaitront à l'autre extrémité du spectre: c'est le phénomène d'ambiguïté spectrale ou de repliement spectral (aliasing).
H. Nyquist, ingénieur américain (1889-1976)
pouls (fréquence du) l.f.
heart rate, pulse rate
Fréquence du pouls qui diminue au cours de l'enfance et qui est inversement proportionnelle à la taille (isométrie).
La figure ci-dessous, imitée de Davenport, montre l'évolution du pouls de la naissance jusqu'à 18 ans. En grisé, les zones anormales : tachycardie, en haut, bradycardie, en bas. Au milieu, en clair, la zone des valeurs normales entre deux écarts types (+ 2 sigma et - 2 sigma) autour de la moyenne.
Étym. lat. pulsus (venarum) : choc, pouls (artériel), déverbal de pellere : heurter
Syn. fréquence cardiaque
→ bradycardie, isométrie, tachycardie
ventilation artificielle à haute fréquence par oscillations l.f.
high frequency oscillation ventilation
Ventilation comprise entre 300 et 3 000 mouvements par minute.
On distigue, très arbitrairement, la ventilation mécanique en pression positive, à fréquence élevée (60 à 100 mvt/min), la jet ventilation (100 à 200 mvt/min) et la ventilation par oscillation (300 à 3 000 mvt/min). Ce dernier mode de ventilation est surtout utilisé chez le jeune enfant.
En fait toutes les ventilations, naturelles ou artificielles, se font par oscillations et celles à haute fréquence utilisent des artifices pour réduire l'espace mort afin de permettre des volumes courants très réduits (ventilation en pression positive : 3 à 5 mL/kg) ; jet ventilation (2 à 5 mL/kg) ; ventilation par haute fréquence (1 à 3 mL/kg).
Étym. lat. ventilatio : aération (terme d'architecture), repris par Gréhant (1860) en physiologie
→ jet ventilation, volume courant
ventilation x fréquence (diagramme) l.m.
ventilation x frequency diagram
Diagramme utilisé en physiopathologie respiratoire pour préciser le sens du vocabulaire.
Une bonne définition des termes est utile pour guider l'observation clinique et permettre la conduite d'un traitement efficace avant d'avoir reçu les résultats du dosage des gaz du sang. Le diagramme ci-dessous montre que la vie ne peut être maintenue si la ventilation globale n'est pas supérieure à celle de l'espace mort (sauf oxygénation sous apnée ou jet ventilation) : si l'on n'entreprend pas tout de suite la ventilation artificielle, c'est l'asphyxie.
L'hyperpnée qui entraîne une hypocapnie et donc une alcalose gazeuse, témoigne souvent d'une compensation d'une acidose fixe (acidose lactique, diabète, intoxication) qu'il faut identifier et traiter. Contrairement à ce qui est dit dans la plupart des dictionnaires, «une petite respiration rapide et superficielle» n'est ni une polypnée, ni une hyperpnée. C'est une tachypnée avec oligopnée et donc avec une hypoxie et hypercapnie.
Diagramme ventilation x fréquence chez un sujet normal au repos.
Zone pointillée : situation zone impossible à atteindre par la mécanique ventilatoire (supérieure à la ventilation maximale).
Zone hachurée : le sujet ne ventile que l'espace mort, c'est l'asphyxie.
Étym. lat. ventilatio : aération (terme d'architecture), repris par Gréhant (1860) en physiologie
→ espace mort, hyperpnée, hypocapnie, alcalose gazeuse, acidose métabolique, oligopnée hypoxie, hypercapnie
ventilation par haute fréquence l.f.
ventilation by high frequency