hématome du sternocléidomastoïdien l.m.
sternocleidomastoid muscle hematoma, fibromatosis colli
Hématome développé dans le muscle sternocléido
Observé après accouchement normal ou plus souvent après accouchement instrumental ou par le siège, il évolue spontanément vers la guérison dans la grande majorité des cas. Il pourrait être à l’origine d’une rétraction fibreuse du muscle et provoquer un torticolis dit congénital.
Étym. gr. haïma: sang, ôma : tumeur
→ hématome
[O3]
hématome enkysté intratubaire l.m.
hematosalpinx
[O3]
hématome épidural l.m.
epidural haematoma
[H2]
hématome extra-crânien du nouveau-né l.m.
newborn's cephalic hematoma
Collection de sang entre la boite crânienne et le cuir chevelu.
Après un accouchement en présentation céphalique, il est naturel de voir une collection en dessous du cuir chevelu formant une bosse sérosanguine à cheval sur les sutures osseuses. Le traumatisme d'un ou plusieurs des os de la voûte du crâne peut donner lieu à un épanchement entre l'os et le périoste : ce céphalhématome se reconnaît à ce qu'il s'arrête aux limites de l'os concerné avec parfois une sorte de bourrelet qui peut simuler une embarrure. Il traduit en général une petite fracture qui peut s'accompagner à la face endocrânienne d'un épanchement extradural.
Étym. gr. haïma: sang, ôma : tumeur
Syn. bosse sérohématique, céphalhématome
→ anémie du nouveau-né, hématome extradural, ictère du nouveau-né
[O1]
hématome extradural l.m.
extradural haematoma
Hématome siégeant entre la dure-mère et les os du crâne.
Généralement d’origine traumatique, survenant à tout âge, de localisation variable, il siège le plus souvent dans la région sphéno-temporo-pariétale. Il faut en général l'évacuer car c'est une cause d'hypertension intracrânienne. Dans sa variété aigüe, il constitue une urgence chirurgicale absolue. Un intervalle libre post-traumatique lucide peut manquer. L’hémorragie principalement artérielle (50%) peut avoir une origine veineuse ou osseuse. Elle peut être diffuse, en nappe, par saignement de la dure-mère.
Le scanner découvrant une lentille biconvexe hyperdense assure le diagnostic. Cet examen est indispensable après tout traumatisme crânien sévère accompagné ou non d’une perte de connaissance initiale et surtout si apparaissent des signes neurologiques de localisation, des convulsions et des troubles de la conscience.
Étym. gr. haïma : sang, ôma : tumeur
Syn. hématome épidural, hématome sus-dure-mérien
→ hématome, hypertension intracrânienne
[H2]
Édit. 2018
hématome génital l.m.
genital hematoma
Syn. thrombus vaginal
[O3]
hématome intra-cérébral spontané (HIS) l.m.
spontaneous intracerebral hematoma, hemorrhage
Hémorragie intracérébrale non liée à une anomalie vasculaire (anévrisme artériel, malformation artérioveineuse, etc.), parenchymateuse (traumatique, tumorale, etc.), ni à une coagulopathie pouvant expliquer le saignement.
Avec un maximum masculin entre 60 et 80 ans, les HIS, malgré leur décroissance lors des dernières décennies, constituent de 9 à 14% des cas d'accidents vasculaires cérébraux.
Ils ne sont pas uniquement liés à une hypertension artérielle (bien qu'elle multiplie par 2,5 leur risque de survenue), mais d'autres facteurs seulement favorisants peuvent intervenir, notamment : alcool, anticoagulants, anti-agrégants plaquettaires, certaines drogues (amphétamines, phénylpropanolamine, cocaïne, etc.). Dans certains cas, chez des sujets âgés, on peut évoquer une neuropathie amyloïde.
Parmi les nombreuses formes anatomocliniques, seront rappelées les plus communes :
- lenticulaires, avec hémidéficit sensitivomoteur et en cas d'extension, coma d'emblée ;
- thalamiques, classiques ou dissociées ;
- pontiques, depuis un tableau gravissime avec tétraplégie et coma jusqu'à des atteintes plus partielles ;
- mésencéphaliques, à dominante oculomotrice, parfois sévères, lobaires.
Effectué en urgence, le scanner cérébral permet le diagnostic de certitude : hyperdensité spontanée intraparenchymenteuse homogène et bien limitée. L'IRM est utile au diagnostic différentiel.
L'évolution précoce est surtout fonction du volume de l'hématome, des troubles initiaux de la vigilance et de l'extension ventriculaire. Majeure dans les premiers jours, la mortalité varie du quart à près de la moitié. L'âge est un facteur pronostique important.
Les traitements sont essentiellement symptomatiques. Visant plutôt à une décompression du parenchyme et une diminution de la pression œdémateuse intracrânienne qu'à l'évacuation de l'hématome, le geste chirurgical n'est pas encore bien codifié.
Étym. gr. haïma : sang, ôma : tumeur
[H1]
hématome intra-pulmonaire l.m.
intrapulmonary haematoma
Collection circonscrite de sang dans le tissu pulmonaire liée à la rupture de petits vaisseaux.
Radiologiquement, c'est une opacité assez bien limitée, qu'une hémoptysie retardée révèle fréquemment. En règle l'hématome se résorbe lentement en plusieurs semaines.
Étym. gr. haïma : sang, ôma : tumeur
[K1]
hématome pédiculé du vagin l.m.
pediculate vaginal hematoma
Syn. thrombus pédiculé du vagin
[O3]
hématome pelvi-abdominal l.m.
pelvi-abdominal hematoma
Syn. thrombus pelvi-abdomnal
[O3]
hématome pelvien l.m.
pelvic hematoma
Syn. thrombus pelvien
[O3]
hématome périgénital l.m.
perigenital hematoma
[O3]
hématome périmembraneux l.m.
perimembranous hematoma
Hématome rétroplacentaire localisé entre les membranes de l'œuf et la paroi utérine.
Étym. gr. haïma : sang, ôma : tumeur
[O3]
hématome périrénal spontané l.m.[M2-2015]
spontaneous perirenal haemorrhage
Epanchement hémorragique périrénal sous-capsulaire survenant en dehors de toute cause évidente (traumatisme, affection hémorragique ou traitement anticoagulant).
Le syndrome est caractérisé par des signes soit bruyants, avec triade de Lenk (douleurs lombaires, signes de choc ou d'hémorragie interne, tuméfaction lombaire associée à un syndrome pseudoocclusif et à une hyperthermie), soit atténués (oligoanurie) ou atypiques (hématurie, anémie). L'échographie et la scanographie confirment l'hématome. Il est le plus souvent révélateur d'une affection rénale (néphrite chronique) ou de la localisation rénale d'une maladie générale (périartérite noueuse en particulier).
C. Wunderlich, médecin interniste allemand (1858)
Étym. gr. haïma : sang, ôma : tumeur
Syn. apoplexie spontanée de la capsule du rein, maladie de Wunderlich
hématome pulsatile l.m.
pulse aneurysm
Hématome en rapport avec le sang circulant et recevant constamment un apport sanguin par persistance de la lésion artérielle.
Étym. gr. haïma : sang, ôma : tumeur
[K4]
hématome rénal sous-capsulaire n.f.
renal subcapsular hematoma
Épanchement sanguin collecté entre la capsule rénale et le parenchyme.
L'hématome, s'il est important refoule le parenchyme et peut le comprimer, source d'atrophie ultérieure et d'HTA. Ses causes peuvent être traumatiques externes ou iatrogènes, telle une lithotritie extracorporelle. Son drainage est rarement nécessaire.
Étym. gr. haïma : sang, ôma : tumeur
[M2]
hématome sous-chorial l.m.
sub chorial hematoma
Collection sanguine par rupture vasculaire entre la plaque choriale du placenta et les cotylédons.
Étym. gr. haïma : sang, ôma : tumeur
[O3]
hématome sous-cutané crânien tardif généralisé du nouveau-né . l.m.
late subcutaneous epicranial diffuse hematoma of the newborn
Epanchement sanguin diffus dans le tissu cellulaire souscutané crânien du nouveau-né, débordant les sutures, décollant le cuir chevelu.
Souvent lié à un trouble de la crase sanguine, il représente une forme de maladie hémorragique du nouveau-né.
Étym. gr. haïma : sang, ôma : tumeur
[01,F1]
hématome sousdural l.m.
subdural haematoma
Hémorragie diffuse ou circonscrite, d'origine traumatique ou spontanée, siégeant entre la dure-mère et l'arachnoïde.
Il en existe deux types. Les hématomes sous-duraux aigus ou subaigus, sont généralement associés à des contusions cérébrales hémorragiques. Le saignement provient des artères et veines du cortex. Après un intervalle libre très court, ou bien d'emblée, se manifestent des troubles de la vigilance, des signes hémisphériques déficitaires ou épileptiques, ou un coma. Le scanner montre un aspect de galette de densité hématique moulant la convexité d'un hémisphère et, par effet de masse sur les structures médianes, un "gros hémisphère" décollé de la convexité. Le traitement est neurochirurgical.
Les hématomes sous-duraux tardifs ou chroniques, se forment après un intervalle libre de quelques jours ou semaines. Leurs manifestations cliniques peuvent être trompeuses : absence de traumatisme connu, céphalées, troubles psychiques (confusion, pseudodémence), signes d'hypertension intracrânienne, déficits neurologiques progressifs, crises comitiales. Le scanner montre surtout une collection sous-durale hypodense, plus fréquemment frontotemporale avec, là aussi, un effet de masse sur les structures médianes. Leur survenue est spontanée ou à la faveur d'un minime traumatisme, chez un sujet âgé prenant des antiagrégants plaquettaires (aspirine) ou surtout des anticoagulants. Une intervention neurochirurgicale est le plus souvent, indiquée.
Chez le sujet âgé et chez l’alcoolique chronique, peuvent être observés, surtout quelques semaines après un traumatisme cranio-encéphalique, des troubles d'allure mélancolique plutôt que maniaque, mais surtout une obnubilation avec notamment déficits mnésiques, perplexité et a fortiori des épisodes confusionnels. Parfois ancien et fréquemment bénin, le traumatisme initial peut être oublié.
Étym. gr. haïma : sang ; ôma : tumeur
→ troubles psychiques de l'hématome sous-dural
[H2]
Édit. 2018
hématome sous-dural du nourrisson l.m.O2]
infant's subdural haematoma
Épanchement sanguin situé entre la dure-mère et l'arachnoïde, le plus souvent bilatéral chez le nourrisson.
Son développement est souvent insidieux : un refus d'alimentation, des vomissements, une perte d'entrain attirent l'attention. Dans les formes les plus graves il y a des convulsions, une apnée puis perte de conscience, voire une mort subite.
Les principaux signes sont l'augmentation du périmètre du crâne, le bombement de la fontanelle et des hémorragies rétiniennes en flaque visibles au fond d'œil. La transillumination du crâne fait apparaître un halo d'hyperclarté de plus de 3 cm de diamètre du côté de l'hématome. L'échographie transfontanellaire peut méconnaitre l'hématome. Meilleur examen, la scanographie montre une opacité périphérique intracrânienne à limite interne concave épousant largement la surface d'un ou des deux hémisphères. Une ponction aux angles externes de la fontanelle laisse écouler un liquide incoagulable, plus ou moins teinté de sang et riche en protéines. Dans la très grande majorité des cas l'origine est traumatique (enfants battus). Exceptionnellement c'est une complication d'une déshydratation hyperosmolaire ou d'une méningite purulente, à Hemophilus en général.
La ponction de l'angle externe de la fontanelle est le seul traitement.
Étym. gr. haïma : sang, ôma : tumeur
→ enfant battu, hypertension intracrânienne, mort subite du nourrisson, ponction sousdural
[H2,O2]
hématome sous-péritonéal l.m.
subperitoneal haemorrhage
Epanchement sanguin dans l'espace rétro-péritonéal à la suite d'un traumatisme (fracture du bassin, lésion rénale ou vésicale, plaie de la veine cave à la suite d'un cathétérisme) ou survenant presque spontanément dans un contexte d'affection hémorragipare ou de traitement anticoagulant.
Étym. gr. haïma : sang, ôma : tumeur
→ hématome périrénal spontané, hématome rétropéritonéal
[L2]
hématome sous-rétinien l.m.
subretinal hemorrhage
Collection hématique située entre l'épithélium pigmentaire de la rétine et la choroïde.
La néovascularisation sous-rétinienne au cours de la dégénérescence maculaire liée à l'âge est la principale cause d'hématome sousrétinien. Le drainage chirurgical au travers d'une rétinotomie améliore un pronostic spontané très défavorable sur le plan fonctionnel.
Étym. gr. haïma : sang, ôma : tumeur
Syn. décollement hémorragique de l'épithélium pigmentaire
→ dégénérescence maculaire liée à l'âge
[P2]
hématome vaginal l.m.
vaginal hematoma
Syn. thrombus vaginal
[O3]
hématome vulvaire l.m.
vulvar hematoma
Syn. thrombus vulvaire
[O3]
hématome vulvo-périnéal l.m.
vulvo-perineal hematoma
Syn. thrombus vulvopérinéal
[O3]