corne tympanale antérieure l.f.
[A1]
Édit. 2015
corne tympanale postérieure l.f.
[A1]
Édit. 2015
corne utérine l.f.
uterine horn
Partie du muscle utérin où s'abouche la trompe de Fallope, sur l'ostium uterinum.
Les cornes utérines se trouvent à la jonction des faces antérieure et postérieure du fond et des bords latéraux de l'utérus. A la face externe de l'organe convergent le ligament utéro-ovarien et le ligament rond. Le terme de corne utérine est tiré de l'embryologie, la fusion des canaux müllériens laissant persister comme deux cornes séparées sur le fond utérin.
G. Fallope, anatomiste italien (1523-1562)
[A1,O3]
Édit. 2015
corne utérine prédominante l.f.
dominant uterine horn
Asymétrie congénitale du fond utérin avec une différence de profondeur au profit de la corne dite prédominante.
[A1,Q2]
Édit. 2015
corne utérine rudimentaire l.f.
rudimentary uterine horn
Cavité borgne de petit volume, prolongée par une trompe, résultant de l'agénésie partielle d'un canal de Müller.
Adjacente à l'hémi-cavité utérine normale, sans communication avec le vagin, elle peut être le siège d'une grossesse qui évoluera comme une grossesse ectopique.
[Q2,O3]
corne iliaque l.f.
coxal horn
Formation osseuse faisant saillie sur la face postérolatérale des ailes iliaques décelables dans certaines dysplasies ostéocartilagineuses en particulier l’ostéo-onychodysostose (nail-patella syndrome).
Elle est le plus souvent bilatérale et symétrique un peu en dehors de l’articulation sacro-iliaque, décelable dès la naissance et accompagne les autres anomalies de l’appareil rotulien et des ongles caractéristiques de cette dysplasie.
[I5,O1]
globe corné l.m.
horn pearl, squamous pearl
Image de dermatopathologie correspondant à une formation arrondie faite de couches de cellules malpighiennes concentriques s'enroulant autour d'une petite masse de kératine ortho- ou, plus souvent, parakératosique qui représente un foyer de maturation kératinisante plus ou moins poussée.
Les globes cornés se voient dans les carcinomes spinocellulaires bien ou assez bien différenciés, où les kératinocytes tumoraux sont plus ou moins atypiques, mais manquent dans les formes peu et surtout non différenciées ou anaplasiques.
grain corné l.m.
horny pearl, grain
Petite formation arrondie kératinisée correspondant à l'élimination dans la couche cornée d'une cellule malpighienne dyskératosique qui s'était d'abord transformée en corps rond.
Cette altération cellulaire se voit dans la maladie de Darier, ou dyskératose folliculaire, la maladie de Bowen, le molluscum contagiosum, mais aussi dans des carcinomes spinocellulaires, le dyskératome verruqueux, le kyste trichilemmal proliférant.
Syn. grain
grande corne de l'os hyoïde l.f.
cornu major ossis hyoidei (T.A.)
greater horn of hyoid bone
Prolongement latéral du corps de l’os hyoïde.
grande corne du cartilage thyroïde l.f.
→ corne supérieure du cartilage thyroïde
grande corne thyroïdienne l.f.
cornu thyroideus superius (TA)
superior horn of thyroid cartilage
grossesse dans une corne rudimentaire l.f.
pregnancy in a rudimentary horn
Exceptionnelle grossesse après implantation de l'œuf dans la corne rudimentaire d'un utérus pseudo-unicorne.
L'évolution se fait vers la rupture hémorragique cataclysmique au 4ème mois de grossesse. Exceptionnellement, la grossesse peut se poursuivre jusqu'au 3ème trimestre.
lame spinale I de l'apex de la corne postérieure l.m.
nucleus marginalis apexis cornu posterii ; lamina spinalis I apexis cornu posterii(TA)
marginal nucleus of apex of posterior horn ; marginal nucleus of apex of dorsal horn ; spinal lamina I of apex of posterior horn ; spinal lamina I of apex of dorsal horn
→ noyau marginal de l'apex de la corne postérieure
lame spinale II de la tête de la corne postérieure l.m.
substantia gelatinosa capitis cornu posterii ; lamina spinalis II capitis cornu posterii(TA)
gelatinous substance of head of posterior horn ; gelatinous substance of head of dorsal horn ; spinal lamina II of head of posterior horn ; spinal lamina II of head of dorsal horn
→ substance gélatineuse de la tête de la corne postérieure
lames spinales III et IV du col de la corne postérieure l.m.
nucleus proprius cervicis cornu posterii ; laminae spinales III et IV cervicis cornu posterii(TA)
nucleus proprius of neck of posterior horn ; nucleus proprius of neck of dorsal horn ; spinal laminae III and IV of neck of posterior horn ; spinal laminae III and IV of neck of dorsal horn
→ noyau propre du col de la corne postérieure
lichen obtusus corné l.m. (obs.)
li nodular prurigo
Autrefois, forme de lichen plan à grosses papules modérément prurigineuses.
Étym. lat. obtusus : émoussé
Syn. prurigo nodulaire, prurigo de Hyde
papillome corné l.m.
keratinised papilloma
Variété de papillome dont la prolifération cellulaire est faite de cellules malpighiennes hyper-kératinisées présentant une évolution cornée.
La tumeur a souvent une base d’implantation large. Elle est de coloration blanchâtre avec de nombreux spicules. C’est un état précancéreux qui dégénère à sa base. Il est donc nécessaire d’en faire une résection large intéressant la base d’implantation.
petite corne de l'os hyoïde l.f.
cornu minus ossis hyoidei (TA)
lesser horn of hyoid bone
Petit osselet ovoïde, lié, articulé ou soudé au bord supérieur de la jonction du corps et de la grande corne de l’os hyoïde.
Comme les autres éléments de la chaîne hyoïdienne à laquelle il appartient, il dérive du squelette du deuxième arc branchial.
petite corne du cartilage thyroïde l.f.
→ corne inférieure du cartilage thyroïde
substance gélatineuse de la tête de la corne postérieure l.f.
substantia gelatinosa, lamina spinalis II (TA)
gelatinous substance of head of posterior horn
Substance translucide qui coiffe la tête de la corne postérieure de la moelle spinale et la sépare de la couche zonale.
Elle s’épaissit au niveau des renflements cervical et lombaire. De même que les noyaux de la tête de la corne postérieure, elle constitue un lieu de relais entre proto- et les deutoneurones de la sensibilité extéroceptive.
L.Rolando, anatomiste italien (1773-1831)
Syn. anc. substance gélatineuse de Rolando
syndrome de la corne antérieure l.m.
anterior horn syndrome
Signes en rapport avec une atteinte des neurones, localisée au niveau de la corne antérieure de la moelle.
Les troubles se caractérisent par une paralysie flasque avec abolition des réflexes ostéotendineux, apparition rapide d'une atrophie musculaire précédée de fasciculations. Il n'y a pas de troubles sensitifs, subjectifs ni objectifs, associés. Le patient peut néanmoins se plaindre de crampes.
Il existe des affections isolées de la corne antérieure, du type de la poliomyélite antérieure aiguë ou chronique, et associées à une atteinte du faisceau pyramidal, tout particulièrement la sclérose latérale amyotrophique ou maladie de Charcot.
Le diagnostic d'une localisation au niveau de la corne antérieure est souvent confirmé par l'examen électrophysiologique, qui objective une atteinte musculaire de type neurogène n'intéressant pas les troncs des nerfs périphériques.
Sur le plan clinique et électrophysiologique, il peut être difficile de distinguer la pathologie de la corne antérieure du concept de "neuropathie motrice" pure.
J-M. Charcot, neurologue français, membre de l'Académie de médecine (1825-1893)
[H1]
syndrome de la corne occipitale (SCO) l.m.
Forme rare (prévalence <1 / 1 000 000) atténuée de la maladie de Menkès qui se caractérise par une neurodégénérescence progressive et une atteinte du tissu conjonctif dues à un défaut du transport du cuivre.
Le SCO peut se révéler de l'enfance jusqu'à l'âge adulte jeune. La transmission est récessive liée à l'X.
A la naissance, la peau est ridée et hyperlaxe, des hernies ombilicales ou inguinales peuvent être observées. Dans les jours qui suivent, une hypothermie, un ictère, une hypotonie ainsi que de troubles alimentaires peuvent se manifester. Les premiers signes peuvent être une diarrhée rebelle et des infections urinaires à répétition dues à des diverticules vésicaux. Il existe un retard du développement moteur dû à l'hypotonie musculaire associée à une maladresse gestuelle. La taille est en général normale, mais une discrète disproportion est fréquente, avec tronc longiligne, thorax et épaules étroites, cyphose ou scoliose dorsolombaire et déformation thoracique. Les articulations sont hyperlaxes. La mobilité du coude est limitée avec une tendance aux luxations. La physionomie devient progressivement caractéristique, avec visage allongé et mince souvent avec front haut, fentes palpébrales obliques en bas et en dehors, nez crochu ou proéminent, philtrum long, palais ogival et oreilles proéminentes. Le degré d'hyperélasticité de la peau est variable et peut augmenter avec l'âge entraînant des replis de peau flasque autour du tronc. Il n'y a en général pas d'anomalie notable des cheveux, mais ils peuvent être ternes et inhabituellement drus dans certains cas. Des hernies inguinales récurrentes sont fréquentes. Des anomalies vasculaires telles que des varicosités sont souvent notées et des anévrysmes artériels ont aussi été décrits. Les capacités intellectuelles sont inférieures ou proches de la normale. Le développement pubertaire est normal.
Le SCO est dû à des mutations du gène ATP7A (Xq21.1) qui code une protéine de transport du cuivre, ATP7A (pour Cu2+-transporting ATPase-alpha polypeptide). Une forme atténuée de la maladie est observée chez les patients ayant un nombre élevé de mutations entraînent la production d'une protéine partiellement fonctionnelle ou de structure normale mais en quantité réduite.
Les radiographies montrent des cornes occipitales caractéristiques : ce sont des exostoses occipitales symétriques pointant vers le bas. Elles peuvent être détectées dès l'âge de 1 à 2 ans mais elles le sont en général vers 5 à 10 ans et continuent à croître jusqu'au début de l'âge adulte.
Syn. cutis laxa liée à l'X, EDS 9, syndrome d'Ehlers-Danlos type 9
Réf. Orphanet, Lisbeth Møller et Z. Tümer, généticiens danois (2011)
→ maladie de Menkès, syndrome d'Ehlers-Danlos classique
[A4,O6,Q2]
corne tympanale postérieure l.f.
Syn. épine tympanique (petite)
[A1]
Édit. 2020