élastoïdose nodulaire à kystes et comédons l.f.
cutaneous nodular elastosis
Forme particulière de sénescence cutanée d'origine actinique des régions périorbitaires, des tempes et parfois de la nuque, associant de nombreux comédons noirâtres, souvent volumineux et des nodules plus ou moins translucides correspondant à des kystes, sur un fond de peau jaunâtre de consistance pâteuse.
Elle est en rapport avec des expositions fortes et surtout prolongées aux rayons lumineux chez des hommes ayant dépassé la cinquantaine.
M. Favre, membre de l'Académie de médecine et J. Racouchot, dermatologues français (1932 et 1951)
Syn. élastéidose de Favre et Racouchot, maladie de Favre et Racouchot
[J1]
Édit. 2019
fasciite nodulaire l.f.
nodular fasciitis, proliferative fasciitis
Processus pseudo-tumoral atteignant l'adulte jeune, siégeant habituellement aux avant-bras et caractérisé par la formation d'un nodule sous-cutané ferme, adhérant aux plans profonds, qui se développe en quelques semaines et atteint un diamètre de 4 à 5 cm.
Au microscope, on observe une prolifération fibroblastique plus ou moins dense, faussement inquiétante car contenant des mitoses nombreuses mais non atypiques, ainsi que de nombreux petits vaisseaux capillaires et un stroma souvent myxoïde. La lésion régresse rarement et l'exérèse chirurgicale est le traitement de choix.
Syn. fasciite nodulaire pseudo-sarcomateuse, fibrose pseudo-sarcomateuse, fibrose sous-cutanée pseudo-sarcomateuse, fasciite nodulaire pseudo-sarcomatose
[,J1]
Édit. 2018
fasciite nodulaire pseudo-sarcomateuse l.f.
proliferative pseudosarcomatous nodular fasciitis
[,J1]
Édit. 2018
fasciite nodulaire sclérale l.f.
scleral nodular fasciitis
Lésion bénigne apparaissant au limbe ou sur un muscle oculomoteur et d'évolution rapide.
Histologiquement, on observe une prolifération de fibroblastes dans un fond assez inflammatoire.
[P2]
Édit. 2018
fibrose nodulaire sousépidermique l.f.
nodular subepidermal fibrosis
Synonyme d'histiocytofibrome ou d'histiocytome, traduisant l'hypothèse que ces lésions bénignes seraient non pas de véritables tumeurs mais des séquelles fibreuses postinflammatoires ou traumatiques.
Terme peu usité.
[A2]
Édit. 2018
hamartome nodulaire l.m.
Syn, nodule de Lisch
K. Lisch, ophtalmologiste autrichien (1937)
[A3,F5,Q2,P2]
Édit. 2015
hémangiomatose nodulaire sous-cutanée l.f.
subcutaneous nodular haemangiomatosis
Syndrome caractérisé chez le nourrisson par des malformations vasculaires profondes siégeant surtout sur un membre, parfois révélatrice d'un syndrome ostéohypertrophique et pouvant être associées à des angiomes viscéraux et/ou méningoencéphaliques.
→ angiome
[K4]
hidradénome nodulaire l.m.
chondroid syringoma, eccrine acrospiroma, eccrine sweat gland adenoma of the clear cell type, nodular hidradenoma, solid cystic hidradenoma
Tumeur cutanée bénigne, rare, reproduisant la portion profonde des glandes sudorales (tube excréteur ou glomérule sécréteur) apocrine ou eccrine, réalisant un nodule ferme, souvent kystique, de teinte bleutée, siégeant dans le derme profond.
Histologiquement elle est faite d'amas cellulaires monomorphes creusés de cavités glandulaires, ou de digitations anastomosées, tassées les unes contre les autres ou séparées par des fentes plus ou moins réduites. Le stroma prend souvent un aspect hyalin. On peut parfois observer une double assise cellulaire au niveau des végétations ou de la paroi kystique. La tumeur peut prendre des aspects particuliers dus à des phénomènes divers tels que :
a) la présence de cellules claires riches en glycogène : c'est l'image appelée hidradénome à cellules claires ou myoépithéliome à cellules claires de Lever (obs.) ;
b) une prolifération myoépithéliale ;
c) une métaplasie malpighienne partielle ;
d) un remaniement du stroma évoluant vers un aspect chondroïde ou myxoïde (épithélioma à stroma remanié ; syringome chondroïde). L'évolution de la tumeur est favorable, quoique de rares cas avec métastases aient été décrits.
P. Masson, anatomopathologiste français en activité au Canada, membre de l'Académie de médecine (1880-1959) ; J. C. Grynfeltt, chirurgien français (1840-1913)
Étym. gr. hidros : sueur ; adên : glande ; ôma : tumeur
Syn. adénome sudoripare de Masson (obs.), adénoépithéliome de Grynfeltt (obs.)
→ épithélioma à stroma remanié, syringome chondroïde
[J1,F5]
Édit. 2015
histiocytome nodulaire progressif de Taunton l.m
Variété d'histiocytome caractérisée par l'association d'histiocytes xanthomisés, de dépôts ferriques et de dilatations capillaires.
O. D. Taunton, D. Yeshurun, médecins américains et M. Jarratt, dermatologiste américain (1978)
[J1]
Édit. 2015
Hodgkin à prédominance lymphocytaire nodulaire (maladie de) l.f.
[F1]
Édit. 2015
Hyde (prurigo nodulaire de) l.m.
J. N. Hyde, dermatologiste américain (1909)
[J1]
hypodermite nodulaire migratrice de Vilanova et Piñol l.f.
subacute nodular migratory panniculitis
X. Vilanova et J. Piñol Aguadé, dermatologistes espagnols (1959)
→ hypodermite nodulaire migratrice
hypodermite nodulaire subaigüe migratrice de Vilanova et Piñol l.f.
erythema nodosum migrans, subacute nodular migratory panniculitis
Hypodermite subaigüe très rare, de cause inconnue, touchant le sexe féminin, considérée par certains comme une variante de l'érythème noueux et définie cliniquement par des nodules hypodermiques des membres inférieurs d'évolution lentement excentrique et favorable.
L'évolution se prolonge pendant des semaines, des mois ou des années.
X. Vilanova et J. Piñol, dermatologistes espagnols (1956)
[J1]
kératite nodulaire de Salzmann l.f.
Salzmann's corneal degeneration, nodular keratitis
M. Salzmann, ophtalmologue autrichien (1925)
→ Salzmann (kératite nodulaire de)
kératite stromale nodulaire l.f.
Kératite caractérisée par des infiltrats interstitiels juxtalimbiques avec vascularisation.
C'est une forme de kératite allergique.
lèpre nodulaire l.f.
lepromatous leprosy
Syn. lèpre lépromateuse
lymphome de Hodgkin nodulaire à prédominance lymphocytaire l.m.
nodular lymphocyte predominant Hodgkin lymphoma NLPHL
Sous-variété rare de maladie de Hodgkin caractérisée sur le plan histologique par des cellules à prédominance lymphocytaire (PL) malignes et l'absence de cellules typiques de Reed-Sternberg.
L’affection survient surtout chez les hommes (80 %) jeunes (médiane d’âge : 30 ans) ; l’atteinte initiale
se limite aux ganglions lymphatiques périphériques (cou, aisselles ou région inguino-fémorale) et est habituellement indemne de signes généraux.
Le diagnostic repose sur l’examen immuno-histo-pathologique qui objective des cellules lymphocytaires malignes, négatives pour CD15, CD30 et positives pour CD20, BCL6 et EMA (dans la moitié des cas) au sein de nodules lymphocytaires.
Les rechutes tardives sont fréquentes de même que l’évolution vers des lymphomes agressifs.
Z. Fan, anatomopathologiste américain (2003)
mélanome nodulaire l.m.
nodular melanoma (NM)
Variété de mélanome, frappant l'adulte, siégeant n'importe où sur la surface cutanée et caractérisée par l'apparition sur la peau normale d'une tumeur noire, isolée, bien délimitée, plus ou moins volumineuse, à surface lisse et pouvant évoluer vers l'ulcération.
Histologiquement, elle consiste en une prolifération bien délimitée envahissant d'emblée le derme et ne présentant aucune activité jonctionnelle autour de la tumeur. Le pronostic est redoutable et l'évolution rapide. Par opposition au mélanome à extension superficielle, la tumeur est d'emblée envahissante en profondeur et ne comporte pas de phase préalable de croissance horizontale.
Étym. gr. melas : noir ; -ome : suffixe indiquant la tumeur ; lat. nodosus : noueux, de nodus : nœud
mucinose cutanée nodulaire l.f.
nodular cutaneous mucinosis
Forme de mucinose caractérisée par l'existence de papules et de nodules, parfois hyperpigmentés, sur le cou, le tronc, les membres supérieurs.
Elle est parfois associée à un lupus érythémateux, le plus souvent systémique, qu'elle peut même précéder. Son traitement rejoint alors celui du lupus érythémateux associé.
Étym. gr. muxa : mucosité ; lat. mucus : morve : nodosus de nodus : nœud
mucinose papulo-nodulaire l.f.
papular mucinosis
Forme particulière de mucinose papuleuse dans laquelle des plaques urticariennes et des nodules sont initialement observés.
L'éruption se transforme le plus souvent en une forme lichénoïde de mucinose papuleuse.
panniculite nodulaire de Weber et Christian l.f.
Weber and Christian’s panniculitis
Affection récidivante d’étiologie inconnue caractérisée par des poussées fébriles avec apparition de nodules hypodermiques à surface rouge, à évolution centrifuge se résorbant en quelques semaines en laissant une atrophie centrale déprimée permanente « en soucoupe ».
Les poussées de la maladie de Weber et Christian peuvent s’accompagner d’arthralgies ou d’arthrites, de myalgies, de douleurs abdominales, d’une hépatosplénomégalie. Au point de vue anatomopathologique, il s’agit d’une panniculite à la fois septale et lobulaire avec infiltrat cellulaire pléomorphique, nécrose et vascularite qui se différencie bien des autres panniculites nodulaires, en particulier celle des affections pancréatiques et de la panniculite septale de l’érythème noueux
F. P. Weber, médecin interniste britannique (1925); H. A. Christian, médecin interniste américain (1928)
panniculite nodulaire fébrile l.f.
→ panniculite nodulaire de Weber et Christian
panniculite nodulaire non suppurative fébrile et récidivante de Rothmann-Makai l.f.
Rothmann-Makai’s panniculitis
Variété de panniculite de l'enfant, d'individualisation discutable, qui serait, pour certains, une forme infantile atténuée de la panniculite de Weber-Christian, mais, pour les autres, une forme autonome typique par la présence de nodules siégeant surtout sur les membres inférieurs, mais aussi sur le tronc et le visage et régressant en plusieurs mois.
Histologiquement, il y aurait une nécrose du tissu graisseux avec formation d'un
granulome non caséeux et de pseudo-kystes graisseux. Il n'y a pas de traitement.
M. Rothmann, médecin interniste allemand (1894) et E. Makai, chirurgien hongrois (1928)
Syn. lipogranulamatose de Rothmann-Makai
panniculite nodulaire non suppurative fébrile et récidivante de Weber-Christian l.f.
nodular non-suppurative panniculitis, Weber-Christian’s panniculitis
Affection rare, touchant surtout la femme, caractérisée par une atteinte nécrosante du tissu adipeux, avant tout hypodermique et souscutané, mais également profond, et devant faire rechercher une lésion pancréatique, tumorale ou non, d'ailleurs inconstante.
Elle se manifeste par des nodosités souvent supérieures à 5 cm de diamètre, chaudes, douloureuses, mal délimitées pouvant confluer en un grand placard à surface bosselée, atteignant les membres inférieurs, mais parfois aussi la paroi abdominale, les membres supérieurs, le visage, le cou et le thorax. Les éléments évoluent fréquemment vers une dépression recouverte d'une peau normale ou légèrement pigmentée. Des douleurs diffuses traduisent une extension du processus pathologique au tissu adipeux mésentérique, péricardique ou périrénal. L'évolution se fait par poussées fébriles de 2 à 3 semaines. L'examen histologique montre une atteinte des lobules adipeux traduite par une liponécrose aboutissant à la formation de lacunes s'entourant secondairement de macrophages qui se chargent en graisses; au dernier stade, les foyers de lipophagie sont remplacés par du tissu fibreux.
F. P. Weber, médecin britannique (1925); H. A. Christian, médecin interniste américain (1928)
paragranulome nodulaire l.m.
Lymphome ganglionnaire caractérisé par l’apparition de grandes cellules tumorales de type B au sein de follicules lymphoïdes homogénéisés par une pénétration des lymphocytes du manteau et par une augmentation des lymphocytes T.
Ces cellules tumorales ont un noyau ressemblant à un grain de popcorn et un immunophénotype différent de celui des cellules de Sternberg de la maladie de Hodgkin classique. Ce lymphome évolue lentement, parfois pendant 15 à 25 ans sans traitement ; il reste localisé et récidive dans le même territoire. Un lymphome malin à grandes cellules peut se développer à tout moment dans 10 à 20% des cas.
→ Hodgkin à prédominance lymphocytaire nodulaire (maladie de)