intestin pancréatique l.m.
→ duodénum
intestin primitif l.m.
primary intestine
Partie dorsale du lécithocèle secondaire s’invaginant dans l’embryon au cours de sa délimitation à la quatrième semaine de vie.
Il communique avec la vésicule ombilicale par l’intermédiaire du canal omphalomésentérique. Sa partie antérieure est fermée par la membrane pharyngienne, sa partie postérieure par la membrane cloacale.
maladies inflammatoires chroniques de l'intestin l.f.p.
inflammatory bowel disease
Regroupement des deux maladies inflammatoires du tube digestif : la maladie de Crohn et la rectocolite hémorragique.
Elles se caractérisent par des lésions inflammatoires ulcéreuses pouvant atteindre tout le tractus digestif pour la maladie de Crohn et par la localisation au colon et au rectum pour la rectocolite hémorragique. En France l’incidence serait d’environ 5000 par an et la prévalence d’environ 200.000. Les troubles peuvent survenir dans l’enfance (15%), plus souvent entre 20 et 30 ans : douleurs abdominales, diarrhée pouvant être hémorragique, rectorragie, vomissements, perte de poids. Des poussées, souvent fébriles, sont séparées par des périodes de rémission. L’endoscopie digestive avec prélèvements biopsiques permettent le diagnostic. Des complications peuvent survenir : occlusion intestinale, perforation et cancérisation et des manifestations périphériques peuvent se voir en cours d’évolution (arthrite inflammatoire). Ces affections semblent liées à une perturbation du système immunitaire avec des gènes de prédisposition et pourraient être favorisées par des facteurs environnementaux.
B. B. Crohn, gastro-entérologue américain (1932)
Sigle MICI
→ Crohn (maladie de), rectocolite hémorragique
nodules lymphatiques agrégés de l'intestin grêle l.m.p.
noduli lymphoidei aggregati intestini tenuis (TA)
aggregated lymphoid nodules of small intestine
Amas de follicules lymphoïdes situés dans la muqueuse de l’intestin grêle.
J. C. Peyer, anatomiste et médecin suisse (1677)
Syn. anc. follicules agminés, follicules lymphatiques de l’intestin grêle, plaques de Peyer
nodules lymphatiques solitaires de l'intestin grêle l.m.p.
noduli lymlphoidei solitarii intestini tenuis (TA)
solitary lymphoid nodules of small intestine
Nodules lymphoïdes isolés de la muqueuse de l’intestin grêle.
plexus sous-muqueux de l'intestin l.m.
plis circulaires de l'intestin grêle l.m.p.
plicae circulares intestini tenuis (TA)
circular folds of small intestine
Repli permanent de la muqueuse de l’intestin grêle.
T. Kerckring, anatomiste et médecin néerlandais (1640-1693)
Syn. anc. valvules conniventes, valvules de Kerckring
sous-séreuse de l'intestin grêle l.f.
tela subserosa intestini tenuis (TA)
subserosa of small intestine; subserous layer of small intestine
Tissu celluleux interposé entre la séreuse de l’intestin grêle et la paroi musculaire.
tunique séreuse de l'intestin grêle l.f.
tunica serosa intestini tenuis (TA)
serosa of small intestine ; serous coat of small intestine
syndrome de l'intestin court l.m.
Syn. syndrome du grêle court
[L1, L2]
Édit. 2018
barrière muqueuse l.f.
mucous barrier
Notion d'abord appliquée à la muqueuse gastrique et à sa capacité de résister à la digestion acidopeptique, par la suite étendue à la résistance à des agents toxiques pour la muqueuse.
Édit. 2017
barrière muqueuse gastrique l.f.
Couche protectrice de l'estomac composée par le mucus de surface adhérant aux cellules de l'épithélium superficiel, les cellules de l'épithélium superficiel capables de sécréter du mucus et des bicarbonates
Le mucus adhérant à la surface et les bicarbonates qui y diffusent sont parfois dénommés couche (ou barrière mucus-bicarbonates) ; la circulation capillaire sous-épithéliale à partir desquels des ions CO3H- diffusent dans le chorion, est à l'origine de la protection aux agents nécrosants agissant indépendamment de l'acide et de la pepsine.
Édit. 2017
barrière muqueuse œsophagienne l.f.
esophageal mucous barrier
Couche d'épithélium, composée d'une superposition d'une trentaine de couches de cellules malpighiennes non ou peu kératinisées reliées entre elles par des jonctions membranaires serrées.
Ces cellules sont aptes à excréter des ions Na+ dans les espaces intercellulaires pour neutraliser les ions H+ qui y pénètrent. Les ions CO3H-qui diffusent depuis le chorion participent également à la neutralisation des ions H+ dans les espaces intercellulaires.
Édit. 2017
demi-muqueuse n.f.
semimucous membrane
Zone de transition entre la peau et une muqueuse.
L'épiderme y est mince et transparent, peu kératinisé. Les formations pilaires et les glandes sudorales sont absentes. Quelques glandes sébacées peuvent être retrouvées.
division sous-muqueuse du voile l.f.
submucosa cleft of the soft palate
malformation congénitale par défaut de coalescence sur la ligne médiane des muscles du voile du palais.
Elle est marquée par un sillon médian antéropostérieur translucide et formée par l’accolement des deux muqueuses supérieure et inférieure du voile, une bifidité de la luette et une brièveté du voile. Elle est souvent décelée à l’occasion de troubles phonétiques.
fibrose orale sous-muqueuse l.f.
oral submucous fibrosis
Affection chronique de la cavité buccale à potentialité précancéreuse, observée surtout en Inde mais aussi dans d'autres régions d'Asie, avec développement insidieux d'une fibrose sous-épithéliale sur toute la muqueuse buccale, entrainant progressivement un trismus et la fermeture irréductible de la bouche.
L'amincissement épithélial associé sensibilise la muqueuse à des carcinogènes comme le tabac. On évoque le rôle étiopathogénique de certains piments alimentaires et du bétel.
→ trismus
[J1,F2,P3]
Édit. 2018
hamartome épithélial de la muqueuse buccale l.m.
epithelial hamartoma of the buccal mucous membrane
→ hamartome spongieux de la muqueuse buccale
[A3,F5,Q2,P3]
Édit. 2015
hamartome spongieux de la muqueuse buccale l.f.
white sponge nævus
Hyperplasie localisée de la muqueuse buccale, correspondant à une variété de kératose congénitale de la bouche.
La muqueuse jugale, site de prédilection, prend un aspect blanc-gris. Les lésions, exceptionnelles, sont légèrement papuleuses et se détachent par grattage. Il n'y a pas de traitement et aucune transformation maligne n'est décrite. Une transmission héréditaire selon un mode autosomique dominant est parfois observée. L'image histologique comporte une épaisse couche cornée parakératosique au-dessus d'un corps muqueux acanthosique fait de cellules claires. Cet aspect permet le diagnostic avec le leucœdème qui est acquis et non congénital.
A.B . Cannon, dermatologiste américain (1935)
Étym. gr. hamartein : se tromper , manquer
Syn. nævus de Cannon (obs.), nævus spongiosus albus mucosae (obs.), hamartome épithélial de la muqueuse buccale
[A3,F5,Q2,P3]
Édit. 2015
hyalinose cutanéo-muqueuse d'Urbach-Wiethe l.f.
hyalinosis cutis-mucosae, Urbach-Wiethe’s disease
Maladie héréditaire rare, à transmission probablement autosomique récessive, due au dépôt dans la peau, les muqueuses et certains organes, d'une substance hyaline, à l’origine de papules ou de petits nodules du visage, du cuir chevelu (avec alopécie), des faces d'extension des membres, ainsi que d’une atteinte du larynx (avec enrouement très précoce) et de manifestions neurologiques (crises convulsives et calcifications intracrâniennes).
A l’examen histologique, on observe des dépôts extracellulaires constitués d'éléments protéiques et d'éléments lipidiques, formant des bandes verticales intradermiques.
E. Urbach, dermatologue autrichien (1929) et C. Wiethe, otorinolaryngologiste autrichien (1924, 1929)
Étym. gr. hualos : transparent
Syn. lipoïdoprotéinose, Urbach et Wiethe (lipoïdoprotéinose d')
[Q2,J1,P1,H1]
Édit. 2015
muqueuse n.f.
mucous membrane, mucosa
Membrane tapissant les cavités naturelles de l’organisme, en particulier la bouche et les organes génitaux externes.
Les muqueuses qui intéressent le dermatologiste sont donc avant tout les muqueuses buccale et génitale et, plus spécialement, leur partie externe qui fait transition avec le revêtement cutané : cette partie la plus distale, qui est donc en contact avec l’extérieur et est plus sèche, prend le nom de demi- ou de semi-muqueuse, notamment sur les lèvres et le gland. L’épithélium d’une muqueuse de telles zones est de type stratifié, encore dit pavimenteux ou malpighien, mais sans couche cornée, cette dernière apparaissant progressivement, tout en restant toujours discrète, sur les demi-muqueuses. Il repose sur le chorion, équivalent du derme qui ne contient toutefois pas les annexes épidermiques.
Étym. lat. ; mucus : morve
muqueuse buccale l.f.
→ tunique muqueuse de la bouche
muqueuse de la trachée l.f.
→ tunique muqueuse de la trachée
muqueuse du pharynx l.f.
muqueuse nasale l.f.
muqueuse olfactive l.f.
tunica mucosa nasi (TA)
regio olfactoria, olfactory mucosa
Zone olfactive de la muqueuse pituitaire.
Elle occupe la partie supérieure de la cloison, la lame criblée, le cornet supérieur. Elle est de coloration jaune et d’aspect lisse, on lui donne parfois le nom de tache jaune.
Syn. région olfactive de la muqueuse du nez, Schultze (membrane de) (obs)