Nd Yag laser sigle angl. pour Neodymium YAG laser
ophtalmoscope laser à balayage l.
scanning laser ophthalmoscope (SLO)
Système ophtalmoscopique permettant d'obtenir une image de la surface rétinienne grâce à l'illumination par un faisceau laser mobile.
Comme son nom l'indique, ce dispositif est avant tout destiné à fournir une image du fond d'œil. Plusieurs innovations techniques permettent d'obtenir par cette technique des résultats en net progrès par rapport aux systèmes classiques. Il en résulte plusieurs avantages.
- L'illumination de la rétine par un faisceau laser réalisant un balayage type télévision (Webb - 1980) permet d'obtenir à la fois une forte illumination (concentration de la lumière laser) mais sans risque (le point laser, d'environ 10 micromètres de diamètre, "vole" sur la rétine et ne séjourne jamais sur un endroit quelconque).
- La stabilisation du faisceau de retour par son passage inverse dans le système (vibrant ou tournant) qui génère le balayage confère une considérable sensibilité du système (capacité de détecter quelques photons).
- Il y a possibilité d'utiliser plusieurs lasers, donc de réserver l'un d'entre eux à la réalisation de l'image rétinienne (p. ex. en infrarouge, n'entraînant aucune sensation visuelle pour le sujet) et d'utiliser un ou plusieurs autres faisceaux lasers pour produire des stimulations rétiniennes, que l'expérimentateur peut ensuite déplacer à volonté sur la rétine examinée. Stratégie d'exploration des images, électrophysiologie fine trouvent ici un remarquable champ d'applications.
- La confocalité permet, sur le faisceau de retour, la sélection du niveau d'observation de l'image choisie grâce à une filtration spatiale par un diaphragme conjugué du point d'éclairement rétinien. On peut donc réaliser de véritables coupes tomographiques débouchant sur des reconstructions tridimensionnelles.
R. H. Webb, ophtalmologiste américain (1980)
→ tomographie en cohérence optique
Édit. 2017
ophtalmoscope laser à balayage confocal l.m.
→ tomo-ophtalmoscope laser à balayage
Édit. 2017
reprographe laser l.m.
laser copying machine
En radiologie médicale, appareil permettant de reproduire, sur un film négatif ou un papier photographique, l'image numérisée de systèmes radiologiques modernes : fluoroscopie numérique, lecteur d'écran radioluminescent à mémoire, scanographe, appareil IRM, échographe, etc.
L'imprimante à faisceau laser est particulièrement bien adaptée à la reproduction d'une information numérique de haute définition sur un film négatif spécial.
Syn. imageur laser
→ imageur
scanner laser l.m.
laser scanner
Système de lecture d'un écran radioluminescent à mémoire à l'aide d'un faisceau laser analysant sa surface point par point.
L'émission lumineuse, proportionnelle à l'irradiation, est amplifiée par un photomultiplicateur et transmise à un convertisseur analogique-numérique afin d'être exploitée sur un circuit de télévision ou transcrite par un reprographe.
scanning laser ophtalmoscope l.m.
→ ophtalmoscope laser à balayage
sonde laser l.f.
laser tube
Sonde d'intubation trachéale adaptée à la chirurgie du larynx au laser.
Le rayonnement laser (CO2, Nd-YAG ou KTP) est utilisé pour traiter des lésions cicatricielles ou tumorales du larynx et de la trachée. L'énergie libérée par le rayon laser au contact d'un matériel inflammable peut en provoquer l’inflammation ou l’explosion.
Il existe des sondes laser spéciales, métalliques ou non : certaines se trouvent dans le commerce. Faute de mieux, pour se garantir du risque apporté par les sondes en caoutchouc ou en chlorure de polyvinyle, on peut utiliser une sonde ordinaire en l'entourant d'une protection métallique (papier d'aluminium ou feuille de cuivre). De même, le ballonnet doit être rempli avec du sérum physiologique.
L'utilisation du laser demande encore de ne pas utiliser de mélange comburant : la concentration d'O2 et de N2O ne doit pas dépasser au total 30% dans le mélange inhalé.
→ explosion (risque d'), laser chirurgical, laser (anesthésie lors de l'emploi du)
thermokératoplastie au laser l.f.
Sigle LTK
→ kératoplastie thermique au laser
tomoophtalmoscope laser à balayage l.m.
SLO confocal
Moyen d’exploration rétinienne associant un dispositif confocal à l’ophtalmoscope laser à balayage classique.
Il permet l’observation de coupes plus ou moins épaisses de la rétine. Des images en trois dimensions peuvent être obtenues par reconstitution à partir de coupes conjointes.
tomoophtalmoscope laser à balayage et à faisceau modulé l.m.
scanning laser tomograph with modulate beam
Ophtalmoscope laser à balayage particulier travaillant simultanément avec plusieurs lasers dont les intensités de faisceaux sont modulables.
Un des faisceaux a un rôle de stimulation, l’autre de visualisation. Cet appareil devient donc un outil d’exploration anatomofonctionnelle précise et quantifiable.
adénofibromyome prostatique l.m.
prostatic adenofibromyoma
[F5,M]
Édit. 2017
adénomectomie prostatique l.f.
prostatic adenomectomy
Ablation d'un adénome prostatique.
Cette ablation peut être chirurgicale (à ciel ouvert) ou endoscopique. Cependant l'usage fait du terme d'adénomectomie le synonyme d'ablation chirurgicale de l'adénome. Celle-ci peut être réalisée par voie hypogastrique transvésicale ou par voie rétropubienne. Les voies périnéale, sacrococcygienne ou coccypérinéale ont été abandonnées. La voie transuréthrale est celle de la résection endoscopique.
Quelle que soit la voie d'abord choisie et la technique employée, l'adénomectomie prostatique se contente d'enlever le tissu pathologique de l'adénome et laisse en place le tissu prostatique périphérique sain, s'arrêtant au plan de clivage qui les sépare, et ne méritant donc aucunement le terme de prostatectomie trop souvent employé à tort. Son but est de restaurer des mictions sans obstacle. Elle respecte le sphincter strié de l'urèthre mais enlève le sphincter lisse inclus dans l'adénome, créant donc des éjaculations rétrogrades. Mais elle n'altère en aucune façon la fonction érectile. Ses complications, maintenant très réduites, étaient l'hémorragie de la période per- et péri-opératoire, l'infection et les troubles de la continence ensuite.
Étym. gr. adên : glande ; ome : tumeur
→ résection endoscopique de prostate
[M2]
Édit. 2017
adénomectomie prostatique rétropubienne l.f.
retropubic adenomectomy
Ablation chirurgicale de l'adénome prostatique par la voie rétropubienne.
Cette opération incise la paroi abdominale hypogastrique sus-pubienne, passe en avant de la vessie sans l'ouvrir, aborde la face antérieure de la prostate, en incise la capsule et énuclée l'adénome, répare ensuite la coque prostatique sur drainage.
T. J. Millin, Sir, chirurgien britannique (1945)
Étym. gr. adên : glande ; ome : tumeur
Syn. opération de Millin
[M2]
Édit. 2017
adénomectomie prostatique transvésicale l.f.
transvesical prostatectomy
Ablation chirurgicale de l'adénome prostatique par la voie hypogastrique transvésicale.
L'opération ouvre la paroi abdominale hypogastrique puis la vessie par cystotomie ; elle franchit la cavité vésicale et ouvre le plancher de la vessie pour permettre l'énucléation de l'adénome et son ablation. Elle s'adresse en principe aux adénomes de gros volume, non justiciables d'une résection endoscopique. Les techniques ont évolué au cours des années : l'intervention initiale était celle de Freyer, totalement abandonnée au profit des adénomectomies chirurgicales à ciel ouvert. Celles-ci permettent la section nette aux ciseaux de l'urèthre sus-montanal, l'hémostase et la réparation des berges de la loge, et enfin l'hémostase de la loge prostatique elle-même, qui peut faire appel à de nombreuses variantes techniques.
Étym. gr. adên : glande ; ome : tumeur
→ adénomectomie prostatique, Denis (technique de), Hryntschak (technique de), résection endoscopique de prostate
[M2]
Édit. 2017
adénome prostatique l.m.
prostatic hypertrophy
Hyperplasie dystrophique, d'origine hormonale, du tissu prostatique dans ses divers constituants, glandulaire, fibreux et musculaire, pouvant aboutir à une tumeur bénigne.
L'hyperplasie siège avec prédilection au niveau de la zone intermédiaire para-urétrale. La prostate hyperplasique a typiquement un aspect nodulaire ; les nodules qui s'individualisent portent le nom de sphéroïdes ; ils sont limités par une coque fibreuse ; ils sont fibromyoadénomateux ou constitués par un contingent tissulaire prédominant, voire unique ; ils peuvent être microkystiques, les microkystes correspondant à des acinus glandulaires dilatés.
Étym. gr. adên : glande ; ome : tumeur
Syn. fibroadénome prostatique
[F5,M2]
Édit. 2018
adénomite prostatique n.f.
prostatitis
Poussée congestive ou inflammatoire d'un adénome prostatique, liée à des phénomènes vasomoteurs au sein d'une lésion souvent très vascularisée, provoquant augmentation du volume de la glande, douleur, accentuation des troubles mictionnels pouvant aller jusqu'à la rétention aigüe.
Les causes en sont souvent diététiques et comportementales : repas festif, ingestion d'alcool, position assise ou immobilité prolongées.
[F5,M2]
Édit. 2018
adénose prostatique l.f.
atypical adenomatous hyperplasia of the prostate (AAH)
Ensemble d'atypies cellulaires, qualifiées d'hyperplasie ou de dysplasie, survenant dans le parenchyme prostatique et considérées soit comme une variété d'hypertrophie bénigne, soit comme des lésions précancéreuses.
Étym. gr. adên : glande ; ose : affection chronique
[F2,F5,M2,M3]
Édit. 2017
capsule prostatique l.f.
capsula prostatica (TA)
capsule of prostate
Eléments fibro-élastiques très lâches dans lesquels cheminent les éléments vasculo-nerveux destinés à la prostate.
Cette capsule sépare la coque prostatique des parois de la loge prostatique. Elle est surtout épaisse latéralement et en arrière.
A. A. Retzius, anatomiste suédois (1845)
Syn. anc. gaine celluleuse de la prostate ; zone de Retzius
[A1,M3]
Édit. 2015
caverne prostatique l.f.
Lésion cavitaire creusée dans le parenchyme prostatique par l'infection tuberculeuse.
Elle est formée, comme dans le parenchyme pulmonaire, par l'élimination du caseum vers la voie excrétrice, après la phase de ramollissement.
[M3,D1]
concrétion prostatique l.f.
[M3]
coque prostatique l.f.
Ensemble du tissu prostatique normal laissé en place après l'ablation d'un adénome ; il se présente morphologiquement comme une coque vide.
La coque prostatique représente en fait l'ensemble des structures prostatiques périphériques refoulées par l'adénome, avec une condensation cellulaire interne qui forme avec la capsule de l'adénome le plan de clivage qui autorise l'énucléation.
[M2]
couche circulaire de la tunique musculaire de l'urèthre prostatique l.f.
stratum circulare tunicae muscularis urethrae prostaticae (TA)
circular layer of muscular layer of prostatic urethra
→ tunique musculaire de l'urèthre prostatic
[A1,M3]
Édit. 2015
couche longitudinale de la tunique musculaire de l'urèthre prostatique l.f.
stratum longitudinale tunicae muscularis urethrae prostaticae (TA)
longitudinal layer of muscular layer of prostatic urethra
→ tunique musculaire de l'urèthre prostatic
[A1,M3]
cryothérapie prostatique l.f.
prostatic cryotherapy
Traitement du tissu prostatique par le froid, utilisé dans certains cas d'adénome ou d'adénocarcinome.
Cette technique consiste à introduire une cryosonde dans l'urèthre prostatique, et grâce à l'azote liquide obtenir un abaissement de température du tissu prostatique à -80°C, provoquant sa nécrose secondaire. Après une phase inflammatoire imposant un drainage sus-pubien des urines, les mictions reprennent avec l'élimination des débris tissulaires prostatiques.
Utilisée pour le traitement d'adénomes prostatiques de moins de 50 g, ou de façon palliative dans les adénocarcinomes évolués obstructifs, la méthode avait l'avantage d'être peu agressive et de ne nécessiter aucune anesthésie. En fait ses nombreux inconvénients (rétention prolongée, incontinence, fistules uréthrorectales, nécessité fréquente d'une résection endoscopique complémentaire) l'ont fait abandonner par la quasi-totalité des équipes.
[G5,M3]
dilatation prostatique au ballon l.f.
prostatic balloon dilation (PBD)
Traitement mécanique de l'obstruction cervico-uréthrale de l'adénome prostatique par dilatation, obtenue grâce à un ballonnet introduit par voie endo-uréthrale et gonflé à haute pression.
La dilatation rompt la commissure antérieure de l'adénome et peut-être les fibres conjonctives intraparenchymateuses de façon analogue à l'ancienne divulsion prostatique. Les résultats de cette méthode se sont avérés décevants.