mésovarium n.m.
mesovarium (TA)
mesovarium
Repli péritonéal très court qui unit le bord antérieur de l’ovaire à la face postérieure du ligament large.
Il fait suite en dehors au ligament utéro-ovarien et constitue avec lui l’aileron postérieur du ligament large.
Syn. anc. aileron postérieur du ligament large
muscle oblique interne de l'abdomen l.m.
musculus obliquus internus abdominis (TA)
internal oblique of abdomen
Muscle de la paroi antérolatérale de l'abdomen, aplati, triangulaire, appliqué sur le muscle transverse qu'il recouvre presque entièrement.
Il nait des trois quarts antérieurs de la crête iliaque, de l’épine iliaque antérieure et supérieure, du tiers externe du ligament inguinal et, par son fascia d’insertion, élément constituant du fascia thoraco-lombal, des processus épineux de la dernière vertèbre lombaire et de la première vertèbre sacrée. Il s'étale en éventail pour se terminer pour ses fibres postérieures sur le sommet des quatre derniers cartilages costaux ; pour ses fibres moyennes, par un large fascia d’insertion qui se continue jusqu’à la ligne blanche ; dans les deux tiers ou les trois quarts supérieurs de la hauteur du muscle droit de l’abdomen, cette lame tendineuse se divise le long du bord latéral de ce muscle en deux feuillets : l’un antérieur s’unit à l’aponévrose du muscle oblique externe de l’abdomen, l’autre, postérieur, s’accole au fascia antérieur du muscle transverse et passe en arrière du muscle droit ; au niveau du tiers ou du quart inférieur du muscle droit, le fascia d’insertion du muscle oblique interne s’unit seulement au fascia d’insertion du muscle oblique externe et passe tout entier en avant du muscle droit ; les fibres inférieures qui naissent du ligament inguinal passent au-dessus puis en arrière du cordon spermatique ou du ligament rond de l’utérus, unies aux fibres du muscle transverse avec lesquelles elles constituent la faux inguinale qui s’attache à la symphyse pubienne, au pubis et au pecten du pubis. Il abaisse les côtes, fléchit le thorax, comprime les viscères abdominaux. Il est innervé par des rameaux des derniers nerfs intercostaux et par les nerfs ilio-hypogastrique et ilio-inguinal.
Syn. anc. muscle petit oblique de l’abdomen
pentade traumatique du genou l.f.
Lésion traumatique des ligaments du genou intéressant les 2 ligaments croisés, un ligament latéral, la capsule et la coque condylienne et un ménisque homologue du ligament latéral déchiré.
On distingue donc les pentades externes, les pentades internes. Le terme de "pentade malheureuse" a été donné par A. Trillat, 1957, par analogie au terme de "triade malheureuse" donné par Don O'Donoghue pour les lésions du genou n'intéressant qu'un seul ligament croisé.
A. Trillat, chirurgien orthopédiste français (1957)
Syn. pentade malheureuse
processus coracoïde l.m.
processus coracoideus (TA)
coracoid process
Volumineux processus coudé, implanté sur la face supérieure du col de la scapula, en dedans du tubercule supra-glénoïdien et en dehors de l’incisure scapulaire du bord supérieur de l’os.
Il donne insertion au ligament conoïde et au ligament trapèzoïde ainsi qu’au ligament coraco-huméral et aux muscles petit pectoral, coraco-brachial et au chef court du muscle biceps brachial.
Syn. anc. apophyse coracoïde
tendon conjoint l.m.
tendo conjonctivus, falx inguinalis (TA)
conjoint tendon, inguinal falx
Masse terminale commune des fibres des muscles transverse de l’abdomen et oblique interne de l’abdomen qui, nées de la partie latérale du ligament inguinal, passent au-dessus et en arrière du cordon spermatique ou du ligament rond de l’utérus et se fixent au pubis et à la symphyse pubienne en avant du muscle droit de l’abdomen, au tubercule pubien et à la crête pubienne par l’intermédiaire du ligament lacunaire.
Le tendon conjoint n’est en réalité tendineux qu’à sa partie toute terminale ; il est musculaire sur la plus grande partie de son trajet. Les deux plans musculaires, muscle oblique interne de l’abdomen en avant et muscle transverse de l’abdomen en arrière, sont le plus souvent simplement accolés et aisément dissécables.
Syn. faux inguinale
amphiarthrose n.f.
amphiarthrosis (TA)
amphiarthrosis
Jointure semimobile dont les surfaces osseuses sont unies par du tissu fibrocartilagineux, le ligament interosseux et par des ligaments périarticulaires.
Au sein du ligament interosseux peut se développer une cavité articulaire. Les articulations entre les corps vertébraux en sont l'exemple caractéristique. Il s'agit d'une articulation à mobilité réduite.
Syn. anc. articulation semi-mobile, articulation cartilagineuse, hémiarthrose, symphyse
[A1]
Édit. 2020
Amreich (opération d') l.f.
Amreich’s operation
Fixation chirurgicale du dôme vaginal au grand ligament sacrosciatique, par voie vaginale ou abdominale, pour la cure du prolapsus vaginal après hystérectomie.
On peut lui préférer la fixation au petit ligament sacrosciatique du dôme vaginal, par voie basse, l'intervention de Richter.
I.A. Amreich, gynécologue autrichien(1951)
[N2,O3]
Édit. 2017
analgésie péridurale l.f.
epidural analgesia
Analgésie locorégionale, par infiltration de l'espace rachidien épidural avec un anesthésique local.
Elle consiste en la mise en place par voie lombaire inter-épineuse d'un cathéter souple dans l'espace épidural, situé entre le ligament jaune et la dure-mère. Cet espace est repéré, après ponction transcutanée sous anesthésie locale, par la technique du mandrin liquide qui recherche la perte de résistance à la pression dans l'espace péridural après franchissement du ligament jaune. Des anesthésiques locaux ou des morphiniques sont injectés dans cet espace visant à la suppression des afférences nociceptives en limitant le bloc moteur. Le cathéter permet des réinjections itératives. Technique d'analgésie obstétricale la plus employée concernant plus de 80% des accouchements dans certaines maternités, elle a aussi ses indications en chirurgie gynécologique ou en cancérologie et, en fonction du niveau métamérique d'analgésie recherché, la ponction peut se faire en région lombaire, dorsale, voire cervicale. Enfin, dans certaines indications particulières d'analgésie prolongée, le cathéter peut être implanté en sous-cutané (en langage courant « péridurale tunnelisée »).
Étym. gr. an, privatif; algos: douleur
Syn. analgésie épidurale
[B3,G1,G3 ,G5]
Édit. 2017
anneau inguinal superficiel l.m.
anulus inguinalis superficialis (TA)
superficial inguinal ring
Orifice par lequel la paroi antérieure du canal inguinal s’ouvre dans les tissus sous-cutanés de la paroi abdominale antérieure, au-dessus et en dehors du tubercule pubien, au-dessus de l’extrémité médiale du ligament inguinal.
Il est compris entre deux faisceaux tendineux du muscle oblique externe de l’abdomen : latéralement le pilier latéral qui se fixe au tubercule pubien du même côté, en dedans le pilier médial qui se fixe au tubercule pubien du côté opposé. Cet orifice est allongé de haut en bas et de dehors en dedans. Son extrémité supérieure et latérale, effilée, est arrondie par des fibres arciformes médiales naissant du muscle oblique externe de l’abdomen du côté opposé : les fibres intercurales. Il livre passage aux éléments du cordon inguinal chez l’homme, au ligament rond chez la femme.
Syn. anneau inguinal externe (impropre), orifice superficiel du canal inguinal
[A1, L2]
Édit. 2020
anse de seau l.f.
bucket handle
Lésion traumatique d’un ménisque du genou, retenu à ses deux extrémités par ses points fixes d’insertion antérieur et postérieur et libre dans sa partie moyenne par désinsertion périphérique ou rupture longitudinale.
Le ménisque médial est le plus souvent atteint ; entre ses deux insertions, la partie médiane intermédiaire peut se luxer dans l’échancrure intercondylienne ; son interposition entre le condyle fémoral et le plateau tibial provoque un blocage douloureux des mouvements du genou qui reste en demi-flexion. Au cours du traumatisme en cause la lésion méniscale peut être associée à d’autres lésions capsulo-ligamentaires en particulier du ligament collatéral tibial ( lig .latéral interne) et du ligament croisé antérieur.
[I2]
Édit. 2017
aponévrose plantaire moyenne l.f.
middle aponeurosis plantaris
Lame aponévrotique nacrée et très résistante qui ferme la loge plantaire moyenne.
Fixée en arrière au calcanéum et en avant aux articulations métatarso-phalangiennes, elle se continue latéralement par les aponévroses plantaires médiales et latérales. Comme l’aponévrose palmaire moyenne, elle est constituée de fibres longitudinales, renforcées au niveau des cinq bandelettes prétendineuses et de fibres transversales, plus nombreuses à sa partie antérieure où elles forment le ligament métatarsien transverse superficiel et un ligament interdigital.
arc branchial l.m.
arcus branchialis
Chacun des éléments en relief de l’appareil branchial de l’embryon formant des bandes ou bourrelets mésenchymateux dorso-ventraux entre l’ectoblaste cervical et l’entoblaste pharyngien.
Chez l’Homme, il persiste quatre arcs branchiaux bien individualisés alors que les 5ème et 6ème le sont incomplètement du 4ème. Les arcs branchiaux sont séparés par les poches branchiales ecto- et entoblastiques.
Chaque arc branchial, parcouru par l’arc aortique correspondant, est pénétré par une crête neurale céphalique. Ces arcs participent à l’édification du squelette et des muscles striés du splanchnocrâne et lui véhiculent son innervation.
Le 1er arc ou arc mandibulaire donne, par le cartilage quadrilatère, l’enclume et, par le cartilage de Merckel, le marteau, le ligament sphénomandibulaire ainsi qu’une partie de la mandibule. Au sein de son mésenchyme s’individualise les muscles masticateurs (m. temporal, m. masséter, m. ptérygoïdiens), le ventre antérieur du muscle digastrique, le muscle tenseur du voile du palais et le muscle tenseur du tympan. Il véhicule le nerf mandibulaire, branche du nerf trijumeau (V).
Le 2ème arc ou arc hyoïdien donne le stapes, le processus styloïde de l’os temporal, le ligament stylohyoïdien, la petite corne et la partie crâniale du corps de l’os hyoïde. Au sein de son mésenchyme s’individualisent les muscles buccinateur et auriculaires, le ventre frontal du muscle occipitofrontal, les muscles orbiculaires de la bouche et de l’œil, le ventre postérieur du muscle digastrique, le muscle stylohyoïdien et le muscle stapédien. Il véhicule le nerf facial (VII).
Le 3ème arc donne la grande corne et la partie caudale du corps de l’os hyoïde. Au sein de son mésenchyme s’individualise le muscle stylopharyngien. Il véhicule le nerf glossopharyngien (IX).
Le 4ème arc, auquel s’adjoignent les éléments des 5ème et 6ème arcs, donne les cartilage du larynx. Au sein de son mésenchyme s’individualisent les muscles tenseurs et élévateurs du voile du palais, les muscles constricteurs du pharynx, le muscle cricothyroïdien et l’ensemble des muscles du larynx. Le 4ème arc véhicule le nerf laryngé supérieur et le 6ème arc le nerf laryngé récurrent.
Une anomalie de développement du 2ème arc est à l’origine de la constitution des fistules branchiales.
→ appareil branchial, poche branchiale, fistule branchiale, sinus branchial
artère du ligament rond de l'utérus l.f.
arteria ligamenti teretis uteri (TA)
artery of round ligament of uterus
Branche issue de l’artère épigastrique inférieure qui descend dans le canal inguinal par la gaine fibreuse du ligament rond.
Elle se perd dans l’épaisseur des grandes lèvres où elle s’anastomose avec l’’artère honteuse externe. Elle donne un rameau qui s’anastomose avec le rameau du ligament rond de l’artère utérine.
artère splénique l.f.
arteria splenica ; arteria lienalis (TA)
splenic artery
Branche terminale la plus volumineuse du tronc cœliaque.
Elle gagne la face postérieure du pancréas près de son bord supérieur qu’elle suit jusqu’à l’extrémité caudale de la glande en décrivant des sinuosités. Elle franchit le bord supérieur en avant de l’extrémité caudale et passe dans le ligament pancréatico-liénal. Elle se divise au voisinage du hile de la rate en deux branches terminales craniale et caudale. Elle fournit au cours de son trajet l’artère gastro-épiploïque gauche, des rameaux au pancréas, des rameaux aux nœuds lymphatiques spléniques et des vaisseaux courts pour l’estomac par le ligament gastro-liénal dont l’un, l’artère tubérositaire postérieure (de Rio Branco), irrigue la face postérieure du fundus de l’estomac jusqu’au cardia.
L. Farabeuf, chirurgien et anatomiste français,membre de l'Académie de médecine (1841-1910)
Syn. artère liénale, artère gastro-splénique de Piquand, artère pancréatico-spléno-gastrique de Farabeuf
[A1]
Édit. 2
articulation de la tête costale l.f.
articulatio capitis costae (PNA)
joint of head of rib
Articulation reliant la tête d'une côte à la dépression en forme d'angle dièdre, formée par l'hémifacette articulaire costale inférieure de la vertèbre susjacente, l'hémifacette costale supérieure de la vertèbre thoracique sousjacente et le segment du disque intervertébral correspondant.
Elle est formée par deux arthrodies que sépare le ligament intra-articulaire de la tête costale. Ces deux articulations communiquent souvent en arrière du fait de l'absence de la partie postérieure du ligament.
Syn. anc. articulation costovertébrale proprement dite.
articulation tibio-fibulaire distale l.f.
articulatio tibiofibularis distalis (PNA)
Amphiarthrose qui unit l’incisure fibulaire du tibia et le segment supérieur rugueux de la face articulaire médiale de la malléole latérale de la fibula.
Solidarisées par un ligament interosseux et deux ligaments ventral et dorsal, ces deux surfaces sont séparées dans leur partie distale, sous le ligament interosseux, par un prolongement supérieur de la synoviale et de la cavité articulaire de l’articulation talo-crurale.
Syn. anc. articulation péronéo-tibiale inférieure ; syndesmose tibio-fibulaire ; syndesmose péronéo-tibiale
bord inférieur du foie l.m.
margo inferior hepatis (TA)
inferior border of liver
Bord très aigu qui sépare en bas et en avant les faces supérieure et inférieure du foie.
Il présente de gauche à droite deux échancrures : l’incisure du ligament rond située à l’extrémité antérieure de la fissure du ligament rond et une échancrure plus large répondant à l’extrémité antérieure de la fossette de la vésicule biliaire.
Édit. 2017
cartilage triticé l.m.
cartilago triticea (TA)
triticeal cartilage
Nodule cartilagineux inconstant inclus à la partie moyenne du ligament thyro-hyoïdien latéral.
Il représenterait, avec le ligament, le reliquat du squelette du quatrième arc branchial.
[A1,A2]
Édit. 2015
Castaing (classification des entorses tibio-tarsiennes latérales) l.f.
Classification des entorses latérales de l’articulation tibio-tarsienne, ligamentaires pures et
récentes.
Elle est basée sur l’examen clinique et confirmé par l’imagerie médicale si elle est nécessaire ; elle comprend quatre degrés (ou grades) selon la localisation et l’importance des lésions des ligaments latéraux de l’articulation tibio-tarsienne : - faisceau antérieur : ligament talo-fibulaire antérieur (LTFA) ; faisceau moyen : ligament calcanéo-fibulaire : (LCF) ; faisceau postérieur : lig. talo-fibulaire postérieur (LTFP)
- grade 0 : élongation sans rupture du LTFA ; douleur et gonflement local modéré avec
peu ou pas de déficit fonctionnel ;
- grade I : rupture partielle ou totale du LTFA ; douleur et gonflement local et limitation
des mouvements ;
- grade II : rupture des ligaments LTFA et LCF) avec deux sous-groupes : groupe II
faible : rupture partielle du LCF, groupe II fort : rupture totale du LCF ;
- grade III : rupture des trois faisceaux : LTFA, LCF et LTFP avec deux sous-groupes :
gr. III faible : rupture partielle du LTFP, gr. III fort : rupture totale du LTFP.
Dans les groupes II et III les douleurs sont importantes, le gonflement et l’œdème, un
hématome en « œuf de pigeon » sous-malléolaire apparaissent rapidement, une laxité
ou un déplacement articulaire sont fonction de l’importance des ruptures ligamentaires.
Cette classification est plus précise que celle de O’Donoghue qui les classe en : bénigne
par élongation du LTFA, moyenne, par rupture partielle du LTFA et grave par
rupture complexe de deux ou trois ligaments : LTFA ± LCF, ± LTPF.
J. Castaing et J. Delplace, chirurgiens orthopédistes français (1972),
[I2]
cavité laryngée l.f.
cavitas laryngis (TA)
laryngeal cavity
Segment du conduit aérifère interposé entre la partie buccale du pharynx en haut et la trachée en bas.
La surface interne du larynx présente de chaque côté, vers sa partie moyenne, deux replis superposés dirigés d’avant en arrière : le pli vestibulaire et le pli vocal.
Le pli vestibulaire, proximal, s’étend de l’angle rentrant du cartilage thyroïde au cartilage aryténoïde. Aplati de haut en bas il a deux faces, supérieure qui regarde en haut et en dedans et inférieure qui regarde en bas et en dehors. Son bord médial est libre. Il contient dans son épaisseur le ligament thyro-aryténoïdien supérieur et quelques faisceaux musculaires.
Le pli vocal, distal, va de l’angle rentrant du cartilage thyroïde au processus vocal du cartilage aryténoïde. Prismatique triangulaire on lui décrit deux faces libres, l’une supérieure horizontale, l’autre inféro-médiale. Son bord libre médial déborde en dedans le pli ventriculaire. Le pli vocal contient dans son épaisseur le ligament thyro-aryténoïdien inférieur le long de son bord médial et la couche médiale du muscle thyro-aryténoïdien inférieur.
Ces deux plis divisent la cavité laryngée en trois étages : un étage supérieur, le vestibule du larynx, au-dessus du bord libre du pli ventriculaire ; un étage moyen compris entre les deux plis de la cavité du larynx se prolongeant de chaque côté par le ventricule du larynx ; un étage inférieur sous-glottique étendu du pli vocal à l’orifice supérieur de la trachée.
La glotte est l’orifice compris entre les bords libres des deux plis vocaux. En laryngoscopie le pli vocal déborde en dedans le pli ventriculaire ce qui en permet l’exploration.
[A1,P1]
Édit. 2015
corde vocale cicatricielle l.f.
vocal cord scarring, vocal cord atrophy
Adhérence fibreuse entre l’épithélium et le ligament cordal à l’origine d’une dysphonie importante.
La corde vocale cicatricielle est immobile en laryngostroboscopie. Elle est le plus souvent secondaire, lors d’un acte chirurgical, à une résection partielle du ligament vocal à l’origine d’une encoche de la corde.
Syn. atrophie cordale
[P1]
Édit. 2015
cordon spermatique l.m.
funiculus spermaticus (TA)
spermatic cord
Pédicule vasculonerveux et déférentiel qui suspend le testicule et l’épididyme à la paroi abdominale.
Il est sous-cutané, situé en avant du pubis entre le pole supéro-antérieur du testicule et l’anneau inguinal. Il est contenu à l’intérieur de la tunique fibreuse du scrotum. Il se compose de tous les éléments qui vont ou viennent du testicule et de l’épididyme : conduit déférent, artère et veines testiculaires, lymphatiques testiculaires, nerfs testiculaires et ligament péritonéo-vaginal (ligament de Cloquet).
[A1,M3]
Édit. 2015
corne utérine l.f.
uterine horn
Partie du muscle utérin où s'abouche la trompe de Fallope, sur l'ostium uterinum.
Les cornes utérines se trouvent à la jonction des faces antérieure et postérieure du fond et des bords latéraux de l'utérus. A la face externe de l'organe convergent le ligament utéro-ovarien et le ligament rond. Le terme de corne utérine est tiré de l'embryologie, la fusion des canaux müllériens laissant persister comme deux cornes séparées sur le fond utérin.
G. Fallope, anatomiste italien (1523-1562)
[A1,O3]
Édit. 2015
corps adipeux infrapatellaire l.m.
corpus adiposum infrapatellare (TA)
infrapatellar fat pad
Masse graisseuse située en arrière du ligament patellaire et de la partie non articulaire de la patella, et au-dessus de l’aire intercondylienne antérieure.
Elle se prolonge vers la partie inférieure des bords latéraux de la patella par les plis alaires et vers l’extrémité antérieure de la fosse intercondylienne par le pli synovial infrapatellaire. Elle est isolée de la cavité articulaire par un revêtement synovial. Lorsque le corps adipeux infrapatellaire et son revêtement synovial se prolongent jusqu’au ligament croisé antérieur du genou, ils forment une cloison sagittale, le septum médian du genou. Le corps adipeux infrapatellaire joue, dans les mouvements de flexion-extension du genou, le rôle d’une volumineuse frange synoviale.
H. Vallois, anatomiste et anthropologiste français (1889-1981)
Syn. anc. paquet adipeux antérieur du genou, paquet adipeux sous-rotulien de Vallois
[A1]
Édit. 2015
Cruveilhier-Baumgarten (syndrome de) l.m.
Cruveilhier-Baumgarten’s syndrom, caput medusae
Syndrome caractérisé par des anastomoses portocaves spontanées de gros calibre, unissant la branche gauche de la veine porte aux veines de la paroi abdominale par l'intermédiaire de veines du ligament rond et se terminant au niveau de l'ombilic par un réseau tumoral dit en "tête de méduse".
Un souffle vasculaire continu, de type veineux, peut être entendu en regard du ligament rond. La veine ombilicale reperméabilisée participe habituellement aux anastomoses. Ce syndrome traduit à la fois l'hypertension portale et la perméabilité de la veine porte et de sa branche gauche.
J. Cruveilhier, anatomopathologiste français, membre de l’Académie nationale de médecine (1829) ; P. von Baumgarten, anatomopathologiste allemand (1907) ; M. Pégot, anatomiste français (1833)
Syn. caput medusae
[K4,L1]