organe juxta-oral l.m.
organum juxtaorale (TA)
juxta-oral organ
Petit prolongement de tissu glandulaire dans la région postéro-inférieure de la glande parotide.
Long de dix à quatorze millimètres et d’un diamètre de deux millimètres, il est situé en dehors du muscle buccal dans chacune des joues. Il est constitué d’un cordon ramifié central de parenchyme épithélial entouré d’un tissu conjonctif particulièrement riche en fibres nerveuses. Initialement reconnu par Chievitz comme une structure rudimentaire qui disparait au cours du développement embryonnaire avant la naissance, il a été prouvé par Zenker que cette formation peut être trouvée fréquemment chez l’adulte.
J. H. Chievitz, anatomiste danois (1885), W. Zenker, anatomiste autrichien (1953)
Étym. gr. organon : instrument de travail, organe
Syn. anc. organe de Chievitz
[A1]
Édit. 2019
organe olfactif l.m.
organum olfactorium, organum olfactus (TA)
olfactory organ
Organe sensoriel récepteur de l’olfaction constitué par la partie olfactive de la tunique muqueuse du nez et par les glandes olfactives.
Étym. gr. organon : instrument de travail, organe
Édit. 2017
organe paraventriculaire l.m.
→ organe vasculaire de la lame terminale
Édit. 2017
organe pectiné l.m.
Structure mycélienne présentant des bourgeons latéraux successifs, lui donnant l’aspect d’un peigne.
Étym. gr. organon : instrument de travail, organe
Édit. 2017
organe sous-commissural de Dendy et Nicholls l.m.
F. Nicholls, anatomiste et médecin britannique (1699-1778) ; A. Dendy, zoologiste britannique (1865-1925)
Édit. 2017
organe spiral l.m.
organum spirale (TA)
spiral organ
Organe sensoriel de l’audition qui repose sur la membrane spirale du conduit cochléaire.
C’est un épaississement différencié de l’épithélium de la membrane basilaire au sein duquel on distingue des cellules de soutien et des cellules sensorielles. Les cellules de soutien sont constituées par les piliers de l’organe spiral qui délimitent le tunnel de l’organe spiral, et des cellules de soutènement, les cellules de Deiters et les cellules de Claudius. Les cellules sensorielles auditives ciliées de l’organe spiral sont disposées en une seule rangée en dedans du tunnel de l’organe spiral et en quatre rangées en dehors ; elles sont supportées par les cellules de Deiters. Les cils du pôle supérieur des cellules sensitives auditives s’encastrent dans les mailles de la membrane réticulée de l’organe spiral et entrent en rapport avec les pertuis de la membrana tectoria du conduit cochléaire.
Étym. gr. organon : instrument de travail, organe
Syn. anc. organe de Corti
→ piliers de l'organe spiral, tunnel de l'organe spiral, cellules de Deiters, cellules de Claudius, membrana tectoria du conduit cochléaire
Édit. 2017
organe subcommissural l.m.
organum subcommissurale (TA)
subcommissural organ
Formation de l’épithélium épendymaire du troisième ventricule, située à la face inférieure de la commissure épithalamique.
Elle est retrouvée chez de nombreux mammifères, chez l’embryon humain et chez l’enfant durant sa première année. Elle est constituée par un épithélium pluristratifié et repose sur un tissu spongio-fibrillaire très vascularisé. Ces cellules épendymaires élaborent des produits colloïdes. Leur rôle est mal connu.
F. Nicholls, anatomiste et médecin britannique (1699-1778)
Étym. gr. organon : instrument de travail, organe
Syn. anc. organe sous-commissural de Dendy et Nicholls
Édit. 2017
organe subfornical l.m.
organum subfornicale (TA)
subfornical organ
Organe épendymaire du troisième ventricule, situé sous la paroi antérieure, entre les colonnes du fornix.
T. J. Putnam, neurologue américain (1922)
Étym. gr. organon : instrument de travail, organe
Syn. anc. organe subfornical de Putnan et Pines
Édit. 2017
Putnam et Pines (organe subfornical de) l.m.
T. J. Putnam, neurologue américain (1922) ; J. L. Pines, neurologue allemand (1926)
Syn. organe subfornical
[A1]
Édit. 2019
organe vestibulo-cochléaire l.m.
organum vestibuloccochleare (TA)
vestibulocochlear organ
Organe stato-acoustique situé dans l’oreille interne.
Il est constitué du labyrinthe osseux, du labyrinthe membraneux, du labyrinthe vestibulaire et du labyrinthe cochléaire.
Étym. gr. organon : instrument de travail, organe
→ labyrinthe osseux, labyrinthe membraneux, labyrinthe vestibulaire, labyrinthe cochléaire.
Édit. 2017
organe voméro-nasal l.m.
organum vomeronasale (TA)
vomeronasal organ
Diverticule de la cavité nasale chez les vertébrés supérieurs.
Il s’enfonce, de chaque côté, d’avant en arrière, dans le septum nasal. Il se termine en cul de sac. Il régresse chez l’embryon humain.
L. Jacobson, anatomiste et médecin danois, membre de l'Académie de médecine (1783-1843)
Étym. gr. organon : instrument de travail, organe
Syn. anc. organe de Jacobson
Édit. 2017
organe spiralé de Corti l.m.
Corti’s organ, acoustic papilla
Formation réceptrice cochléaire contenant les cellules ciliées sensibles, située dans le canal cochléaire.
A. Corti, anatomiste italien (1851)
Étym. gr. organon : instrument de travail, organe
[A1,P1]
Édit. 2017
piliers de l'organe spiral l.m.p.
Eléments cellulaires de soutien disposés selon deux rangées, médiale et latérale, qui bordent le tunnel de l’organe spiral.
Chaque pilier est constitué d’une base large occupée, du côté du tunnel, par le corps cellulaire pourvu d’un noyau. Au-dessus de la base le pilier est formé d'une zone amincie, le corps du pilier, constituée par une sorte de différenciation tonofibrillaire intra-épithéliale. L’extrémité supérieure renflée du pilier, la tête, est renforcée par une plaque cuticulaire superficielle. Les piliers médiaux, au nombre de 6000 environ, sont plus courts que les piliers latéraux. Leur tête est creusée sur son côté latéral d’une cavité qui reçoit la tête du pilier latéral correspondant et se prolonge en dehors et au-dessus de cette cavité par une lame quadrilatère, la plaque du pilier médial. Les piliers latéraux, moins nombreux (4500), plus longs, plus grêles et plus inclinés, s’appuient sur la partie médiale renflée de leur tête dans la fossette correspondante du pilier médial. L’apophyse du pilier latéral, prolongement latéral de la tête, est en partie recouverte par la plaque du pilier interne.
A. de Corti, marquis, anatomiste et histologiste italien (1822-1888)
Syn. anc. piliers de Corti
[P1]
Édit. 2018
plaisir d'organe l.m.
organ-pleasure
Plaisir lié à la satisfaction auto-érotique d’une pulsion partielle dans la zone érogène où elle se produit, et qui est éprouvé indépendamment de la satisfaction d’autres pulsions et sans relation directe avec l’accomplissement d’une fonction.
prélèvement d'organe l.m.
organ harvesting
Prélèvement chirurgical fait en vue d'une transplantation, sur un donneur en état de mort cérébrale et effectué sur un seul organe (rein par ex.) ou plusieurs (rein, pancréas, foie, poumons, cœur) ou beaucoup plus rarement chez un donneur vivant volontaire apparenté ou éventuellement non apparenté conformément aux règles en vigueur et alors seulement pour les organes pairs ou régénérables (rein, foie, poumon).
Pour que le transplant ait une bonne viabilité il est nécessaire que le prélèvement soit lui-même en bon état. Si le sujet est en état de mort cérébrale, son histoire doit être connue, la mort cérébrale doit avoir été dument constatée et la déclaration de décès faite, un bilan complet doit avoir été fait et enfin des soins ininterrompus de réanimation doivent avoir été prodigués pour maintenir les organes choisis en bon état de fonctionnement jusqu'au moment du prélèvement. Les conditions préalables au prélèvement sont codifiées dans des règles de bonne pratique suivant les principes de l'assurance qualité qui ont fait en France l'objet d'une réglementation précise (CSP art. L.1231-1 à 1235-7 – Loi n°2004-800 du 6 août 2004).
L'hématose et l'hémodynamique du donneur doivent être correctement assurées : on utilise souvent la dopamine pour améliorer la perfusion des organes, notamment pour le foie. Un diabète insipide est fréquent, il doit être contrôlé pour éviter des déséquilibres humoraux. L'usage de la thyroxine a été préconisé, elle améliorerait la viabilité de certains prélèvements. Des progrès sont encore à espérer dans les soins au donneur afin d'améliorer la résistance du greffon à l'hypoxie et pour diminuer les effets défavorables de sa reperfusion. Des prélèvements pour une recherche soigneuse des bactéries et des virus doivent avoir été effectués chez le donneur. Cette recherche est indispensable pour éviter toute contamination et elle peut être très précieuse pour instituer un traitement éventuel du transplanté.
Le transplant doit satisfaire à cinq conditions :
1) Immunité : un minimum de compatibilités entre donneur et receveur est nécessaire. La tolérance large pour les greffes de foie (groupes sanguins compatibles), est beaucoup plus étroite pour les autres organes.
2) Innocuité : le greffon ne doit pas transmettre de maladie.
3) Efficacité : certaines maladies métaboliques (hyperammoniémie, oxalose) contrindiquent la greffe de foie.
4) Viabilité : les greffons douteux (infection préexistante, intoxication ou altération liée à l'épisode létal) ainsi que ceux provenant de donneurs trop âgés sont à rejeter.
5) Légalité : le donneur doit avoir exprimé au préalable son consentement par écrit. S'il s'agit d'enfants, il faut le consentement écrit des deux parents. Si l'enfant est donneur vivant il faut l'avis favorable d'un comité de sages et son consentement.
Rosenmüller (organe de) l.m.
époophoron
J. C. Rosenmüller, anatomiste embryologiste chirurgien allemand (1802)
transplantation d'organe l.f.
organ transplantation
Acte chirurgical ayant pour objet soit le changement d'implantation d'un organe chez le même individu, soit le transfert d'un organe d'un individu à un autre.
On distingue l'autotransplantation lorsque l'organe est transplanté chez le même sujet, l'homotransplantation (ou allotransplantation), lorsque l'organe est transplanté entre individus de même espèce, p. ex. d'homme à homme, l'hétérotrans
L'homotransplantation d'organe (rein, foie, cœur, poumon, pancréas, etc.) est devenue une intervention relativement courante réalisée pour traiter la défaillance irréversible d'un organe vital. Elle doit prendre en compte l'histocompatibilité entre donneur et receveur et implique la mise en route chez le receveur d'un traitement immunodépresseur. L'organe transplanté est exposé à un processus de rejet (à l'exception d'une transplantation isologue). Le prélèvement est effectué parfois à partir d'un donneur vivant volontaire proche parent du receveur ou le plus souvent chez un sujet en état de mort cérébrale. Le nombre insuffisant des prélèvements d'organe constitue un frein au développement de la transplantation.
→ histocompatibilité, greffe, rejet de greffe
transplantation d'organe (prélèvement) l.
tunnel de l'organe spiral l.m.
Long tunnel qui parcourt l’organe spiral dans toute l’étendue du conduit cochléaire.
Triangulaire sur une coupe transversale, il repose par sa base sur la membrane spirale du conduit cochléaire. Il est limité latéralement par les deux rangées, médiale et latérale, de piliers de l’organe spiral dont « l’articulation » supérieure ferme le tunnel à sa partie supérieure au-dessous de la membrana tectoria du conduit cochléaire. Ce tunnel est spiralé comme l’organe spiral lui-même.
Syn. anc. tunnel de Corti, canal de Corti
Waldeyer (organe de) l.f.
Waldeyer’s organ
H. von Waldeyer, anatomiste allemand (1836-1921)
organe pectigniforme l.m.
Syn. Waldeyer (époophore de)
[A1,A3,O6]
Édit. 2018
accident vasculaire cérébral l.m.
stroke
Manifestation neurologique aigüe en rapport avec un processus ischémique ou hémorragique dans le territoire d’une artère à destinée cérébrale.
Les causes habituelles sont une thrombose, une embolie ou un hématome intra-parenchymateux.
Bien qu’il puisse être régressif (accident ischémique transitoire) sa gravité habituelle et son caractère le plus souvent irréversible conduisent à insister sur l’importance de sa prévention. La prise en charge très précoce de l’accident vasculaire ischémique, avec la possibilité de fibrinolyse en urgence, en améliore le pronostic de façon significative.
Étym. lat. accidens : ce qui survient
Sigle AVC
→ hémorragie cérébrale, infarctus cérébral, accident ischémique cérébral, accident ischémique (cérébral) transitoire, accident vasculaire cérébral hémorragique
[H1,K4]
Édit. 2016
accident vasculaire cérébral et cancer l.m.
malignancy and stroke
Accidents ischémiques et hémorragiques qui compliquent 15% des cancers dans les séries autopsiques et qui peuvent concerner toutes les néoplasies.
Cinq mécanismes sont individualisés : les troubles de la coagulation induits par la néoplasie (coagulopathie intravasculaire disséminée) ; l'endocardite thrombotique non bactérienne ; les lésions induites directement par la néoplasie (embolies tumorales, anévrismes oncotiques, compression ou envahissement des vaisseaux cérébraux par les tumeurs cérébrales primitives ou secondaires, lymphome angiotrope) ; les lésions secondaires à des complications infectieuses (aspergillose, candidose, muco-mycose) ; les lésions iatrogènes (artériopathie radique, ischémies artérielles ou veineuses des chimiothérapies, hémorragies secondaires à des coagulopathies).
Étym. lat. accidens : ce qui survient
→ accident vasculaire cérébral
[F2,H1]
Édit. 2016
accident vasculaire cérébral et chirurgie cardiaque l.f.
cardiac surgery and stroke
→ chirurgie cardiaque et accident vasculaire cérébral, accident vasculaire cérébral
[K3,H1]
Édit. 2016
accident vasculaire cérébral et dépression consécutive l.m.
depression after cerebral stroke
Trouble rencontré chez au moins un quart des patients atteints d'un accident vasculaire cérébral (AVC), souvent méconnu, sinon sous-estimé.
Il s'agit surtout de tristesse, voire de désespoir et d'anxiété, avec insomnie et anorexie. Mais ces signes peuvent être masqués par des plaintes somatiques, des difficultés cognitives, une labilité émotionnelle, ainsi que des obstacles à la communication liés à un déficit neurologique, en particulier aphasique.
S'il peut exister une symptomatologie pseudo-démentielle cédant à l'épreuve thérapeutique, des symptômes thymiques peuvent, a contrario, annoncer ou masquer l'évolution d'une démence vasculaire.
Le patient souffre notamment du bouleversement de l'image de soi, de ses handicaps et de sa dépendance, des retentissements sur les siens et il craint une récidive plus grave. En fait, l'étiologie est multifactorielle, à la fois organique, psycho-affective et sociale.
Un risque accru de nouveaux AVC et de décès serait associé à la dépression.
Information, conseils et relation de soutien sont probablement suffisants dans la majorité de ces patients. Mais dans les formes majeures, une chimiothérapie antidépressive est indiquée et doit être particulièrement surveillée. Malgré l'absence d'études randomisées à grande échelle, il apparaît que les inhibiteurs spécifiques du recaptage de la sérotonine (fluoxétine, fluvoxamine, paroxétine, etc.), dépourvus d'effets cardiotoniques, anticholinergiques et antihistaminiques, ont une action favorable et sont bien tolérés par ces malades.
Étym. lat. accidens : ce qui survient
→ accident vasculaire cérébral
[H1,H3,K4]
Édit. 2016