veine laryngée moyenne de Luschka l.f.
H. von Luschka, anatomiste allemand (1820-1875)
Syn. veine laryngée inférieure
[A1, K4, P1]
Édit. 2020
veine laryngée supérieure l.f.
vena laryngea superior (TA)
superior laryngeal vein
1 – Veine principale de l’étage glottique du larynx.
Sous muqueuse dans son trajet au niveau du récessus piriforme, elle perfore la membrane thyro-hyoïdienne et se termine dans la veine thyroïdienne supérieure, parfois dans la veine jugulaire interne. Elle reçoit les veines de la base de la langue et de l’épiglotte.
2 - Selon Luschka, veine qui a ses origines dans le récessus piriforme et qui communique avec les veines dorsales de la langue et avec l’extrémité inférieure du plexus veineux pharyngien.
H. von Luschka, anatomiste allemand (1820-1875)
[A1, K4, P1]
Édit. 2020
veine laryngée supérieure de Luschka l.f.
H. von Luschka, anatomiste allemand (1820-1875)
[A1, K4, P1]
Édit. 2020
cancer anaplasique de la thyroïde l.m.
anaplasic cell carcinoma of the thyroid
Tumeur maligne de la thyroïde très rare (1% à 3%) faite de nappes de cellules indifférenciées d’aspect fusiforme ou conservant des signes de différenciation épithéliale.
D’évolution rapide, aussi bien régionale que métastatique, leur survie médiane est de quatre à cinq mois.
Syn. carcinome indifférencié de la thyroïde
[F2,O4]
cancer de la thyroïde l.m.
thyroid cancer
Cancer né des cellules des follicules thyroidiens dans 95% des cas, différencié dans la majorité des cas, d'architecture papillaire (75% des cas) plus souvent que folliculaire (10 à 20%) et rarement indifférencié ou anaplasique.
Dans 5% des cas, le cancer dit "médullaire" se développe à partir de cellules parafolliculaires (cellules C , produisant la calcitonine ). Lymphomes malins ou métastases d'autres cancers sont extrêmement rares.
En France, l’incidence annuelle de ce cancer est de 6700 cas (projection InVS 2011) et la mortalité qui lui est liée de 375 cas annuels (données InVS 2011). Son incidence est plus faible chez l’homme (2,2/100 000) que chez la femme (7,5/100 000). Leur incidence a beaucoup augmenté en apparence depuis 30 ans, du fait du dépistage plus fréquent des petits cancers (infracentimétriques) par l'échographie. Seuls 5% des nodules thyroïdiens de 10mm ou plus sont des cancers.
Le traitement repose sur la chirurgie et dans les formes différenciées suivie, si nécessaire, de l’administration d’iode radioactif. Le pronostic est excellent, la survie à long terme étant de plus de 80%. Les rares métastases sont pulmonaires.
Les cancers indifférenciés ou anaplasiques surviennent chez les personnes âgées (moyenne d’âge 65 ans), surtout chez les femmes. Malgré le traitement, essentiellement chirurgical avec ou sans radiothérapie, le pronostic est très sévère. Des inhibiteurs des kinases donnent des résultats encourageants.
Le cancer né à partir des cellules parafolliculaires (cellules C secrétrices de thyrocalcitonine) est dit cancer médullaire (medullary carcinoma of the thyroid, C-cell carcinoma of the thyroid). L’excrétion d’une thyrocalcitonine anormale donne lieu à des dépôts amyloïdes. Il s’agit d’une forme d’évolution lente pouvant cependant être responsable de métastases essentiellement pulmonaires. Dans 80% des cas, il s’agit de forme sporadique. Il peut être familial, lié alors à la mutation germinale du proto-oncogène RET, il peut être alors isolé ou s’inscrire dans le cadre d’une néoplasie endocrinienne multiple de type 2.
Syn. carcinome de la thyroïde
→ cancer médullaire de la thyroïde, cellule C, iode radioactif, anaplasique, thyrocalcitonine, néoplasie endocrinienne multiple, proto-oncogène
[F2,O4]
cancer médullaire de la thyroïde l.m.
medullary carcinoma of the thyroid, C-cell carcinoma of the thyroid)
Cancer né à partir des cellules parafolliculaires (cellules C sécrétrices de thyrocalcitonine), dit cancer médullaire.
Il représente 5% des cancers thyroïdiens. Les cellules s’agencent en travées ou en massifs et adoptent une architecture endocrinoïde. Elles sont plus ou moins différenciées. Elles ont en commun la particularité d’excréter localement une thyrocalcitonine anormale dont l’accumulation donne lieu à des dépôts amyloïdes localisés. L’excrétion d’une thyrocalcitonine anormale conduit à des dépôts amyloïdes. Dans 80% des cas, il s’agit de forme sporadique. Dans 80% des cas, il s’agit de forme sporadique. Il peut être familial, lié alors à la mutation germinale du proto-oncogène RET, il peut être alors isolé ou s’inscrire dans le cadre d’une néoplasie endocrinienne multiple de type 2.
Syn. carcinome médullaire de la thyroïde
→ cancer de la thyroïde, thyrocalcitonine
[F2,O4]
cancer vésiculaire de la thyroïde l.m.
follicular carcinoma of the thyroid
Carcinome développé à partir des cellules vésiculaires du corps thyroïde, dont la morphologie reproduit des structures vésiculaires plus ou moins différenciées, sans composante papillaire.
Les noyaux doivent être arrondis, sans inclusion nucléaire ni aspect optiquement vide. Ce carcinome donne volontiers des métastases osseuses.
Syn. carcinome vésiculaire de la thyroïde
[F2,O4]
capsule fibreuse de la glande thyroïde l.f.
capsula fibrosa glandulae thyroideae (TA)
fibrous capsule of thyroid gland
Enveloppe fibreuse de la glande thyroïde qui dépend du système aponévrotique du cou.
Ce système aponévrotique forme une loge dans laquelle est situé le corps thyroïde. Cette loge est constituée : en avant par le feuillet profond de la lame prétrachéale qui engaine les muscles sterno-thyroïdiens ; en arrière par la gaine viscérale du cou et les expansions de cette gaine qui s’unissent, en dehors des lobes latéraux de la glande thyroïde, au feuillet profond de la lame prétrachéale ; latéralement par la gaine vasculaire du cou. Elle se continue en bas par la lame thyropéricardique. La capsule fibreuse de la glande thyroïde reste isolée de la capsule glandulaire proprement dite par une mince nappe celluleuse aisément clivable.
P. Sébileau, chirurgien français, membre de l’Académie de médecine (1860-1953)
Syn. anc. capsule fibreuse du corps thyroïde de Sébileau ; gaine thyroïdienne
→ capsule fibreuse de la glande thyroïde
[A1,O4]
Édit. 2015
capsule fibreuse du corps thyroïde de Sébileau l.f.
P. Sébileau, chirurgien français, membre de l'Académie de médecine (1860-1953)
→ capsule fibreuse de la glande thyroïde
[A1,O4]
Édit. 2015
carcinome anaplasique de la thyroïde l.m.
anaplasic cell carcinoma of the thyroid
Syn. cancer anaplasique de la thyroïde
[F2,O4]
carcinome indifférencié de la thyroïde l.m.
undifferenciated carcinoma of the thyroid
Tumeur maligne, cliniquement agressive, dont les cellules tumorales ne s’organisent pas en structures papillaires ou vésiculaires.
Les cellules ont souvent d’importantes atypies cytoplasmiques et nucléaires.
Étym. gr. karkinos : crabe ; ôma : tumeur
[F2,O4]
carcinome médullaire de la thyroïde l.m.
medullary carcinoma of the thyroid, C-cell carcinoma of the thyroid
→ thyrocalcitonine, cancer de la thyroïde, cancer médullaire de la thyroïde
[F2,O4]
carcinome papillaire de la thyroïde l.m.
papillary carcinoma of the thyroid.
Carcinome développé à partir des cellules vésiculaires comportant au moins en partie une différenciation papillaire.
Les noyaux doivent être porteurs d’inclusions et peuvent avoir un aspect optiquement vide. Ce carcinome donne volontiers des métastases ganglionnaires.
Étym. gr. karkinos : crabe ; ôma : tumeur
[F2,O4]
carcinome vésiculaire de la thyroïde l.m.
follicular carcinoma of the thyroid
Syn. cancer vésiculaire de la thyroïde
→ cancer vésiculaire de la thyroïde
[F2,O4]
colonne du corps thyroïde l.f.
→ lobe pyramidal de la glande thyroïde
[A1,O4]
corps thyroïde l.f.
[A1]
Édit. 2015
exploration fonctionnelle de la thyroïde l.f.
Exploration de la glande thyroïde qui repose sur trois types d’investigations :
1. l’appréciation de la teneur en hormones circulantes
par les dosages de thyroxine totale (T4) et triiodothyronine (T3). La majeure partie de ces hormones est liée à une protéine, thyroxin-binding globuling (TBG), d’où l’intérêt du dosage de T4 libre (synonyme FT4) et de celui de la T3 libre ou FT3 qui apprécient de façon fiable la quantité d’hormone active. La mesure de la thyréostimuline plasmatique (TSH) est essentielle dans l’exploration : nettement élevée dans l’hypothyroïdie primaire alors que les teneurs en T4 et T3 peuvent être à peine abaissées voire normales (hypothyroïdie compensée), la teneur en TSH est effondrée dans l’hyperthyroïdie.
En pratique, la fonction thyroïdienne est facilement appréciée par le dosage de la T4 libre et de la TSH ;
2. l’examen scintigraphique ;
3. l’étude des anticorps et marqueurs :
anticorps antithyroïdiens (antithyroglobuline et thyroperoxydase), immunoglobulines thyréostimulantes (TRAK ou TSI), présentes dans le sérum de 85 % des cas de maladie de Basedow (technique malheureusement non répandue), dosage de la thyroglobuline (Tg) et de la thyrocalcitonine (TCT).
→ thyroxine, triiodothyronine, thyréostimuline, anticorps antithyroïde, Basedow (maladie de), thyroglobuline, thyrocalcitonine, scintigraphie thyroïdienne
[B3,O4]
Édit. 2018
foramen thyroïde l.m.
foramen thyroideum (TA)
thyroid foramen
Orifice inconstant, situé latéralement sous le tubercule supérieur du cartilage thyroïde, laissant parfois passer l’artère et la veine laryngée supérieure.
[A1]
Édit. 2018
glande thyroïde l.f.
glandula thyroidea (TA)
thyroid gland
Glande endocrine, impaire et médiane, située à la partie antérieure et inférieure du cou, en avant des premiers anneaux de la trachée et des parties latérales du larynx.
Elle est constituée de deux parties latérales volumineuses, les lobes, réunis sur la ligne médiane par une lame aplatie de tissu thyroïdien, l’isthme, dont le bord supérieur envoie à gauche de la ligne médiane un prolongement ascendant, le lobe pyramidal.
La glande thyroïde se développe aux dépends d’une invagination épithéliale entodermique du plancher du pharynx située entre la pars copularis de la langue et le tuberculum impar. Cette ébauche thyroïdienne reste longtemps unie au pharynx par le tractus thyréo-glosse fixé chez l’adulte au sommet du V lingual. Cette ébauche médiane principale entre en rapport avec le corps ultimo-branchial, ébauche latérale du corps thyroïde qui, s’il n’entre pas dans la constitution de la glande, semble activer la croissance de l’ébauche médiane.
La glande thyroïde normale est formée de vésicules bordées d’une unique rangée de cellules cubiques qui limite la lumière vésiculaire contenant une substance anhiste, la colloïde. Certaines vésicules sont gorgées de colloïde, d’autres ont une lumière quasi virtuelle et peuvent même former des îlots cellulaires pleins. Entre les vésicules existe un tissu conjonctif de soutien.
Par l’hormone qu’elle sécrète, la glande thyroïde exerce une action activatrice sur la croissance et sur le métabolisme et, par voie de conséquence, sur l’équilibre thermique, sur les téguments et les phanères, et sur le système nerveux.
Étym. gr. thyroeides : en forme de porte (cette orthographe est due à une faute de copiste dans Oribase, à la place de thyreoeides : en forme de bouclier, étym. retenue par Galien. Littré a vainement essayé de rectifier le mot français en thyréoïd
Syn. anc. corps thyroïde.
glandule thyroïde de Nicolas l.f.
M. Nicolas, physiologiste français, membre de l'Académie de médecine (1861-1939)
isthme de la glande thyroïde l.m.
isthmus glandulae thyroidae (TA)
isthmus of thyroid gland
Partie médiane étroite et mince de la glande thyroïde.
Aplatie d’avant en arrière et répondant aux 2ème, 3ème et 4ème anneaux de la trachée, elle unit les deux lobes latéraux de la glande. De son bord supérieur se détache un prolongement, le lobe pyramidal.
Syn. anc. isthme du corps thyroïde ; lobe médian du corps thyroïde
isthme du corps thyroïde l.m.
→ isthme de la glande thyroïde
ligament suspenseur de la glande thyroïde l.m.
ligamentum suspensorium glandulae thyroideae (TA)
suspensory ligament of thyroïd gland
Lame profonde de la lame prétrachéale du fascia cervical qui participe à la constitution de la gaine thyroïdienne.
→ lame prétrachéale du fascia cervical
lobe de la glande thyroïde l.m.
lobus glandulae thyroideae (TA)
lobe of thyroid gland
Chacun des deux lobes latéraux de la glande thyroïde.
Ils ont la forme d’une pyramide triangulaire comportant une face antéro-latérale dans le prolongement de la face antérieure de l’isthme du corps thyroïde, une face médiale en continuité avec la face postérieure de l’isthme et appliquée de bas en haut sur la face latérale des cinq ou six premiers anneaux de la trachée, sur la face latérale du cartilage cricoïde et sur la partie postéro-inférieure du cartilage thyroïde et une face postérieure déprimée en gouttière par le paquet vasculo-nerveux du cou. La face médiale est en rapport avec le pharynx, l’œsophage et la partie supérieure du nerf laryngé récurrent. L’extrémité inférieure, arrondie, affleure l’orifice supérieur du thorax ; elle est en rapport avec les vaisseaux thyroïdiens inférieurs. L’extrémité supérieure reçoit les vaisseaux thyroïdiens supérieurs.
lobe médian du corps thyroïde l.m.