complications neurologiques de l'intoxication alcoolique aigue. l.f.p.
neurological complications of acute alcohol intoxication.
Elles vont de l’ivresse simple au coma éthylique, en associant à l’ivresse des manifestations pathologiques caractérisées.
L’ivresse simple associe jovialité, parfois tristesses et pleurs, propos incohérents, dysarthrie, manifestations cérébelleuses et sensations vertigineuses. A un degré supplémentaire, l’ivresse peut s’accompagner d’agressivité, d’actes délictueux. Certains les dénomment ivresses pathologiques et distinguent les principales manifestations : excito-motrices, hallucinatoires, délirantes, anxieuses, binge driking ou alcoolisations ponctuelles importantes, convulsivantes. Par abaissement du seuil épileptogène, les crises d’épilepsie, dénommées plutôt convulsions sont fréquentes au cours des intoxications aigues et ne nécessitent pas de traitement antiépileptique. A un degré encore supplémentaire, une obnubilation, appelée par certains encéphalopathie, peut s’installer évoluant rapidement vers le coma éthylique avec aréactivité, hypotonie, détresse respiratoire, hypothermie, nécessitant une prise en charge en réanimation.
→ ivresse, épilepsie, encéphalopathie alcoolique, alcool éthylique, binge drinking
[H1, G4]
Édit. 2019
complications neurologiques de l’intoxication alcoolique chronique l.f.
neurological complications of chronic alcoholic intoxication.
Nombreuses et multifactorielles, elles peuvent résulter des atteintes d’autres fonctions que neurologique (essentiellement hépatiques), des carences associées, ou des effets toxiques propres à l’alcool.
Elles touchent aussi bien le système nerveux central que neuromusculaire périphérique.
La plus fréquente est l’encéphalopathie hépatique, secondaire à l’insuffisance hépatocellulaire, secondaire à une cirrhose, quelle qu’en soit la cause.
Les complications neurologiques carentielles s’observent surtout en cas d’intoxication alcoolique chronique. Il s’agit du syndrome de Gayet-Wernicke (appelé par certains encéphalopathie )et de l’encéphalopathie pellagreuse. Le syndrome de Gayet Wernicke est secondaire en une carence en thiamine (vitamine B1) et peut être induit par un apport inadapté en sérum glucosé sans vitamine B1. L’encéphalopathie pellagreuse est due à une carence en vitamine PP et prévenue par un apport en cette vitamine.
Les principaux troubles cognitifs sont le syndrome de Korsakoff et la maladie de Marchiafava-Bignami. La démence de Korsakoff est multifactorielle, liée majoritairement à une carence en thiamine (vitamine B1) au niveau du cerveau et à des carences nutritionnelles. Elle peut compliquer le syndrome de Gayet Wernicke. La maladie de Marchiafava-Bignami est caractérisée par une démyélinisation, une nécrose et une atrophie du corps calleux.
La démence alcoolique non liée au syndrome de Korsakoff ou à la maladie de Marchiafava-Bignami fait l’objet d’une controverse. Le terme de trouble cognitif est préférable. De nombreux facteurs difficiles à individualiser peuvent être impliqués : effet toxique propre de l’alcool, carences vitaminiques, traumatismes répétés, vieillissement, pathologie neurodégénérative associée. L’intoxication alcoolique peut être à l’origine d’une atrophie cérébelleuse, peu spécifique de l’intoxication alcoolique chronique, et de la myélinolyse centrale du pont, dont les causes sont multiples.Les principales atteintes neurologiques périphériques sont la polynévrite et la névrite optique rétrobulbaire.
→ encéphalopathie hépatique, Gayet Wernicke, encéphalopathie pellagreuse, syndrome de Korsakoff, maladie de Marchiafava-Bignami, atrophie cérébelleuse, myélinolyse centrale du pont, polynévrite, névrite optique rétrobulbaire
[G4, H1, L1]
Édit. 2019
anticorps antinucléaires dans les polymyosites l.m.p
antinuclear antibodies in polymyosites
Anticorps antinucléaires présents dans le sérum d’environ 25% des malades atteints de polymyosite ou de dermatopolymyosite.
Les anticorps antinucléaires rencontrés au cours des polymyosites et dermatopolymyosites forment un groupe hétérogène comprenant entre autres les anticorps anti-Mi1 et anti-Mi2, les anticorps anti-PM-1 rebaptisés récemment PM/Scl surtout fréquents dans les Syndromes de chevauchement polymyosite/sclérodermie, et les anticorps dirigés contre des ARN de transfert (anti-Jo-1 spécifique de l’aminoacyl transférase, anti-PL-7 spécifique de la thréonine transférase et anti-PL-12 spécifique de l’alanine-transférase).
blessés (manifestations psychiques chez les) l.f.p.
Il peut s'agir de :
- manifestations directement liées à des lésions, notamment cérébrales
(épilepsie post-traumatique, déficits intellectuels), ou deuil d'une partie du corps, réactionnel à un handicap ou une mutilation (anxiété ou dépression) ;
- troubles dits post-traumatiques, d'expression somatique mais purement fonctionnels,
dont le point d'appel est la région atteinte (syndrome subjectif des traumatisés crâniens, hystérie de conversion post-traumatique), et dont l'évolution peut se faire sur un mode hypocondriaque, avec attitudes de revendication (sinistrose) ;
- troubles psychotraumatiques engendrés par le traumatisme psychique,
indépendamment de l'atteinte physique qui représente plutôt un facteur aggravant, caractérisés par le syndrome de répétition et les autres symptômes de la classique névrose traumatique
→ traumatisme somatique et névrose
Édit. 2017
cataracte totale congénitale avec opacités des sutures postérieures chez les femmes vectrices l.f.
congenital total cataract with posterior sutural opacities in heterozygotes
Cataracte nucléaire donnant une altération sévère de la vision chez les garçons.
Les femmes vectrices présentent également des opacités nucléaires mais n'ont qu'une légère baisse d'acuité visuelle. Le gène est en Xp. L'affection est récessive, liée au sexe (MIM 302200).
F. B. Walsh et M.E. Wegman, ophtalmologistes américains (1937)
[P2,Q2]
dégénérescence choriorétinienne avec reflet rétinien chez les femmes hétérozygotes l.f.
chorioretinal degeneration with retinal reflexation in heterozygous women
démence (retentissement psychique sur les proches donneurs de soins) l.
dementia (psychical repercussions among relatives caregivers)
Effets négatifs considérés comme majeurs, surtout décrits dans l'entourage des alzheimériens, et qui sont plutôt imputés à l'effet des troubles non cognitifs (psychotiques, dépressifs et comportementaux) des patients, ainsi qu'aux nécessaires restrictions apportées par l'entourage à ses relations et activités sociales.
Malgré les discordances entre les études publiées, la prévalence des troubles psychiques, en particulier dépressifs, apparaît très élevée. Des risques somatiques importants sont mis en évidence : hypertension artérielle, infarctus du myocarde, déficits immunitaires, etc. L'alcoolisme, l'abus de psychotiques sont fréquents.
Une prise en charge ou même en soins de ces "aidants" est souvent indispensable.
Étym. lat. de : en dehors de ; mens : esprit
dénombrement des Escherichia coli dans les eaux l.f.
enumeration of the Escherichia coli in waters
Considéré comme indicateur de contamination fécale, des valeurs limites de ce paramètre figurent dans toutes les réglementations concernant la qualité des eaux destinées à la consommation humaine, les eaux usées traitées et les eaux de baignade. Il est généralement accompagné, au moins, du dénombrement des entérocoques fécaux.
facteur d'ajustement dans les essais rétrospectifs l.m.
adjustment factor
Dans les travaux rétrospectifs tels qu’ils sont réalisés dans les études observationnelles, il faut contrôler les facteurs de risque étudiés, en particulier les facteurs de confusion, c’est le principe de l’ajustement.
A l’opposé, dans les essais thérapeutiques (études d’intervention), dans lesquels il y a un tirage au sort, (randomisation), il n’est pas nécessaire de faire appel aux facteurs d’ajustement, car le tirage au sort assure une équilibration des facteurs de risque.
Différentes techniques d’ajustement permettent de prendre en compte les facteurs de confusion : analyses stratifiées et régression multiple.
[E1]
Édit. 2018
facteur de pondération pour les rayonnements l.m.
radiation weighting factor
Facteur sans dimension par lequel la dose de rayonnement absorbée à l’organe ou aux tissus est multipliée pour refléter la plus grande efficacité biologique des rayonnements à transfert d’énergie linéique (TEL) élevé par rapport aux rayonnements à faible TEL.
Il est utilisé pour obtenir la dose équivalente à partir de la dose absorbée moyenne à un tissu ou à un organe. La valeur de ce facteur (WR), fixée par la Commission Internationale de Protection Radiologique dans ses recommandations de 2007, peut donc être considérée comme représentant la qualité du rayonnement.
Sigle angl. WR
→ facteur de qualité , dose équivalente, dose absorbée
[B2]
Édit. 2018
facteur de pondération pour les tissus l.m.
Sigle wt
[B2]
Édit. 2018
germes aérobies à Gram négatif dans les pneumonies et bronchopneumonies l.m.p.
pneumonia Gram-negative organisms
Infections souvent graves, particulièrement observées en milieu hospitalier et/ou chez des sujets fragilisés.
- Pseudomonas aeruginosa donne une atteinte plurifocale souvent bilatérale, d'évolution grave chez les sujets fragiles.
- Escherichia coli s'observe chez un malade porteur d'une affection pulmonaire chronique. Les empyèmes y sont fréquents.
- Klebsiella pneumoniae entraîne une nécrose précoce et extensive, évoluant souvent vers la chronicisation lorsque le traitement antibiotique n'a pas été précocement adapté.
- Haemophilus influenzae s'observe chez les bronchopathes chroniques.
- Legionella pneumophila évolue par petites épidémies à la suite de contaminations aériennes.
→ infection pulmonaire à Klebsiella pneumoniae et légionellose
germes aérobies à Gram positif dans les pneumonies et bronchopneumonies l.m.p.
Gram-positive organisms in pneumonia
Infections pulmonaires aigües à germes aérobies à Gram + dont le pneumocoque est le germe le plus souvent en cause.
- Le pneumocoque (Streptococcus pneumoniae) est responsable de 90% des pneumonies lobaires, mais celles-ci ne représentent que 30 à 40% des pneumopathies à pneumocoques. Le modèle bronchopneumonique est observé dans 50 à 60% des cas.
Excavation, gangrène et complications pleurales sont rares.
- Le staphylocoque doré (Staphylococcus aureus) a une propagation bronchopneumonique ou est lié à une contamination hématogène par des emboles septiques. Une évolution torpide avec des bronchectasies séquellaires n'est pas rare.
Le streptocoque (Streptococcus) au cours des infections pulmonaires est lié à une contamination aérienne. La pneumonie évolue souvent vers une phase rétractile.
→ staphylococcie pleuropulmonaire, pneumonie lobaire aigüe
germes anaérobies dans les pneumonies et bronchopneumonies l.m.p.
anaerobic microbes pneumonia
Infection pulmonaire se transmettant soit par voie aérienne à partir de foyers septiques ORL, soit par embolies septiques à partir d'une thrombophlébite au contact d'un foyer ORL, digestif, urinaire ou opératoire.
La nécrose pulmonaire est constante et précoce. Une pleurésie purulente s'observe une fois sur deux. Dans un tiers de ces cas, cette pleurésie purulente paraît primitive. En pratique, toute pleurésie purulente en apparence primitive est due à des germes anaérobies.
greffe de neurones fœtaux dans les maladies neurodégénératives l.f.
fœtal neuron grafts in neurodegenerative diseases
Techniques de thérapie cellulaire par implantation de cellules prélevées sur le cerveau fœtal.
Ces greffes visent à traiter un problème majeur de santé publique, représentant plus de 1% de la population, appelé à s'aggraver avec le vieillissement progressif de la société, et dont les thérapeutiques restent soit non validées (maladie d'Alzheimer, sclérose latérale amyotrophique, maladie de Huntington, etc.), soit suivies d'effets partiels ou transitoires (maladie de Parkinson, p. ex.).
Il peut s'agir de remplacer anatomiquement et fonctionnellement des neurones déficients par des greffes striées de neurones fœtaux dopaminergiques ou de renforcer les défenses naturelles des cellules nerveuses, avec notamment l'apport (par thérapie génique) de facteurs protéiques neuroprotecteurs.
Le potentiel thérapeutique de l'approche substitutive dans la maladie de Parkinson est réel, mais semble inégal et concerne jusqu'à présent un petit nombre de patients traités dans des centres hyperspécialisés. L'approche neuroprotectrice est en cours d'évaluation.
groupe de réflexion interprofessionnel sur les comités d'éthique l.m.
Instance exécutive du Comité national de réflexion éthique sur l'expérimentation animale qui est chargé d'élaborer et de publier une charte nationale portant sur la déontologie et l'éthique de l'expérimentation animale, de faire toute proposition sur sa mise en application et d'adresser à la commission nationale de l'expérimentation animale toute recommandation de méthode susceptible d'améliorer le bien-être des animaux utilisés à des fins expérimentales ou à d'autres fins scientifiques.
Ce comité a publié la Charte nationale portant sur l'éthique de l'expérimentation animale
Sigle : GRICE
infections chez les toxicomanes l.f.
drug addition infections
Infections liées à l’usage de drogues intraveineuses (héroïne, cocaïne, etc.) et dont les sources sont la drogue elle-même, les seringues et les aiguilles, l’eau du robinet, la propre flore du sujet.
Outre le VIH, il peut s’agir d’infections superficielles au niveau du site d’injection, de bactérièmies, d’endocardites surtout tricuspidiennes, de pneumopathies, d’infections osseuses et articulaires, d’endophtalmies, d’hépatites (VHC, VHB, CMV, virus d’Epstein Barr). Les principales espèces bactériennes en cause sont les staphylocoques dorés, les streptocoques, les bacilles à Gram négatif, les bactéries anaérobies ; les levures (Candida) sont également incriminées.
Syn. usagers de drogues intraveineuses (infections chez les)
IRM de diffusion et de perfusion dans les accidents ischémiques cérébraux l.f.
diffusion and perfusion MRI in cerebral ischemic strokes
Séquences IRM permettant de déceler très précocement un infarctus cérébral, alors que le scanner ne peut reconnaître immédiatement qu'une hémorragie cérébrale.
Très sensible, l'IRM de diffusion permet de visualiser l’œdème cytotoxique dès les premières minutes. Traduite par un hypersignal, la chute du coefficient apparent de diffusion doit être mesurée par cartographie. Sa spécificité est proche de 100%. La superposition de l'IRM de perfusion à cette méthode permet de mettre en évidence l'existence d'une éventuelle "pénombre" ischémique. Ainsi sont distingués les patients pouvant bénéficier d'un traitement en urgence comme la thrombolyse ou la thrombectomie. Celui-ci doit intervenir dans les trois premières heures.
→ imagerie de diffusion (en IRM), imagerie de perfusion (en IRM)
[B2,B3,H1]
Édit. 2018
Office de protection contre les rayonnements ionisants (OPRI) l.m.
L’office de protection contre les rayonnements ionisants (OPRI) avait une mission de veille (mesure de la radioactivité ambiante), de contrôle de l’industrie nucléaire (des mines d’uranium aux déchets radio-actifs, en passant par les centrales), des professionnels de l’imagerie médicale (médecins radiologues).
En 1994, il a remplacé le Service central de protection contre les rayonnements ionisants et en 2002, a été intégré au sein de l’Autorité de Sureté Nucléaire et de l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire.
Sigle : OPRI
→ Institut de radioprotection et de sécurité nucléaire, autorité de sûreté nucléaire
[E1]
Édit. 2017
publicité pour les médicaments l.f.
Ensemble de moyens employés pour faire connaître et faire acheter un médicament par le plus grand nombre possible de personnes.
1) Pour qu’un médicament soit mis en vente en France, les documents publicitaires qui s’y rapportent doivent avoir été approuvés par la Commission de contrôle de la publicité pour les médicaments.
2) Les médicaments faisant l’objet de publicité auprès du grand public ne sont pas pris en charge par les organismes d’assurance maladie.
réanimation néonatale et relation avec les parents l.f.
neonatal intensive care and relations with the parents
Ensemble de soins dispensés à un nouveau-né en détresse, compte tenu des relations avec les parents.
Le passage d'un nouveau-né en détresse dans une unité de réanimation constitue une rupture importante du lien avec les parents, la mère en particulier.
Konrad Lorentz a montré toute l'importance de ce lien dans les premières heures de la vie. L'unité de soins intensifs et le lieu où se tient la mère doivent être fonctionnellement proches l'un de l'autre : elle doit pouvoir parler à son enfant, le toucher, voire participer aux soins. L'allaitement au sein est hautement souhaitable, à défaut le biberon au lait maternel doit être donné, non seulement pour des raisons psychologiques mais aussi nutritionnelles et pour mieux lutter contre le risque infectieux.
Même s'il est malformé, il importe que la mère puisse voir son enfant à la naissance avant qu'il n'entre en soins intensifs, cela afin qu'elle en ait une image réelle et non fantasmatique en cas de décès. Il faut lui en donner une photographie, si elle n'a pu le voir.
Quand un enfant, né prématuré ou malade, est resté longtemps hospitalisé en réanimation coupé de ses parents, cette rupture du lien parental favorise les mauvais traitements : tout se passe comme s'il n'avait pas été investi ou adopté par la famille. Si ces visites sont rares, il faut tout faire pour encourager, faciliter et stimuler les visites des parents dans un but prophylactique.
L'annonce d'une aberration chromosomique ou d'une maladie de mauvais pronostic ne doit être faite que si l'on est sûr de ce qu'on avance : une erreur peut être désastreuse car elle induit un deuil parental difficilement réversible. L'information donnée doit être adaptée à la psychologie de chacun des parents. Elle doit être loyale, éviter les détails techniques et leur épargner les angoisses quotidiennes des soignants. Il faut employer le langage qu'ils comprennent et, s'il y a lieu, leur donner les mauvaises nouvelles de façon progressive, afin d'éviter le plus possible de les troubler avec des informations divergentes. Il importe que la même personne ait une relation privilégiée avec les parents et il faut que tous les membres de l'équipe soignante connaissent l'information transmise afin qu'ils parlent tous d'une même voix s'ils sont sollicités.
En cas de décès de l'enfant, il importe de revoir les parents; il est préférable d'attendre un mois. Cet entretien doit leur permettre de poser toutes les questions qui les tourmentent. On doit essayer de lever ou d'atténuer la culpabilité qu'ils ressentent et il faut leur donner des informations utiles pour l'avenir.
Un poste de psychologue dans l'équipe de réanimation est très utile : son action auprès des familles, du personnel soignant et aussi, indirectement, des enfants, est très précieuse.
K. Lorenz, biologiste et éthologue autrichien, prix Nobel de médecine en 1973
[E3, G1, H4, O1, O6]
Édit. 2019
rephasage des spins sur les échos pairs l.m.
in phase spins on even echos
En IRM, lors de l'utilisation d'une séquence d'écho de spin avec échos multiples et gradient de codage en fréquence symétrique, phénomène qui apparaît lorsqu'un vaisseau a un trajet suffisamment long au sein du plan de coupe, caractérisé par la disparition du signal sur les échos impairs et sa réapparition sur les échos pairs.
Le gradient de lecture bipolaire normal n'est efficace, pour maintenir les spins en phase, que sur les protons stationnaires. Il ne l'est pas sur ceux en mouvement, dont la position change entre l'application de chacun des deux lobes du gradient. C'est le cas des protons contenus dans les vaisseaux du plan de coupe. Leur déphasage peut être à l'origine d'artéfacts de flux. Mais si, dans une séquence d'écho de spin à échos multiples, on utilise un gradient de codage en fréquence symétrique, le déphasage des spins lié au flux, présent sur le premier écho, est exactement compensé sur le deuxième, de sorte qu'il y a récupération du signal et ainsi de suite. Ce phénomène s'observe si le flux est relativement lent et sa vitesse constante (flux veineux ; aorte sur des coupes faites en diastole sur des séquences synchronisées avec l'onde R de l’électrocardiogramme ; flux ralenti quelle qu'en soit la raison). Ce phénomène est exploité dans la technique d'ARM (angiographie par résonance magnétique) par contraste de phase, ou pour renforcer le signal intraluminal en ARM par temps de vol.
[B2,B3]
Édit. 2018
service central de protection contre les rayonnements ionisants l.m.
- du contrôle des installations nucléaires,
- de l’agrément des installations de radiologie médicale.
Ce service qui disposait de moyens de prélèvements et d’analyse pour le contrôle permanent de la radioactivité des eaux, des sols, de l’atmosphère, des produits de consommation courante, etc. Il surveillait et contrôlait le fonctionnement des sources de radio-activité et les installations de rayons X à usage médical, etc. Il a été remplacé par l’OPRI (offfice de protection contre les rayonnements ionisants) et depuis 2002 par l’IPSN (Institut de protection et de sûreté nucléaire).
Sigle SCPRI
traumatisme psychique chez les enfants l.
psychical trauma among children
Expérience dramatique vécue par des enfants qui ont survécu, p. ex., à des massacres et à des viols, parfois blessés, souvent retrouvés seuls, après plusieurs jours sans soins ni nourriture, auprès de cadavres de leurs proches.
Les évènements de Yougoslavie et d'Afrique ont montré qu'à terme rapproché, les réactions étaient très diverses : absence de troubles apparents ; comportements pathologiques de sidération avec dépression de type mélancolique, mutisme, refus de consignes ou d'incitations venant d'un adulte ; régression parfois profonde.
Il semble que, du moins en milieu africain, et même en l'absence de psychothérapeutes, le retour à un bon équilibre physique, à une vie normale, dans une ambiance chaleureuse, a fortiori le rapatriement chez soi avec un proche ou au sein d'une famille d'accueil dont on connait l'ouverture dans ces cultures, favorisent la réversibilité, plutôt que le maintien en orphelinat.
À l'évidence, un recul suffisant reste nécessaire.
vaccin contre les infections à méningocoque l.m.
meningococcic vaccine
→ vaccin infections à méningocoque
[D1, E1]
Édit. 2019