commissure de la prostate l.f.
commissura prostatae ; isthmus prostatae (TA) commissure of prostate, isthmus of prostate
Bande de tissu prostatique qui unit les lobes latéraux de la prostate, au niveau du segment vésiculaire de la base, en arrière du sillon de pénétration des canaux déférents et des vésicules séminales.
Syn. anc. commissure postérieure de la prostate, commissure rétroséminale, commissure rétrospermatique
[A1]
Édit. 2015
commissure postérieure de la prostate l.f.
[A2]
Édit. 2015
face antérieure de la prostate l.f.
facies anterior prostatae (TA)
anterior surface of prostate
Plane ou légèrement convexe elle est recouverte par les fibres les plus élevées du muscle sphincter externe de l’urèthre et l’expansion préprostatique du ligament transverse du pelvis.
Plus en avant elle répond au plexus veineux rétropubien qui la sépare de la lame préprostatique des ligaments pubo-vésicaux (ligament pubo-prostatique), de la symphyse pubienne et des pubis.
[A1]
Édit. 2017
face inféro-latérale de la prostate l.f.
facies inferolateralis prostatae (TA)
inferolateral surface of prostate
Chacune des deux faces de la prostate en regard de la paroi pelvienne tapissée par le muscle élévateur de l’anus recouvert par le fascia pelvien pariétal.
Elle en est séparée par une lame conjonctivo-vasculaire, le fascia latéral de la prostate
Syn. anc. face latérale de la prostate
[A1]
Édit. 2017
face latérale de la prostate l.f.
→ face inféro-latérale de la prostate
[A1]
Édit. 2017
face postérieure de la prostate l.f.
facies posterior prostatae (TA)
posterior surface of prostate
Convexe, elle est déprimée sur la ligne médiane par une gouttière verticale qui permet de distinguer les deux lobes de la glande.
Elle est en rapport avec la paroi antérieure du rectum pelvien par l’intermédiaire du fascia prostato-péritonéal.
[A1]
Édit. 2017
gaine celluleuse de la prostate l.f.
hyperplasie bénigne de la prostate l.f.
Définition anatomopathologique de l'adénome de la prostate.
Elle se traduit au delà du volume normal de la prostate (c'est à dire supérieur à 25 cc) par une tumeur macroscopique qualifiée d'hypertrophie anatomique.
Sigle HBP
hypertrophie bénigne de la prostate l.f.
Augmentation du volume de la prostate par une hyperplasie glandulaire.
Entourant l' uréthre prostatique, cette hypertrophie peut être responsable de troubles à l'évacuation des urines par la vessie.
Sigle HBP
isthme de la prostate l.m.
lobe médian de la prostate l.m.
lobus medius prostatae (TA)
middle lobe of prostate
Saillie transversale du segment vésiculaire de la base de la prostate, située en avant du sillon de pénétration des canaux déférents et des vésicules séminales.
Elle répond à la région inter-urétérale.
Syn. anc. commissure prégénitale, commissure préséminale, commissure préspermatique, lobe de Home, lobe moyen de la prostate, lobe préspermatique, lobe soustrigonal
lobe moyen de la prostate l.m.
lobes de la prostate droit et gauche l.m.p.
lobi prostatae dexter et sinister (TA)
right and left lobes of prostate
Chacun des lobes latéraux de la prostate, droit et gauche.
Ils sont subdivisés en lobules : lobule inféro-postérieur, lobule inféro-latéral, lobule supéro-médial et lobule antéro-médial séparés entre eux par des cloisons fibreuses. La prostate comporte en outre un lobe médian.
lobule antéro-médial de la prostate l.m.
lobulus anteromedialis prostate (TA)
anteromedial lobule of prostate
Un des lobules constitutifs d’un lobe latéral de la prostate.
lobule inféro-latéral de la prostate l.m.
lobulus inferolateralis prostate (TA)
inferolateral lobule of prostate
Un des lobules constitutifs d’un lobe latéral de la prostate.
lobule inféro-postérieur de la prostate l.m.
lobulus inferoposterior prostate (TA)
inferoposterior lobule of prostate
Un des lobules constitutifs d’un lobe latéral de la prostate.
lobule supéro-médial de la prostate l.m.
lobulus superomedialis prostate (TA)
superomedial lobule of prostate
Un des lobules constitutifs d’un lobe latéral de la prostate.
muscle élévateur de la prostate l.m.
musculus levator prostatae ; musculus puboprostaticus (TA)
levator prostatae ; puboprostaticus
Muscle formé par les fibres médiales du muscle élévateur de l’anus.
Syn. muscle pubo-prostatique
parenchyme de la prostate l.m.
parenchyma prostatae (TA)
parenchyma of prostate
Tissu fonctionnel noble de la glande constitué par l’ensemble des glandes de la prostate.
partie distale de la prostate l.f.
pars distalis prostatae (TA)
pars distalis of prostate
Partie la plus inférieure de la prostate qui se termine par l’apex de la prostate.
prostate n.f.
prostata (TA)
prostate
Formation glandulaire située autour de la portion initiale de l’urèthre masculin, derrière la symphyse pubienne, en avant du rectum et en dessous de la vessie.
On lui distingue deux lobes latéraux droit et gauche et un lobe moyen. Son produit de sécrétion contribue à former le sperme en se mélangeant aux cellules germinales issues du testicule. Les glandes prostatiques se répartissent dans une partie proximale et une partie distale. On isole plus particulièrement une zone des glandes périuréthrales.
Étym. gr. prostates : qui se tient en avant
prostate (abcès de la) l.m.
prostatic abscess
Évolution d'une prostatite aigüe vers la collection purulente.
Le diagnostic en est fait par l'évolution clinique et l'échographie. La poche abcédée peut se fistuliser vers l'urètre, le rectum ou le périnée. Elle doit être drainée chirurgicalement par voie périnéale, transrectale ou transuréthrale. L'évacuation de la collection par ponction échoguidée peut parfois suffire.
prostate (adénocarcinome de la) l.m.
prostatic adenocarcinoma
Tumeur maligne épithéliale la plus commune de la glande prostatique, développée aux dépens des acinus.
L'adénocarcinome prostatique est en fréquence le deuxième cancer de l'homme, après celui du poumon. L'incidence en France est de 38 pour 100 000 habitants ; variable selon les pays, elle est la plus élevée chez les noirs des États-Unis. Sa mortalité en France est de 10% de l'ensemble des décès par cancer, et semble encore augmenter. Aucun facteur étiologique ou environnemental n'a été mis en évidence. Par contre des facteurs familiaux et génétiques sont prouvés, et certains gènes identifiés. Son développement est androgénodépendant, du moins au début de l'évolution.
Le cancer histologique est bien plus fréquent que le cancer clinique. Les stades de début sont totalement asymptomatiques. Le dépistage de masse n'est pas actuellement réalisable. Le diagnostic, souvent suspecté sur une élévation du taux de PSA, est fait par toucher rectal, échographie endorectale et ponction-biopsie prostatique. Il est parfois découvert dans les copeaux d'une résection endoscopique pour adénome. La coexistence des deux affections est fréquente. L'extension est locale (franchissement capsulaire, envahissement du plan séminal, des espaces cellulaires périprostatiques, du plancher vésical (avec retentissement sur le haut appareil), du rétropéritoine), régional (extension aux chaines lymphatiques ilio-obturatrices), métastatiques (squelette principalement, poumon, névraxe).
Le traitement des cancers localisés est curatif (prostatectomie totale associée à la lymphadénectomie pelvienne, ou radiothérapie (externe ou brachythérapie). Au-delà des limites prostatiques le traitement devient palliatif, associant de façon diverse chirurgie, radiothérapie et hormonothérapie. Le traitement des formes métastatiques est l'hormonothérapie, la suppression androgénique étant obtenue de diverses manières : pulpectomie testiculaire, agonistes de la LH-RH, antiandrogènes, œstrogénothérapie. Il n'y a pas de chimiothérapie spécifique. Le pronostic dépend du stade initial de la tumeur et de sa forme histologique, l'échappement hormonal annonçant souvent une évolution peu contrôlable.
prostate (adénocarcinome ductulaire de la) l.m.
periurethral prostatic duct carcinoma
Tumeur maligne rare de la glande prostatique, d'origine centrale et souvent volumineuse, infiltrant rapidement capsule et vésicules séminales.
Elle fixe le PSA comme un authentique adénocarcinome prostatique.
prostate (adénocarcinome endométrioïde de la) l.m.
Tumeur maligne exceptionnelle de la prostate, qui représenterait un aspect particulier d'adénocarci
Elle se développe près du veru montanum, envahit l'urèthre et est androgénodépendante.
Syn. tumeur endométrioïde de l'utricule prostatique