groupe nucléaire baso-latéral de l'amygdale l.m.
basolateral nuclear group
Groupe des noyaux profonds de type cortical, le groupe nucléaire basolatéral comprend les noyaux latéral, basolatéral, paralaminar, basomédial de l’amygdale, auxquels on associe le noyau endopiriforme.
Tous les noyaux du groupe basolatéral ont une organisation cyto-architectonique semblable à celle du cortex cérébral.
groupe nucléaire centro-médial
centromedial nuclear group
→ amygdale centro-médiale élargie, groupe nucléaire centro-médial de type non-cortical
groupe nucléaire centro-médial de type non-cortical l.m.
Groupe de noyaux comprenant le noyau central et le noyau médial
→ amygdale centro-médiale élargie, groupe nucléaire centro-médial
hernie nucléaire l.f.
[I1]
ictère nucléaire l.m.
kernicterus, nuclear icterus, Schmorl’s jaundice, nuclear jaundice, bilirubin encephalopathy
Complication grave et souvent mortelle de la maladie hémolytique du nouveau-né s’observant en cas d’hyperbilirubinémie sévère, caractérisée anatomiquement par une atteinte des noyaux gris centraux et d’autres structures du système nerveux central (cervelet, tronc cérébral, substance grise du cerveau) relevant de la toxicité de la bilirubine pour ces structures.
Il associe à une hypertonie musculaire permanente, un rejet de la tête en arrière ou opisthotonos, des mouvements d’enroulement des membres supérieurs, une fixité du regard, un nystagmus et un cri aigu. Son évolution se fait parfois vers la mort ou plus souvent vers l’apparition de séquelles sévères à type d’encéphalopathie, infirmité motrice cérébrale, surdité. Le traitement par transfusion in utero des fœtus soumis aux complications de l’iso-immunisation rhésus l’ont pratiquement fait disparaître.
C. G. Schmorl, anatomopathologiste allemand (1861-1932) ; J. F. Crigler, pédiatre américain et V. A. Najjar, pédiatre et microbiologiste américain (1952)
Étym. gr. iktêr, ikteros : jaunisse
Syn. encéphalopathie hyperbilirubinémique, ictère nucléaire du nouveau-né de Schmorl, encéphalopathie hyperbilirubinémique de Crigler et Najjar, syndrome de Crigler et Najjar
→ ictère familial congénital de Crigler et Najjar, ictère du nouveau-né
institut de radioprotection et de sécurité nucléaire l.m.
institute of radioprotection and nuclear safety
Sa compétence couvre l’ensemble des risques liés aux rayonnements ionisants utilisés dans l’industrie ou la médecine et aux rayonnements naturels.
Il a pour missions ;
- la surveillance radiologique de l’environnement et l’intervention en cas d’urgence radiologique,
- la radioprotection de l’Homme,
- la contribution à la formation et à l’enseignement de la radioprotection,
- la définition et la mise en œuvre de programmes de recherche nationaux et internationaux,
- la veille permanente en matière de radioprotection,
- la contribution à l’information du public,
- la réalisation d’expertises, de recherches et d’analyses sur les risques nucléaires et radiologiques établies pour des organismes publics ou privés,
- l’appui opérationnel technique en matière de risques nucléaires et radiologiques concernant les installations nucléaires civiles ou de défense, le transport de substances radioactives et sensibles ainsi que la protection physique et la sécurité des applications tant industrielles que médicales.
L’institut est un établissement public à caractère industriel et commercial, placé sous tutelle conjointe des ministères :
- de l’écologie, du développement durable et de l’énergie,
- de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche,
- des affaires sociales, de la santé et des droits de la femme,
- de l’économie, de l’industrie et du numérique,
- de la défense.
L’institut a été créé par l’article 5 de la loi du 9 mai 2001 et son fonctionnement précisé par décret du 22 février 2002, modifié le 7 avril 2007.
Sigle : IRSN
lamina nucléaire l.f.
nuclear lamina
Partie interne de la membrane nucléaire formée de protéines, essentiellement des lamines, sous forme d’un réseau fibrillaire doublant en dedans le versant interne de la membrane nucléaire.
Les lamines A/C (filaments intermédiaires de type V) dimères enroulés entre eux en α-hélicoïdal et associés en polymères longitudinaux par fixation du C-terminal au N-terminal du suivant, forment ainsi des fibres allongées et réunies en un maillage en deux dimensions de10nm d’épaisseur et plus. Elles sont associées à d’autres protéines : les LAPs 1 et 2 (Lamin Associated Proteins), l’émérine, les récepteurs de la lamine B, les protéines intervenant dans la constitution et la fonction des pores nucléaires assurant la transduction avec le cytoplasme.
La lamina intervient dans l’organisation de la chromatine qui lui adhère dans l’interphase, dans la réplication de l’ADN qui prépare la division cellulaire et dans la régulation du cycle cellulaire. Lors de la prophase la lamina se désagrège par phosphorisation des lamines (sous l’action du complexe protéique cycline B/Cdk1) et leur dépolymérisation. A la fin du cycle mitotique, la télophase, la lamina et la membrane nucléaire se reforment par un processus inverse.
Les mutations pouvant survenir au cours de la formation ou de la transformation des divers composants de la lamina en particulier des lamines sont à l’origine des laminopathies.
Étym. lat. membrana : lame, membrane
→ lamine, laminopathie, filament intermédiaire, cycline B/Cdkl, émérine
médecine nucléaire l.f.
nuclear medicine
Spécialité médicale fondée sur l'emploi de la radioactivité pour étudier et traiter les désordres fonctionnels, physiologiques et métaboliques, pouvant survenir dans de nombreux états pathologiques.
Cette définition inclut les procédures "in vitro" (radioanalyse), les méthodes de diagnostic "in vivo" (en particulier d'imagerie) et de traitement après administration au patient de molécules marquées (ou radiopharmaceutiques).
Elle fait appel aux méthodes associées de physique nucléaire, radiochimie, radiobiologie et radioprotection.
La médecine nucléaire est depuis 1988 une spécialité médicale autonome reconnue à l'échelon européen.
→ curiethérapie, scintigraphie
membrane nucléaire l.f.
nuclear membrane
nucléaire adj.
nuclear
Relatif au noyau de l’atome, de la cellule (Par ex. ADN nucléaire) ou des noyaux du système nerveux central.
paramagnétisme nucléaire l.m.
[B1,B2,B3]
Édit. 2018
réacteur nucléaire l.m.
nuclear reactor
Installation industrielle destinée à réaliser la fission contrôlée et à permettre l'utilisation du flux de neutrons qui en résulte (production d'isotopes radioactifs) ou de la chaleur qui y est dégagée (production d'électricité).
Le cœur du réacteur contient des barres de matière fissible, généralement 238U, entourées d'un milieu ralentisseur des neutrons et dans lequel plongent des barres de cadmium, absorbeur de neutrons. Le réglage de celles-ci maintient à un niveau constant le flux de neutrons produit par la réaction en chaine et éventuellement stoppe la réaction.
La chaleur dégagée est évacuée par un circuit primaire vers un échangeur où elle génère la vapeur sous pression qui actionne une turbine entraînant un alternateur (production d'électricité) ou une hélice (propulsion de navire).
Des canaux permettent d'introduire dans le cœur les matériaux à exposer au flux de neutrons pour la production d'isotopes radioactifs.
De robustes enceintes assurent le confinement des éventuelles fuites radioactives et l'isolement du cœur en cas d'emballement.
Syn. pile atomique
→ fission
réaction nucléaire l.f.
nuclear reaction
Résultat de l'interaction d'une particule matérielle, chargée (p. ex. proton, deuton, etc.) ou non (p. ex. neutron), ou d'un photon de grande énergie, avec un noyau atomique.
L'interaction entraîne l'émission de particules et la transformation du noyau. Elle est symbolisée sous la forme X(p,p')Y, où X désigne le noyau cible, p la particule incidente, p' la particule émise et Y le noyau résultant, p. ex. 3H(d,n)4He, 12C(,n)11C.
réseau coordonné de soins (en médecine nucléaire) l.m.
Organisation française de la médecine nucléaire, créée par la circulaire de 1972.
Toutes les installations médicales utilisant des radioéléments sont regroupées autour de coordonnateurs régionaux, qui, entre autres, donnent un avis sur toutes les installations ou leurs modifications, ainsi que sur les autorisations d'équipements lourds, dont les gammacaméras.
septum en médecine nucléaire n.m.
in nuclear medicine septum
Paroi absorbante située à l'intérieur d'un collimateur de scintigraphie et destinée à donner au faisceau de photons la géométrie désirée.
sexe nucléaire l.m.
nuclear sex
syndrome des cassures de l'ADN mitochondrial secondaires à une mutation nucléaire l.m.
mitochondrial DNA breakage syndrome, secondary to nuclear mutation
Myopathie mitochondriale d'apparition tardive avec ophtalmoplégie progressive externe, faiblesse progressive des muscles proximaux, cataracte bilatérale et décès prématuré.
Myopathie mitochondriale transmise de façon dominante sous la dépendance d'un gène autosome (MIM 157640). La maladie est observée sur plusieurs générations, les patients présentent de multiples délétions mitochondriales avec un même point d'amorce, secondaire à une protéine d'origine nucléaire (codée par les chromosomes du noyau). Autres signes : présence de fibres rouges déchiquetées "ragged-red fibers". La maladie évolue vers une ataxie, et un coma acidocétosique. Affection mitochondriale (MIM 550000).
M. Zeviani, neurologue et généticien italien (1989)
Syn. myopathie mitochondriale avec délétion de l'ADN mitochondrial, délétions mitochondriales dues à une mutation nucléaire ; ophtalmoplégie progressive externe autosomique dominante avec différentes délétions mitochondriales
[Q2,I4,P2]
transfert nucléaire l.m.
nuclear transfer
Transplantation d’un noyau de cellule somatique en particulier dans un ovocyte énucléé, produisant un ovasome.
Syn. transfert du noyau cellulaire
→ ovasome
[Q1]
Édit. 2019
transmutation (nucléaire) l.f.
transmutation
Transformation d'un noyau atomique en un noyau différant par le nombre de charge et/ou le nombre de masse.
Le terme s'applique essentiellement à la désintégration radioactive et éventuellement à une réaction nucléaire provoquée.
clonage reproductif par transfert nucléaire l.m.
reproductive cloning, reproduction cloning
Transfert nucléaire dans un ovocyte énucléé suivi de l'implantation de l'embryon dans un utérus maternel en vud de la constitution d'un individu cloné.
L'embryon obtenu est le clone de l'animal qui a fourni le noyau somatique transféré dans l'ovocyte énucléé.
Étym. gr. klôn : rejeton
→ clone, clonage, transfert nucléaire
[Q1]
Édit. 2019
ARN nucléaire de grande taille l.m.
heterogenous nuclear RNA
ARN nucléaire résultant d’une transcription par la polymérase II.
Ces ARN sont hétérogènes en taille et peu stables.
Syn. ARN nucléaire hétérogène
Sigle hn RNA
→ ARN nucléaire de taille variable
[Q1]
Édit. 2019
protéine nucléaire 1 l.f.
nuclear protein 1
Facteur de transcription qui répond à un stress par un programme d’expression de gènes assurant la résistance des cellules.
Ce facteur de transcription codé par un gène de même nom présent sur le chromosome 16 participe à la régulation de nombreux processus tels que la réparation de l’ADN, l’autophagie, l’apoptose. Il intervient aussi dans des tumeurs malignes en favorisant leur progression et les métastases.
[C3, F2, Q1]
Édit. 2020