Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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sonde laser l.f.

laser tube

Sonde d'intubation trachéale adaptée à la chirurgie du larynx au laser.
Le rayonnement laser (CO2, Nd-YAG ou KTP) est utilisé pour traiter des lésions cicatricielles ou tumorales du larynx et de la trachée. L'énergie libérée par le rayon laser au contact d'un matériel inflammable peut en provoquer l’inflammation ou l’explosion.
Il existe des sondes laser spéciales, métalliques ou non : certaines se trouvent dans le commerce. Faute de mieux, pour se garantir du risque apporté par les sondes en caoutchouc ou en chlorure de polyvinyle, on peut utiliser une sonde ordinaire en l'entourant d'une protection métallique (papier d'aluminium ou feuille de cuivre). De même, le ballonnet doit être rempli avec du sérum physiologique.
L'utilisation du laser demande encore de ne pas utiliser de mélange comburant : la concentration d'O2 et de N2O ne doit pas dépasser au total 30% dans le mélange inhalé.

explosion (risque d'), laser chirurgical, laser (anesthésie lors de l'emploi du)

sonde mécanique l.f.

mechanic probe

Sonde d'échographie dans laquelle le balayage sectoriel du faisceau ultrasonore, réalisé par un dispositif électromécanique, consiste en la rotation ou l'oscillation du transducteur piézoélectrique.
Ces dispositifs sont progressivement abandonnés au profit des sondes électroniques.

sonde multiéléments l.f.

multiprobe

Sonde d'échographie comportant plusieurs éléments piézoélectriques.

Syn. barrette, multisonde

sonde nasotrachéale l.f.

naso-tracheal tube

En anesthésie, tube trachéal destiné à être introduit dans la trachée en passant par le nez.

sonde nucléique l.f.

nucleic probe

Molécule d'ADN ou d'ARN marquée (par un composé fluorescent, un radio-isotope, un ligand ou un enzyme), utilisée pour détecter des séquences complémentaires par hybridation in situ ou in vitro avec des acides nucléiques.

sonde orotrachéale l.f.

orotracheal tube

En anesthésie, tube trachéal destiné à être introduit dans la trachée à travers la bouche.

sonde renforcée l.f.

reinforced tube

sonde armée

sonde trachéale l.f.

tracheal tube

Tube muni d'un ballonnet gonflable à son extrémité distale, destiné à être introduit dans la trachée à travers le larynx, pour conduire les gaz et les vapeurs en direction ou en provenance de la trachée.
L'introduction peut se faire par la bouche, par le nez ou par un orifice de trachéotomie. Dans ce dernier cas, il faut employer des sondes courtes courbées à 90°.

sonde d'intubation trachéale

sonde univent l.f.

univent tube

Sonde d'intubation, comportant un canal supplémentaire pour le passage d'un bloqueur bronchique.
Elle est utilisée en chirurgie thoracique pour exclure la ventilation d'un poumon. Le bloqueur bronchique comporte un ballonnet que l'on place dans la bronche souche du poumon à exclure. Cette sonde remplace les sondes à double lumière, type Carlens. La mise en place est plus facile en s'aidant du fibroscope bronchique.

Étym. angl. Univent (nom déposé)

Carlens (sonde de)

sonde uréthrale l.f.

urethral catheter

Instrument cylindrique creux, rigide ou flexible, introduit à travers l'urèthre pour atteindre et évacuer la vessie, ou mis en place après une intervention chirurgicale ou endoscopique.
La consistance de la sonde varie selon le matériau utilisé (métal ou divers types de plastiques). Sa longueur est liée au sexe du malade. La forme de son extrémité correspond au mode d'utilisation : bout coupé (whistle tip), bout rond (round tip), bout olivaire (olive tip), bout renflé en cône (cone tip), coudé ou béquillé (elbow). Les sondes de Phillips comptent une extrémité en virole leur permettant de se visser sur une sonde filiforme. La sonde comporte en outre un ou plusieurs œillets latéraux pour la bonne évacuation des urines.
La lumière de la sonde peut être simple (ou unique) (single lumen cathéter) ; le corps de la sonde peut contenir en outre un ou deux canaux supplémentaires, l'un pour le gonflage d'un ballon assurant l'autostatisme, l'autre permettant une irrigation continue (sonde double ou triple voie).

sonde uréthrale autostatique l.f.

selfretaining urethral catheter

Sonde uréthrale comportant un dispositif lui permettant de rester en bonne place dans la vessie (généralement un ballonnet gonflable).
La plus utilisée est la sonde de Foley.

F. E. Foley, chirurgien urologue américain (1937)

Swan-Ganz (sonde de) l.f.

Swan-Ganz’s catheter

Cathéter flottant à ballonnet gonflable destiné au cathétérisme, temporaire ou prolongé, des cavités droites du cœur ainsi que de l’artère pulmonaire et de ses branches jusqu’ aux capillaires.
Introduite dans la veine cave par une des veines périphériques, basilique, céphalique ou jugulaire, il est remonté par l’artère pulmonaire jusque dans les capillaires pulmonaires.
Sa mise en place est facilitée par un ballonnet en latex d'une capacité d'un millilitre placé à son extrémité distale : lorsque celui-ci est gonflé, il facilite la progression car il est entraîné par le courant sanguin. Cette sonde est dérivée du cathéter flotté de Grandjean. Elle comporte deux lumières distinctes, l'une, distale, communique directement avec l'artère pulmonaire, l'autre, proximale, située dans le cœur droit. Elle enregistre ainsi la pression capillaire pulmonaire bloquée, reflet de la pression du ventricule gauche. Elle renseigne sur les risques d'œdème aigu du poumon lors des poussées hypertensives de la prééclampsie ou de l'éclampsie et apporte une sécurité pour restaurer la masse sanguine et la diurèse chez des patientes hypertendues et hypovolémiques.
Elle est particulièrement utile dans la prise en charge des états de choc dont elle permet l’analyse diagnostique, le traitement et la surveillance (mesure de pression, prélèvements sanguins, étude du débit cardiaque).

H.J. Swan et W. Ganz, médecins américains (1970)

Stewart-Hamilton (mesure du débit cardiaque par la méthode de)

White (sonde de) l.f.

White's tube

Sonde d'intubation trachéale à double lumière, portant ou non un ergot pour se bloquer sur la carène, en forme de sonde de Carlens inversée.
Son extrémité distale se place dans la bronche souche droite et comporte un œillet latéral pour permettre la ventilation du lobe supérieur droit.

G. M. White, médecin anesthésiste britannique (1960)

Carlens (sonde de)

Fogarty (sonde de) l.f.

Fogarty's balloon catheter






T. J. Fogarty chirurgien américain (1971)

Fogarty (cathéter de)

[B3,K4]

Édit. 2018

sonde de Cole l.f.

Cole’s tube

Sonde trachéale utilisée chez le très jeune enfant, qui a une portion laryngotrachéale courte de petit diamètre et une portion orale plus longue et de plus grand diamètre.
Le passage entre les deux parties réalise un épaulement qui bloque la sonde au niveau de la glotte.
Cette sonde à l'avantage d'éviter le traumatisme de la partie rétrécie du larynx de l'enfant au niveau du cricoïde.

F. Cole, anesthésiste britannique (1945)

acidité titrable urinaire l.f.

urinary titrable acidity

Quantité d'ions H+ fixée sur les tampons urinaires, essentiellement les ions phosphates.
Elle contribue, avec l'ammoniurie, à l'excrétion rénale des ions H+ produits du métabolisme. Elle varie en fonction du résidu acide ou alcalin de l'alimentation, elle est nulle si le pH de l'urine est égal ou supérieur à celui du plasma. Elle se mesure par l'adjonction à l'urine de soude décinormale en quantité suffisante pour élever le pH des urines au niveau de celui du plasma.

[C2, M1]

Édit. 2020

actinomycose urinaire l.f.

urinary actinomycosis

actinomycose urogénitale, actinomycose

[D1, M3]

Édit. 2020

antireflux urinaire (dispositif) l.m.

urinary antireflux technique

Technique chirurgicale qui s’applique à une anastomose urétérovésicale pour lui permettre de s’opposer à un reflux vésico-urétéral.

opération antireflux, reflux vésico-urétéral acquis, reflux vésico-urétéral congénital

[M2]

Édit. 2017

antireflux urinaire endoscopique (technique) l.f.

urinary endoscopic anti-reflux technique

Méthode de traitement par voie endoscopique du reflux vésico-urétéral.
Elle consiste en l’injection, sous contrôle de la vue, d’une substance pâteuse inerte, non résorbable, sous l’orifice urétéral refluant et dans le trajet intramural de l’uretère.
La substance employée doit être à résorption faible ou lente et ne pas migrer localement ou à distance. Aucune substance actuelle ne réalise toutes ces propriétés, c’est pourquoi différentes substances ont pu être proposées (téflon, macroplastique, collagène, etc..).

reflux vésico-urétéral acquis, reflux vésico-urétéral congénital

[M2]

Édit. 2017

appareil urinaire l.m.

organa urinaria
urinary tract
Ensemble des structures anatomiques qui assurent la formation, l'écoulement, le stockage et l'évacuation de l'urine.
On distingue communément le haut appareil urinaire (rein et voie excrétrice supérieure) et le bas appareil urinaire (voie excrétrice inférieure).

Étym. lat. apparatus : ce qui est préparé

voie excrétrice urinaire

arbre urinaire l.m.

urinary tree

appareil urinaire

autosondage urinaire intermittent l.m.

self catheterization

Méthode de rééducation des vessies neurologiques, s'appliquant également aux situations de rétention chronique avec distension, consistant à faire effectuer par le patient lui-même, à intervalles réguliers, une évacuation vésicale par sondage urétral.
La méthode nécessite un apprentissage, connaît certaines impossibilités telles que tétraplégie, blocage psychologique, et peut être mise en œuvre dans les deux sexes. La diffusion large de cette technique et sa bonne tolérance même chez l'homme la font utiliser pour le drainage vésical temporaire mais prolongé que nécessitent certaines situations postopératoires, et elle est devenue pour certaines situations neurologiques un mode mictionnel définitif.

hétérosondage urinaire intermittent

bilharziome urinaire l.m.

Schistosoma polyp , urinary bilharzioma
Pseudotumeur inflammatoire granulomateuse de la voie excrétrice urinaire, arrondie, pédiculée ou sessile, située dans la muqueuse et la sous-muqueuse de la paroi vésicale ou urétérale, provoquée par les amas ovulaires de Shistosoma haematobium et la réaction cellulaire qui les entoure.
Les tumeurs apparaissent à un stade relativement avancé de la bilharziose urinaire. Elles sont causes d'hématuries, de douleurs et d'infection. Des troubles de vascularisation leur donnent souvent un aspect cystoscopique de "tumeur framboisée". Elles peuvent régresser parfois par le traitement médical, mais exigent souvent l'exérèse endoscopique.
Ces lésions sont considérées comme le point de départ possible de cancers épidermoïdes de la vessie.

Syn. polype bilharzien, polype ovulaire, tumeur framboisée

bilharziose, bilharziose urogénitale, schistosome, Shistosoma haematobium

Édit. 2017

bilharziose urinaire l.f.

urinary schistosomiasis

Parasitose provoquée par Schistosoma haematobium, observée en Afrique Continentale, sur la Côte ouest de Madagascar, à la Réunion et au Moyen-Orient.
En revanche, la bilharziose urinaire est absente de l’Amérique du Sud et des Antilles, où n’existe pas le mollusque particulier (Bulinus), hôte intermédiaire spécifique du parasite. Les parasites adultes sont présents dans les veines périvésicales. Les principales manifestations cliniques comprennent des troubles fonctionnels urinaires et une hématurie d’importance variable. Cette parasitose peut entraîner diverses complications, notamment rénales ou vésicales (cancer).

Syn. schistosomose urogénitale

bilharziose, schistosome, Schistosoma haematobium

Édit. 2017

bol urinaire l.m.

urinary bolus

bolus urinaire

Édit. 2017

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