Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

119 résultats 

soins psychiatriques à la demande d'un tiers l.m.p.

soins sans consentement

soins sans consentement l.m.p.

Soins psychiatriques sur décision d’un représentant de l’Etat (SDRE), précédemment dénommés hospitalisation d’office selon la loi de 1838, successivement modifiée en 1990 et le 5 juillet 2011.
Cette modalité d’hospitalisation est décidée par arrêté préfectoral. Sa mise en œuvre requiert le constat de troubles mentaux susceptibles de porter atteinte à la sûreté des personnes, ou de façon grave à l’ordre public, avec impossibilité pour le patient de consentir aux soins et nécessité d’une surveillance médicale constante ou régulière. Ceci doit être attesté par un certificat médical qui peut être rédigé par tout médecin, à la condition qu’il n’exerce pas dans l’établissement d’accueil.
En cas de danger immédiat pour la sureté des personnes (attestée par un certificat médical), le maire ( ou le commissaire de police à Paris) arrête toutes mesures provisoires nécessaires face à une personne dont le comportement est sous-tendu par des troubles mentaux manifestes : dans les 24 heures il en réfère au Préfet qui statue sous forme d’un arrêté au plus tard dans les 48 heures.
Dans les 24 heures et à nouveau dans les 72 heures suivant l’admission d’un patient en SDRE un psychiatre de l’établissement confirme ou non la nécessité de soins psychiatriques.
Au terme des 72 heures un psychiatre doit indiquer le type de prise en charge proposé : poursuite de l’hospitalisation ou entrée dans un programme de soins alternatif (ambulatoire ou en hospitalisation à temps partiel). Par la suite des certificats médicaux mensuels doivent justifier l’éventuelle poursuite de la mesure de contrainte aux soins, rendue effective par des arrêtés préfectoraux, initialement pour trois mois, puis pour des périodes de six mois maximum, renouvelables.
Le Juge des libertés et de la détention (JLD) est en charge d’un contrôle de l’hospitalisation sans consentement avant la fin des douze premiers jours et tous les six mois ensuite sous la forme d’une audience publique (audition du patient ou de son représentant). Il peut confirmer ou annuler la mesure contraignante en cours.
La demande de levée de l’hospitalisation en SDRE, le plus souvent avec programme de soins ambulatoires, est faite par certificat médical adressé au Préfet. En cas de désaccord de celui-ci, le directeur de l’établissement psychiatrique demande immédiatement un second avis psychiatrique (rendu sous 72 heures). Si ce second avis est conforme au premier, le Préfet doit lever la contrainte (nouvel arrêté) ; sinon il peut la maintenir, le directeur de l'établissement devra alors saisir le JLD pour demander la levée de contrainte.
Le JLD peut être sollicité à toute étape du processus de soins sans consentement. Il peut demander un avis expertal et ordonner la main levée de l’hospitalisation complète avec établissement d’un programme de soins alternatifs à l’hospitalisation complète.
Pour les patients placés en soins sur SDRE suite à une décision d’irresponsabilité pénale ou pour ceux placés en « Unité pour malades difficiles » toute modification des soins sous contrainte (levée de la contrainte ou passage de l’hospitalisation complète à un programme de soins alternatifs) doit recevoir l’avis d’un collège pluridisciplinaire de l’établissement (transmis au Préfet et au JLD). Deux expertises indépendantes doivent être concordantes pour valider la demande de levée de l’hospitalisation complète.

système de soins l.m.

healthcare system

Dans un pays, ensemble des dispositions législatives et réglementaires destinées aux soins aux malades, ainsi que des administrations, personnels et équipements qui contribuent aux soins.
1) Un système de soins fonctionne à l’intérieur d’un système de santé.
2) Selon le degré de développement économique du pays, il peut s’adresser à une population plus ou moins large, viser certaines maladies ou l’ensemble des états morbides ; il fonctionne généralement en liaison avec une protection sociale plus ou moins élevée.

analyse d'un système de santé

unité de soins l.f.

care unit

Subdivision d’un service hospitalier comportant un nombre limité de lits et placée pour les soins infirmiers sous la responsabilité d’une surveillante.

évaluation des soins psychiatriques l.f.

evaluation of psychiatric care

Sa mise en place est délicate et nécessairement imparfaite, compte tenu notamment des réductions inévitables apportées à un phénomène si complexe et des orientations si diverses rencontrées dans la pratique psychiatrique.
Malgré ses insuffisances, la standardisation des critères diagnostiques par la CIM de l'OMS et/ou le DSM américain, contribue à la construction de protocoles adaptés le mieux possible.
Les instruments d'appréciation de variables étiologiques complexes comme les évènements vitaux et l'environnement social, sont également utilisés.
À la base, l'évaluation des traitements biologiques se conforme aux règles concernant les essais de médicaments. Avec les psychothérapies, s'ajoutent des problèmes particuliers. Parmi les données évolutives recueillies, la réadaptation sociale, mais aussi la qualité de la vie et la satisfaction des patients doivent également entrer en ligne de compte.
Avec son optique coût-bénéfice, l'évaluation médico-économique répond à un souci croissant

CIM, DSM

[B3,O4]

Édit. 2018

coordination des soins avec radioéléments

coordination

réseau coordonné de soins (en médecine nucléaire)

[B1]

soins de suite et de réadaptation l.m.p.

Soins donnés dans des établissements ayant pour objectif  de réduire les conséquences fonctionnelles, physiques, cognitives, psychologiques ou sociales des limitations de capacité des patients et de promouvoir leur réadaptation et leur réinsertion.
Les missions de ces unités sont de rendre possible le retour du patient vers son lieu de vie ou de travail.grâce à des actions de :
- rééducation physique, cognitive et psychologique visant à la restitution intégrale de l’organe lésé et au retour optimal à sa fonction ;
- réadaptation  aux séquelles éventuelles ;
- réinsertion dans les conditions de vie qui précédaient l’accident ou la maladie.
Pour les adultes, il existe des SSR polyvalents et des SSR spécialisés : lésions de l’appareil locomoteur, affections neurologiques, cardio-vasculaires, respiratoires, onco-hématologiques, digestives, métaboliques et endocriniennes, brûlés, conduites addictives,   polypathologies de la pesonne agée dépendante ou à risque de le devenir.
Des  SSR pédiatriques prennent en charge des enfants et adolescents, âgés de 0 à 18 ans, atteints de pathologies sévères :affections respiratoires, maladies chroniques ,obésité. 

Sigle SSR

réadaptation

[N1]

Édit. 2019

parcours de soins coordonnés l.m.

Institué par la loi du 13 août 2004,  dans le but de coordonner le suivi médical des assurés sociaux à partir de l’âge de 16 ans, le parcours de soins coordonnés,  impose le choix d’un médecin traitant qui devra être   consulté avant de se présenter devant un spécialiste,
L’absence de respect de cette disposition est sanctionnée par une amputation de 40 % du remboursement des frais.
Cette disposition ne s’applique pas aux cas d’urgence et aux spécialités suivantes : ophtalmologie, gynécologie, odontologie, psychiatrie et les spécialistes pour lesquels l’assuré dispose d’une dispense permanente d’autorisation notamment en cas d’affection de longue durée. 

[E1]

Édit. 2020

bilan rétro-alvéolaire technique long cône l.m.

retro-alveolar status long cone

status dentaire

Édit. 2017

bourse séreuse du long biceps l.f.

bourse supérieure du muscle biceps fémoral

Édit. 2017

centre de long séjour l.m.

Etablissement public dont la mission est d’assurer l’hébergement de personnes n’ayant plus leur autonomie de vie, et dont l’état nécessite une surveillance médicale constante et des traitements au long cours.
1) L’admission des malades se fait sur présentation d’un dossier médical ou médico-social.
2) Un centre de long séjour peut à titre accessoire comporter une ou plusieurs unités de moyen séjour.

[E]

chef long du muscle biceps brachial l.m.

caput longum musculi bicipitis brachii (TA)

long head of biceps brachii

Corps musculaire du muscle biceps brachial qui s’insère sur l’angle latéral de la scapula, au-dessus de la glène.
A son extrémité distale il fusionne avec le chef court du muscle et se termine par un tendon commun sur la tubérosité du radius.

[A1]

chef long du muscle biceps fémoral l.m.

caput longum musculi bicipitis femoris (TA)

long head of biceps femoris

Longue portion du muscle biceps fémoral qui se fixe sur la face postérieure de la tubérosité ischiatique par un tendon commun avec le muscle semitendineux.
Il fusionne à son extrémité distale avec le chef court du muscle biceps fémoral et se fixe par un tendon commun sur la tête du la fibula, le condyle latéral du tibia et le fascia crural.

[A1]

chef long du muscle triceps brachial l.m.

caput longum musculi tricipitis brachii (TA)

long head of triceps brachii

Syn. anc. longue portion du triceps brachial, muscle grand anconé, muscle long triceps

muscle triceps brachial

[A1]

couche hélicoïdale de grade long de la tunique musculaire de l'intestin grêle l.f.

tunique musculaire de l'intestin grêle

[A1,L1]

élément nucléaire dispersé long l.m.

long interspersed nuclear element (LINE), long interspersed repeat, long interspersed repeat element

Rétrotransposon eucaryote, souvent d’origine rétrovirale,.comprenant des séquences de 6 000 à 7 000 paires de bases, présentes en grand nombre de copies dans le génome.

rétrotransposon, paire de bases

[Q1]

Édit. 2019

gaine du tendon du muscle long extenseur de l'hallux l.f.

vagina tendinis musculi extensoris hallucis longi (TA)

tendinous sheath of extensor hallucis longus

Gaine séreuse annexée au tendon du muscle long extenseur de l’hallux sous le rétinaculum des extenseurs de la cheville.
Elle s’étend du bord supérieur du rétinaculum jusqu’au voisinage de la première articulation cunéo-métatarsienne.

Syn. anc. gaine séreuse de l’extenseur propre du gros orteil

gaine du tendon du muscle long extenseur du pouce l.f.

vagina tendinis musculi extensoris pollicis longi (TA)

tendinous sheath of extensor pollicis longus

Gaine séreuse annexée au tendon du muscle long extenseur du pouce.
Son cul-de-sac supérieur est situé un peu au-dessus du rétinaculum des extenseurs et s’étend en bas jusqu’au trapèze. Elle croise en arrière la gaine tendineuse des muscles extenseurs radiaux du carpe avec laquelle elle communique à ce niveau.

gaine du tendon du muscle long fléchisseur du pouce l.f.

vagina tendinis musculi flexoris pollicis longi (TA)

tendinous sheath of flexor pollicis longus

gaines tendineuses carpiennes palmaires

gaine plantaire du tendon du muscle long fibulaire l.f.

vagina plantaris tendinis musculi fibularis longi, vagina plantaris tendinis musculi peronei longi (TA)

plantar tendinous sheath of fibularis longus, plantar tendinous sheath of peroneus longus

Gaine séreuse qui accompagne le tendon du muscle long fibulaire dans son trajet plantaire, depuis son entrée dans le sillon du tendon du muscle long fibulaire à la face inférieure de l’os cuboïde jusqu’à son insertion sur le premier métatarsien.

gaine séreuse du muscle long fléchisseur commun des orteils l.f.

gaine tendineuse du muscle long fléchisseur des doigts de pied

gaine tendineuse des muscles long abducteur et court extenseur du pouce l.f.

vagina tendinum musculorum abductoris longi et extensoris pollicis brevis (TA)

tendinous sheath of abductor longus and extensor pollicis brevis

Gaine synoviale annexée, au niveau du poignet, aux tendons des muscles long abducteur et court extenseur du pouce.
Elle est incomplètement divisée en deux gaines distinctes pour chacun des tendons. Son cul-de-sac supérieur est un peu au-dessus du bord supérieur du rétinaculum des extenseurs. Son cul-de-sac inférieur descend jusqu’au voisinage de l’articulation médio-carpienne.

gaine tendineuse du muscle long extenseur des doigts de pied l.f.

vagina tendinum musculi extensoris digitorum pedis longi (TA)

tendinous sheath of extensor digitorum longus of foot

Gaine séreuse annexée aux tendons du muscle extenseur des doigts de pied sous le rétinaculum des extenseurs au niveau de la cheville.
Elle commence un peu au-dessus du rétinaculum et finit à la hauteur de l’os naviculaire.

Syn. anc. gaine séreuse de l’extenseur commun des orteils

gaine tendineuse du muscle long fléchisseur des doigts de pied l.f.

vagina tendinum musculi flexoris digitorum pedis longi (TA)

tendinous sheath of flexor digitorum longus of foot

Gaine séreuse interne du cou de pied, annexée au tendon du muscle long fléchisseur des orteils dans son trajet rétro-malléolaire interne.
Le cul-de-sac supérieur est à un travers de doigt au-dessus de l’interligne de l’articulation talo-crurale. Le cul-de-sac inférieur est au niveau de l’articulation cunéo-naviculaire.

Syn. anc. gaine séreuse du muscle long fléchisseur commun des orteils

gouttière du tendon du long fléchisseur propre du gros orteil l.f.

sillon du tendon du muscle long fléchisseur de l'hallux

| page précédente | /5 | page suivante