récepteur à tyrosine kinase l.m.
tyrosine kinase receptor
Famille de récepteurs transmembranaires dont la partie intracellulaire possède une activité de tyrosine protéine kinase.
Lorsque le récepteur à tyrosine kinase fixe son ligand extracellulaire, il devient capable de phosphoryler des protéines intracellulaires ou d'autres récepteurs transmembranaires sur certains acides aminés tyrosine, permettant ainsi la transduction du signal de l'extérieur vers l'intérieur de la cellule. Les principaux récepteurs à tyrosine kinase sont les récepteurs de facteurs de croissance polypeptidiques (EGF, FGF, PDGF, VEGF, etc...) et le récepteur de l'insuline.
Sigle RTK
→ tyrosine kinase, facteur de croissance polypeptidique, insuline
[C1, C2]
Édit. 2019
ATP-citrate lyase n.f.
ATP-citrate lyase
Complexe multienzymatique cytoplasmique catalysant une réaction de clivage d'une molécule d'acide citrique produisant l'oxalo-acétate et l'acétyl-CoA, composé indispensable à la biosynthèse des acides gras et du cholestérol.
Une inhibition de l'ATP-citrate lyase par l'acide bempédoïque entraine une diminution du LDL-cholestérol. Cette enzyme constitue donc une nouvelle cible pour le traitement des hypercholestérolémies chez les patients ne tolérant pas les statines
→ acide gras, cholestérol, statines, acide citrique, acétyl-CoA. statines
[C1, C2]
Édit. 2019
acide bempédoïque l.m.
bempedoic acid
Inhibiteur de l'enzyme ATP-citrate lyase.
L'acide bempédoïque diminue le taux de LDL-cholestérol circulant. Il est proposé comme alternative thérapeutique pour les patients hypercholestérolémiques intolérants aux statines.
Syn. acide 8-hydroxy-2,2,14,14-tétraméthylpentadécanedioïque
→ AC2TP-citrate lyase, ATP-citrate lyase, statines
[C1, C2]
Édit. 2019
adénosine-triphosphate l.f.
adénosine-triphosphate
Nucléotide constitué de l'adénine, base purique, liée par une liaison N-osidique au bêta-D-ribose (pentose), lui-même estérifié par trois phosphates, liés entre eux par deux liaisons anhydride d'acide (abrégé ATP).
Ces liaisons sont très riches en énergie qui sera libérée par hydrolyse de la molécule.
Cet ATP constitue le principal agent de phosphorylation pour toutes les fonctions cellulaires, en particulier dans le muscle qui en contient près de 4 g/kg. Il est biosynthétisé à partir d'adénosine-diphosphate, essentiellement par les réactions d'oxydoréduction phosphorylante.
Dans la cellule vivante l’ATP est constamment régénéré à partir de l'ADP par un transfert de phosphate à partir du catabolisme. L'hydrolyse ATP + H2O → ADP + phosphate + 8 kcal /mole, est à l'origine de l'énergie la plus couramment utilisée lors du métabolisme. Pour obtenir un fonctionnement optimal des réactions de catabolisme impliquant la formation et l'utilisation d'ATP la cellule vivante maintient un rapport ATP/ADP élevé, de l'ordre de 10. En fait la molécule biologiquement active est le complexe (ATP-Mg2+), d'où le rôle du magnésium dans la contraction et le tonus musculaire.
Sigle ATP
→ adénosine-diphosphate, contraction musculaire, transport aqueux transmembranaire, transport lipidique transmembranaire
[C1, C2, C3, I4]
Édit. 2017
protéine SC52A3 l.f.
SC52A3 protein
→ transporteur-3 humain de la riboflavine, SC52A3 gene
[C1, C2]
Édit. 2019
transporteur-3 humain de la riboflavine l.m.
human riboflavin transporter-3
Protéine exprimée au pôle apical des entérocytes, jouant un rôle essentiel pour l'absorption intestinale de la riboflavine (vitamine B2).
Le transporteur-3 humain de la riboflavine (human Riboflavin Transporter-3, hRFVT-3) est le produit du gène SLC52A3. Il joue un rôle essentiel pour l'absorption intestinale de la riboflavine. Des mutations du gène SLC52A3 qui code ce transporteur entrainent un déficit en riboflavine responsable de neuropathies.
Sigle hRFVT-3
[C2]
Édit. 2019
hidrotique
adj.
Qualifie ce qui provoque ou augmente la transpiration
Syn. sudorifique
[ C2, J1]
Édit. 2019
sudorifique adj.
Qualifie ce qui provoque ou augmente la sudation.
Syn. hidrotique
[C2, J1]
Édit. 2019
hRFVT-3 sigle pour human riboflavin transporter-3
→ transporteur-3 humain de la riboflavine
[C2]
Édit. 2019
myokine n.f.
myokine
Cytokine produite par les myocytes en réponse aux contractions musculaires, douée d’effets autocrines et paracrines, mais également endocrines, ces derniers intervenant à des concentrations picomolaires
L’interleukine-6 est la myokine la mieux connue. Produite au cours de l’exercice musculaire, elle stimule le nombre et la croissance des myocytes. La production de myokines interviendrait dans l’effet bénéfique de l’exercice musculaire sur la santé. C’est le cas du facteur neurotrophique dérivé du cerveau (« Brain- derived neurotrophic factor ; BDNF ») qui favorise le développement de nouveaux neurones et des synapses qui les relient et de l’irisine qui entraîne une augmentation des dépenses énergétiques et diminue l’obésité.
→ cytokine, autocrine, paracrine, endocrine, myocyte, interleukine-6, irisine
[C1, C2]
Édit. 2019
interleukine-6 n.f.
interleukine-6
Cytokine produite par de nombreuses cellules dont les neurones cérébraux, les lymphocytes T, les macrophages, les adipocytes, les ostéoblastes et les myocytes, aux propriétés multiples agissant comme facteur pro-inflammatoire et dérégulateur du point d’équilibre de la température corporelle lorsqu’elle est produite par les macrophages et comme facteur anti-inflammatoire lorsqu’elle est produite par les myocytes en raison de l’activation de voies de signalisation différentes dans les deux cas.
L’interleukine-6 est produite en excès dans de nombreuses maladies inflammatoires et auto-immunes comme la polyarthrite rhumatoïde ou la sclérose en plaques, ce qui a conduit à l’utilisation d’anticorps monoclonaux bloquant son récepteur tel le tocilizumab. Le muscle est le lieu de production et aussi la cible de l’IL-6 qui accroît la prolifération et le développement des myocytes.
Sigle IL-6
→ cytokine, lymphocyte T, macrophage, adipocyte, ostéoblaste, myocyte, polyarthrite rhumatoïde (manifestations cliniques de la), sclérose en plaques, anticorps monoclonal
[C1, C2, F3]
Édit. 2019
irisine n.f.
irisin
Hormone polypeptidique de 112 acides aminés, produite par le muscle squelettique en réponse à l'exercice musculaire.
L'irisine est libérée dans la circulation par clivage de la partie extracellulaire, d'une protéine transmembranaire appelée FNDC5 (Fibronectin Domain III-Containing protein 5), abondamment exprimée par les cellules musculaires. Cette hormone intervient dans la régulation du métabolisme énergétique en favorisant la formation du tissu adipeux brun, en stimulant la thermogenèse, et en augmentant la sensibilité à l'insuline. Elle stimule par ailleurs la prolifération et la différenciation neuronale, et renforce la solidité osseuse en stimulant les ostéoblastes.
Étym. gr. Iris: messagère des dieux dans la mythologie grecque.
Réf. Boström P., Nature, 2012, 481 : 463-468
[C2, O4]
Édit. 2019
Brain-Derived Neurotrophic Factor l. angl.
Sigle BDNF
→ facteur neurotrophique dérivé du cerveau
[C1, C2]
Édit. 2019
BDNF sigle pour Brain-Derived Neurotrophic Factor
→ facteur neurotrophique dérivé du cerveau
[C1, C2]
Édit. 2019
facteur neurotrophique dérivé du cerveau l.m.
brain-derived neurotrophic factor
Polypeptide de 118 acides aminés, exprimé principalement dans le cerveau, favorisant la survie, la croissance, et la différenciation des cellules neuronales.
Le facteur neurotrophique dérivé du cerveau présente de fortes analogies structurales et fonctionnelles avec le facteur de croissance du nerf (Nerve Growth Factor, NGF).
Sigle BDNF
→ facteur de croissance du nerf
[C1, C2]
Édit. 2019
effet Pasteur l.m.
Pasteur effect
Diminution de la glycolyse et suppression de l’accumulation de lactate dans les tissus en présence d’oxygène.
L. Pasteur, biochimiste français, membre de l'Académie de médecine (1822-1895)
[C2]
Édit. 2019
sulforaphane n.m.
sulforaphane
Composé sulfuré de la famille des isothiocyanates présent dans les brocolis, les choux fleurs et les choux de Bruxelles dont la prise alimentaire est recommandée pour ses propriétés antioxydantes et pour son effet inhibiteur de l’histone désacétylase.
Le sulforaphane inhibe les formes actives de l’oxygène qui interviennent dans le développement des cancers et des maladies dégénératives. Son effet inhibiteur de l’histone désacétylate diminuerait le risque d’héritabilité épigénétique de ces maladies.
→ histone désacétylase, formes actives de l'oxygène, isothiocyanates
[C2]
Édit. 2019
isosulfocyanate d'allyle l.m.
Syn. isothiocyanate d'allyle
[C2]
Édit. 2019
résolvines n.f.p.
resolvin
Composés lipidiques possédant des propriétés anti-inflammatoires, synthétisés à patir d'acides gras oméga-3 polyinsaturés, l'acide éicosapentaénoïque (EPA) et l'acide docosahexaénoïque (DHA).
Il existe deux grands groupes de résolvines appelées RvE et RvD:
- RvE1 et RvE2 dérivent de l'acide eicosatétraénoïque,
- RvD1 et RvD2 dérivent de l'acide docohexaénoïque.
Les résolvines réduisent la production des médiateurs de l'inflammation (en particulier Interleukine-1, TNF alpha, chimiokines pro-inflammatoires) et inhibent la migration des leucocytes vers le site de la réaction inflammatoire.
La prise d'aspirine favorise la synthèse des résolvines.
Réf. Serhan CN, et al. Novel functional sets of lipid-derived mediators with antiinflammatory actions generated from omega-3 fatty acids via cyclooxygenase 2-nonsteroidal antiinflammatory drugs and transcellular processing. J Exp Med 2000;192:1197-204
→ inflammation, interleukine 1, TNF, chimiokine, acide gras, oméga-3, acide éicosapentaénoïque, acide docosahéxaénoïque
[C1, C2]
Édit. 2019
acide éicosapentaénoïque l.m.
eicosapentaenoic acid
Acide gra, oméga-3 polyinsaturé, comportant 20 atomes de carbone et 5 doubles liaisons (delta 5, 8, 11, 14 et 17), précurseur des médiateurs pro-résolvants de l'inflammation.
Sigle EPA
→ acide gras, oméga-3, médiateurs pro-résolvants de l'inflammation
[C1, C2]
Édit. 2019
acide docosahexaénoïque l.m.
docosahexaenoic acid
Acide gras oméga-3 polyinsaturé comportant 22 atomes de carbone et 6 doubles liaisons (delta 4, 7, 10, 13, 16 et 19), précurseur des médiateurs pro-résolvants de l'inflammation.
Sigle DHA
→ acide gras, oméga-3, médiateurs pro-résolvants de l'inflammation.
[C1, C2]
Édit. 2019
EPA sigle pour eicosapentaenoic acid
[C1, C2]
Édit. 2019
DHA sigle pour docosahexaenoic acid
[C1, C2]
Édit. 2019
marésines n.f.p.
maresins
Composés lipidiques possédant des propriétés anti-inflammatoires, synthétisés par les macrophages à patir d'un acide gras oméga-3 polyinsaturé, l'acide docosahexaénoïque (DHA).
Les marésines (macrophage mediators in resolving inflammation) réduisent la production des médiateurs de l'inflammation (en particulier Interleukine-1, TNF alpha, chimiokines pro-inflammatoires) et inhibent la migration des leucocytes vers le site de la réaction inflammatoire. Elles stimulent la phagocytose par les macrophages et favorisent le processus de réparation tissulaire.
→ inflammation, interleukine 1, TNF, chimiokine, acide gras, oméga-3, acide docosahexaénoïque
[C1, C2]
Édit. 2019
neuroprotectine n. f.
neuroprotectin
[C1, C2]
Édit. 2019