anticorps anti-phospholipide (APL) l.m.p
antiphospholipide antibody
Groupe d’auto-anticorps comprenant l’anticoagulant circulant de type lupus qui est un anticorps anti-prothrombinase, des anticorps anti-cardiolipides et les anticorps responsables des expressions sérologiques syphilitiques dissociées ou faux BW chroniques.
Cliniquement la présence dans le sang des anticorps anti-phospholipides s’observe essentiellement dans le syndrome primaire des anti-phospholipides et les syndromes des anti-phospholipides secondaires à un lupus érythémateux disséminé. Ils se rencontrent beaucoup plus rarement dans les autres connectivites, dans certains cas d’hémopathie et d’hépatopathie, dans les maladies de Lyme avec atteinte neurologique et dans certaines maladies infectieuses (infection par le virus VIH avec adénopathies diffuses, sida avéré, fièvre Q, rhumatisme articulaire aigu, leishmaniose).
La présence d'un anticorps APL est associée aux accidents ischémiques cérébraux : thromboses veineuses, infarctus artériels souvent de petite taille et volontiers récidivants, pouvant évoluer vers un tableau de démence vasculaire.
Au cours du syndrome primaire des anti-phospholipides, les anticorps anti-phospholipides semblent avoir un rôle direct dans le déclenchement des avortements spontanés itératifs et la pathogénie de certaines complications thromboemboliques.
antidiurétique (hormone) l.f.
antidiuretic hormone (ADH)
Syn. pitressine, vasopressine
Sigle HAD
→ hormone antidiurétique, Schwartz-Bartter (syndrome de sécrétion inappropriée d'ADH de), diabète insipide neurohypophysaire
antidiurétique (sécrétion inappropriée d'hormone) l.f.
inappropriate secretion of antidiuretic hormone
→ Schwartz-Bartter (syndrome de sécrétion inappropriée d'ADH de), hormone antidiurétique
antihormone n.f.
antihormone
1) Inhibiteur compétitif des récepteurs d'hormones dont il empêche l'action : ainsi la mifépristone est antiprogestérone et anticorticostéroïde, le tamoxifène anti-œstrogène, l'acétate de cyprotérone anti-androgène.
2) Anticorps obtenu par injection d'une hormone antigénique.
L'antihormone peut inhiber l'activité de l'hormone, comme c'est le cas pour la diminution d'effet de certaines hormones protéiniques après des injections répétées.
antilithogène adj.
antilithic
Se dit d’une substance qui s’oppose à la formation de calculs.
antiphospholipide n.m.
antiphospholipide
Anticorps spécifique d’un phospholipide membranaire.
Certains phospholipides peuvent avoir des propriétés hapténiques : en particulier les cardiolipides, qui sont présents dans les membranes de bactéries et dans les mitochondries de cellules animales, surtout cardiaques.
Les phosphatidylsérines, qui peuvent apparaître à la surface externe des membranes cellulaires associées à une bêta2 glycoprotéine-I sont reconnues par un auto-anticorps circulant et sont impliquées dans le syndrome des antiphospholipides.
Les syndromes des antiphospholipides entraînent des accidents thrombotiques et peuvent se manifester par des fausses couches répétées.
→ syndrome des antiphospholipides
antipsychotique n.m.
antipsychotic
Terme de plus en plus utilisé à la place du terme neuroleptique ( initialement choisi par J. Delay et P. Deniker en 1955 lors de la découverte de cette classe de médicaments ) pour désigner les molécules capables de réduire les symptômes caractéristiques d’un trouble psychotique : symptômes dits positifs ( parceque n’existant pas chez l’individu sain : hallucinations, idées délirantes, agitation...), symptômes de désorganisation
psychocomportementale ( incohérence des idées,des propos, des actes ) et symptomes dits négatifs ou déficitaires autisme, apragmatisme,i ndifférence affective....).
A l’exception de la clozapine (indiquée dans les formes chimiorésistantes de schizophrénie ) aucune des molécules de deuxième génération ( olanzapine, rispéridone, amisulpride, quiétapine ....) n’a démontré de supériorité par rapport aux molécules de première génération ( halopéridol,chlorpromazine...) .
Les antipsychotiques de deuxième génération induisent peu d’effets extrapyramidaux ce qui constitue un avantage par rapport aux neuroleptiques de première génération : pour désigner cette meilleure tolérance neurologique on utilise aussi les termes "antipsychotique atypique" ou "neuroleptique atypique". L’usage de ces médicaments a fait découvrir d’autres effets indésirables de l’ensemble de la classe, en particulier syndrome métabolique et diabète sucré.
Certains antipsychotiques de deuxième génération (olanzapine,rispéridone ) ont apporté la preuve d’un effet antimaniaque et thymorégulateur. La quiétapine a démontré un effet antidépresseur dans les cas d’accès dépressif bipolaire. Ces médicaments sont donc indiqués pour le traitement du trouble bipolaire.
Sur le plan pharmacologique les antipsychotiques de première et de deuxième génération ont en commun d’agir sur le système dopaminergique notamment par un effet antagoniste sur le récepteur D2. Une corrélation entre l’ampleur de cet antagonisme et la puissance d’effet sur les symptômes psychotiques dits positifs a été montrée. Aucune de ces molécules n’agit exclusivement sur ce récepteur. En pharmacologie, la notion d’atypicité signifie multitude de neuromédiateurs impactés : sérotonine, histamine, acétylcholine, glutamate ...ce qui est une autre justification d’emploi des termes antipsychotique atypique ou neuroleptique atypique.
→ neuroleptique, psychose (caractères cliniques généraux d'une), clozapine, olanzapine, rispéridone, amisulpride, quiétapine, chlorpromazine maniaque (épisode), thymorégulateur, maladie bipolaire,dopamine
[G5, H3, ]
Édit. 2019
antipsychotiques atypiques l.m.p.
atypical antipsychotics
→ antipsychotiques, neuroleptiques
[H3,G5 ]
Édit. 2018
antiséborrhéique n.m.
antiseborrhoeic
Produit utilisé par voie locale ou générale pour réduire l'hyperséborrhée.
Son mode d'action peut être hormonal, par effet direct sur la glande sébacée, avec inhibition de la 5-alpha-réductase ; il peut aussi s'agir d'un simple pouvoir asséchant de certains topiques.
→ acné, acide 13 cis-rétinoïque, rétinoïdes
antityphoïdique adj.
antityphoid
Qui prévient ou traite la typhoïde.
antre pylorique l.m.
antrum pyloricum (TA)
pyloric antrum
Segment horizontal de l’estomac qui fait suite à la portion verticale ou corps de l’estomac.
Il s’ouvre sur le duodénum par le pylore. Il est tapissé intérieurement d’une muqueuse à sécrétion alcaline. Il peut être exploré cliniquement par fibroscopie gastrique.
Syn. anc. antre gastrique, portion horizontale de l’estomac, région antrale, petite tubérosité gastrique, petit cul-de-sac de l’estomac, vestibule pylorique
[A1, L1]
Édit. 2020
aorte thoracique l.f.
pars thoracica aortae, aorta thoracica (TA)
thoracic aorta
Portion de l'aorte qui s'étend du flanc gauche de la 4ème vertèbre thoracique à la 12ème au niveau de l'hiatus aortique du diaphragme.
Elle descend un peu en dedans et en avant pour se rapprocher de la ligne médiane. Elle se termine au niveau de l'hiatus aortique. L'aorte est en rapport en avant avec le pédicule pulmonaire gauche. Elle est à gauche de l'œsophage en haut, elle se place peu à peu en arrière puis à droite. En arrière d'elle, on trouve la colonne vertébrale. De sa face postérieure naissent les artères intercostales postérieures de la 4ème à la 11ème et l’artère subcostale. L’aorte thoracique fournit les rameaux médiastinaux dont les rameaux bronchiques, oesophagiens et péricardiques ainsi que les artères phréniques supérieures.
Syn. partie thoracique de l’aorte
aortographie thoracique l.f.
thoracic aortography
→ gerbe aortique (examen de la)
apex de la corne postérieure de la moelle spinale l.m.
apex cornu posterioris medullae spinalis (TA)
apex of posterior horn of spinal cord ; apex of dorsal horn of spinal cord
Extrémité pointue de la tête de la corne postérieure de la moelle spinale.
Syn. apex de la corne dorsale de la moelle spinale
aphasie léthologique l.f.
lethological aphasia
Aphasie caractérisée par la perte du souvenir des mots et la préservation de l'intelligence, ainsi que des capacités d'articulation (obs.).
J. Popham, médecin irlandais (1867)
Étym. gr. aphasia : impuissance à parler ; lethê : oubli ; logos : langage
aphonie n.f.
aphonia
Perte plus ou moins complète de la voix.
Son origine peut être neurologique, tumorale, inflammatoire, cicatricielle ou fonctionnelle. L'atteinte élective de la phonation est un mode d'expression fréquent de la conversion hystérique, en association possible avec d'autres symptômes de cet ordre. Il peut s'agir d'une dysphonie, avec chuchotement à peine audible. On en rapproche également volontiers une voix de tête ou de fausset, coupée de ses harmoniques, sans vibrations ni résonance, comme si l'hystérique divisait sa voix entre la tête et le tronc pour signifier que le corps était exclu de la communication.
Étym. gr. a : privatif ; phônê : voix
aphte n.m.
aphtha, aphthous ulcer
Lésion anatomoclinique observée sur les muqueuses buccale et génitale, précédée d'une phase érythémateuse, maculovésiculeuse, réalisant une ulcération superficielle punctiforme ou lenticulaire qui ne saigne pas, de 2 à 10 mm de diamètre en moyenne, douloureuse et à fond nécrotique jaunâtre « beurre frais », non induré, à bord net, taillé à l'emporte-pièce avec un liseré rouge inflammatoire.
Une régression spontanée est généralement observée en une ou deux semaines. L'évolution des aphtes est volontiers récidivante et chronique. Le plus souvent, ils sont isolés, comme les aphtes vulgaires d'aspect banal, mais ils peuvent parfois se regrouper en bouquets, comme les aphtes miliaires appelés aussi ulcérations herpétiformes de Cooke. L'ulcération peut parfois avoir une évolution plus nécrosante et l'on parle d'aphtes nécrosants ou géants, autrefois appelés « péri-adénites de Sutton » ou « peri adenitis mucosa necrotica recurrens ». Histologiquement, l'aphte comporte une vasculite oblitérante associée à un infiltrat inflammatoire. Au stade d'ulcération, les artérioles et les veinules sont obturées par des microthrombus fibreux. Ces lésions peuvent rester localisées à la muqueuse buccale, et on parle alors d'aphtose buccale, ou au contraire n'être qu'une des manifestations de la maladie de Behçet.
Étym. gr. aphtein : brûler
→ Behçet (maladie de), Crohn (maladie de)
apiol n.m.
apiol
Composé aromatique présent dans les racines et les semences du Persil Petroselinum.
A été utilisé comme emménagogue et abortif à forte dose, pouvant alors entraîner des troubles gastro-intestinaux et une hépatonéphrite.
Syn. diméthoxysafrol, camphre de persil
apnée (temps d') l.m.
breath holding test
Temps maximal pendant lequel un sujet peut suspendre sa ventilation.
Chez le sujet conscient en ventilation spontanée, l'épreuve d'apnée doit se faire en inspiration forcée (le temps d'apnée volontaire est d'autant plus long que l’inspiration préalable a été plus grande). Mais la volonté ne peut résister très longtemps aux pulsions des centres respiratoires excités par une PaCO2 trop élevée. Chez le sujet normal le temps d'apnée volontaire est d'au moins une minute, il est plus long chez les plongeurs entrainés et très court chez les dyspnéiques. La dépression des centres respiratoires (alcalose, certains médicaments - barbituriques, morphiniques, etc. - ou toxiques), l'hyperpnée ou l'oxygénation préalable la diminution du métabolisme allongent le temps d'apnée volontaire. Il est raccourci par l'excitation des centres (acidose, hypoxie, médicaments «analeptiques respiratoires», etc.), par l'augmentation du métabolisme ou par la réduction du volume d'air contenu dans les poumons (position expiratoire, syndromes restrictifs). L'épreuve d'apnée volontaire, difficile à conduire et peu fidèle, explore mal la fonction respiratoire.
Sous ventilation mécanique : à l’arrêt du respirateur (recherche du seuil d’apnée ou épreuve de débranchement), le temps mis par le patient (conscient ou non) à faire un premier mouvement respiratoire mesure le temps d'apnée tolérable par les centres respiratoires. Si ce temps dépasse une dizaine de secondes, le patient est hyperventilé, si les mouvements ventilatoires ne reprennent pas au bout de plusieurs minutes alors qu’une hypercapnie notable s’est installée, c’est que les centres sont anesthésiés ou lésés.
Étym. gr. apnoia : absence de vent (à distinguer d'apneustia : arrêt volontaire de la respiration).
Syn. épreuve d’hypercapnie
aponévrose endothoracique l.f.
aponévrose thoraco-hyoïdienne de Testut l.f.
J. Testut, anatomiste français, membre de l'Académie de médecine (1849-1925)
→ lame prétrachéale du fascia cervical
apophyse horizontale du maxillaire supérieur l.f.
→ processus palatin du maxillaire
appendice vésiculaire de l'époophoron l.m.
appendix vesiculosa epoophori (TA)
vesicular appendix of epoophoron
Chez la femme, petite vésicule arrondie ou piriforme suspendue par un pédicule plus ou moins long à l’une des franges de l’infundibulum de la trompe utérine ou au bord latéral de l’aileron supérieur de mésosalpynx.
Elle est souvent considérée comme le reliquat de l’extrémité crâniale du canal mésonéphrotique et l’homologue de l’appendice épididymaire chez l’homme. Pour d’autres, ce serait un véritable infundibulum accessoire, reliquat de l’extrémité crâniale du canal paramésonéphrotique donc l’équivalent de l’appendice du testicule chez l’homme.
G. Morgagni, anatomiste et anatomopathologiste italien (1622-1771)
Syn. anc. hydatide pédiculée de Morgagni
appendice xiphoïde l.m.
apsychognosie n.f.
apsychognosia
État mental lié à une intoxication alcoolique ancienne et permanente, associant notamment, à des degrés variables, un "détachement régressif", une baisse de la vigilance, une désinhibition instinctivo-affective, une réduction de l'autocritique avec méconnaissance de l'intoxication et un maintien éventuel, "en trompe-l'œil", des apparences, du moins dans les activités de routine (P. Fouquet 1963).
Il arrive que cet état reste longtemps ignoré, sinon se révèle lors d'un accident du travail, de la route, ou d'un contrôle de l'alcoolémie. Situé entre l'ivresse et certaines encéphalopathies éthyliques, sa réversibilité est cependant considérée comme possible, même après des années, pour autant qu'il y ait eu sevrage effectif.
P. Fouquet, médecin français (1963)