Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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nouure n.f.

nodule

Tuméfaction osseuse rencontrée au cours du rachitisme, particulièrement perceptible aux poignets et chevilles.
Ces manifestations se rencontrent entre le 6e et le 12e mois chez l'enfant. Radiologiquement, l'extrémité inférieure des métaphyses est élargie et se prolonge de chaque côté par un bec. Leur bord inférieur, normalement rectiligne, est concave en bas : déformation en cupule.

nouveau-né n.m.

newborn

Enfant jusqu’à l’âge de 28 jours.

noyade n.f.

drowning

Asphyxie par la pénétration broncho-alvéolaire d'un liquide, le plus souvent de l'eau (eau de mer, eau douce, eau chlorée des piscines).
Parfois suicidaire, le plus souvent accidentelle, la noyade «primitive» peut se produire par épuisement musculaire du nageur, par accident de plongée ou par suffocation d'un sujet tombé à l'eau accidentellement, alors qu'il savait mal nager.
La noyade «secondaire» peut aussi succéder à une hydrocution par syncope cardiorespiratoire, par réflexe (irritation des muqueuses du carrefour aérodigestif), par réaction émotive (peur), allergique (plancton, algues, eau très froide) ou surtout thermo-différentielle (souvent après un exercice physique prolongé, une longue exposition au soleil ou un repas copieux).
Après une courte phase d'apnée volontaire, la noyade entraîne la déglutition et l'inhalation d'eau. Plus rarement il se produit un laryngospasme sans inondation. Dans les deux cas il y a arrêt de la ventilation avec hypoxie majeure. La situation se complique très souvent, surtout en eau de mer, par l'apparition rapide d'un œdème aigu pulmonaire, auquel il se surajoute, surtout en eau douce, une hémodilution avec hypervolémie, hémolyse et hyperkaliémie. Un arrêt cardiaque initial peut être récupérable après plus de 10 minutes en cas de noyade en eau très froide, surtout chez l'enfant.
Pendant les 8 premières heures après le sauvetage, l'arrêt cardiaque peut survenir à tout moment par asphyxie ou par hyperkaliémie, L'hypothermie est habituelle et les signes cliniques sont ceux d'une détresse respiratoire aigüe (œdème aigu du poumon, syndrome d'inhalation) avec souffrances cérébrale (agitation, trismus, rigidité, convulsions, hyperthermie) et cardiovasculaire (collapsus, pétéchies, hémorragies sous-conjonctivales). En outre on peut voir des signes digestifs (distension gastrique).
Devant une situation d'urgence, on peut distinguer quatre stades :
I- aquastress (hypothermie, épuisement, anxiété) ;
II- petite hypoxie, signes précédents puis encombrement trachéobronchique ;
III- grande hypoxie (apparition d'œdème aigu pulmonaire, troubles de la conscience, agitation, collapsus) ;
IV- mort apparente (coma, gasps puis apnée, inefficacité puis arrêt cardiaque).
La réanimation respiratoire (libération des voies aériennes, insufflation, oxygénation) et, éventuellement, cardiocirculatoire doit être réalisée le plus rapidement possible (déjà dans l'eau, sur la berge, dans l'ambulance ou l'hélicoptère) et complétée à l'hôpital (circulation extracorporelle en cas de grande hypothermie). Il peut y avoir des séquelles tardives, notamment par surinfection, même en cas de réanimation efficace.

→ accident de plongée, détresse vitale, hydrocution

obésité et psychisme l.m.

obesity and psychism

Le rôle d'une psychogenèse dans l'excès pondéral demeure incertain.
Très souvent installée avant six ans, l'obésité a été attribuée notamment au don indistinct et souvent inapproprié de la nourriture par la mère, indépendamment des manifestations de l'enfant (H. Bruch). Considérée comme un mode de fixation à l'oralité, elle aurait plusieurs fonctions : lutte contre la dépression, résistance à la sexualité, entrave à l'élaboration mentale. Dès lors, en face de toute tension, s'établirait une sorte de conditionnement conduisant au recours alimentaire. Dans quelques cas chez l'adolescent, une forme d'équivalent d'un processus de défense pourrait être qualifiée de psychosomatique.
La plupart des obèses sont hyperphagiques. Il est classique de décrire les anxieux qui "se remplissent" pour mieux contrôler une tension mal tolérée, mais sans toujours aboutir à une obésité. Les boulimiques proprement dits ont en général un poids normal du fait des vomissements qu'ils provoquent, des laxatifs et diurétiques qu'ils prennent et d'une possible anorexie intercurrente.
D'autre part, déjà affectés sur le plan esthétique, les obèses peuvent être inquiétés par les prédictions médiatiques pessimistes concernant leur santé, souffrir de préjugés sociaux défavorables et manquer d'aisance dans la relation à autrui. Quelles que soient leurs composantes étiologiques, les états dépressifs sont fréquents.
Les prises de poids sous neuroleptiques (surtout sédatifs) ne sont pas systématiques, et cèdent en règle à leur arrêt.

Hilde Bruch, psychanalyste américaine (1964)

Édit. 2017

objet transitionnel l.m.

transitional object

Premier objet matériel choisi par le nourrisson dans son environnement immédiat, qui lui permet la transition entre la relation primitive au sein maternel et la constitution d'objets dans le monde extérieur.
L'objet transitionnel est dans cette position caractéristique qui fait "transition" en ce sens qu'il est une part de l'enfant tout en lui étant déjà extérieur.
Dans la suite du développement, l'objet transitionnel laissera la place d'une part à de véritables objets et, de l'autre à un espace transitionnel (domaine de la culture et de l'imagination pour Winnicott, de la symbolisation dans les concepts actuels).

D. W. Winnicott, pédopsychiatre britannique (1953)

Édit. 2017

oblativité n.f.

oblational behaviours

Tendance au sacrifice de ses propres intérêts pour satisfaire les désirs d'autrui.
Au plan moral, elle s'oppose à l'avidité. Au plan psychologique, avec son extériorisation des affects et leur offrande à l'autre, elle fait suite à la captativité chez le jeune enfant. L'idéalisme passionné peut lier l'agressivité, voire la cruauté, à l'altruisme.

Étym. lat. oblatus : offert

Édit. 2017

occlusion faciale l.f.

facial occlusion

Modalité d'occlusion thérapeutique consistant à coller directement sur le visage, au pourtour de l'orbite, l'accessoire occluant pour réaliser le traitement.
C'est la seule méthode utilisable, notamment chez le très jeune enfant, quand on veut être certain que le patient ne "triche" pas.

Étym. lat. occludere : fermer

Édit. 2017

œdème aigu hémorragique de la peau du nourrisson l.m.

acute hemorrhagic oedema of childhood, infantile acute haemorrhagic oedema

Affection résultant d'une vascularite aigüe du jeune enfant de 5 mois à 2 ans avec, comme facteurs déclenchants, une infection des voies aériennes supérieures, une vaccination ou la prise d'un médicament, se traduisant par une fièvre à 38-40°C et quelques signes cutanés qui associent un œdème douloureux et un purpura polymorphe avec des médaillons en cocarde, et dont l'évolution est le plus souvent favorable sans séquelles.
Il n'y a pas d'examens complémentaires discriminants ; on doit éliminer une méningococcémie.

Étym. gr. oïdêma : gonflement (de oïdein : grossir)

Syn. purpura en cocarde infantile postinfectieux de Seidlmayer

Édit. 2017

œstradiol n.m.

œstradiol.

Hormone stéroïde dont le cycle A est phénolique, principal œstrogène de la femme jeune sécrétée par la thèque interne des follicules ovariens, par le placenta, et même par les testicules chez l'homme, et les corticosurrénales dans les deux sexes.
L’oestradiol, est biosynthétisé par les cellules de la granulosa dans les follicules ovariens par aromatisation des androgènes issus de la thèque interne de l’ovaire. Cette biosynthèse est sous le contrôle de la folliculine hypophysaire (FSH) et de ses récepteurs sur les cellules de la granulosa, dont le nombre augmente sous l’influence de l’œstradiol. Celui-ci freine la sécrétion de FSH et de l’hormone lutéotrope (LH) par rétrocontrôle négatif, jusqu’à un seuil critique au-dessus duquel il stimule au contraire, par rétrocontrôle positif, la libération de la LH en pic pré-ovulatoire qui déclenche l’ovulation. Il est ensuite sécrété par le corps jaune pendant la phase lutéale du cycle. Il induit la croissance de l’endomètre et assure la trophicité des organes sexuels chez la femme. Il est utilisé dans le traitement hormonal substitutif après la ménopause.
Dans le sexe masculin l’œstradiol a un effet spécifique sur la maturation osseuse, au point que les états de résistance aux œstrogènes sont responsables de gigantisme. Le déséquilibre œstro-androgénique (par excès d’imprégnation œstrogénique ou défaut de production d’androgènes) est responsable de gynécomastie.
L’œstradiol peut être dosé dans le sérum par technique radio-immunologique ou par électro-chimioluminescence. Seules les techniques radio-immunologiques sont utilisables chez l’homme et chez l’enfant, en raison d’une sensibilité insuffisante des dosages par électro-chimio-luminescence. Chez la femme, les concentrations usuelles d’œstradiol varient beaucoup en fonction de l’âge et de la période du cycle menstruel : < 30 pg/mL avant la puberté ; 12 à 165 pg/mL en phase folliculaire ; 85 à 500 pg/mL en phase ovulatoire ; 44 à 210 pg/mL en phase lutéale ; < 54 pg/mL après la ménopause. Chez l’homme, la concentration sérique d’œstradiol est normalement très faible : < 45 pg/mL
Le dosage de l’œstradiol est utilisé pour l’exploration des stérilités, lors des fécondations
in vitro, pour le diagnostic d’une puberté précoce chez la fillette ou d’une féminisation chez l’homme.

Syn. estradiol

Symb. E 2

→ œstrogène, folliculostimuline, LH, thèque interne, granulosa, aromatisation, gynécomastie, de Graaf (follicule de), Sertoli (cellule de), androstènedione,
acide docosahexaènoïque
, corps jaune, endomètre, gigantisme, androgènes, gynécomastie

[O4]

Édit. 2018

ofloxacine n.f.

ofloxacin

Fluoroquinolone ou quinolone de deuxième génération, active sur les entérobactéries, les staphylocoques sensibles à la méticilline, Haemophilus influenzae, Moraxella catarrhalis, Bordetella pertussis et les bactéries intracellulaires.
Elle s’administre, par voie orale ou intraveineuse, au cours des infections systémiques (urinaires, génitales, digestives, respiratoires basses, ostéo-articulaires, neurologiques, etc.) et des bactériémies communautaires et nosocomiales à germes sensibles. Comme toutes les quinolones, l’ofloxacine est contre-indiquée chez la femme enceinte ou allaitant et chez l’enfant en période de croissance.
L'ofloxacine est également prescrite, en traitement prolongé, dans certaines formes de lèpre.

Édit. 2017

OHAHA (syndrome) l.m., sigle angl. pour Ophthalmoplegia, Hypotonia, Ataxia, Hypacusis, and Athetosis syndrome

Ophtalmoplégie avec persistance de la convergence, surdité à 5 ou 7 ans, ataxie et hypotonie.
Syndrome marqué par des difficultés de langage et un strabisme, mais avec une intelligence normale. La surdité apparaît après l'apprentissage du langage. L'enfant a tendance à laisser la bouche ouverte en permanence, mais son intelligence est normale. L’affection autosomique récessive (MIM 258120) est provoquée par une mutation du gène TWNK.

Pirkko Santavuori, neuropédiatre finlandaise et J. Vihavainen, médecin finlandais (1981)

Syn. ophtalmoplégie, hypotonie, ataxie, hypoacousie et athétose, Kallio-Jauhiainen (syndrome de)

→ TWNK gene

Édit. 2017

oligoarthrite juvénile l.f.

juvenile oligoarthritis

Concernant le plus souvent les filles (80%), l'oligoarthrite juvénile et débute vers l'âge de 2 à 4 ans, touchant une à quatre articulations au maximum, le plus souvent des membres inférieurs, de façon asymétrique.
La douleur est inconstante chez le petit enfant et le signe d’alerte est fréquemment une augmentation de volume de l'articulation et/ou une boiterie. Dans un tiers des cas, s’associe une iridocyclite asymptomatique qui exige une recherche systématique, répétée, par l’examen à la lampe à fente.
C’est la plus fréquente des arthrites juvéniles idiopathiques (près de 50% des cas). Sa prévalence est comprise entre 15 et 150 enfants pour 100 000, avec une incidence annuelle de 0.1 à 2/100 000 enfants.
Deux sous-groupes sont identifiés : l'oligoarthrite persistante (moins de quatre articulations touchées) et l'oligoarthrite extensive (concernant cinq articulations et plus après 6 mois).
Le syndrome inflammatoire biologique est inconstant mais la recherche de facteurs anti-nucléaires est positive dans 70 à 80% des cas, de spécificité indéterminée et à des taux relativement modérés. Il s'agit d'une maladie de type auto-immun, mais le mécanisme précis et les facteurs déclenchants restent inconnus. Une liaison a été mise en évidence avec les antigènes du système HLA de classe II, HLA DR3 et DRB108.
L'association à une iridocyclite et/ou la présence de facteurs antinucléaires permettent d'affirmer le diagnostic, en l'absence de fièvre et de psoriasis. Les critères d'exclusion sont chez le patient: la présence d'une arthrite systémique, d’une arthrite chez un garçon HLAB27 débutant après l'âge de 6 ans, de facteur rhumatoïde IgM à deux reprises à 3 mois d'intervalle et aussi chez un parent de premier degré : l’existence ou un antécédent de psoriasis, de spondylarthrite ankylosante, d’arthrite et d’enthésite, d'une sacroiliite avec entéropathie inflammatoire, d'une uvéite antérieure aiguë.
Le traitement initial est basé sur les anti-inflammatoires non stéroïdiens. En cas d'échec, l'injection intra-articulaire d'un dérivé corticoïde retard est nécessaire et efficace. L'utilisation d'un traitement de fond (méthotrexate, anti TNF alpha) est réservée aux formes récidivantes et/ou extensives. L'atteinte ophtalmologique doit être traitée par des collyres mydriatiques et corticoïdes, voire une corticothérapie générale dans les formes très sévères. 50% des cas ne sont plus évolutifs à l'âge adulte et les séquelles articulaires sont mineures (asymétrie possible de longueur des membres inférieurs). Dans la moitié des cas, la maladie reste évolutive : extension polyarticulaire et risque de destruction ostéocartilagineuse. Dans 10% des cas, l'iridocyclite entraîne une amblyopie.

Chantal Job-Deslandre, médecin rhumatologue française (2007)

Réf. Orphanet, Chantal Job-Deslandre rhumatologue française (2007)

→ arthrites juvéniles idiopathiques, iridocyclite, facteurs anti-nucléaires, HLA, HLAB27, facteur rhumatoïde, psoriasis, arthrite, enthésite, sacro-iliite, entésopathie, uvéite antérieure aiguë, anti-inflammatoires non stéroïdiens, anti TNF al

[I1,O1]

Édit. 2017

Ombrédanne (quadrants d') l.m.p.

Quadrants délimités sur une radiographie de face de la hanche par 2 lignes orthogonales, l'horizontale passant par le cartilage en Y et la verticale par le rebord supéro-externe du cotyle osseux.
Dans ces quadrants peut se projeter le noyau fémoral supérieur chez le jeune enfant. Le noyau fémoral se trouve normalement dans le quadrant inféro-médial ; en cas de subluxation il se trouve dans le quadrant inféro-latéral, en cas de luxation dans le quadrant supéro-latéral.

L. Ombrédanne, chirurgien français, membre de l'Académie de médecine (1871-1956)

Édit. 2017

Ondine (syndrome d') l.m.

Ondine’s syndrome

Syndrome neurologique mortel caractérisé par la perte de la respiration automatique avec conservation de la respiration volontaire.
Chez l’enfant, il se révèle à la période néonatale par des apnées et une oligopnée permanente, de préférence pendant le sommeil calme.
Ce trouble, dû à une atteinte congénitale bulbaire et dont de rares cas familiaux ont été décrits, s’oppose à celui constitué par la conservation de la commande automatique. Leur vie durant, ces cas doivent être soumis à une ventilation mécanique pendant leur sommeil, faute de quoi une hypertension pulmonaire risque de se développer. Il peut s’y associer un mégacôlon congénital, une achalasie œsophagienne ou un sympathoblastome.
Le syndrome d'Ondine est mortel par surdose chez les toxicomanes. Chez les insuffisants respiratoires chroniques et par effet des opiacés, notamment au décours de l'anesthésie générale, ce syndrome entraîne une hypoxie prolongée qui supprime l'automatisme respiratoire : il suffit alors d'inciter par la parole ces patients à respirer (l'audition persiste tant que l'hypoxie n'est pas trop forte) pour qu'ils fassent une ou quelques inspirations. En continuant patiemment avant l'arrivée de secours médicalisés on peut les maintenir en vie. Si on laisse ces patients dans le calme, la respiration ne repart pas et ils meurent.
Le syndrome d'apnée du sommeil est une forme mineure du syndrome d'Ondine.

Étym. dénomination est tirée de la pièce de Giraudoux « Ondine » (« …un moment d’inattention et j’oublierai d’entendre, de respirer...»)

Syn. malédiction d’Ondine

→ apnée du sommeil, hypoxie narcotique, respiratoires (centres), surdose

Édit. 2017

opération du cavalier l.f.

talo-calcaneus fixation, Judet’s procedure

Procédé technique de fixation talo-calcanéenne par « remise en selle » de l’os talus sur le calcanéum (calcaneus) dans le cadre de la chirurgie correctrice du pied chez l’enfant, en particulier en cas de pied plat valgus persistant.
La fixation est faite par une ou deux vis passant du col de l’os talus vers le calcaneus par le sinus tarsi pour ne pas léser les surfaces articulaires. Après l’ablation des vis la fibrose résiduelle est sensée maintenir la correction.

H. Judet et J. Judet, chirurgiens orthopédistes français (1966)

[I2]

Édit. 2017

opsoclonus-myoclonus paranéoplasique l.m.

paraneoplastic opsoclonus-myoclonus

Syndrome rare, pouvant survenir à l'occasion de certains neuroblastomes de l'enfant très jeune, ainsi que chez l'adulte (cancer du sein essentiellement et cancer pulmonaire à petites cellules), associant aux myoclonies du tronc et des membres un opsoclonus, constitué de mouvements involontaires rapides, conjugués, se produisant successivement dans toutes les directions, continus, persistant les yeux fermés.
Fréquemment accompagné de signes cérébelleux, parfois d'une encéphalopathie ou d'une myélopathie, ce syndrome précède de quelques semaines la découverte du cancer.
Une réaction céphalorachidienne modérée est fréquente. Le plus souvent normale, l'imagerie peut montrer un hypersignal tectal en T2.
Parmi les données histologiques, il sera seulement rappelé que l'histochimie est analogue aux marquages anti-Hu, mais sans atteinte des neurones périphériques.

Sigle : OMP

Édit. 2017

optophonie n.f.

pepp show

Technique d’audiométrie destinée à l’enfant, consistant à le conditionner.

→ audiométrie

Édit. 2017

organe subcommissural l.m.

organum subcommissurale (TA)

subcommissural organ

Formation de l’épithélium épendymaire du troisième ventricule, située à la face inférieure de la commissure épithalamique.
Elle est retrouvée chez de nombreux mammifères, chez l’embryon humain et chez l’enfant durant sa première année. Elle est constituée par un épithélium pluristratifié et repose sur un tissu spongio-fibrillaire très vascularisé. Ces cellules épendymaires élaborent des produits colloïdes. Leur rôle est mal connu.

F. Nicholls, anatomiste et médecin britannique (1699-1778)

Étym. gr. organon : instrument de travail, organe

Syn. anc. organe sous-commissural de Dendy et Nicholls

Édit. 2017

organogenèse n.f.

organogenesis (TE)
organogenesis
1 – Formation et développement des différents organes d’un organisme.
2 – En embryologie humaine, mise en place et différenciation des futurs organes à partir du disque embryonnaire tridermique durant la période de son développement comprise entre la 3ème et la 7ème / 8ème semaine après la fécondation.
Cette période, dite période embryonnaire, correspond aux horizons XI à XIX de Streeter et aux stades carnegie 11 à 23. Elle est précédée par :
- la 1ère semaine du développement qui, de l’ovulation à l’implantation de l’œuf, passe par les stades successifs de morula puis de blastocyte,
- la 2ème semaine du développement, qui voit la formation du disque embryonnaire didermique,
- la 3ème semaine du développement du disque embryonnaire tridermique, qui est marquée par la gastrulation.
L’organogenèse débute au 14ème / 15ème jour avec l’apparition de la ligne primitive. Chacun des trois feuillets va donner naissance à un certain nombre de tissus et d’organes spécifiques. A la fin de la période embryonnaire (7ème / 8ème semaine, horizon XIX de Streeter), correspondant à une taille vertex-coccyx comprise entre 17 et 22 mm, les principaux appareils sont en place. La forme extérieure du corps s’humanise vers la fin du 2ème mois.
A la période embryonnaire et à l’organogenèse fait suite la période fœtale caractérisée jusqu’à la naissance par la maturation des tissus et organes et par une croissance rapide du corps. C’est au cours de la période fœtale que se situe l’étape de viabilité qui caractérise l’enfant humain potentiel. Elle dépend de la maturation des organes et, particulièrement, du système nerveux central. L’OMS retient deux critères de viabilité : 22 semaines de développement et un poids minimum de 500 g. À ce jour, aucun texte ne la définit en France.
La période de l’organogenèse, ainsi située dans l’ensemble du développement embryologique, est une période critique où l’embryon est particulièrement sensible aux facteurs tératogènes, génétiques ou extérieurs autres, traumatiques par exemple. C’est au cours de cette période que sont induites les grandes malformations.
3 – Le terme d’organogenèse est souvent utilisé dans un sens plus restreint qui le fait correspondre à la seule période fœtale, à partir de l’horizon XIX de Streeter moment où tous les organes sont en place et n’ont plus qu’à se structurer et à se développer.

Étym. gr. organon : instrument de travail, organe

Syn. organogénie, organogénésie

→ embryon, gamétogenèse, sporogenèse, stades carnegie, horizons de Streeter, développement de l’embryon et du fœtus humain (par séquence de semaines), période pré-embryonnaire, période embryonnaire, fœtus, fœtogenèse, période fœtale, stade fœtal, gestation, période de gestation

[A4,O6]

Édit. 2017

ornithinémie n.f.

ornithinaemia

Amino-acidurie congénitale autosomique récessive due à un déficit congénital en ornithine-α cétoacide transaminase, qui se traduit par un retard mental chez l’enfant avec une insuffisance rénale et hépatique.

Édit. 2017

orthopédie n.f.

orthopedics, orthopedia

Art d’étudier et de traiter les affections de l'appareil moteur.
Le terme a été crée par Nicolas Andry en 1741 pour désigner " les différentes méthodes de prévention et de correction des déformations de l'enfant". Le terme est actuellement étendu à l'adulte.

N. Andry de Boisregard, médecin français (1658-1742)

Étym. gr. orthos : droit ; pais, paidos : enfant

Édit. 2017

orthopédie pédiatrique l.f.

paediatric orthopedics

Pléonasme précisant le secteur de l'orthopédie qui s'occupe exclusivement de l'enfant.

Édit. 2017

Ortolani (signe d') l.m.

Ortolani’s click, Ortolani’s test

Ressaut perçu lors de l'examen de la hanche d'un nouveau-né ou d'un nourrisson qui présente une luxation de la hanche en portant le fémur en abduction avec légère traction dans l'axe.
Le test est recherché quand l'enfant est couché sur le dos, la hanche fléchie, le bassin stabilisé. Si le signe est positif, les doigts placés contre le trochanter major perçoivent un ressaut caractéristique, parfois audible, de la tête fémorale qui rentre dans le cotyle : ressaut de rentrée. En relâchant la traction et l'abduction, un nouveau ressaut " en sortant" peut être perçu lors de la relaxation.

M. Ortolani, pédiatre italien (1937)

Syn. signe du ressaut, manœuvre d'Ortolani, signe d’Ortolani-Le Damany

→ Barlow (manœuvre de)

Édit. 2017

ostéite n.f.

osteitis

Atteinte infectieuse de l'os qui se produit en général par voie hématogène, par contigüité ou parfois par inoculation directe.
Deux modes évolutifs sont possibles : l'ostéite aigüe, dont la localisation la plus fréquente est l'extrémité inférieure du fémur (qui touche l'enfant et l'adolescent) et l'ostéite chronique (soit spontanément, soit secondairement à une forme aigüe).
La forme aigüe associe des signes infectieux généraux et des signes inflammatoires avec une douleur siégeant en général au niveau de la métaphyse. Dans la forme chronique, l'évolution se fait vers l'abcès central de l'os de Brodie (ou ostéite hyperostosante et nécrosante diaphysaire) avec une douleur localisée et des signes infectieux localisés.
Le staphylocoque est le germe le plus fréquemment retrouvé. à côté du streptocoque, du pneumocoque, des salmonelles ; la brucellose, la tuberculose, les mycoses sont aussi des causes possibles. Les immunodéprimés, les drogués, les enfants polyperfusés sont des terrains favorables et les complications septiques des arthroplasties représentent aujourd'hui des causes de plus en plus fréquentes. Le traitement consiste en une immobilisation prolongée et en une antibiothérapie massive et prolongée.

Étym. gr. osteon : os ; ite : suffixe indiquant l'inflammation

→ ostéomyélite, Brodie (abcès de)

Édit. 2017

ostéochondrite après réduction l.f.

avascular osteonecrosis following treatment

Trouble trophique de l'épiphyse fémorale supérieure constaté après traitement d'une luxation congénitale de la hanche et considéré comme un trouble vasculaire iatrogène de la tête fémorale.
Les lésions sont classées en 4 groupes selon l'importance de l'atteinte de la tête fémorale : dans le groupe I, l'atteinte est partielle et l'évolution est favorable ; dans le groupe IV, la nécrose du noyau fémoral est totale avec atteinte de la région métaphysaire, le pronostic est très défavorable. La gravité des groupes intermédiaires dépend de l'extension plus ou moins importante des lésions et de l'âge de l'enfant.

Syn. épiphysite postréductionnelle

→ Lorenz (méthode de)

Édit. 2017

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