Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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isodesmosine n.f.

isodesmosin

Acide aminé tétra-acide et tétra-aminé présent parmi les produits d'hydrolyse de l'élastine et qui est cause de la réticulation de cette protéine des tissus conjonctifs.
Isomère de la desmosine, l'isodesmosine, se forme par condensation de trois molécules d'allysine et d'une molécule de lysine, donnant naissance à un cycle pyridinium portant quatre résidus d'acides aminés.

isoforme n.f. et adj.

isoform

Forme différente d’une molécule, en particulier d’une protéine produite à partir d’un gène.
- Elle peut être liée lors de la transcription d’un gène à l’adjonction ou à la suppression d’une séquence. Ces modifications sont dues le plus souvent à un épissage alternatif qui ajoute ou supprime la transcription d’un ou de plusieurs exons dans la séquence du gène. Ces protéines isoformes sont différentes dans leur constitution et leur fonction des autres protéines codées par le même gène de sorte que le nombre de protéines produites par le génome est très supérieur au nombre des gènes.
- Elle peut aussi correspondre à une molécule de structure comparable ou très voisine, de fonction identique ou peu différente produite par traduction d’un gène d’un autre site du même chromosome ou d’un chromosome différent.

Étym. gr.  isos : pareil, comparable ; lat. forma : forme

→ épissage, exon, transcription, traduction

ISPD gene sigle angl. pour isoprenoid synthase domain containing

Gène localisé en 7p21.2 qui code pour une protéine impliquée dans l’association de sucre à l’alpha-dystroglycane, importante pour la structure du cytosquelette et de la matrice extra-cellulaire.
Elle stabilise et protège les muscles squelettiques. Au niveau du cerveau, elle aide la migration des neurones au cours du développement initial.
Les mutations de ce gène sont à l’origine du syndrome de Walker-Warburg, des dystrophies musculaires des ceintures.
4-diphosphocytidyl-2C-methyl-D-erythritol synthase homolog, hCG_1745121, isoprenoid synthase domain-containing protein, IspD, MDDGA7, ISPD_HUMAN, Nip, notch1-induced protein

Syn. 2-C-methyl-D-erythritol 4-phosphate cytidylyltransferase-like protein,

→ Walker-Warburg syndrome de, dystrophies musculaires des ceintures

IT15 gene l.angl. Interesting Transcript 15

Gène appelé également huntingtin (HTT) ou Huntington disease (HD), localisé sur le chromosome 4p16.3, codant pour une protéine appelée huntingtine, glutamine aminoacide se répétant de nombreuses fois, au niveau des microsatellites avec augmentation du nombre de répétitions du triplet CAG.
La maladie d’Huntington est causée par une mutation autosomique dominante de l’un ou de deux copies du gène huntingtin.

→ Huntington (chorée de), microsatellite

JO-1 antigène l.m.

JO-1 antigen

Protéine cytoplasmique de nature enzymatique (activité histidyl tRNA synthétase).
Des autoanticorps anti-JO-1 sont trouvés dans le sérum de 41 % des polymyosites, 18 % des dermatopolymyosites, 8 % des syndromes de chevauchement et 0 % des malades ayant un cancer associé à une dermatopolymyosite.

jonction dermoépidermique l.f.

epidermal-dermal junction, dermal-epidermal junction

Située entre épiderme et derme souvent mentionnée sous le nom de membrane basale épidermique, la jonction dermo-épidermique qui se présente comme une ligne sinueuse de 10 nm d’épaisseur semblant séparer la couche basale épidermique de la limite superficielle du corps papillaire dermique a une structure complexe au sein de laquelle au moins 26 composants ont été identifiés et une double fonction d’ancrage des cellules épidermiques et de filtration.
En microscopie électronique on distingue trois zones visibles ; une zone supérieure correspondant au pôle basal des kératinocytes, comportant les hémidesmosomes avec les filaments intermédiaires de cytokératine et la membrane cytoplasmique des kératinocytes basaux ; une zone intermédiaire comprenant un feuillet clair, la lamina lucida, et un feuillet sous-jacent plus foncé, la lamina densa, la lamina lucida étant traversée par les filaments d’ancrage faits de laminine reliant le pôle basal de chaque kératinocyte à la lamina densa ; une zone inférieure correspondant à la sousbasale intradermique superficielle qui contient des fibres de collagène et des microfilaments appelés fibrilles d’ancrage faites de collagène VII reliant lamina densa à des structures denses du derme nommées plaques d’ancrage constituées de collagène IV.
En pathologie de nombreux antigènes contenus dans les différents étages de la jonction dermoépidermique sont impliqués dans le déclenchement de maladies bulleuses telles que pemphigoïdes, épidermolyses, dermatose bulleuse à IgA ; le sérum des malades atteints de pemphigus vulgaire contient des auto-anticorps démontrables par immunofluorescence indirecte dirigés contre certains de ces antigènes, en particulier des anticorps anti-desmogléine-3, protéine appartenant à la superfamille des cadhérines. Dans le lupus érythémateux systémique on observe par immunofluorescence directe des dépôts d’immunoglobulines et de certains composants du complément sur la jonction dermo-épidermique en peau malade mais également en peau saine, la mise en évidence de ces derniers étant à la base du « lupus band test » (LBT) qui a un double intérêt diagnostique et pronostique pour l’étude de la maladie.

junctophiline n.f.

junctophilin

Protéine située è la jonction de la membrane plasmique avec le réticulum endoplasmique et dont la fonction est un couplage entre des récepteurs voltage-sensibles et des canaux calcium intra cellulaires.
La junctophiline-3 est impliquée dans un type de neuropathie congénitale HDL2 (Huntington disease-like 2) avec amplification d’un triplet CAG/GTC.

juvenile ceroid-lipofuscinose l.f.

Maladie neurodégénérative,  héréditaire, autosomale récessive, caractérisée par une perte de vision progressive et des troubles des fonctions motrices et cognitives conduisant à une évolution fatale prématurée.
Des mutations du gène CLN3 qui codent une protéine hydrophobe, transmembranaire, localisée au niveau de microdomaines glycoprotéiques des lysosomes, des endosomes, des synaptosomes et des membranes cellulaires, seraient responsables de cette affection. Les fonctions de ce gène au niveau cellulaires sont discutées : régulation du ph, transport de l’arginine, échanges membranaires et apoptose.

Syn. maladie de Batten et de Spielmeyer-Vogt-Sjögren

kallicréinogène n.m.

kallikreinogen

Protéine plasmatique se comportant comme un proenzyme générateur de kallicréine sous l'effet de divers facteurs protéolytiques, tels que la trypsine, des protéases de venins de serpent, ou du facteur Hageman libéré par des tissus lésés.

Syn. prékallicréine, callicréinogène

kallidine n.f.

kallidin

Décapeptide hypotenseur et vasodilatateur, qui se forme dans le plasma sanguin à partir d'une protéine dite kininogène, sous l'effet de la kallicréine.
Sa formule est Lys-Arg-Pro-Pro-Gly-Phe-Ser-Pro-Phe-Arg.

kallidinogène n.m.

kallidinogen

Protéine plasmatique précurseur de la kallidine.

Syn. kininogène

KAL1 gene acr. angl pour Kallmann syndrome Interval gene 1

Gène situé sur le locus chromosomique Xp22.31 codant pour une une protéine, anosmine, qui jour un rôle clé dans la migration des neurones GnRH (Gonadotrophin Releasing Hormone) et des nerfs olfactifs jusqu’à l’hypothalamus
Des mutations de ce gène sont responsables du syndrome de Kallmann.

Syn. KALIG1, ADHESION MOLECULE-LIKE, X-LINKED; ADMLX, ANOSMIN 1 

→ Kallmann-de Morsier (syndrome de)

KCNE2 gene sigle angl. pour potassium voltage-gated channel subfamily E regulatory subunit 2

Gène localisé en 21q22.11, qui code les instructions pour la constitution d’une protéine régulatrice de l’activité des canaux potassiques.
Les protéines produites par le gène KCNH2 sont présentes dans le myocarde où elles transportent le potassium à l’extérieur des cellules. Ces mouvements ioniques sont impliqués dans la recharge du myocarde après chaque contraction afin de maintenir un rythme régulier.
Ce gène régule plusieurs canaux ioniques, en particulier un canal constitué par des protéines produites par le gène KCNH2 ; les protéines produites par les gènes KCNH2 et KCNE2 agissent en commun pour faire un canal potassique fonctionnel, jouant un rôle primordial dans la capacité des cellules à produire et à transmettre un signal électrique. Quatre sous-unités alpha, chacune produites par le gène KCNH2 constituent la structure de chaque canal. Une sous-unité bêta produite par le gène KCNE1 lie le canla et règle son activité.
Les mutations du gène KCNE2 sont à l’origine de la fibrillation atriale familiale et du syndrome du QT long provoqué par certains médicaments : antiarythmiques, anti-infectieux, anticonvulsivants et antipsychotiques.

Syn.  LQT6 ; minimum potassium ion channel-related peptide 1 ; MinK-related peptide 1 ; MIRP1 ; Potassium channel beta subunit MiRP1 ; potassium channel, voltage gated subfamily E regulatory beta subunit 2 ; potassium voltage-gated channel, Isk-related family,

→ fibrillation atriale familiale, syndrome du QT long, KCNH2 gene

[Q2,K2]

Édit. 2017

KCNE3 gene sigle angl. pour potassium voltage-gated channel subfamily E regulatory subunit 3

Gène localisé en 11q13.4, qui code une protéine membranaire de canal potassique, qui s’associe à une sous-unité bêta pour constituer une sous-unité alpha qui module les mouvements et renforce la stabilité du complexe canalaire.
Les associations se font avec le gène KCNB1 pour moduler l’ouverture du canal potassique voltage dépendant, avec KCNC4/Kv3 pour établir la stabilité du potentiel membranaire du muscle squelettique, avec KCNQ1/KCLQT1 pour stimuler l’AMP cyclique concerné par la sécrétion de chlore.
Ce gène est exprimé essentiellement dans le rein. Ces mutations sont à l’origine du syndrome de Brugada et de la paralysie hypokaliémique périodique.
Syn. HOKPP, HYPP, MiRP2

→ Brugada (syndrome de), paralysie périodique hyperkaliémique

[Q1,Q2,K2]

Édit. 2017

KCNQ1OT1 gene sigle angl. pour KCN opposite strand/antisense transcript 1 (non-protein coding)

Localisé en 11p15.5, il partage avec le gène KCNQ1 une région de chevauchement du DNA en ayant des fonctions différentes : KCNQ1 code pour une protéine qui intervient comme un canal potassique, KCNQ1OT1 code pour la formation d’un RNA non codant qui aide la régulation des gènes essentiels à la croissance et au développement intra-utérins.
Les mutations du gène KCNQ1OT1 participent à l’apparition du syndrome de Beckwith-Wiedmann.

Syn. FLJ4107, KCNQ1-AS2, KCNQ1 overlapping transcript 1 (non-protein coding), KvDMR1, KvLQT1-AS, LIT1, long QT intronic transcript 1

→ Beckwith-Wiedmann (syndrome de)

képhastine n.f.

kephastin

Protéine membranaire de l’entérocyte impliquée dans la sortie du fer de la cellule.

kératine n.f.

keratin

Scléroprotéine de la laine, des poils, des cheveux et des ongles, présente dans presque toutes les cellules épithéliales.
Les kératines sont des protéines fibreuses insolubles dans l'eau. Riche en cystine qui peut représenter 11 % de la protéine et qui par ses ponts disulfure maintient la structure des fibres, la kératine peut prendre une forme ramassée, dite kératine a, et une forme étirée, dite kératine b. Des filaments de kératine (cytokératine) peuvent s'accumuler dans des cellules épithéliales ou hépatiques. Ils sont constitués à partir de prékératine.

Étym. gr. keras, keratos : corne

KIF11 gene sigle angl. pour kinesine family member 11

Gène situé sur le locus chromosomique 10q23.33 codant une protéine de la famille des kinésines, connues dans différents mécanismes du fuseau cellulaire tels que le positionnement chromosomique, la séparation du centrosome et l’établissement de la bipolarisation durant la mitose.
Des mutations du gène provoquent le lymphœdème microcéphalie et anomalies chorio-rétiniennes

→ lymphœdème microcéphalie et anomalies chorio-rétiniennes

kinine n.f.

kinin

Chacun des polypeptides hypotenseurs formés par protéolyse d'une protéine plasmatique dite kininogène, médiateurs sériques de l'inflammation.
Il existe plusieurs kinines de structure voisines : la bradykinine, la kallidine et la méthyl-lysyl-bradykinine. Les kinines ont la propriété d'augmenter la perméabilité vasculaire et de provoquer la contraction des muscles lisses.

Étym. gr. kinein : mouvoir

lactalbumine n.f.

lactalbumin

Protéine du lactosérum, représentant 12 % des protéines.
De masse moléculaire 14 kDa, elle participe avec une galactosyl-transférase à la constitution d'un système enzymatique, la lactose-synthétase.

lactoferrine n.f.

lactoferrin

Glycoprotéine du lait de masse moléculaire 80 kDa, qui a une forte affinité pour les ions ferriques.
De structure analogue à la transferrine sérique, elle joue des rôles biologiques différents et est reconnue par un récepteur spécifique présent à la surface des cellules sanguines (lymphocytes, plaquettes). Présente dans le lait, cette protéine l'est aussi dans les sécrétions muqueuses et dans le sang où elle est libérée par les leucocytes neutrophiles lors de l'inflammation.

Syn. lactosidérophiline, lactotransferrine

lactoprotéine n.f.

lactoprotein

Protéine du lactosérum.
Les lactoprotéines comprennent la lactoglobuline, la lactalbumine, la lactoferrine, des immunoglobulines, et des protéines enzymatiques. Le lait de femme est le seul dans lequel la teneur en lactoprotéines est plus élevée que celui des caséines.

lamine  n.f.

lamin

Aminoprotéine filamenteuse constituant de la partie interne de la membrane du noyau cellulaire, la lamina, dans toutes les cellules nucléées des eucaryotes.
Les lamines sont des filaments intermédiaires (FI de type V) du cytosquelette nucléaire. Les fibres sont assemblées sous forme de dimères et allongées par polarisation et  liées par la protéine émérine. Elles forment un ensemble réticulé fibrillaire ancré dans la membrane nucléaire.
Il en existe deux types : le type A comprend les lamines A et C : Le type B (B1, B2, B3) a un rôle différent lors de la mitose.
Les lamines ont diverses fonctions : elles contribuent en association avec l’émérine et d’autres protéines (LAPs : Lamin Associated  Protéins) à la formation et à la résistance de la membrane nucléaire, Elles contribuent à former les pores nucléaires entre les mailles de la lamina, intervenant dans les voies de signalisation et la transduction des signaux cellulaires.
Elles fixent la chromatine à la périphérie des noyaux et contribuent à son organisation et à la régulation des gènes,
Lors de la mitose, à la prophase, les lamines A/C se dépolymérisent par phosphorylation (avec intervention du complexe cycline B activé (cycline B/Cdk1)) et deviennent solubles ; la membrane nucléaire et la lamina se désagrègent. Les lamines B, non phosphorylées, restent ancrées aux fragments issus de la membrane. A la télophase, par déphosphorylation et processus inverse, les lamines se repolymérisent et reforment la lamina en même temps que se reforme la membrane nucléaire.
Les lamines A et C sont codées par le gène LMNA situé en 1q22 comprenant douze exons. Elles ont la même partie initiale de la molécule (les 566 premiers acides aminés). La lamine A (70 kDa) est formée à partir d’un précurseur, la prélamine A de 664 acides aminés dont la maturation en lamine A est due à une farnésylation C-terminale suivie d’une double protéolyse où intervient la métalloprotéase à zinc ZMPSTE24 (ou face 1) conduisant à la forme mature de 646 ac. aminés. La lamine C (572 ac. aminés, 60 kDa)  est plus courte par suite de la réduction de la région C-terminale  par coupure dans l’intron 10. Les lamines B sont codées par des gènes différents.
Les très nombreuses mutations décelées, la complexité du mécanisme de maturation et de leur action, l’importance du rôle des lamines et leur ubiquité expliquent la variété des laminopathies.

Étym. lat. membrana : lame, membrane

→ lamina nucléaire, laminopathie, farnésylation, cycline B/Cdk1

LARGE1 gene acr. angl. pour LARGE xylosyl- and glucuronyltransferase 1

Gène localisé en 22q12.3 codant pour une protéine impliquée dans les processus de glycosylation en associant du xylose et de l’acide glycuronique à l’alpha-dystroglycane, qui agit sur le cytosquelette et sur la matrice extra-cellulaire.
Au niveau des muscles squelettiques elle stabilise et protège les fibres musculaires. Dans le cerveau elle aide la migration des neurones au cours du développement initial.
Les mutations de ce gène sont à l’origine du syndrome de Walker-Warburg et de la dystrophie musculaire congénitale de type 1D.

Syn. acétylglucosaminyltransferase-like 1A, acetylglucosaminyltransferase-like protein, glycosyltransferase-like protein LARGE1, KIAA0609, LARGE, like-acetylglucosaminyltransferase, like-glycosyltransferase, MDC1D, MDDGA6, MDDGB6

→ Walker-Warburg (syndrome de), dystrophie musculaire congénitale

latrodectisme n.m.

latrodectism

Syndrome clinique consécutif à la morsure par des araignées du genre Latrodectus.
Les effets neurotropes du venin des latrodectes sont dus à une protéine de grande taille, à chaîne unique, l'alphalatrotoxine, qui détruit les vésicules synaptiques.
Les signes locaux sont peu inquiétants : la douleur est retardée de quelques minutes puis apparaît une tuméfaction chaude qui évolue vers une tache cyanotique et une phlyctène (qui donnera une escarre de 2 cm environ). Dans les heures qui suivent la morsure apparaissent des algies diffusant en salves, surtout des lombes et des membres inférieurs, avec des myalgies, des contractures abdominales (pseudoventre de bois) et des signes digestifs (nausées, vomissements), visuels (vision floue, accommodation perturbée) nerveux (paresthésies, myoclonies, état confus, perte de connaissance) et cutanés (purpura, érythème).
L'évolution spontanée est en règle favorable mais des cas mortels sont signalés.
Le genre Latrodectus comprend plusieurs espèces, surtout répandues dans les zones tropicales et tempérées chaudes, notamment le sud-est de la France et la Corse où existe L. mactans tredecimguttatus, connue sous le nom de "malmignatte" ou "veuve noire à 13 points". Les femelles seules sont dangereuses.

→ araignée (morsure d'), envenimation, Latrodectus

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