aquaporine n.f.
aquaporin
Glycoprotéine présente dans les membranes de certaines cellules facilitant le transfert de l'eau le long d'un gradient de pression osmotique ou hydrostatique.
L'aquaporine 1 a été isolée des membranes de globules rouges.
L'aquaporine 2 constitue le canal hydrique des tubules rénaux, régulé par l'hormone antidiurétique.
Les aquaporines 3 et 4 sont aussi présentes dans les cellules épithéliales rénales, dans le cerveau ainsi que dans d'autres tissus.
L'aquaporine 5 se trouve dans les glandes salivaires, les glandes lacrymales et dans le poumon.
Les aquaporines ont une structure moléculaire de 25 à 30 kDa présentant six segments hélicoïdaux hydrophobes intra-membranaires reliés par cinq boucles dont trois sont du côté extérieur et deux du côté intérieur de la membrane, ainsi que les extrémités NH2- et COOH-terminales. Elles se présentent sous forme d'associations tétramériques. Elles font partie d'une famille de protéines appelées MIP, dont certaines ont été décrites dans les fibres du cristallin. L'aquaporine 1 a d'abord été appelée CHIP28 (channel-forming integral protein de 28 kDa). Hormis l'aquaporine 4 (appelée aussi mercurial-insensitive water channel ou MIWC), les aquaporines sont inhibées par les sels de mercure, qui se fixent sur une cystéine de la cinquième boucle. Des mutations portant sur l'aquaporine 2 entraînent un diabète insipide par blocage de la résorption de l'eau dans les tubes collecteurs rénaux.
Étym. lat. aqua:eau; gr. poros: passage
Abrév. AQP
[C1, C2, C3]
Édit. 2019
argininosuccinate synthase n.f.
argininosuccinate synthase
Enzyme faisant partie du cycle de l’uréogenèse, qui catalyse la formation d’acide argininosuccinique à partir de la citrulline et de l’acide aspartique.
La réaction consomme une molécule d’ATP.
Un déficit en argininosuccinate synthase est responsable de la maladie appelée citrullinémie de type I. Chez le nouveau-né, cette maladie se caractérise par une léthargie progressive, un refus d'alimentation et des vomissements. Il existe une forme tardive chez l'adulte entrainant des troubles neurologiques plus ou moins prononcés.
→ uréogénèse, citrullinémie, acide argininosuccinique, citrulline, acide aspartique, citrullinémie
[C1, Q2]
Édit. 2020
atlas n.m.
atlas(TA)
Première vertèbre cervicale articulée en haut avec l’occipital, en bas avec l’axis.
Elle est constituée de deux masses latérales réunies par deux arcs, l’un antérieur, l’autre postérieur. Ces quatre éléments délimitent le foramen vertébral.
[C1]
ATNC sigle pour agent transmissible non conventionnel
→ prion
[C1,D1,H1 ]
Édit. 2017
azote n.m.
azote, nitrogen
1) Élément de numéro atomique 7 et de masse atomique 14, non métallique, tri- et pentavalent, trouvé dans l'atmosphère sous forme diatomique, dans des composés hydrogénés, tels que l'ammoniac, les amines, l'hydroxylamine, et dans des composés oxygénés, tels que les différents oxydes d'azote (protoxyde, monoxyde, dioxyde, anhydrides nitreux et nitrique, peroxyde) et les nitrites et nitrates.
Il est l'un des constituants principaux des molécules biochimiques, en particulier des protéines et des acides nucléiques.
2) Corps simple diatomique, de formule N2, qui se présente comme un gaz incolore, inodore, inerte, à la température ordinaire, liquéfiable à -196°C.
Il représente 78 % du volume de l'air. Il peut produire des embolies gazeuses lors de la désaturation (par baisse de la pression ambiante) quand il reste en sursaturation dans les tissus. L’azote à forte concentration dans les tissus est responsable de troubles du comportement appelés par les plongeurs sous-marins « ivresse des profondeurs ». Une atmosphère d'azote est incompatible avec la vie des animaux qui ont besoin d'oxygène.
Étym. gr. a privatif ; zôê : vie
Syn. diazote
Symb. N
[C1,C2]
Édit. 2018
B-50
B-50
[C1,C3,H1]
Édit. 2018
Ba symb. du baryum
Le baryum contient sept isotopes naturels, dont le principal, 139Ba, constitue 72%, le deuxième 137Ba, 11%, les autres, 130Ba, 132Ba, 134Ba, 135Ba, 136Ba, n'étant présents qu'en très faible proportion.
[C1]
Édit. 2018
BAFF acr. angl. pour B-cell activating factor of the TNF family
Cytokine de la famille du tumor necrosis factor jouant un rôle trophique dans le développement des lymphocytes B et leur activation pour la production d'immunoglobulines..
BAFF est exprimé par les lymphocytes T et les cellules dendritiques. Il interagit avec un récepteur spécifique appelé BAFF Receptor (BAFF-R) exprimé par les lymphocytes B, et constitue le principal facteur de survie de ces cellules. Son gène est localisé sur le chromosome 13q32-34.
Schneider P
Réf. BAFF, a novel ligand of the tumor necrosis factor family, stimulates B cell growth.
Schneider P, MacKay F, Steiner V, Hofmann K, Bodmer JL, Holler N, Ambrose C, Lawton P, Bixler S, Acha-Orbea H, Valmori D, Romero P, Werner-Favre C, Zubler RH, Browning JL, Tschopp J.
J Exp Med. 1999 Jun 7;189(11):1747-56. doi: 10.1084/jem.189.11.1747.
→ lymphocyte B, lymphocyte T, cytokine, tumor necrosis factor
[C1, F3]
Édit. 2020
BAFF-R
[C1, F3]
Édit. 2020
base de Schiff l.f.
Schiff base
Double liaison C=N réunissant un carbone appartenant à une molécule donnée à un azote appartenant à une autre molécule.
Des bases de Schiff existent dans de nombreux complexes entre petite molécule et protéine, lipide ou acide nucléique, par exemple entre un glucose et un résidu de lysine de l’hémoglobine pour donner l’hémoglobine glyquée A1c (glycation) ou entre un dérivé carbonylé et la lysine , la cystéine ou l’histidine d’une protéine pour donner une protéine carbonylée.
H. Schiff, chimiste italien (1866)
→ glycation, carbonylation, hémoglobine glyquée A1c
[C1]
Édit. 2017
base purique l.f.
purine base
En théorie, dérivé de la purine ayant un caractère basique.
En pratique, les deux composés puriques des acides nucléiques sont l'adénine et la guanine. La base purique désigne parfois aussi leurs dérivés métaboliques, l'hypoxanthine, la xanthine et même l'acide urique qui sont peu ou pas basiques. D'autres dérivés tels que les méthyladénine, méthylguanine, méthylxanthines (caféine, théophylline, etc.) sont également des bases puriques.
→ purine
[C1]
Édit. 2017
Batten-Spielmeyer-Vogt-Sjögren (maladie de) l.f.
Batten-Spielmeyer-Vogt-Sjögren’s disease
Maladie humaine neurodégénérative, héréditaire, autosomale récessive, caractérisée par une perte de vision progressive et des troubles des fonctions motrices et cognitives conduisant à une évolution fatale prématurée.
Des mutations du gène CLN3 qui code une protéine hydrophobe, transmembranaire, localisée au niveau de micro-domaines glycoprotéiques des lysosomes, des endosomes, des synaptosomes et des membranes cellulaires, seraient responsables de cette affection. Les fonctions de ce gène au niveau cellulaire sont discutées : régulation du pH, transport de l’arginine, échanges membranaires et apoptose.
F. Batten, neurologue britannique (1902) ; H. Vogt, neurologue allemand (1905) ; W. Spielmeyer, neuropathologiste allemand (1907) ; K.G.T. Sjögren, psychiatre suédois (1931)
Syn. ceroïde-lipofuscinose neuronale juvénile
→ Batten-Mayou-Spielmeyer-Vogt (maladie de), CLN3 gene
[C1, Q2, H1,O1]
Édit. 2020
BCOR gene l. angl. pour BCL6 corepresseur
Gène, situé sur le locus chromosomique Xp11.4, codant pour une protéine connue comme BCL6 corepresseur qui ne peut se lier au DNA par elle-même mais qui interagit avec d’autres protéines de liaison pour supprimer l’activité de certains gènes.
Ce gène joue un rôle important dans la fonction et la survie de cellules du système immunitaire.
Des mutations de ce gène entraînent le syndrome de Lenz (microphtalmie ou anophtalmie avec anomalies associées) et le syndrome oculo-facio-cardio-dentaire
Syn. 5830466J11Rik, 8430401K06Rik, ANOP2, BCL-6 interacting corepressor, BCL6 co-repressor, BCOR_HUMAN, FLJ20285, FLJ38041, KIAA1575, MAA2, MCOPS2, MGC131961, MGC71031
→ Lenz (syndrome de), oculo-facio-cardio-dentaire (syndrome)
Édit. 2017
bêta-amylase n.f.
β -amylase
Enzyme de type exo-amylase catalysant l'hydrolyse des chaînes linéaires de l'amidon en détachant des molécules de maltose.
Les β-amylases sont surtout présentes chez les végétaux.
→ exo-amylase, amidon, maltose
[C1]
Édit. 2020
bêta-glucosidase n.f.
bêta-glucosidase
→ glucosidase (alpha, bêta), maltase
[C1]
Édit. 2018
3-hydroxy-3-méthyl-glutaryl-coenzyme A n.m.
3-hydroxy-3-methyl-glutaryl-coenzyme A
Intermédiaire métabolique trouvé dans la voie de biosynthèse du cholestérol et dans la cétogenèse.
Il est formé par la condensation de trois molécules d’acétyl-coenzyme A
Syn. bêta-hydroxy-bêta-méthyl-glutaryl-coenzyme A
Sigle HMG-CoA
→ cholestérol, cétogenèse, acétyl-coenzyme A
[C1]
Édit. 2020
bêta-hydroxy-bêta–méthylglutaryl-CoA-réductase n.f.
β-hydroxy-β-methylglutaryl-coenzymeA-reductase (HMG-CoA-reductase)
Enzyme catalysant la réduction du β-hydroxy-β-méthylglutaryl-coenzyme A en acide mévaldique par le NADPH (nicotinamide-adénine-dinucléotide-phosphate hydrogéné).
Cette enzyme, présente dans le réticulum endoplasmique, joue le rôle d'enzyme clé dans la biosynthèse des composés isopréniques et des stérols ; le cholestérol et ses dérivés oxydés sont des rétro-inhibiteurs.
Le jeûne et le diabète diminuent l'activité de cette enzyme. Il est inhibé par phosphorylation par une protéine-kinase dépendant de l'ADP ou de l'AMP, kinase qui inactive par ailleurs une enzyme de la voie de biosynthèse des acides gras, l'acétyl-CoA-carboxylase. Plusieurs types d'inhibiteurs de l'HMG-CoA-réductase sont utilisés en thérapeutique antihypercholestérolémique ou antitumorale.
→ acide mévaldique, nicotinamide-adénine-dinucléotide-phosphate hydrogéné, isoprène, stérol, acétyl-CoA-carboxylase
[C1]
Édit. 2020
bêta-secrétase n.f.
Protéase membranaire clivant le domaine extracellulaire de l’amyloid precursor protein
L’action conjuguée de la gamma-secrétase puis de la bêta-secrétase libère le peptide amyloide A-bêta 42 qui se dépose dans le tissu cérébral, provoquant la maladie d’Alzheimer.
→ maladie d'Alzheimer, peptide amyloide A-bêta, amyloid precursor protein
[C1, H1]
Édit. 2017
bêta-stimulant n.m.
β-stimulant
Substance qui stimule les récepteurs adrénergiques bêta.
La stimulation peut être sélective pour les récepteurs β1 (dobutamine), pour les récepteurs β2 (salbutamol), ou non sélective (isoprénaline, dopamine).
[C1, G3]
Édit. 2020
B7-H1 sigle angl.
Syn. PD-L1
→ PD-L1
[C1, C3, F2, F3, O3]
Édit. 2018
bicarbonates digestifs l.f.p.
digestive bicarbonates
Sels de l'acide carbonique, dont l'anion est HCO3- , qui ont leurs sources dans les sécrétions biliaire, pancréatique et de la muqueuse duodénale et participent à la neutralisation du suc gastrique acide.
La remontée du pH du chyme intestinal aux alentours de 7 sous l’effet de la sécrétion bicarbonatée permet aux enzymes digestifs, notamment pancréatiques, de ne pas être inactivés et de fonctionner à leur niveau optimal.
[C1, C2]
Édit. 2020
bicarbonates sériques (concentration en) l.f.
serum concentration of bicarbonate
Concentration des bicarbonates sériques, habituellement exprimée en mmol/L.
L'élévation des bicarbonates sériques est un marqueur de l’alcalose métabolique et son abaissement, de l’acidose métabolique.
→ réserve alcaline, acidose, alcalose
[C1, C2]
Édit. 2020
biochimie n.f.
biochemistry
Discipline scientifique qui décrit la composition et les propriétés des corps chimiques présents dans les organismes vivants ainsi que les réactions chimiques du métabolisme (anabolisme et catabolisme) qui s’y produisent, à l’échelle de la cellule et de ses organites.
La biochimie clinique utilise de nombreuses méthodes analytiques pour mesurer les différents paramètres du sang et des liquides biologiques, contribuant ainsi au diagnostic et au suivi de l'évolution des maladies.
La biochimie dynamique est l’étude des réactions chimiques et des processus physicochimiques qui se produisent dans les organismes vivants.
Étym. gr. bios : vie; arabe alkimiya : chimie
Syn. chimie biologique
[B3, C1]
Édit. 2020
biogenèse n.f.
biogenesis
1 - Théorie de la genèse de la vie fondée sur le principe omne vivum ex vivo, d'après laquelle un être vivant ne peut provenir que d'un autre être vivant.
Par extension partie de la biologie qui a pour objet de rechercher et de reconstituer les conditions atmosphériques, physiques et chimiques qui ont permis l'apparition de la vie sur la terre. C’est ainsi un des aspects des théories sur la cosmogénèse.
2 - En biochimie, élaboration d'une substance biologique par et dans un organisme vivant (ex. biogénèse hormonale)
Étym. gr. bios : vie ; genesis : génération (terme créé par Thomas Henry Huxley, biologiste britannique en 1870 (1825-1895)
Syn. biogenèse
Ant. abiogenèse, génération spontanée
[C1,C3,Q1]
Édit. 2017
biogénèse n.f.
biogenesis
[C1,C3,Q1]
Édit. 2017