Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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acide éicosatétraénoïque l.m.

eicosatetraenoic acid

Syn. acide arachidonique

→ acide arachidonique

[C1, C2]

Édit. 2019

médiateurs pro-résolvants de l'inflammation l.m.

inflammation pro-resolving mediators;

Molécules lipidiques appartenant à la la famille des acides gras oméga-3 polyinsaturés possédant de fortes propriétés anti-inflammatoires et intervenant dans la résolution de l'inflammation d'un tissu.
Cette famille regroupe plusieurs molécules dont les résolvines, les protectines et les marésines qui stimulent les processus anti-inflammatoires : arrêt de l'infiltration par les leucocytes, inhibition de la production des médiateurs pro-inflammatoires, élimination des neutrophiles et des débris cellulaires. Leurs principaux précurseurs sont les acides eicosapentaénoïque et docosahexaénoïque. Leur synthèse est stimulée par l'aspirine. Les lipoxines, qui sont des dérivés de l'acide arachidonique (ou acide eicosatétraénoïque), possèdent également des propriétés anti-inflammatoires.

Syn. médiateurs pro-résolvants spécialisés (specialized proresolving mediators, SPMS)

→ inflammation, acide gras, oméga-3, résolvine, protectine, marésine, acide eicosapentaénoïque, acide docosahexaénoïque, acide archidonique, lipoxine

[C1, C2]

Édit. 2019

cyclo-oxygénase n.f.

cyclo-oxygénase

Enzyme impliqué dans la biosynthèse des prostaglandines, catalysant l'oxydation par un anion superoxyde de l'acide arachidonique avec formation d'un radical peroxyde sur le carbone 11, suivie d'une cyclisation entre les C8 et 12, et obtention d'un endoperoxyde entre les C9 et 11.
L'oxydation est achevée par une peroxydation du C15, aboutissant à une prostaglandine PGG2,, hydroperoxyde cyclique instable, rapidement transformé en PGH2,. On connaît deux cyclooxy­génases, l'une, dite constitutive (COX-1), est impliquée plus spécialement dans la synthèse des prostacyclines ; l'autre (COX-2), est induite par les stimulus inflammatoires.
Une cyclo-oxygénase est présente dans les membranes plasmiques de toutes les cellules des eucaryotes. Son site catalytique comporte un atome de fer ferreux. Elle est inhibée de façon plus ou moins importante par la plupart des anti-inflammatoires non stéroïdiens tels que l'aspirine.

[C1, C2]

médiateurs pro-résolvants spécialisés l.m.p.

Syn. médiateurs pro-résolvants de l'inflammation

→ médiateurs pro-résolvants de l'inflammation

[C1, C2]

Édit. 2019

specialized proresolving mediators    l.m.p.

Syn. médiateurs pro-résolvants de l'inflammation

Sigle SPMS

→ médiateurs pro-résolvants de l'inflammation

[C1, C2 ]

Édit. 2019

SPMS  sigle pour specialized proresolving mediators

→ médiateurs pro-résolvants de l'inflammation

[C1, C2]

Édit. 2019

flavine-adénine-dinucléotideTransporteur d'hydrogène dont la forme réduite s'écrit FADH2.[C1]Édit. 2018 l.f.

flavine adenine dinucleotide

Transporteur d'hydrogène dont la forme réduite s'écrit FADH2.

Sigle FAD

[C1, C2]

Édit. 2019

islet amyloid polypeptide   n.f.

Sigle IAPP

→ amyline

[C1, C2, C3, H1, O4]

Édit. 2019

 IAPP   sigle pour islet amyloid polypeptide

→ amyline

[C1, C2, C3, H1, O4]

Édit. 2019

électron-transférase l.f.

electron transferase

Enzyme qui catalyse une réaction d'oxydo-réduction dans laquelle le transfert intéresse un électron du composé donneur ou accepteur.
C'est le cas des enzymes cytochromiques tels que la cytochrome-oxydase ou les hydroxylases à cyto­chromes P450 ; c'est aussi celui de certains enzymes flaviniques, comme l'ETF (electron transfering flavo­protein) qui transporte les électrons de l'acylco­enzyme A-déshydrogénase à la chaîne respiratoire.

Étym. gr. êlectron : préfixe qui concerne l’électricité

→ cytochrome-oxydase, hydroxylases, oxydo-réduction

[C1, C2]

Édit. 2019

endométabolome n.m.

endometabolome

Ensemble des métabolites intracellulaires présents à un moment donné dans un système biologique: cellule, tissu, organe ou organisme.

→ exométabolome

[C2]

Édit. 2019

exométabolome n.m.

exometabolome

Ensemble dess métabolites d'un système biologique tel qu'une cellule, un tissu, un organe ou un organisme, excrétés dans le milieu extracellulaire ou dans un milieu de culture.

→ endométabolome

[C2]

Édit. 2019

allomone n.f.

allomone

Substance produite par les individus d’une espèce, qui induit, chez ceux d’une autre espèce, une réaction favorable à l’espèce émettrice. 
Une allomone peut être, par exemple, une substance répulsive ou toxique pour les insectes phytophages, ou un parfum, émis par une fleur, attirant les insectes pollinisateurs.

→ composé sémiochimique, kairomone, synomone

[C2]

Édit. 2019

synomone n.f.

synomone

Substance produite par les individus d’une espèce pour leur propre bénéfice et pour celui des individus d’une espèce réceptrice.
Le parfum dégagé par les inflorescences du Buddleia, appelé « arbre aux papillons », est un exemple de synomone : il attire certains papillons, qui trouvent dans son nectar une importante source d’énergie et assurent la pollinisation de la plante.

→ allomone, composé sémiochimique, kairomone

[C2]

Édit. 2019

diversité biologique l.f.

Syn. biodiversité

→ biodiversité

[C2]

Édit. 2019

polypeptide amyloïde des ilôts du pancréas
l.m.

Syn. amyline, islet amyloid polypeptide

→ amyline

[C1, C2, C3, H1, O4]

Édit. 2019

islet amyloid polypeptide    l.m.

Syn. amyline, polypeptide amyloïde des ilôts du pancréas

Sigle IAPP

→ amyline

[C1, C2, C3, H1, O4]

Édit. 2019

hormones pancréatiques l.f.p.

pancreatic hromones

Produites par les cellules endocrines du pancréas et libérées dans la circulation sanguine, elles ont des effets multiples principalement dans la régulation glycémique et plus généralement le métabolisme intermédiaire, mais aussi la digestion, le contrôle de l’apport alimentaire.
Les principales hormones pancréatiques sont élaborées par les îlots de Langerhans, amas cellulaires de 0,1-0,3 mm de diamètre dont l’ensemble constitue environ 1% du poids de la glande pancréatique. L’insuline est produite par les cellules B (ou béta), les plus nombreuses, en situation centrale dans l’îlot ; l'insuline est constituée de 2 chaînes polypeptidiques réunies par 2 ponts dissulfures ; elle se libère de la pro-insuline par clivage d’un peptide de connexion (C-peptide) dont le taux est le reflet de sa production endogène ; l’insuline est aussi costockée et  cosécrétée avec un autre peptide, l’amyline qui n’est pas dénuée d’activité hormonale ; l’insuline se lie à des récepteurs spécifiques (GLUT) ce qui contribue à la pénétration intracellulaire du glucose et des aminoacides ; c’est physiologiquement la seule hormone hypoglycémiante, mais l’insuline réduit aussi l’amino-acidémie et les concentrations sanguines d’acides gras libres ; parallèlement, elle enrichit les contenus tissulaires en glycogène, protides et lipides, et  constitue de ce fait l’hormone anabolisante par excellence ; elle intervient enfin dans la pénétration cellulaire du potassium et du phosphore, et possède un léger effet rétentionniste en eau et en sel. Le glucagon est produit par les cellules A (ou alpha) plus présentes en périphérie de l’îlot ; le glucagon est constitué d’une seule chaîne polypeptidique ; ses formes circulantes révèlent une grande hétérogénéité ; le glucagon est  hyperglycémiant par stimulation de  la glycogénolyse et de la néoglycogénèse à partir des aminoacides, des lactates et du glycérol ; c’est aussi un lipolytique puissant.
La somatostatine est produite par les cellules D, les moins nombreuses qui contractent des connexions à la fois avec les cellules à insuline et celles à glucagon ; outre son action centrale sur l’inhibition de la production de GH, la somatostatine au niveau des îlots freine essentiellement les sécrétions d’insuline et de glucagon.
Enfin l’îlot est producteur de ghréline (cellules E ou epsilon) qui stimule l’appétit, et de polypeptide pancréatique (cellules F) qui n’a pas d’action physiologique connue.

Indépendamment des îlots, d’autres productions hormonales sont assurées par d’autres cellules neuroendocrines qui sont annexées aux canalicules du pancréas exocrine. Celles-ci libèrent différents peptides : gastrine, sérotonine, calcitonine, CGRP (calcitonin gene related peptide), neurotensine, substance P, VIP (vasoactive intestinal peptide), bombésine, cholécystokinine,  ACTH, GHRH, TRH et aussi PP.

→ pancréas, îlot de Langerhans, insuline, amyline, glucagon, somatostatine, ghréline, polypeptide pancréatique, gastrine, sérotonine, calcitonine, CGRP, substance P, VIP, bombésine, cholecystokinine, ACTH, GHRH, TRH

[C1, C2, C3, H1, O4]

Édit. 2019

extrolite n.m.

extrolite

Métabolite secondaire, généralement excrété, impliqué dans les interactions entre l’organisme qui l’a produit et le milieu environnant.

→ métabolite secondaire.

[C2]

Édit. 2019

PD-1  sigle angl pour Programmed cell Death receptor 1

Récepteur de mort cellulaire programmée, PD-1 est une protéine exprimée à la surface des cellules T activées, fonctionnant comme récepteur de
PD-L1 et PD-L2 (« Programmed cell death- ligands 1 and 2 »), protéines présentes à la surface des cellules tumorales.
PD-1 est codé par le gène PDC1 présent sur le chromosome 2. Après liaison à ses ligands, PD-L1 et PD-L2, il inhibe la réponse des cellules T CD4+ et CD8+. L'interaction cellule tumorale-cellule T permet la liaison de PD-1 à ses ligands et inhibe ainsi la réaction immunitaire anti-tumorale, favorisant la progression du cancer. Inversement, des anticorps monoclonaux ciblant PD-1 bloquent la fixation des ligands sur PD-1  et favorisent la réaction immunitaire anti-tumorale. Plusieurs anticorps monoclonaux (nivolumab, pembrozilumab, ...)ont été utilisés dans des essais thérapeutiques  pour le traitement de divers cancers (mélanomes, cancers du rein, cancers du poumon à petites cellules) avec des résultats prometteurs. 

Syn. CD279 (Cluster of Differentiation 279 »)

→ PD-L1, PD-L2, cellule T, CTLA-4

[C1, C2, F2]

Édit. 2019

encéphalopathie hyperosmolaire l.f.

hyperosmolar encephalopathie

Retentissement sur l'activité cérébrale des modifications de l'osmolalité plasmatique, concentration moléculaire de toutes les particules osmotiquement actives contenues dans une solution.
L'état d'hydratation des cellules dépend de l'osmolalité du plasma : déshydratation cellulaire par hyperosmolarité plasmatique, hyperhydratation cellulaire par hypo-osmolarité plasmatique. L'osmolalité du plasma dépend essentiellement de la concentration en sels de sodium. Son maintien est assuré par les processus de concentration et de dilution de l'urine.
Due à un déficit hydrique ou à une charge osmolaire excessive, une encéphalopathie hyperosmolaire à bas bruit se rencontre surtout au cours de l'alimentation artificielle, traduite par des troubles de la vigilance, une hypertonie et des convulsions, enfin au cours d'un coma diabétique, avec parfois des signes focaux et une épilepsie partielle continue. Dans ce cas, à l'hyperosmolalité s'associent l'acidose métabolique, l'élévation des corps cétoniques et la déshydratation. Une correction trop rapide du coma diabétique peut être aggravante, voire mortelle, par œdème cérébral. La persistance d'une hyperosmolalité cellulaire après réduction de l'hyperglycémie est probable.

→ osmolalité, coma diabétique

[H1, C2]

Édit. 2019

encéphalopathie hypo-osmolaire l.f.

hypo-osmolar encephalopathie

Retentissement sur l'activité cérébrale des modifications de l'osmolalité plasmatique, concentration moléculaire de toutes les particules osmotiquement actives contenues dans une solution.
L'état d'hydratation des cellules dépend de l'osmolalité du plasma : déshydratation cellulaire par hyperosmolarité plasmatique, hyperhydratation cellulaire par hypo-osmolarité plasmatique. L'osmolalité du plasma dépend essentiellement de la concentration en sels de sodium. Son maintien est assuré par les processus de concentration et de dilution de l'urine.
Une hypo-osmolalité liée à une importante hyponatrémie provoque volontiers une encéphalopathie convulsivante associant troubles de la vigilance et crises généralisées. Une sécrétion inappropriée d'hormone antidiurétique peut être en cause, due à un cancer viscéral ou à diverses affections intracrâniennes (syndrome de Schwartz-Bartter). La correction trop rapide d'une grande hyponatrémie peut créer un risque de myélinolyse pontine et W. B. Schwartz, médecin cardiologue et F. C. Bartter, médecin endocrinologue américains (1957)
extrapontine.

W. B. Schwartz, médecin cardiologue américain et F. C. Bartter, médecin endocrinologue américains (1957)

→ osmolalité, Schwartz-Bartter (syndrome de sécrétion inappropriée d'ADH de), myélinolyse centrale du pont

[H1, C2]

Édit. 2019

encéphalopathies hypo et hyperosmolaires l.f.p.

hypo and hyperosmolar encephalopathies

Retentissement souvent important sur l'activité cérébrale des modifications de l'osmolalité plasmatique, concentration moléculaire de toutes les particules osmotiquement actives contenues dans une solution.
L'état d'hydratation des cellules dépend de l'osmolalité du plasma : déshydratation cellulaire par hyperosmolarité plasmatique, hyperhydratation cellulaire par hypo-osmolarité plasmatique. L'osmolalité du plasma dépend essentiellement de la concentration en sels de sodium. Son maintien est assuré par les processus de concentration et de dilution de l'urine.
Une hypo-osmolalité liée à une importante hyponatrémie provoque volontiers une encéphalopathie convulsivante associant troubles de la vigilance et crises généralisées. Une sécrétion inappropriée d'hormone antidiurétique peut être en cause, due à un cancer viscéral ou à diverses affections intracrâniennes (syndrome de Schwartz-Bartter). La correction trop rapide d'une grande hyponatrémie peut créer un risque de myélinolyse pontine et extrapontine.
Due à un déficit hydrique ou à une charge osmolaire excessive, une encéphalopathie hyperosmolaire à bas bruit se rencontre surtout au cours de l'alimentation artificielle, traduite par des troubles de la vigilance, une hypertonie et des convulsions, enfin au cours d'un coma diabétique, avec parfois des signes focaux et une épilepsie partielle continue. Dans ce cas, à l'hyperosmolalité s'associent l'acidose métabolique, l'élévation des corps cétoniques et la déshydratation. Ici encore, une correction trop rapide du coma diabétique peut être aggravante, voire mortelle, par œdème cérébral. La persistance d'une hyperosmolalité cellulaire après réduction de l'hyperglycémie est probable.

W.B. Schwartz, cardiologue et F.C. Bartter, médecin américains (1957)

→ osmolalité, Schwartz-Bartter (syndrome de sécrétion inappropriée d’ADH de), myélinolyse centrale du pont

[H1, C2]

Édit. 2019

gyrification n.f.

gyrification

Processus de formation des plis caractéristiques du cortex cérébral comportant une partie haute appelée gyrus et une partie basse appelée sulcus.
La matière grise qui contient les neurones du cortex cérébral est une fine couche à la surface du cortex  d’une épaisseur de 2 à 4 mm. La majeure partie située à l’intérieur du cerveau est occupée par la matière blanche qui contient les axones des neurones de surface. La gyrification permet à une  surface corticale étendue de trouver sa place dans un crâne aux dimensions réduites. Chez l’homme la gyrification se fait au cours du développement du fœtus. Les rongeurs, à l’inverse, ont une surface cérébrale dépourvue de plis. Dans la schizophrénie, la gyrification est incomplète et caractérisée par des vagues d’amincissement du cortex à l’adolescence. Ce défaut  porte sur le réseau hippocampo-frontal, les aires associatives pariétales et temporales, et le cervelet.

[C2, H1]

Édit. 2019

récepteur ionotropique l.m.

ionotropic receptor

Protéine membranaire réceptrice  d’un ligand qui ouvre un canal ionique sélectif d’un anion ou d’un cation.
Un exemple est le récepteur du glutamate, récepteur tétramérique, sélectif pour les cations.

→ ligand, canal ionique

[C1, C2]

Édit. 2019

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