rayon cosmique l.m.
cosmic ray, cosmic radiation
Rayonnement venant de toutes les directions de l'Univers, constitués de nucléons de nature variée qui sont animés d'une grande énergie (jusqu'à des millions de giga-électron-volts).
Leur effet sur les noyaux des cellules vivantes peut amener soit la mort de la cellule, soit, pour les particules de moindre énergie, des lésions chromosomiques qui peuvent parfois causer des mutations cancérigènes ou des malformations congénitales.
L'activité biologique des rayons cosmiques est environ deux fois plus forte à 5 000 m qu'au niveau de la mer. A 10 000 m elle est 6 fois plus forte, au-dessus de 20 000 m elle est à peu près stable puis elle décroit avec l'altitude.
Dans l'espace extraterrestre il y a surtout des nucléons à haute énergie qui peuvent tuer des cellules mais ne produisent pas de lésions cancérigènes. Plus on s'approche du sol plus les chocs des rayons avec les molécules de l'atmosphère produisent des particules et des photons à faible énergie. Enfin, l'activité des rayons cosmiques varie avec la latitude parce que les particules chargées sont déviées des zones tropicales par le champ magnétique terrestre, tandis qu'elles passent plus facilement dans les régions polaires (jusqu'au 50e parallèle environ).
Étym. gr. kosmikos : qui concerne l'Univers (Cosmos)
→ dose, exposition, radioactivité, sievert
[B1]
réaction de déviation du complémen t l.f.
complement fixation
Activation caractéristique du système du complément par la formation de complexe antigène-anticorps.
La voie classique d'activation du complément aboutit à une réaction d'immunohémolyse après activation séquentielle des composants de C1q à C9. La lyse cellulaire est le résultat final de l'interaction à la surface de la cellule, de l'antigène, de l'anticorps et du système du complément.
récepteur adrénergique l.m.
adrenergic receptor
Structure moléculaire située dans une cellule effectrice sensible à l'adrénaline.
Les récepteurs alpha-adrénergiques sont présents en concentration élevée dans l'utérus humain à terme. Des récepteurs bêta 1 se trouvent dans le myocarde ; leur stimulation par l'isoprénaline entraîne une tachycardie. La musculeuse des vaisseaux, des bronches, du tube digestif et le myomètre contiennent des récepteurs bêta 2 dont la stimulation provoque un relâchement musculaire.
récepteur de la transferrine (TfR) l.m.
transferrin receptor
Glycoprotéine transmembranaire liant spécifiquement la transferrine pour permettre l’entrée du fer dans la cellule par un mécanisme d’endocytose.
Il existe deux formes de récepteurs membranaires de transferrine appelées TfR1 et TfR2. TfR1 est le plus important fonctionnellement. Il est exprimé sur presque tous les types cellulaires.
Outre les formes membranaires, il existe également une forme tronquée de TfR1, appelée « récepteur soluble de la transferrine » (sTfR), qui est libérée par clivage et circule dans le sang. Sa concentration sérique augmente lorsque les stocks de fer de l’organisme diminuent. Son dosage est donc proposé pour le diagnostic des anémies ferriprives dans un contexte inflammatoire.
→ transferrine, anémie ferriprive, endocytose
récepteur hormonal 1.m.
hormone receptor
Protéine de membrane située dans une cellule effectrice sensible à une hormone et dont le signal est transmis au noyau par des messagers intracellulaires.
P. ex. l'utérus possède des récepteurs pour l'ocytocine, les prostaglandines ou les hormones adrénergiques. Dans les cancers du sein, les récepteurs des œstrogènes et de la progestérone reflètent le degré de différenciation de la tumeur, sa sensibilité à une hormonothérapie et donc son pronostic.
récepteur transmembranaire l.m.
transmembrane receptor
Récepteur traversant la membrane plasmique et comportant une partie extracellulaire et une autre intracellulaire.
La partie extracellulaire peut se lier à un ligand spécifique (hormone polypeptidique, cytokine, facteur de croissance, …) provoquant ainsi des modifications de la partie intracellulaire qui lui conférent de nouvelles propriétés, par exemple l’apparition d’une activité de protéine kinase. Les récepteurs transmembranaires assurent ainsi la transmission de messages de l’extérieur vers l’intérieur de la cellule
Edit.2017
[C1]
recombinaison n.f.
recombination
En génétique moléculaire, échange d'une séquence entre deux fragments d'ADN double brin, conduisant à l'apparition dans une cellule ou un individu des chromosomes dont les gènes sont dans une association différente de celles observées chez les individus parentaux.
Par ce processus, l'information génétique est réorganisée durant la méiose. Ce processus intervient aussi au cours des réarrangements somatiques de l'ADN qui se produisent lors de la formation des gènes qui codent les chaînes polypeptidiques formant les BCR, les TCR et les immunoglobulines.
Les acides nucléiques viraux peuvent aussi subir des processus de recombinaison.
[F3,Q1,Q3]
Édit. 2018
réduction chromatique l.f.
chromatic reduction
Réduction de moitié du nombre des chromosomes d'une cellule lors d'une division cellulaire.
Généralement, cette réduction se produit lors de la division réductionnelle d'une méiose, on parle alors de réduction méiotique. Mais exception
La diploïdie des cellules somatiques se rétablit à la faveur de la fécondation.
Syn. méiose
répétition terminale longue l.f.
long terminal repeat, LTR
Répétition directe présente aux extrémités de l'ARN ou de l'ADN ou d'un rétrovirus qui interviendrait dans l'intégration de l'ADN viral dans le génome de la cellule-hôte.
Sa taille varie de deux cent cinquante à mille quatre cents paires de base. Chaque répétition se termine par une courte répétition inversée : l'ADN rétroviral ressemble à un transposon.
réplication n.f.
replication
1) Synthèse d'ADN qui reproduit exactement le patrimoine génétique d'un être vivant afin de préparer la division de la cellule.
2) Phénomène selon lequel une molécule d'acide nucléique, ADN ou ARN de certains virus, est copiée en séquences complémentaires ou identiques à elles-mêmes.
La réplication de l'ADN double-brin aboutit à la formation de deux molécules constituées chacune d'un brin nouveau et d'un brin parental qui a servi de matrice : c'est la réplication semi-conservatrice.
→ amorçage, polymorphisme génétique, polymorphisme mononucléotidique
[Q1]
Édit. 2018
résistance n.f.
A - En biologie
1) processus par lequel une cellule, un individu, une population surmonte, sans dommage apparent, l'agression d'un agent infectieux ou d'une substance toxique, des conditions physiques et chimiques du milieu, etc.
2) par extension, propriété permettant ce processus.
La résistance est le plus souvent un caractère génétique monogénique ou oligogénique spécifique de l'agression.
B - En psychiatrie
Nom donné à tout ce qui entrave le progrès d'une cure psychanalytique.
À l'origine de la résistance, S. Freud reconnaît les forces de refoulement, les mêmes que celles qui ont refusé la prise en charge des représentations dans le conscient. Il s'aperçoit vite aussi que le transfert peut servir à la résistance, l'analysant reportant sur l'analyste les affects qu'il ne peut se remémorer.
Dans sa deuxième topique, Freud ajoute au refoulement venant du moi l'attraction qu'exerce le ça sur des groupes de représentations. Le surmoi joue aussi un grand rôle dans l'installation de résistances : des dispositions masochistes trop importantes peuvent déterminer une opposition durable à la guérison (réaction thérapeutique négative).
→ équilibre hôte-parasite, tolérance immunologique
restriction de l'ADN l.f.
DNA restriction
Chez de nombreuses Bactéries, destruction de l'ADN étranger par une ou plusieurs endonucléases.
C'est le cas de l'ADN infectieux du phage, ou de l'ADN bactérien introduit dans une cellule par conjugaison, traduction, etc.
→ endonucléase de restriction, fragment de restriction, modification de l'ADN
restriction-modification (système de) l.m.
restriction-modification system, R-M system, HCRM (Host controlled restriction and modification)
Chez de nombreuses bactéries, système de défense contre les ADN étrangers, comportant des endonucléases de restriction qui hydrolysent l'ADN étranger et des enzymes de modification qui protègent l'ADN cellulaire.
L'ADN étranger, p. ex. celui d'un phage, s'il n'est pas modifié, est détruit. Ce système est un des modes de défense de la cellule bactérienne contre les phages.
Retroviridae
Retroviridae
Famille de virus à ARN, enveloppés, qui possède une enzyme de structure, la transcriptase inverse, pouvant retranscrire l’ARN de leur génome en ADN proviral qui s’intégrera dans le génome de la cellule-hôte.
On distingue plusieurs genres: les Lentivirus dont font partie les deux virus VIH1 et VIH2 responsables du syndrome d’immunodépression acquise, les Deltaretrovirus (HTLV-1 et HTLV-2) responsables notamment de leucémies à cellules T et de paraparésies spastiques tropicales, les Spumavirus dont le rôle pathogène est discuté chez l’Homme.
→ Deltaretrovirus, Lentivirus,
rhophéocytose n.f.
rhopheocytosis
Capture par une cellule de particules du milieu ambiant.
Ce phénomène qui n’est visible qu’en microscopie électronique a été décrit à propos de l’entrée de la ferritine dans les érythroblastes.
Étym. gr. rhophein : dévorer ; kutos : cellule
rhoptrie n.f.
Organite contenu dans le cytoplasme de plusieurs formes évolutives de Toxoplasma gondii (tachyzoïtes, bradyzoïtes, sporozoïtes) et situé près de l’extrémité antérieure du parasite.
Les rhoptries favorisent la pénétration du parasite dans la cellule-hôte.
ribonucléoside-diphosphate n.m.
ribonucleoside diphosphate.
Ester diphosphorique d'un ribonucléoside.
L'ADP, le GDP, l'UDP, le CDP sont les 4 ribonucléoside-diphosphates que l'on trouve dans toute cellule vivante, et qui sont les précurseurs métaboliques des ribonucléoside-triphosphates, ainsi que des
désoxyribo
ribonucléoside-triphosphate n.m.
ribonucleoside triphosphate
Nucléoside-triphosphate dont le pentose est le D-ribose.
L'ATP, le GTP, l'UTP, le CTP sont présents dans toute cellule vivante où ils jouent des rôles métaboliques essentiels : formes riches en énergie de l'acide phosphorique, ainsi que des nucléotides, ils constituent aussi les précurseurs nécessaires à la biosynthèse des acides ribonucléiques.
rosette n.f.
rosette
Amas d'érythrocytes autour d'un leucocyte ou d'une autre cellule.
Deux formes sont décrites :
1) rosette E : formée par les lymphocytes T humains en présence de globules rouges de mouton, appelées rosettes mo
uton, alors que les rosettes souris se forment autour de lymphocytes B.
2) rosette EAC : de nombreuses cellules présentent sur leur membrane des récepteurs pour certains facteurs du complément (notamment C3b et C4b). Ces récepteurs peuvent être mis en évidence par la formation de rosettes EAC avec des hématites recouvertes d'anticorps IgM antiérythrocytaires et de complément.
La même disposition topographique peut affecter certaines tumeurs p. ex. épendymome, rétinoblastome, etc
rosette de Haserick l.f.
rosette of leucocytes
Présence dans le sang et la moelle osseuse des patients atteints de lupus érythémateux disséminé d’une petite masse extracellulaire, arrondie, entourée d’un couronne de polynucléaires.
Elle correspond à l’inclusion observée dans la cellule de Hargraves.
J. R. Haserick, dermatologiste américain (1949) ; M. M. Hargraves, médecin interniste américain (1948)
→ lupus érythémateux disséminé, Hargraves (cellule de)
[N3]
Édit. 2015
RT-PCR sigle angl.pour Reverse Transcription Polymerase Chain Reaction
Technique d’amplification d’un ARN in vitro, variante de la technique PCR qui permet, elle, d’amplifier des ADN.
Pratiquement, la première étape consiste à transformer l’ARN en ADN, appelé ADN complémentaire ou ADNc en utilisant une enzyme, la transcriptase inverse.
La seconde étape consiste à amplifier cet ADNc en utilisant la technique PCR, d’où l’appellation RT-PCR. Il est ainsi possible d’analyser, aussi bien qualitativement (séquence, taille,…) que quantitativement, un ARN donné présent au sein d’un mélange d’ARN différents, qui peut être l’ensemble de tous les ARN d’une cellule, sans avoir à le purifier et cela même s’il n’est présent qu’en quantité infime dans le mélange.
En recherche cette technique d’amplification est surtout utilisée pour analyser l’expression des gènes. Elle est utilisée fréquemment dans les laboratoires d’analyses médicales dans le cadre du diagnostic ultrasensible, et le suivi au cours du traitement, de maladies transmissibles, principalement des maladies virales dont le patrimoine génétique du virus responsable est un ARN comme le VIH dans le SIDA ou le VHC dans l’hépatite C.
→ ADN complémentaire, ARN messager, PCR, transcriptase inverse, ADN complémentaire
Saccharomyces cerevisiae
Saccharomyces cerevisiae (budding yeast)
Saccharomyces cerevisiae autrefois utilisé uniquement pour la fermentation alcoolique et la panification, est une cellule eucaryote se multipliant facilement, dont le génome a été entièrement séquencé et qui offre maintenant de multiples usages dans le domaine biomédical, allant du criblage des médicaments, de la synthèse de molécules à usage thérapeutique à la modélisation de maladies humaines
S. cerevisiae transforme le glucose en alcool en milieu anaérobie. On l’utilise pour la production de nombreuses molécules, par exemple l’hydrocortisone, dans des conditions peu onéreuses. Son génome est fait de 16 chromosomes contenant 6572 gènes. On estime que 30% des gènes humains impliqués dans des maladies ont un homologue fonctionnel chez cette levure. Elle possède également un génome mitochondrial. Des modèles « levures »pour les maladies humaines à transmission héréditaire ont été créés, par exemple, le syndrome NARP (neuropathie, ataxie, rétinite pigmentaire) par altération du génome mitochondrial.
S.cerevisiae peut être responsable d’infections opportunistes (septicémiques notamment) dans des contextes d’immunodépression.
L. Pasteur, bactériologiste français, membre de l’Académie de médecine (1857)
Syn. levure de bière, levure de boulangerie
sauvetage d'un marqueur l.m.
marker’s rescue
En biologie, dans une cellule bactérienne, où il a été transféré, récupération d'un marqueur par son intégration dans un réplicon fonctionnel : chromosome ou plasmide résident.
L'intégration a généralement lieu par recombinaison homologue.
Étym. lat. salvus : sauf
→ complémentation in vitro, sauveteur
sauveteur adj.et n.m.
helper, rescuer
1) Se dit d'un virus ou d'un phage permettant la multiplication d'un autre virus ou phage défectif en exprimant la fonction qui lui manque.
2) Se dit d'un plasmide résident capable par homologie de séquence de recombiner avec un vecteur transféré incapable par lui-même de se répliquer dans la cellule.
3) Personne qui met hors de danger une autre personne, en intervenant seul ou dans le cadre d’un organisme de secours, quelle que soit la nature du sinistre (incendie, noyade, asphyxie, accident …).
Étym. lat. salvus : sauf
schizogonie n.f.
schizogony
Phase de reproduction asexuée des sporozoaires (Plasmodium, toxoplasmes, etc.).
Pour chaque parasite, la division est d’abord nucléaire et aboutit à des formes plurinuclées (d’où le nom de Plasmodium dérivant de plasmode), les schizontes. La division cytoplasmique qui suit individualise, autour des noyaux-fils, autant de mérozoïtes, qui, pénétrant dans une nouvelle cellule-hôte, pourront recommencer le cycle schizogonique. Dans le cas des Plasmodium, la schizogonie est d’abord intrahépatique, mais, à ce niveau, il n’y à pas de réinfestations hépatocytaires à partir des mérozoïtes qui, au contraire, vont passer dans le sang. On parle donc de «développement intrahépatique» ou de «développement exoérythro