anorgasmie n.f.
anorgasmia
Impossibilité d'atteindre l'orgasme chez l'homme et chez la femme.
L’absence d’orgasme est réitérée et persistante, n’exclut pas l’absence de désir (anaphrodisie) ou de plaisir (frigidité). L’anorgasmie est réputée être, sans doute, plus fréquente chez la femme. L'étiologie est souvent psychologique, mais comporte aussi une composante relationnelle ; des médications comme les inhibiteurs de la recapture de la sérotonine favorisent l’anorgasmie.
[H4, O3, O4]
Édit. 2020
anorgasmie féminine l.f.
female orgasmic disorder
Absence ou retard, après une période d'excitation sexuelle normale, de l'orgasme, niveau de jouissance terminal le plus élevé.
Trouble génésique de loin le plus répandu parmi les femmes. En fait, plus de la moitié d'entre elles n'atteignent pas l'orgasme lors d'un coït, ce qui incite à en relativiser le caractère pathologique.
Comme la frigidité dont il est un aspect majeur, ce dysfonctionnement peut être seulement lié à certaines circonstances (et alors probablement psychogène), ou bien d'ordre général, parfois complexe (suscitant la recherche difficile de facteurs ou de participants organiques avant d'envisager un éventuel traitement psychothérapique au long cours et/ou sexothérapique).
Une détresse accentuée, des difficultés interpersonnelles (notamment des sentiments de frustration à l'encontre du partenaire), une inhibition de l'excitation sexuelle, peuvent notamment en résulter.
[H4, O3, O4]
Édit. 2020
anosodiaphorie n.f.
anosodiaphoria
Indifférence manifestée par des patients vis-à-vis de l'affection dont ils sont atteints et de ses conséquences, alors que l'existence de celle-ci est reconnue, à la différence des malades atteints d'anosognosie.
J. Babinski, neurologue français d’origine polonaise, membre de l'Académie de médecine (1914)
Étym. gr. a : privatif ; nosos : maladie ; diaphoria : intérêt, souci
[H1,H4]
Édit. 2017
anosognosie n.f.
anosognosia
Méconnaissance par le patient de l'affection dont il est atteint.
Elle peut être totale, persistant en dépit de toutes les preuves les plus évidentes de son affection (hémiplégie, par ex.) données au sujet. Elle peut être partielle, le malade reconnaissant alors l'existence de l'affection mais minimisant considérablement ses conséquences.
On la rencontre très fréquemment lors de divers troubles des fonctions dites symboliques, notamment : agnosie visuelle ; aphasie de Wernicke (logorrhée parfois indéchiffrable avec inconscience du trouble dans certaines aphasies fluentes) ; hémiplégie gauche dans le cadre du syndrome d'Anton-Babinski par lésions du lobe pariétal de l'hémisphère mineur (attitude déconcertante lors d'hémiplégies pourtant massives, voire hémiasomatognosie, le patient allant alors jusqu'à se plaindre de la présence étrangère de l'hémicorps paralysé dans son lit, et aussi désordres plus nuancés comme l'anosodiaphorie, négligence de l'hémicorps atteint avec indifférence à l'égard de l'origine pathologique) ; enfin hémianopsie.
L’anosognosie est aussi fréquemment rencontrée dans les démences dégénératives, en particulier dans la maladie d’Alzheimer où elle est souvent précoce et dans la démence fronto-temporale.
J. Babinski, neurologue français d’origine polonaise, membre de l'Académie de médecine (1914)
Étym. gr. a : privatif ; nosos : maladie ; gnôsis : connaissance
[H1,,H3,H4]
Édit. 2017
anoxémie n.f.
anoxemia
Absence totale d'oxygène dans le sang.
Ce mot est souvent employé de façon incorrecte pour hypoxémie (P < 50 mm Hg). Les causes possibles de l’anoxémie sont multiples : dépression atmosphérique (altitude) ; anémie ; anomalies ou altérations de l’hémoglobine ; empoisonnement (par CO ou HCN) ; pneumopathie chronique grave ; cardiopathie congénitale avec shunt droit-gauche ; insuffisance cardiaque
Étym. gr. a(n) : privatif ; ox : pour oxygène ; haima : sang
[F1,G4,K1,K2]
Édit. 2017
anoxie n.f.
anoxia
Diminution de la quantité d’oxygène distribuée aux tissus par le sang.
C’est une conséquence de l’anoxémie. Faible, elle est dite hypoxie.
Étym. gr. a(n) : privatif ; oxia : pour oxygène
[F1,G4,K1,K2]
Édit. 2017
anoxie cérébrale l.f.
cerebral anoxia
État résultant d'un apport insuffisant d'oxygène au cerveau, observé dans des circonstances étiologiques variées, et qui peut être de type ischémique (secondaire à une défaillance cardiocirculatoire), anoxique (altitude, affection pulmonaire, accident d'anesthésie, etc.) ou anémique (anémie sévère, intoxication oxycarbonée).
La symptomatologie clinique, fonction de l'intensité et de la durée de l'anoxie, peut associer des troubles confusionnels, des crises convulsives, des signes focalisés et des troubles de la vigilance.
Les conséquences d'une anoxie sévère peuvent persister après correction de celle-ci et tous les intermédiaires existent entre la récupération complète, l'état végétatif et la mort cérébrale.
Étym. gr. a(n) : privatif ; oxia : pour oxygène
[F1,H1,G4,K1,K2]
Édit. 2017
antabuse (effet) l.m.
[D2,G1,G2,G4,F4,H1,H3,L1,R2]
Édit. 20171
antagoniste calcique l.m.
calcium blocker
Médicament ayant la propriété de bloquer les canaux calciques.
Il est utilisé dans le traitement de l'hypertension artérielle, de l'insuffisance coronaire et du phénomène de Raynaud.
Étym. gr. ant : qui combat ; agonistes combattant
[G3,G5,K2,K4]
Édit. 2017
antagoniste du calcium l.m.
calcium antagonist
Substance inhibant l'entrée du calcium dans la cellule lors de la dépolarisation, dans les muscles lisses ou striés par ex., notamment le myomètre et la média des artères, ce qui inhibe la contraction musculaire et entraîne une vasodilatation.
La nifédipine et la nicardipine sont donc utilisées comme tocolytiques dans les menaces d’accouchement prématuré, et dans le traitement de l'hypertension artérielle, y compris chez la femme enceinte.
T. Godfraind, pharmacologiste belge, membre de l'Académie de médecine (2014)
Étym. gr. ant : qui combat ; agonistes combattant
Syn. inhibiteur des canaux calciques
[G3,G5,I4,O3]
Édit. 2017
antenne n.f.
antenna
1. En IRM
MRI coil
Conducteur électrique disposé de façon à recueillir sous forme d’une variation de différence de potentiel, les variations du champ électromagnétique ambiant (antenne réceptrice), ou à émettre des ondes électromagnétiques qui traduisent les variations d'une différence de potentiel appliquée à ses bornes (antenne émettrice).
En IRM, les antennes sont des bobines qui entourent le corps, sont placées à sa surface (antennes de surface) ou en son sein (antennes endocavitaires).
En pratique, une installation d'IRM inclut deux antennes à la fois émettrices et réceptrices, situées à l'intérieur de l'aimant, l'une destinée à l'examen du corps, l'autre à l'examen de la tête. S’y ajoutent différentes antennes, dites de surface, que l'on place sur le patient à proximité immédiate de la région à étudier (rachis, genou, épaule, poignet….) et qui sont soit exclusivement réceptrices (l'émission de l'onde de radiofréquence étant assurée par l'antenne corps entier), soit à la fois émettrices et réceptrices. Ces antennes de surface permettent d'obtenir un meilleur rapport signal/bruit qu'avec l'antenne corps. Plus la taille de l’antenne est petite, meilleur est son rapport signal/bruit mais plus restreinte est la zone anatomique étudiée. Il est possible pour pallier cet inconvénient et explorer avec une meilleure définition un volume plus grand de combiner plusieurs petites antennes de surface (antennes en réseau phasé) qui enregistrent le signal RM de façon simultanée et indépendante.
2. En Biologie :
Organe sensoriel articulé inséré sur la tête des Insectes, des Crustacés et des Myriapodes.
Constituées d'un nombre variable d'articles portant souvent des soies, les antennes sont au nombre de deux chez les Insectes et les Myriapodes, de quatre chez les Crustacés. De morphologie très variée (antennes filiformes, pectinées, lamellées, en massue, …), les antennes, appendices céphaliques pairs, sont avant tout des organes tactiles et chimiosensibles. Elles sont absentes chez les Arachnides.
→ antennes en réseau phasé en IRM
[B1,D4]
Édit. 2018
aortite à cellules géantes l.f.
giant cell aortitis
Syn. Takayashu (maladie de)
[K4, N3,P2]
Édit. 2019
aortite non syphilitique l.f.
not syphilitic aortitis
Syn. Takayashu (maladie de)
[K4, N3, P2]
Édit. 2019
apeline n.f.
apelin
Hormone polypeptidique trouvée sous trois formes actives de longueurs différente (36, 17 et 13 acides aminés) dérivés d’un précurseur commun, la pré-proapeline, exprimée dans de nombreux tissus (coeur, cerveau, peau, poumon, tissu adipeux, muscle squelettique, ...) et impliquée dans la régulation de nombreux processus physiologique : contraction musculaire et cardiaque, équilibre hydro-électrique, angiogenèse, métabolisme énergétique, etc...
L‘apeline a été découverte selon le processus de pharmacologie inverse et a été identifiée comme le ligand d’un récepteur initialement considéré comme orphelin : le récepteur APJ, de structure voisine de celui de l’angiotensine 2.
L’apeline 17 (17 acides aminés) est prédominante dans le plasma chez l’Homme. L’apeline 13 est dégradée par l’enzyme de conversion de l’angiotensine de type 2 (ECA2). Le récepteur APJ appartient à la famille des récepteurs couplés aux protéines G. L’apeline intervient dans de nombreux domaines : inhibition de la production d’ADH, stimulation de la libération d’ACTH, effet cardiaque inotrope positif, baisse de la pression artérielle, libération de la cholécystokinine, inhibition de la sécrétion d’insuline, stimulation de la contraction musculaire. L’apeline est également un agent angiogénique et joue un rôle dans le développement cardiaque. Le système apeline/APJ pourrait constituer une cible pharmacologique intéressante pour la thérapeutique de l'obésité, du diabète, de l'insuffisance cardiaque et de la sarcopénie liée au vieillissement.
→ récepteurs couplés aux protéines G, hormone polypeptidique, angiotensine (I, II, III, IV), enzyme de conversion de l’angiotensine, hormone antidiurétique, hormone adrénocorticotrope, inotrope, cholécystokinine, insuline, facteur angiogénique, sarcopénie
[O4]
Édit. 2020
apolipoprotéine B 48 n.f.
apolipoprotein B 48
Protéine synthétisée dans les entérocytes et sécrétée avec les chylomicrons.
Sa structure correspond à la première partie de la chaîne des apoB correspondant à 265 kDa (2 152 acides aminés).
Elle n'est normalement présente dans le plasma que dans la période postprandiale.
Abrév. apoB 48
apolipoprotéine E4 n.f.
appareil cruropédieux l.m.
knee, ankle and foot (KAF) apparatus
Orthèse ou plâtre intéressant la cuisse, la jambe et le pied.
Dans un appareil cruropédieux, le genou et le pied sont immobilisés.
[B4,I2]
aptitude n.f.
Capacité plus ou moins grande d’accomplir certaines fonctions nécessaires à la vie individuelle et en groupe.
Les aptitudes d’une personne peuvent être appréciées, parfois chiffrées, par des tests d’intelligence, de mémorisation, de perception, etc. La détermination de l’aptitude médicale au travail est déterminée par le médecin du travail selon le code du travail applicable à tous les salariés. En milieu militaire, l’aptitude est déterminée par un médecin des armées.
[E2,H4,I3,N1 ]
aptitudes fonctionnelles des personnes âgées l.m.p.
Capacité physiques et mentales des personnes âgées à accomplir certaines fonctions nécessaires à la vie individuelle et en société.
Elles incluent les conditions sanitaires qui permettent aux individus d’être et de faire ce qu’ils jugent valorisant ainsi que les caractéristiques de l’environnement et les adaptations de l’individu à ces dernières.
[H4,I3,N1]
arc de la veine azygos l.m.
arcus venae azygos (TA)
arch of azygos vein
Partie terminale de la veine azygos, incurvée en forme de crosse à concavité inférieure qui enjambe le pédicule pulmonaire droit pour se jeter à la face postérieure de la veine cave supérieure, à la limite de ses portions extra- et intrapéricardique.
En dedans, elle croise le bord droit de l'œsophage, la face droite de la trachée et le nerf vague droit. En dehors, c'est la face interne du lobe supérieur droit. En bas, elle repose sur la bronche principale droite. En haut, elle répond aux nœuds lymphatiques trachéobronchiques supérieurs droits.
Syn. anc. crosse de la veine azygos
[A1, K4]
Édit. 2020
arche de la veine azygos l.f.
→ arc de la veine azygos, veine azygos
[A1, K4]
Édit. 2020
archentéron n.m.
archenteron
Cavité embryonnaire primordiale qui, chez de nombreuses espèces, se forme lors de la gastrulation par invagination du matériel non ectoblastique.
Elle communique temporairement avec l’extérieure par le blastopore.
Syn. cavité gastruléenne, cœlentéron. archigastre
[A4,O6]
Argasidae
Argasidae
Famille de tiques comprenant près de 200 espèces mais dont la taxinomie reste très controversée.
Les deux principaux genres d'Argasidés sont les Argas et les Ornithodoros. Le cycle de ces tiques comporte trois stases : larve, nymphe, adulte mais la stase nymphale comporte un nombre variable de stades successifs. Habituellement, chaque stade effectue un repas sanguin assez rapide. Les œufs sont pondus dans l'habitat de l'hôte. Ces tiques, également appelés "tiques molles", peuvent vivre jusqu'à 10, voire 20 ans.
Les Argasidés comportent des espèces du genre Ornithodoros, vectrices de Borrelia, agents de fièvres récurrentes, et de quelques arbovirus d'importance mineure. Leur sédentarité et leur longévité en font les véritables réservoirs des Borrelia. Les borrélioses aviaires sont, elles, transmises par des Argas.
→ Ornithodoros, Ornithodoros moubata, fièvre récurrente, Borrelia, borreliose
[D1, D4]
Édit. 2020
arsenic n.m.
arsenic
Élément de numéro atomique 33, de masse 75, trivalent ou pentavalent.
Il réagit avec les corps simples pour former des arséniures ; avec l'oxygène, il forme deux oxydes : l'anhydride arsénieux As4O6 et l'anhydride arsénique As2O5.
L'arsenic et ses composés minéraux, utilisés de plus en plus rarement et avec d’extrêmes précautions du fait de leur toxicité et de leur cancérogénicité, dans certaines applications et dans certains métiers (traitement pyro-métallurgique de minerais, fabrication de pesticides arsenicaux, composants électroniques), sont responsables en cas d’exposition répétée et importante, ce qui ne se voit plus de nos jours, d’encéphalopathies aiguës et de polynévrites.
Cette intoxication est prise en charge comme maladie professionnelle (tableau 20 du RG et 10 du RA) avec un délai de prise en charge de sept jours pour les encéphalopathies aiguës (délai entre la fin de l’exposition et la première constatation des symptômes) et de 90 jours pour les polynévrites.
Symb. As
[E2, G4]
Édit. 2018
artère axiale l.f.
artery axialis (TE)
axial artery
Artère primitive des membres.
[A4,O6]