biogénétique , adj.
Qui est relatif à la biogenèse, à la genèse de la vie.
Étym. gr. bios : vie ; genesis : génération
Syn. biogénique, biogène
[C1,C3,Q1]
Édit. 2017
biologie moléculaire l.f.
molecular biology
Science qui s'intéresse à la structure et la fonction des acides nucléiques, à l'expression de l'information génétique et sa régulation, et à la biosynthèse des macromolécules : acides nucléiques et protéines.
La biologie moléculaire est devenue une discipline spécialisée de la biochimie, grâce à laquelle on peut étudier tout ce qui se rapporte à l'information génétique.
Étym. gr. bios, vie; logos : discours, traité
[C1, Q1]
Édit. 2020
bioptérine n.f.
biopterin
Molécule trouvée chez la plupart des êtres vivants sous forme dihydrogénée (dihydrobioptérine) et tétrahydrogénée (tétrahydrobioptérine), servant de coenzyme des hydroxylases des acides aminés aromatiques.
La dihydrobioptérine est nécessaire pour la synthèse de la DOPA, de la dopamine, de la sérotonine, de l'adrénaline, de la noradrénaline et de la guanosine. La tétrahydrobioptérine est, pour sa part, nécessaire pour la synthèse de tyrosine, de lévodopa et de 5-hydroxytryptophane
→ coenzyme, hydroxylase, acide aminé aromatique
[C1]
Édit. 2020
biotine n.f.
biotin
Nutriment indispensable à la vie de la plupart des animaux, cofacteur de nombreuses carboxylases.
La biosynthèse de la biotine est faite par les végétaux et les micro-organismes. Une ligase spécifique lie la biotine avec une lysine de l'apocarboxylase (biocytine), ce qui permet l'activation de l'enzyme. La biotine est un ligand spécifique d'une protéine du blanc d'œuf, l'avidine ; cette propriété est mise à profit pour le dosage de molécules marquées par un résidu de biotine.
Syn. vitamine B8, parfois appelée aussi vitamine H
[C1]
Édit. 2020
blot n.angl.
[C1]
Édit. 2020
BMP sigle angl. pour Bone Morphogenetic Protein
→ protéine osseuse morphogénétique
[C1]
Édit. 2020
BNP sigle angl. pour Brain Natriuretic Peptide
Le BNP est un peptide circulant dans le plasma qui constitue actuellement le marqueur le plus sensible de l'insuffisance cardiaque et de la souffrance myocardique.
Sa dénomination (Brain Natriuretic Peptide, "peptide natriurétique du cerveau") est due au fait qu' il a été initialement découvert dans le cerveau de souris. En fait, il est produit essentiellement par le ventricule cardiaque lors de l'étirement des myocytes par une hypervolémie. Il augmente la diurèse et l'émimination urinaire du sodium, contribuant ainsi à l'équilibre hydro-électrique. Il est synthétisé à partir d'un précurseur inactif, le pro-BNP, qui est clivé en BNP actif et en NT proBNP (extrêmité N-terminale du proBNP). Le dosage du BNP (ou du NTproBNP) permet le diagnostic différentiel entre une dyspnée d'origine pulmonaire, où sa concentration plasmatique est normale, et une dyspnée d'origine cardiaque, où sa concentration est élevée. Il permet également le suivi thérapeutique et l'évaluation du pronostic chez les patients souffrant d'insuffisance cardiaque.
→ facteur atrial natriurétique
[C1, C2, K2, O4]
Édit. 2020
Bodansky (unités) l.f.p.
Une des modalités d’expression de l’activité phosphatasique alcaline.
Une unité Bodansky corespond à la libération d’1 mg de phosphore par 100 ml de plasma ou de sérum agissant à pH 8 durant une heure sur un excès de beta-glycérophophate de sodium. En équivalent international (appréciant l’activité enzymatique par le nombre de molécules apparu par minute d’action et par litre de liquide biologique) : 1 unité Bodansky = 5,37 μmol/min/L ou UI.
Ces unités ne sont plus utilisées actuellement et sont remplacées par les unités internationales (UI)
A. Bodansky, biochimiste russe émigré aux Etats-Unis (1887-1960)
[C1]
Édit. 2020
bombésine n.f.
bombesin
Polypeptide de 14 acides aminés, Glu-Gln-Arg-Leu-Gly-Asn-Gln-Trp-Ala-Val-Gly-His-Leu-Met, initialement isolé de la peau de certains Crapauds européens (Bombina bombina, B. variegata), qui expérimentalement stimule la sécrétion des sucs gastriques et pancréatiques.
Chez l'Homme et les mammifères, la bombésine est produite principalement dans le cerveau et le tube digestif. C'est le neurotransmetteur par lequel le nerf vague agit sur les cellules G de la muqueuse gastrique, stimulant la sécrétion de gastrine afin d'augmenter l'acidité du suc gastrique. Il majore aussi la sécrétion pancréatique, la contraction de la vésicule biliaire, relâche la jonction duodénocholédocienne. Il élève la pression artérielle. Enfin au niveau hypothalamique, il interviendrait notamment dans le contrôle de l’hormone de croissance et la glycorégulation.
V. Erspamer, pharmacologue italien (1972)
Syn. GRP (Gastrin Releasing Peptide)
→ gastrine
[C1, L1]
Édit. 2020
bone morphogenetic protéin l.angl.
Sigle BNP
→ protéine osseuse morphogénétique
[C1]
Édit. 2020
brévicane n.m.
brevican
Gros protéoglycanne à chondroïtine-sulfate exprimé dans le cerveau, en particulier par les cellules gliales et dans les structures périneuronales.
Le brévicane paraît jouer un rôle important dans la neuroplasticité cellulaire et synaptique du cerveau.
→ protéoglycanne, chondroitine, neuroplasticité
[C1, H1]
Édit. 2020
C3 nef sigle pour facteur néphritique
C4 sigle. m.
Composant du complément sérique qui intervient en deuxième position dans la cascade de réaction conduisant à l'activation du complément.
Le C4 possède un coefficient de sédimentation de 10 S chez l'Homme et est connu aussi sous le nom de β1E globuline. Le C4 est divisé par le C1b activé en C4b, qui s’associe au C2a pour former l’enzyme C3-convertase, et C4a, peptide ayant une propriété d’anaphylatoxine.
C5 sigle. m.
Composant du complément sérique : β1F globuline dont le coefficient de sédimentation est de
Le C5 est activé soit par la C5-convertase de la voie classique (complexe C4b2a3b) ou par la convertase de la voie alterne d'activation du complément (C3bBbC3b). Le C5 est clivé en C5b (qui participe avec C6, C7, C8 et C9, au complexe d’attaque membranaire) et C5a (petit peptide ayant des propriétés d’anaphylatoxine).
C5a sigle. m.
Petit peptide provenant du clivage de C5, ayant une activité plus étendue que le C3a.
Le C5a est en effet un facteur majeur du chimiotactisme des neutrophiles et il est aussi capable de les activer. En outre, le C5a augmente la perméabilité vasculaire, provoque une contraction des muscles lisses et possède une activité d'anaphylatoxine produisant une dégranulation des mastocytes.
C6 sigle. m.
Composant du complément sérique : β2-globuline ayant un coefficient de sédimentation de 6 S, composée par une seule chaîne polypeptidique.
C7 sigle. m.
Composant du complément sérique : β2-globuline ayant un coefficient de sédimentation de 5,2 S et constituée par une seule chaîne polypeptidique.
C8 sigle. m.
Composant du complément sérique : β1-globuline ayant un coefficient de sédimentation de 8 S et une masse moléculaire de 150 kDa.
Sa concentration sérique chez l'Homme est de l'ordre de 20 à 80 microgrammes/ml. Le C8 est constitué de trois chaînes polypeptidiques α, β et γ.
C9 sigle. m.
Composant final du système du complément sérique: α2-globuline ayant un coefficient de sédimentation de 4,4 S.
→ C5, C3, mastocyte, anaphylatoxine
[C1]
Ca Symb. du calcium.
Le calcium contient 6 isotopes naturels, dont le principal, 40Ca, constitue 97%, les autres, 42Ca, 43Ca, 44Ca, 46Ca, 48Ca, n'étant présents qu'en très faible proportion.
Les isotopes 45Ca et 47Ca sont artificiels et radioactifs, de périodes respectives de 159 jours et 4,5 jours.
[C1]
Édit. 2018
CA 15-3 sigle angl. pour Cancer Antigen 15-3
Glycoprotéine de haut poids moléculaire localisée dans les alvéoles des glandes mammaires et présente sous forme d'antigène circulant, dosable dans le sérum par technique immuno-enzymatique ou par électro-chimio-luminescence.
Le CA 15-3 est très utilisé pour le suivi des cancers du sein. Il est, par contre, très peu sensible et n’est donc pas utilisé pour le diagnostic. Il est, de plus, peu spécifique et son augmentation a pu être observée dans d’autres types de cancers (ovaire, pancréas, estomac et poumon) et dans des pathologies non tumorales (par exemple cirrhose hépatique, hépatite chronique active, hypothyroïdie, sarcoïdose, anémie mégaloblastique). La limite supérieure de la concentration chez le sujet normal se situe à 30 U/ml.
[C1,F2]
CA 19-9 sigle angl. pour Cancer Antigen 19-9
Agrégat de glycoprotéines de type mucine présent sous forme d'antigène circulant, dosable dans le sérum par techniques radio-immunologique ou immuno-enzymatique.
L’épitope du CA 19-9 est fixé sur un antigène du groupe Lewis a puis exprimé à la surface des cellules. Chez les sujets négatifs pour le groupe Lewis (Lewis a-, b-), le taux du Ca 19-9 sérique est nul. Cette situation concerne environ 7-10% de la population. La limite supérieure de sa concentration sérique chez le sujet normal se situe à 37 U/ml.Le CA 19-9 est essentiellement un marqueur des adénocarcinomes pancréatiques, mais son manque de sensibilité et de spécificité, particulièrement en cas de cholestase ou de diabète, ne permet pas de l’utiliser comme un marqueur diagnostique performant. Il ne doit pas être utilisé pour le dépistage des patients à risque de cancer du pancréas et pas non plus pour différencier les malades atteints de cancer du pancréas de ceux ayant une pancréatite chronique car les taux du CA 19-9 ne sont pas significativement différents.Dans le bilan préopératoire d’un cancer du pancréas, le CA 19-9 peut être informatif, car au-dessus d’un seuil de 100 ou 157 U/ml, en l’absence d’ictère, il est prédictif d’une maladie métastatique non vue à l’imagerie ou d’une non résécabilité. Pour les tumeurs localement avancées et borderline, si, en cas de traitement néo-adjuvant, l’évaluation repose avant tout sur l’imagerie, la diminution du CA 19-9 pourrait être un élément supplémentaire suggérant une réponse tumorale pouvant conduire à une décision d’exérèse. Après chirurgie curative, le CA 19-9 est un élément prédictif de la survie globale. La diminution de l’Ag CA 19-9 pourrait aussi avoir un intérêt pronostique en cas de chimiothérapie palliative. Le CA 19-9 peut également être augmenté dans d’autres tumeurs du tube digestif, de l’ovaire ou du poumon, et dans les pancréatites ou les maladies biliaires, mais ne constitue pas un marqueur étant donné son manque de spécificité.
[C1, F2, L1]
Édit. 2020
CA 125 sigle angl. pour Cancer Antigen 125
Glycoprotéine de haut poids moléculaire présente dans l'endomètre normal, dosable dans le sérum ou le plasma par techniques immuno-enzymatique ou par électro-chimio-luminescence.
Marqueur des cancers de l’ovaire, surtout pour les stades avancés, il manque de spécificité, son taux étant élevé aussi dans l’endométriose, les kystes fonctionnels de l’ovaire, les inflammations du péritoine ou de la plèvre. Il manque aussi de sensibilité pour le dépistage et n’est vraiment utile que pour suivre l’évolution d’un cancer de l’ovaire déjà traité et pour dépister une récidive.
La limite supérieure de sa concentration chez le sujet normal est fixée à 35 U/ml.
[C1,O3]
Cac abrév pour
CA/C sigle
[C1]
cacao n.m.
cocoa
Le beurre de cacao obtenu à partir des graines de cacaoyer (Théobroma cacao) est utilisé comme excipient des suppositoires.
Ca CO2 symb.f. de la Concentration en dioxyde de carbone dans le sang artériel.
[C1C2]
cachectine n.f.
cachectin
Protéine sécrétée par les macrophages stimulés, capable de participer à la destruction de cellules tumorales.
La cachectine induit dans les cellules endothéliales une activité procoagulante, la synthèse de protéines de surface à propriétés adhésives et inhibe la multiplication cellulaire. Elle active une sphingomyélinase qui libère un céramide, inhibiteur de la croissance cellulaire. La teneur du plasma sanguin en cachectine s'élève dans la malaria et les leishmanioses. La cachectine s’élève également dans le choc septique. L’injection d’anti TNF prévient le choc expérimental secondaire à l’injection d’endotoxine.
B. Beutler et A. Cerami, biochimistes américains (1985)
Étym. gr. kakos : mauvais
Syn. TNFα (tumor necrosis factor α)
→ sphingomyélinase, céramide, paludisme, leishmaniose
[C1]
CACNA1C gene sigle angl. pour calcium voltage-gated channel subunit alpha1 C
Gène localisé en 12p13.33 qui produit des canaux calciques appelés CaV1.2. par lesquels s’effectue le transport des ions Ca2+ à l’intérieur des cellules, surtout dans celles du cœur et du cerveau, où leur rôle est particulièrement important pour générer et transmettre les signaux électriques.
Les modifications des charges électriques déterminent les contractions du cœur et le maintien de son rythme.
Les mutations du gène CACNA1C sont à l’origine du syndrome de Brugada et du syndrome de Timothy.
Edit. 2017
Syn. CAC1C_HUMAN, CACH2, CACN2, CACNL1A1, calcium channel, cardic dihydropyridine-sensitive, alpha-1 subunit, calcium channel, L type, alpha 1 polypeptide, isoform 1, cardic muscle, calcium channel, voltage-dependent, L type, alpha 1C subunit, CaV1.2, CCHL1A1,
→ Brugada (syndrome de), Timothy (syndrome de)
[Q1,Q2,K2]
cadavérin e n.f.
cadaverin
Pentaméthylènediamine, diamine provenant biologiquement de la décarboxylation de la lysine, formée essentiellement au cours de la putréfaction des protéines par les bactéries.
Elle se présente comme un liquide sirupeux d'odeur caractéristique.
L'urine n'en contient que des traces sauf en cas de cystinurie-lysinurie.
Étym. lat. cadaver : cadavre
→ lysine, cystinurie-lysinurie
[C1]
cadhérine n.f.
cadherin
Glycoprotéine de membranes cellulaires responsable de l'adhésion entre les cellules homophiles, adhésion mettant en jeu des ions Ca2+.
Les cadhérines constituent une superfamille de protéines, dont le prototype est la desmogléine.
Elles interviennent dans la signalisation, la prolifération et la différenciation cellulaires, ainsi que dans le maintien des tissus.
→ uvomoruline, desmogléine, caténine, molécule d'adhésion intercellulaire
[C1, C3]
Édit. 2019
cadmium n.m.
cadmium
Élément métallique de numéro atomique 48, de masse atomique 112,4, souvent présent dans les minerais de zinc dont il est l'homologue dans la classification périodique des éléments.
Les sels de cadmium sont toxiques. La grande affinité de la métallothionéine pour le cadmium fait qu'il est activement capté par les entérocytes et entreposé dans le foie.
Symb. Cd
[C1]
calcaffine adj.
calcaffine
Caractérise l’affinité pour les sels de calcium.
[C1]
calcémie n.f.
calcemia
Concentration sérique en ions calcium.
La calcémie est habituellement dosée par colorimètrie. Elle peut être également mesurée par spectrophotomètrie d’absorption atomique. La calcémie normale est comprise entre 2,20 et 2,60 mmol/L. Environ 57 % du calcium sérique est sous forme ionisée, 38 % lié aux protéines et 5 % lié aux acides circulants, en particulier à l’acide citrique. L’apport d’acide citrique dans les préparations appelées « concentrations globulaires » diminue par chélation la teneur en ions calcium.
Étym. lat. calx : chaux ; gr. haima : sang ; – ie : suffixe de qualité
[C1]