Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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thermogenèse n.f.

thermogenesis

Production de chaleur de l’organisme par augmentation du métabolisme cellulaire.
L’Homme est un  homéotherme,  capable de maintenir sa température centrale à une valeur relativement constante, de 37,0 °C dite « point de consigne ». La production de chaleur est due aux activités métaboliques de l’organisme et à l’énergie libérée par la contraction musculaire. Ainsi l'homéothermie correspond-elle à une  endothermie.
Le centre thermorégulateur est situé dans l'hypothalamus, qui, reçoit des informations des récepteurs (cutanés et centraux).
La thermogenèse intervient quand la température du corps est inférieure à 37 °C, des frissons surviennent traduisant une augmentation du tonus musculaire normal avec des contractions rapides des muscles striés squelettiques, sans aucun mouvement. Ils sont très efficaces pour produire de la chaleur. 

La digestion accroît la thermogenèse de façon proportionnelle à la quantité d'énergie consommée et représente environ 10 % des apports énergétiques quotidiens. La thermogenèse alimentaire est influencée par la nature des macronutriments consommés que l’on désigne « action dynamique spécifique ». 
Le point de consigne peut se déplacer en cas de pathologies ou d'infections, provoquant ainsi une fièvre qui ne traduit non pas un dérèglement des mécanismes thermorégulateurs, mais l'établissement d'une nouvelle consigne de température, plus élevée. 

Étym. gr. thermê :chaleur ; gennan : engendrer

Ant. thermolyse

→ homéothermie,  action dynamique spécifique, thermolyse, endothermie

[C2]

Édit. 2019

thermolyse n.f.

thermolysis

1) Modalités d’élimination vers le milieu extérieur, de l’énergie thermique produite en excès par l’organisme.
L’Homme est un  homéotherme,  capable de maintenir sa température centrale à une valeur relativement constante, de 37,0 °C dite « point de consigne ». Un sujet normal produit au repos, environ 40 kcal/m2/h ce qui correspond par 24 heures à 1700 kcal pour un homme et 1500 kcal/j pour une femme. La chaleur produite augmente en cas d’activité physique.
Pour que cette production n’entraîne pas une augmentation de la température corporelle, la thermolyse fait appel à différents processus : radiation, convection, conduction, transpiration.

La radiation correspond à un rayonnement infrarouge vers les objets ou les surfaces plus froids de l’environnement. La convection (déterminée par la différence de température entre la peau et les fluides en contact) ainsi que la conduction (induite par la différence de température entre la peau et les objets en contact) sont à l’origines de la variation du calibre des vaisseaux sanguins : vasoconstriction en milieu froid, ou vasodilatation en milieu chaud. La transpiration (évaporation de la sueur) constitue le moyen le plus efficace de déperdition calorique auquel s’associe l'exhalation d’air chaud de chaque expiration.2) La thermolyse désigne aussi la décomposition chimique sou s l’influence de la chaleur.

Étym. gr. thermê :chaleur ; lusis : dissolution

Ant. thermogenèse

→ homéothermie, thermogenèse

[C2]

Édit. 2019

Val abrév. de la valine

→ valine

[C1, C2]

Édit. 2

homéothermie n.f.

homeopthermal

Capacité des mammifères à conserverune température constante
L’Homme est capable de maintenir sa température centrale à une valeur relativement constante, de 37,0 °C dite « point de consigne ».
Le centre thermorégulateur est situé dans l'hypothalamus, qui, reçoit des informations des récepteurs (cutanés et centraux) et donnent des signaux aux muscles, au tissu adipeux brun et aux vaisseaux sanguins pour augmenter ou diminuer la température centrale. Le corps peut garder une température homogène grâce au système cardiovasculaire, qui distribue la chaleur rapidement dans tout le corps.
La production de chaleur, thermogenèse, due aux activités métaboliques de l’organisme et à l’énergie libérée par la contraction musculaire. Elle est compensée par la thermolyse qui fait appel à différents processus : radiation, convection, conduction, évaporation de la transpiration.
La digestion accroît la thermogenèse de façon proportionnelle à la quantité d'énergie consommé. Cette production représente environ 10 % des apports énergétiques quotidiens. Elle est influencée par la nature des macronutriments consommés que l’on désigne « action dynamique spécifique ». 
Le point de consigne peut se déplacer en cas de pathologies ou d'infections, provoquant ainsi une fièvre qui ne traduit non pas un dérèglement des mécanismes thermorégulateurs, mais l'établissement d'une nouvelle consigne de température, plus élevée.
La plupart des organismes homéothermes) sont également endothermes (c'est-à-dire que la chaleur est produite par l'organisme lui-même).

Étym. gr. homïos : semblable ; thermê :chaleur

Ant. poïkilothermie

→ poïkilothermie, thermolyse, thermogenèse, action dynamique spécifique

[C2]

Édit. 2020

endotherme adj.

Caractérise un organisme qui produit loi-même la chaleur.
C'est le cas de la plupart des organismes homéothermes.

→ homéotherme

[C2]

Édit. 2020

homéotherme adj.

Caractérise un être vivant dont la température corporelle est constante.

Ant. poïkilotherme

→ homéothermie, poïkilotherme

[C2]

Édit. 2020

poïkilotherme adj.

Caractérise un  être vivant dont la température est variable.

Ant. homéotherme

→ poïkilothermie, homéothermie

[C2]

Édit. 2020

poïkilothermie n.f.

poikilotherm

Etat des êtres vivants dont la température est variable en fonction des conditions météorologiques extérieures.

Étym. gr. poïklos : varié; thermê : chalur

Ant. homéotherme

→ homéotherme

[C2]

Édit. 2

ATP7B

ATP7B

Enzyme de la famille des ATPases servant à l'exportation du cuivre hors des cellules.
Un déficit en ATP7B empêche l'élimination du cuivre en excès et entraine une accumulation toxique de celui-ci dans les tissus, en particulier le foie, le cerveau, la cornée et le rein, accumulation responsable de la maladie de Wilson.

→ ATPase, Wilson (maladie de)

[C1, C2, R1]

Édit. 2020

intravasation n.f.

intravasation

Passage de cellules ou d’une molécule des tissus environnants dans la circulation.
Ce terme appliqué à la cancérologie qualifie le passage des cellules tumorales dans la circulation où elles peuvent être détectées par prélèvement d’un échantillon de sang (biopsie liquide). 

→ biopsie liquide

[C2]

Édit. 2020

enképhaline n.f.

enkephalin

 Peptide de faible poids moléculaire produit par l'encéphale, constituant comme les endorphines, une substance jouant le rôle d’une morphine endogène, notamment inhibitrice de la douleur.
Dans les neurones de la base du cerveau, on a identifié une méthionine-encéphaline (Tyr-Gly-Gly-Phe-Met) et une leucine-encéphaline (Tyr-Gly-Gly-Phe-Leu). Les enképhalines ont en commun le tétrapeptide NH2-terminal Tyr-Gly-Gly-Phe qui -comme la morphine- reconnaît le récepteur des centres nerveux de la douleur. Les récepteurs spécifiques des enképhalines sont présents dans le système limbique, en particulier dans l'amygdale, en rapport avec la maitrise des émotions.

Étym. gr. egkephalos : à l’intérieur de la tête

Syn. encéphaline

→ endorphine, opioïde endogène

[C1, C2, H1, O4]

Édit. 2020

acide chénique l.m.

Syn. acide chénodésoxycholique

→ acide chénodésoxycholique

[C1, C2, L1]

Édit. 2020

acide dihydroxy-3alpha l.m.

Syn. acide chénodésoxycholique

→ acide chénodésoxycholique

[C1,C2, L1]

Édit. 2

acide 7alpha-cholanique l.m.

Syn. acide chénodésoxycholique

→ acide chénodésoxycholique

[C1, C2, L1]

Édit. 2020

glutaryl-coenzyme A déshydrogénase n.f.

glutaryl-coenzyme A dehydrogenase

Enzyme catalysant la décarboxylation oxydative du glutaryl-coenzyme A en crotonyl-coenzyme A.
Cette enzyme est impliquée dans la voie de dégradation de la lysine, de l'hydroxylysine et du tryptophane. Un déficit en glutaryl-coenzyme A déshydrogénase est responsable de la maladie appelée acidurie glutarique de type I.

→ acidurie glutarique de type 1

[C1, C2]

Édit. 2020

glutaryl-coenzyme A n.m.

glutaryl-coenzyme A

Molécule résultant de la condensation d'un acide glutarique et d'un coenzyme A.
Cette molécule est un intermédiaire dans la voie de dégradation de la lysine, de l'hydroxylysine et du tryptophane.

[C1, C2]

Édit. 2020

crotonyl-coenzyme A n.m.

crotonyl-coenzyme A

Molécule résultant de la condensation d'un acide crotonique et d'un coenzyme A.
Cette molécule est un intermédiaire dans la voie de dégradation de la lysine, de l'hydroxylysine et du tryptophane.

[C1, C2]

Édit. 2020

protéostase n.f.

proteostasis

Ensemble des voies biologiques de la cellule qui contrôlent la genèse, le repliement, le trafic et la dégradation des protéines dont le déséquilibre est à l’origine de maladies comme la maladie d’Alzheimer et la maladie de Parkinson.

Étym. gr. Protée, dieu marin qui pouvait changer de forme à volonté : protéine ; stasis : position

→ maladie d’Alzheimer, maladie de Parkinson

[C2]

Édit. 2020

angiotensine 1-7 n.f.

angiotensin 1-7

Métabolite de l’angiotensine II transformé sous l’action de l’enzyme de conversion ACE2 (« Angiotensin converting enzyme 2) en un heptapeptide dépourvu de l’acide aminé C terminal du peptide d’origine, la phénylalanine, et exerçant des actions vaso-dilatatrices et anti-hypertensives via le récepteur Mas appartenant à la famille des récepteurs couplés à la protéine G.
L’angiotensine 1-7 accroît la production de NO dans les cardiomyocytes et les artères entraînant ainsi une vasodilatation artérielle. Ce peptide a un effet bénéfique sur le système cardio-vasculaire et  s’oppose au développement de l’hypertrophie cardiaque.

→ angiotensine, monoxyde d'azote, enzyme de conversion de l'angiotensine, protéine G

[C1, C2]

Édit. 2020

protéine de liaison de l’oxystérol l.f. (OSBP)

oxisterol binding protein

Protéine de transport du cholestérol et de ses dérivés oxydatifs à partir du réticulum endoplasmique, lieu de synthèse, vers le réseau transgolgien, lieu de distribution, précédant son transport vers la membrane plasmique.
L’OSBP arrime le réticulum endoplasmique au réseau transgolgien, puis échange le cholestérol avec un lipide qui y est présent, le phosphatidyl-4 phosphate lequel est hydrolysé rendant l’échange irréversible. Cette étape précède le transport du cholestérol vers la membrane plasmique dont il est un composant.

[C1, C2]

Édit. 2020

alamandine n.f.

alamandin

Heptapeptide généré par décarboxylation de l’angiotensine 1-7 exerçant des actions vasodilatatrices et anti-hypertensives via le récepteur MrgD (« Mas-related G-protein-coupled receptor member D »)
L’alamandine a des propriétés voisines de celles de l’angiotensine 1-7 qui est  son précurseur.

→ angiotensine 1-7

[C1, C2]

Édit. 2020

repliement des protéines l.m.

protein folding

Processus par lequel un ensemble de polypeptide se plie pour devenir une protéine biologiquement active en sa structure tridimensionnelle.
Ce processus effectué dans le réticulum endoplasmique fait intervenir des foldases, protéines chaperons,  qui assurent le repliement de façon non covalente. Son défaut conduit à l’apparition de maladies conformationnelles comme l’amylose. 

→ protéines chaperons, amylose

[C1, C2]

Édit. 2020

adipogenèse n.f.

adipogenesis

Différenciation en adipocytes de cellules progénitrices présentes dans le tissu adipeux sous cutané ou viscéral.
Les cellules progénitrices du tissu adipeux humain qui ont la capacité de se différencier en adipocytes in vitro sont caractérisées par l’expression du marqueur de surface CD34 et l’absence des marqueurs CD45 et CD3. Ces cellules ont aussi la capacité d’exprimer des marqueurs des myofibroblastes, dont αSMA (smooth muscle actin), lorsqu’elles sont stimulées par TGFβ (transforming growth factor b) in vitro.

→ adipocyte

[C2]

Édit. 2020

mélanopsiine n.f.

mélanopsiin

Photo-pigment présent dans les cellules ganglionnaires de la rétine impliqué dans les réponses non visuelles à la lumière (réflexe photo-moteur et régulation du rythme circadien)
Cette protéine, rétinylidène de la famille des récepteurs couplés à la protéine G est codée par le gène OPN4. Elle est sensible à la lumière bleue du spectre lumineux. Elle prend en charge l’information du signal lumineux pour le transmettre à la glande pinéale qui sécrète la mélatonine, hormone régulant le cycle circadien.

→ rythme circadien, rétinylidène, protéine G, mélatonine

[C1, C2, P2]

Édit. 2020

acide éthanedicarboxylique l.m.

Syn. acide succinique

→ acide succinique

[C1, C2, D1, L1]

Édit. 2020

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