thermogenèse n.f.
thermogenesis
Production de chaleur de l’organisme par augmentation du métabolisme cellulaire.
L’Homme est un homéotherme, capable de maintenir sa température centrale à une valeur relativement constante, de 37,0 °C dite « point de consigne ». La production de chaleur est due aux activités métaboliques de l’organisme et à l’énergie libérée par la contraction musculaire. Ainsi l'homéothermie correspond-elle à une endothermie.
Le centre thermorégulateur est situé dans l'hypothalamus, qui, reçoit des informations des récepteurs (cutanés et centraux).
La thermogenèse intervient quand la température du corps est inférieure à 37 °C, des frissons surviennent traduisant une augmentation du tonus musculaire normal avec des contractions rapides des muscles striés squelettiques, sans aucun mouvement. Ils sont très efficaces pour produire de la chaleur.
La digestion accroît la thermogenèse de façon proportionnelle à la quantité d'énergie consommée et représente environ 10 % des apports énergétiques quotidiens. La thermogenèse alimentaire est influencée par la nature des macronutriments consommés que l’on désigne « action dynamique spécifique ».
Le point de consigne peut se déplacer en cas de pathologies ou d'infections, provoquant ainsi une fièvre qui ne traduit non pas un dérèglement des mécanismes thermorégulateurs, mais l'établissement d'une nouvelle consigne de température, plus élevée.
Étym. gr. thermê :chaleur ; gennan : engendrer
Ant. thermolyse
→ homéothermie, action dynamique spécifique, thermolyse, endothermie
[C2]
Édit. 2019
thermolyse n.f.
thermolysis
1) Modalités d’élimination vers le milieu extérieur, de l’énergie thermique produite en excès par l’organisme.
L’Homme est un homéotherme, capable de maintenir sa température centrale à une valeur relativement constante, de 37,0 °C dite « point de consigne ». Un sujet normal produit au repos, environ 40 kcal/m2/h ce qui correspond par 24 heures à 1700 kcal pour un homme et 1500 kcal/j pour une femme. La chaleur produite augmente en cas d’activité physique.
Pour que cette production n’entraîne pas une augmentation de la température corporelle, la thermolyse fait appel à différents processus : radiation, convection, conduction, transpiration.
La radiation correspond à un rayonnement infrarouge vers les objets ou les surfaces plus froids de l’environnement. La convection (déterminée par la différence de température entre la peau et les fluides en contact) ainsi que la conduction (induite par la différence de température entre la peau et les objets en contact) sont à l’origines de la variation du calibre des vaisseaux sanguins : vasoconstriction en milieu froid, ou vasodilatation en milieu chaud. La transpiration (évaporation de la sueur) constitue le moyen le plus efficace de déperdition calorique auquel s’associe l'exhalation d’air chaud de chaque expiration.2) La thermolyse désigne aussi la décomposition chimique sou s l’influence de la chaleur.
Étym. gr. thermê :chaleur ; lusis : dissolution
Ant. thermogenèse
[C2]
Édit. 2019
Val abrév. de la valine
→ valine
[C1, C2]
Édit. 2
homéothermie n.f.
homeopthermal
Capacité des mammifères à conserverune température constante
L’Homme est capable de maintenir sa température centrale à une valeur relativement constante, de 37,0 °C dite « point de consigne ».
Le centre thermorégulateur est situé dans l'hypothalamus, qui, reçoit des informations des récepteurs (cutanés et centraux) et donnent des signaux aux muscles, au tissu adipeux brun et aux vaisseaux sanguins pour augmenter ou diminuer la température centrale. Le corps peut garder une température homogène grâce au système cardiovasculaire, qui distribue la chaleur rapidement dans tout le corps.
La production de chaleur, thermogenèse, due aux activités métaboliques de l’organisme et à l’énergie libérée par la contraction musculaire. Elle est compensée par la thermolyse qui fait appel à différents processus : radiation, convection, conduction, évaporation de la transpiration.
La digestion accroît la thermogenèse de façon proportionnelle à la quantité d'énergie consommé. Cette production représente environ 10 % des apports énergétiques quotidiens. Elle est influencée par la nature des macronutriments consommés que l’on désigne « action dynamique spécifique ».
Le point de consigne peut se déplacer en cas de pathologies ou d'infections, provoquant ainsi une fièvre qui ne traduit non pas un dérèglement des mécanismes thermorégulateurs, mais l'établissement d'une nouvelle consigne de température, plus élevée.
La plupart des organismes homéothermes) sont également endothermes (c'est-à-dire que la chaleur est produite par l'organisme lui-même).
Étym. gr. homïos : semblable ; thermê :chaleur
Ant. poïkilothermie
→ poïkilothermie, thermolyse, thermogenèse, action dynamique spécifique
[C2]
Édit. 2020
endotherme adj.
Caractérise un organisme qui produit loi-même la chaleur.
C'est le cas de la plupart des organismes homéothermes.
[C2]
Édit. 2020
homéotherme adj.
Caractérise un être vivant dont la température corporelle est constante.
Ant. poïkilotherme
[C2]
Édit. 2020
poïkilotherme adj.
Caractérise un être vivant dont la température est variable.
Ant. homéotherme
→ poïkilothermie, homéothermie
[C2]
Édit. 2020
poïkilothermie n.f.
poikilotherm
Etat des êtres vivants dont la température est variable en fonction des conditions météorologiques extérieures.
Étym. gr. poïklos : varié; thermê : chalur
Ant. homéotherme
[C2]
Édit. 2
ATP7B
ATP7B
Enzyme de la famille des ATPases servant à l'exportation du cuivre hors des cellules.
Un déficit en ATP7B empêche l'élimination du cuivre en excès et entraine une accumulation toxique de celui-ci dans les tissus, en particulier le foie, le cerveau, la cornée et le rein, accumulation responsable de la maladie de Wilson.
[C1, C2, R1]
Édit. 2020
intravasation n.f.
intravasation
Passage de cellules ou d’une molécule des tissus environnants dans la circulation.
Ce terme appliqué à la cancérologie qualifie le passage des cellules tumorales dans la circulation où elles peuvent être détectées par prélèvement d’un échantillon de sang (biopsie liquide).
[C2]
Édit. 2020
enképhaline n.f.
enkephalin
Peptide de faible poids moléculaire produit par l'encéphale, constituant comme les endorphines, une substance jouant le rôle d’une morphine endogène, notamment inhibitrice de la douleur.
Dans les neurones de la base du cerveau, on a identifié une méthionine-encéphaline (Tyr-Gly-Gly-Phe-Met) et une leucine-encéphaline (Tyr-Gly-Gly-Phe-Leu). Les enképhalines ont en commun le tétrapeptide NH2-terminal Tyr-Gly-Gly-Phe qui -comme la morphine- reconnaît le récepteur des centres nerveux de la douleur. Les récepteurs spécifiques des enképhalines sont présents dans le système limbique, en particulier dans l'amygdale, en rapport avec la maitrise des émotions.
Étym. gr. egkephalos : à l’intérieur de la tête
Syn. encéphaline
→ endorphine, opioïde endogène
[C1, C2, H1, O4]
Édit. 2020
acide chénique l.m.
Syn. acide chénodésoxycholique
[C1, C2, L1]
Édit. 2020
acide dihydroxy-3alpha l.m.
Syn. acide chénodésoxycholique
[C1,C2, L1]
Édit. 2
acide 7alpha-cholanique l.m.
Syn. acide chénodésoxycholique
[C1, C2, L1]
Édit. 2020
glutaryl-coenzyme A déshydrogénase n.f.
glutaryl-coenzyme A dehydrogenase
Enzyme catalysant la décarboxylation oxydative du glutaryl-coenzyme A en crotonyl-coenzyme A.
Cette enzyme est impliquée dans la voie de dégradation de la lysine, de l'hydroxylysine et du tryptophane. Un déficit en glutaryl-coenzyme A déshydrogénase est responsable de la maladie appelée acidurie glutarique de type I.
→ acidurie glutarique de type 1
[C1, C2]
Édit. 2020
glutaryl-coenzyme A n.m.
glutaryl-coenzyme A
Molécule résultant de la condensation d'un acide glutarique et d'un coenzyme A.
Cette molécule est un intermédiaire dans la voie de dégradation de la lysine, de l'hydroxylysine et du tryptophane.
[C1, C2]
Édit. 2020
crotonyl-coenzyme A n.m.
crotonyl-coenzyme A
Molécule résultant de la condensation d'un acide crotonique et d'un coenzyme A.
Cette molécule est un intermédiaire dans la voie de dégradation de la lysine, de l'hydroxylysine et du tryptophane.
[C1, C2]
Édit. 2020
protéostase n.f.
proteostasis
Ensemble des voies biologiques de la cellule qui contrôlent la genèse, le repliement, le trafic et la dégradation des protéines dont le déséquilibre est à l’origine de maladies comme la maladie d’Alzheimer et la maladie de Parkinson.
Étym. gr. Protée, dieu marin qui pouvait changer de forme à volonté : protéine ; stasis : position
→ maladie d’Alzheimer, maladie de Parkinson
[C2]
Édit. 2020
angiotensine 1-7 n.f.
angiotensin 1-7
Métabolite de l’angiotensine II transformé sous l’action de l’enzyme de conversion ACE2 (« Angiotensin converting enzyme 2) en un heptapeptide dépourvu de l’acide aminé C terminal du peptide d’origine, la phénylalanine, et exerçant des actions vaso-dilatatrices et anti-hypertensives via le récepteur Mas appartenant à la famille des récepteurs couplés à la protéine G.
L’angiotensine 1-7 accroît la production de NO dans les cardiomyocytes et les artères entraînant ainsi une vasodilatation artérielle. Ce peptide a un effet bénéfique sur le système cardio-vasculaire et s’oppose au développement de l’hypertrophie cardiaque.
→ angiotensine, monoxyde d'azote, enzyme de conversion de l'angiotensine, protéine G
[C1, C2]
Édit. 2020
protéine de liaison de l’oxystérol l.f. (OSBP)
oxisterol binding protein
Protéine de transport du cholestérol et de ses dérivés oxydatifs à partir du réticulum endoplasmique, lieu de synthèse, vers le réseau transgolgien, lieu de distribution, précédant son transport vers la membrane plasmique.
L’OSBP arrime le réticulum endoplasmique au réseau transgolgien, puis échange le cholestérol avec un lipide qui y est présent, le phosphatidyl-4 phosphate lequel est hydrolysé rendant l’échange irréversible. Cette étape précède le transport du cholestérol vers la membrane plasmique dont il est un composant.
[C1, C2]
Édit. 2020
alamandine n.f.
alamandin
Heptapeptide généré par décarboxylation de l’angiotensine 1-7 exerçant des actions vasodilatatrices et anti-hypertensives via le récepteur MrgD (« Mas-related G-protein-coupled receptor member D »)
L’alamandine a des propriétés voisines de celles de l’angiotensine 1-7 qui est son précurseur.
[C1, C2]
Édit. 2020
repliement des protéines l.m.
protein folding
Processus par lequel un ensemble de polypeptide se plie pour devenir une protéine biologiquement active en sa structure tridimensionnelle.
Ce processus effectué dans le réticulum endoplasmique fait intervenir des foldases, protéines chaperons, qui assurent le repliement de façon non covalente. Son défaut conduit à l’apparition de maladies conformationnelles comme l’amylose.
→ protéines chaperons, amylose
[C1, C2]
Édit. 2020
adipogenèse n.f.
adipogenesis
Différenciation en adipocytes de cellules progénitrices présentes dans le tissu adipeux sous cutané ou viscéral.
Les cellules progénitrices du tissu adipeux humain qui ont la capacité de se différencier en adipocytes in vitro sont caractérisées par l’expression du marqueur de surface CD34 et l’absence des marqueurs CD45 et CD3. Ces cellules ont aussi la capacité d’exprimer des marqueurs des myofibroblastes, dont αSMA (smooth muscle actin), lorsqu’elles sont stimulées par TGFβ (transforming growth factor b) in vitro.
[C2]
Édit. 2020
mélanopsiine n.f.
mélanopsiin
Photo-pigment présent dans les cellules ganglionnaires de la rétine impliqué dans les réponses non visuelles à la lumière (réflexe photo-moteur et régulation du rythme circadien)
Cette protéine, rétinylidène de la famille des récepteurs couplés à la protéine G est codée par le gène OPN4. Elle est sensible à la lumière bleue du spectre lumineux. Elle prend en charge l’information du signal lumineux pour le transmettre à la glande pinéale qui sécrète la mélatonine, hormone régulant le cycle circadien.
→ rythme circadien, rétinylidène, protéine G, mélatonine
[C1, C2, P2]
Édit. 2020
acide éthanedicarboxylique l.m.
Syn. acide succinique
[C1, C2, D1, L1]
Édit. 2020